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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 19:43

François Fillon fait le point avec la presse sur le plan massif européen de soutien à la zone euro et sur la politique budgétaire de la France à l'occasion du Comité Interministériel pour l'aménagement et le développement du territoire (CIADT) le mardi 11 mai 2010.

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 08:45

 

 

Mesdames et Messieurs,

 

C'est avec beaucoup de plaisir, que j'accueille à Matignon le Premier ministre du Portugal, José SOCRATES, quatre mois, jour pour jour, après le dernier entretien que nous avons eu ici même.

 

Aujourd'hui, je reçois José SOCRATES avec plusieurs membres de son Gouvernement, à l'occasion des "Quatrièmes rencontres à haut niveau" qui ont été instituées entre le Portugal et la France en 2003. Ce sont des rencontres qui ont permis de développer nos relations en nous concentrant à chaque fois sur un thème précis et en mettant en œuvre des coopérations concrètes, nouvelles.

 

En 2008, c'était le thème de la mer. Aujourd'hui, c'est le thème de l'innovation et de la recherche, et on est là, au fond d'une question absolument centrale dans la réponse à la crise, dans la réponse aux différences de croissance entre les différentes zones du monde. Nous avons besoin d'accroître notre potentiel de croissance ; nous avons besoin de croissance pour créer de l'emploi, et c'est autour de cette question centrale que se sont organisés nos travaux. Nous avons tenu à associer les pôles de compétitivité français et portugais : La session entre ces pôles de compétitivité a permis d'identifier des pistes nouvelles pour que nos gouvernements, mais aussi nos institutions de recherche, nos entreprises, renforcent leurs partenariats, dans le domaine des énergies renouvelables, sur lequel le Portugal a une avance importante ; sur celui de la mobilité durable, et dans le domaine de l'innovation en matière agroindustrielle.

 

L'actualité fait que notre rencontre coïncide avec une échéance très importante pour les pays de la zone euro puisque ce soir à Bruxelles, les dirigeants de ces pays dont le président de la République française et le Premier ministre, José SOCRATES seront réunis pour un sommet exceptionnel. Nous avons évidemment, avec José SOCRATES, consacré une large part de notre entretien à cette question. Je veux dire une nouvelle fois que l'action conjuguée des Européens pour sauver la Grèce va faire échouer et va mettre un terme à la spéculation qui s'est déchaînée contre ce pays, et qui constitue en réalité une attaque contre l'ensemble de la zone euro.

 

Le sommet de ce soir va permettre de démontrer la force et la solidarité des partenaires européens. Non seulement, nous allons protéger la Grèce et protéger en même temps notre monnaie, mais nous allons également œuvrer à renforcer la stabilité de la zone euro au moyen d'une réforme de sa gouvernance. Le Président de la République française et la Chancelière allemande ont fait hier des propositions dans ce sens : le renforcement de la surveillance budgétaire de la zone euro, l'élargissement de la surveillance aux questions structurelles et de compétitivité ; pour l'avenir, la création d'un cadre robuste, efficace pour la résolution des crises.

 

Nous voyons bien qu’au-delà de la gestion de la crise grecque, le plus grand défi qui se pose à la zone euro et à l’Union européenne, c’est celui de la croissance. Toutes les prévisions montrent que le retard européen de croissance s’accentue par rapport aux Etats-Unis et aux grands pays émergents. Le retard d’investissements aussi. Et donc la priorité absolue en Europe, c’est d’assurer des bases financières économiques saines, qui permettent une croissance plus soutenue sur le moyen et sur le long terme.

 

Pour cela, nous avons besoin de restaurer la confiance, nous avons besoin de revenir à des finances publiques saines. C’est une nécessité pour tous les Etats européens. La France fera naturellement sa part. J’ai annoncé hier à l’issue du séminaire gouvernemental le gel en valeur pour trois ans des dépenses de l’Etat, la continuation de la règle du non remplacement du départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux, et une baisse de 5 % des dépenses de fonctionnement de l’Etat dès 2011 et enfin, un effort de réduction de 5 milliards sur deux ans des niches fiscales et sociales.

 

Cet effort, qui s’inscrit d’ailleurs dans la continuité de la politique que nous conduisons depuis trois ans, la parenthèse à part du Plan de relance et de la lutte contre les conséquences de la crise économique. Cette politique, elle est nécessaire dans tous les pays européens pour restaurer le potentiel de croissance de l’Europe, et pour nous permettre d’investir sur les secteurs d’avenir. Nous avons beaucoup parlé du développement du véhicule électrique aujourd’hui. Nous avons parlé de la stratégie numérique européenne. Nous avons parlé de la coopération entre les instituts de recherche et les entreprises françaises autour des biotechnologies. Voilà. Cette rencontre à haut niveau est l’occasion de démontrer une nouvelle fois la très grande identité de vues qui existe entre le Portugal et la France. Identité de vues sur les questions internationales, identité de vues sur les stratégies européennes et la nécessité d’un gouvernement économique européen, identité de vues sur beaucoup de sujets liés à nos relations bilatérales, identité de vues qui se manifeste d’autant plus fortement qu’une nouvelle fois, tous les membres du Gouvernement portugais nous ont fait une formidable démonstration de leur capacité de maîtrise de la langue française.

 

 

Questions des journalistes

 

Question : Vous avez parlé de solidarité, d'Europe, de besoin d'aider les pays en difficulté. Cependant, l'Union européenne a traîné pendant deux mois et demi pour arriver à un compromis pour la Grèce. Et cependant, les marchés ne se sont pas calmés. On aura un autre sommet ce soir. Est-ce qu'on peut attendre ce soir que l'Europe puisse réagir et que la France, comme dans le passé, puisse assumer son rôle de grand pays européen ?

 

F. FILLON : Ce soir, le sommet européen, il aura d'abord pour premier résultat de mettre concrètement en œuvre le plan de soutien à la Grèce. C'est un plan de soutien massif, c'est un plan de soutien qui montre que la solidarité européenne est totale.

 

Les différents pays se sont mis en ordre de marche au plan de leur législation interne pour pouvoir immédiatement engager ce plan de soutien à la Grèce. Et chacun voit bien que la démonstration de force, d'unité, de solidarité de l'Europe notamment, face à la situation compréhensible, à l'émotion qui est celle du peuple grec, auquel on demande des efforts importants, cette solidarité, cette force dans la réponse doit être absolue, et vous savez combien la France se bat, depuis le début, pour qu'il en soit ainsi.

 

Mais il faut aussi que le sommet de ce soir soit l'occasion d'affirmer un certain nombre de principes pour l'avenir, pour la gestion des crises, pour la lutte contre une spéculation irrationnelle. Il n'y a aucune raison aujourd'hui de spéculer contre le Portugal ou contre l'Espagne ; ça ne correspond à rien en termes financiers, en termes économiques. Ce sont des pays qui ont un niveau d'endettement qui est parfaitement dans la moyenne de la zone euro. La zone euro elle-même est beaucoup moins endettée que d'autres grandes zones du monde, moins endettée que les Etats-Unis, ou moins endettée que le Japon. Et puis enfin, nous devons profiter de cette crise pour mettre enfin en place les instruments de pilotage de la politique économique européenne que nous réclamons avec beaucoup de force, ensemble d'ailleurs, depuis plusieurs années. Nous avons besoin d'un gouvernement économique européen ; nous avons besoin d'instruments pour stimuler la croissance en Europe, et puis nous avons besoin de renforcer la gouvernance de la zone euro, parce que c'est un gage de crédibilité de notre monnaie.

 

Question : Monsieur le Premier ministre, face à la crise grecque, beaucoup de pays commencent à mettre en place de mesures d'austérité. Vous-même avez annoncé hier des mesures drastiques pour lutter contre le déficit. Certains parlent aujourd'hui de "plan de rigueur". Alors, vous, monsieur le Premier ministre, qui avez écrit un livre intitulé "la France peut supporter la vérité" et qui aimez montrer que vous n'avez peur des mots qui fâchent, est-ce que le mot rigueur est-il toujours tabou en France ?

 

F. FILLON : Madame, j'ai cru comprendre que vous aimez vous-même écrire. Donc vous savez le sens des mots. La rigueur, c'est quand on réduit les dépenses et qu'on augmente les impôts. Nous, nous avons choisi depuis trois ans d'ailleurs, le plan de relance mis à part, de réduire la pression fiscale lorsque c'était possible et nous l'avons fait à de nombreuses reprises, notamment s'agissant des entreprises, et de diminuer la dépense publique. Nous sommes donc dans une gestion qui n'est pas un plan de rigueur.

 

Nous avons décidé de geler pendant trois ans les dépenses publiques, c'est d'ailleurs dans la continuité de l'effort qui a été commencé en 2007, encore une fois, mis à part la parenthèse du plan de relance. Nous sommes l'un des pays, parmi les pays développés qui a le plus haut niveau de dépenses publiques, on est donc très, très loin d'un plan de rigueur et j'ajoute que quand on a un niveau aussi élevé de dépenses publiques, cela veut dire qu'il y a de la marge pour mieux gérer, pour assurer la réponse aux besoins de la société en gérant plus rigoureusement, au plus près les deniers publics? J'ajoute enfin, pour achever de vous convaincre que parallèlement à la réduction de nos dépenses de fonctionnement, les dépenses de fonctionnement de l'Etat, nous continuons un effort d'investissement avec les investissements d’avenir et cette semaine même, j'ai débloqué les sept premiers milliards des trente-cinq milliards d'investissements d’avenir qui vont permettre à notre pays de soutenir des secteurs économiques des secteurs stratégiques pour la croissance et pour l'emploi. Donc nous sommes bien dans une situation, où grâce à la maîtrise de nos dépenses publiques, grâce aux efforts de réforme que nous avons conduits depuis trois ans, on peut à la fois agir sur la réduction du déficit. Nous avons pris l'engagement de descendre à 6 % de déficit en 2011, et en dessous, comme le Portugal, de 3 % en 2013. Pour cela, naturellement, il n'y a pas d'autres solutions que de réduire la dépense publique. Et en même temps, nous continuons d'investir sur les dépenses d'avenir.

De la même façon que pendant deux ans, vous avez – c'est un vous collectif – évoqué une récession qui n'existait pas, ne refaites pas la même erreur en parlant d'un plan de rigueur qui n'existe pas et qui n'existera pas, à condition qui nous mettions bien en œuvre la politique économique qui est la nôtre, parce que naturellement, si nous ne le faisions pas, alors dans quelques années, nous nous trouverions dans une situation difficile qui conduirait, là, à mettre en place un plan de rigueur.

 

 

Question : Une question pour les deux Premier ministres. Pour monsieur le Premier ministre Fillon, est-ce que vous craignez que la situation grecque puisse avoir une contamination, par exemple au Portugal ?

 

F. FILLON : Je veux simplement ajouter que la situation du Portugal, une nouvelle fois, n'a rien à voir avec celle de la Grèce, ni en termes de niveau de déficit, ni en termes de dette, ni s'agissant des statistiques, qui sont fiables au Portugal, ni s'agissant même des perspectives économiques ou des efforts qui ont été réalisés par le Portugal pour ajuster sa situation économique et financière. Le Portugal a lancé des réformes structurelles extrêmement profondes, certaines d'ailleurs de ces réformes, le Portugal les a lancées avant même que la France ne les lance. Je pense en particulier à la réforme des régimes de retraites qui a été engagée au Portugal et qui est extrêmement ambitieuse. Et donc, vraiment, on est dans des situations qui n'ont absolument rien de comparable. Et moi, je veux redire la confiance qui est celle de la France dans la détermination du gouvernement portugais pour un retour progressif à la normale des marchés, et je souhaite naturellement que ce soir le Conseil européen puisse prendre toutes les mesures et toutes les décisions nécessaires pour mettre un terme à cette spéculation qui n'a rien à voir avec la réalité de l'économie de la zone euro.

 

Voilà, je vous remercie beaucoup de votre attention.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 11:36

 

François Fillon rappelle qu'il faut réduire les dépenses publiques tout en investissant dans les domaines essentiels pour la croissance de l'économie française, le jeudi 6 mai 2010.

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 18:18

 

Mesdames, Messieurs,

 

J’ai réuni ce matin le comité interministériel sur les investissements d'avenir.

Je veux rappeler que ce programme, décidé par le président de la République, qui a fait l’objet d’un vote par le Parlement, représente 35 milliards d’euros d’investissements dans l’enseignement supérieur, dans la formation, dans la recherche, dans les filières industrielles d’avenir, dans les PME, dans le développement durable ou encore dans le numérique, c’est-à-dire dans tous les secteurs que nous avons, à la suite des travaux de la commission conduite par Alain Juppé et Michel Rocard, identifiés comme étant les secteurs les plus porteurs d’avenir pour l’économie française.

 

C’est maintenant, au moment où nous commençons à sortir de la crise économique et financière, qu’il faut faire ces efforts de compétitivité pour aller chercher de la croissance supplémentaire. Je veux rappeler que nous sommes, au début de cette année 2010, le pays européen qui a les meilleures prévisions de croissance avec 1,5 %. Ce sont les prévisions du FMI, ce sont des prévisions qui sont meilleures que celles de notre voisin allemand, je le dis simplement parce que ce n’est pas très courant dans l’histoire récente de nos deux pays, que la France ait des performances en matière de croissance supérieures à celle de l’Allemagne.

 

Le FMI d’ailleurs nous fait pour 2011 une prévision à 1,8, qui est encore supérieure à celle de notre voisin allemand.

Nous avons passé cette crise avec une augmentation du pouvoir d’achat des Français de 2,1 % en 2009. Je le répète, une augmentation du pouvoir d’achat des Français de 2,1 % en 2009. Et nous avons des performances qui nous placent en tête de tous les pays de la zone euro.

 

Ces résultats, c’est naturellement le fruit de la politique économique que conduit le Gouvernement. Et c’est le fruit du plan de relance que nous avons mis en place.

 

Eh bien, maintenant que l’activité économique repart, que nous allons progressivement sortir du plan de relance, nous devons investir sur les secteurs les plus prometteurs pour l’avenir de l’économie française.

 

Nous le faisons dans un contexte budgétaire qui est difficile, et je voudrais que les choses soient très claires, il ne s’agit pas de dépenser d’un côté l’argent que nous économisons de l’autre, c’est toute la différence d’ailleurs entre la rigueur et une gestion sérieuse. La rigueur ça consiste à réduire toutes les dépenses, y compris celles qui sont porteuses de création de richesses et de revenus pour notre pays ; la gestion sérieuse c’est celle que nous conduisons. Elle consiste à réduire les dépenses de fonctionnement pour pouvoir continuer, voire accroître, c’est ce que nous faisons, notre effort en matière d’investissements.

Je veux d’ailleurs rappeler que les charges qui sont les charges financières qui sont issues de l’emprunt que nous allons faire pour financer ces investissements d’avenir seront intégralement couvertes par une diminution de nos dépenses courantes.

 

Nous avons évidemment l’obligation d’aller vite pour mettre en œuvre ces investissements d’avenir.

Je rappelle que la commission Juppé-Rocard nous a remis ses propositions en novembre. En décembre, le président de la République a rendu ses arbitrages. Que le 9 mars, Le Parlement a voté la loi de finances rectificative qui ouvre les crédits correspondants.

Et aujourd’hui, nous avons adopté, sur proposition du Commissaire général à l’investissement, René RICOL, les dix premières conventions entre l’Etat et les opérateurs, qui vont gérer ces crédits. Il s’agit en particulier d’OSEO, de l’ADEME ou encore de l’ANR.

 

Ces dix conventions représentent 6,85 milliards d’euros, sur les 35 milliards du programme. Et nous avons calculé qu’elles génèrent avec les financements privés qu’elles vont déclencher, 16 milliards d’euros de financement d’investissements qui seront attribués aux projets, directement à ceux qui vont les réaliser d’ici la fin de l’année.

Pour l’enseignement supérieur et la recherche, nous avons validé les conventions sur les « équipements d’excellence », c’est-à-dire ces équipements que les laboratoires de nos universités ou de nos organismes de recherche n’avaient jamais la possibilité de financer, parce que les coûts étaient trop élevés et dépassaient leurs possibilités de financement. Ils vont pouvoir le faire, naturellement lorsque les projets seront jugés d’un niveau suffisant. Et puis, sur les projets en matière de « santé » et de « biotechnologies ».

Nous avons validé les conventions sur les filières industrielles et les PME. Ces conventions portent sur le « financement de l’économie sociale et solidaire », sur la « création d’un fonds d’amorçage », sur le « refinancement d’OSEO », sur les « prêts verts à l’industrie » et sur les « aides à la réindustrialisation ».

 

Pour le développement durable, nous avons validé les conventions sur les « démonstrateurs en matière d’énergies renouvelables », et sur la « rénovation thermique des logements des ménages modestes ». Et enfin, sur le financement du chantier du « réacteur nucléaire Jules HOROWITZ », que j’aurai l’occasion d’aller visiter cet après-midi.

 

Ces conventions définissent les modalités de sélection des projets, les modalités de l’octroi des fonds et de l’évaluation des résultats.

 

Elles vont être transmises dès ce soir aux commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Et dès le mois de juin, les appels à projets qui découlent de ces conventions seront lancés.

A l’été, les autres conventions qui restent à négocier auront été signées – il y en aura une quarantaine au total, et cela donnera donc lieu à la réunion d’un nouveau comité interministériel.

 

Ce matin, nous avons aussi déterminé les principaux axes du calendrier pour le volet enseignement supérieur et recherche.

Je rappelle que c’est le volet principal, avec 19 milliards d’euros, de ce programme d’investissements d’avenir.

Une première vague d’appels à projets aura lieu début juin pour les équipements d’excellence et les biotechnologies, qui correspondent aux conventions qui ont été validées. Les premiers lauréats seront donc désignés à partir du dernier trimestre de 2010.

Pour les autres projets, une deuxième vague va intervenir courant juin et les résultats seront connus entre la fin de l’année 2010 et le premier trimestre 2011.

 

 

Enfin, pour ce qui correspond aux initiatives d’excellence, nous allons lancer le processus à compter de l’été. Il y a encore une phase de concertation qui est en cours avec tous les acteurs du monde de l’université et de la recherche, avant la publication des appels à projets.

 

 

Pour un certain nombre de conventions, la mise en œuvre va être très rapide, parce qu'il n'y a pas d'appels à projets nécessaires.

 

C'est ainsi le cas pour les 2,6 milliards d’euros de "prêts verts" à l’industrie, qui vont aider les entreprises à adapter leur outil de production pour gagner de la compétitivité, tout en étant en phase avec les exigences du développement durable. Ces "prêts verts" à l'industrie vont être immédiatement opérationnels. C'est la même chose pour les aides à la rénovation thermique des logements, qui sont destinées aux particuliers.

Elles seront disponibles à la rentrée. Elles permettront de financer des travaux de rénovation thermique dans 300.000 logements, dont les propriétaires ont des revenus modestes.

Et puis enfin, c'est le cas pour le réacteur Jules HOROWITZ.

 

Nous voulons que les choses avancent vite, parce qu'on voit bien que la compétition, en particulier avec les pays émergents, est une compétition de plus en plus rude et que nous n'avons pas le droit de prendre du retard, et en même temps, nous voulons que la sélection des financements soit extrêmement rigoureuse. Et en particulier, nous voulons qu'il y ait pour chaque euro investi un retour. Les projets qui vont être retenus doivent donc impérativement mettre en évidence leur rentabilité économique et financière pour le pays.

 

Ces projets seront mis en concurrence ; la sélection sera conduite par des jurys indépendants, qui vont mobiliser les meilleurs experts des domaines concernés y compris, s'agissant de l'enseignement supérieur et de la recherche, des experts internationaux Et nous procéderons enfin a posteriori à des évaluations systématiques. Je veux rappeler que la gouvernance de ce projet est particulière, qu'elle est originale ; les décisions sont prises par le Premier ministre, l'acteur principal de leur mise en œuvre, c'est le commissaire général à l'investissement qui doit veiller à ce que l'exécution du programme soit bien conforme aux objectifs fixés. Et il a auprès de lui un comité de surveillance présidé par Alain JUPPE et Michel ROCARD, dont la composition vous a été communiquée, huit parlementaires, huit personnalité qualifiées, qui vont veiller à ce que l'ensemble des projets qui vont être financés soit bien conforme aux objectifs qui ont été fixés par le Président de la République, par le Gouvernement et par le Parlement.

 

Voilà, Mesdames et Messieurs, la présentation que je voulais vous faire des travaux de ce comité interministériel. C'est un grand défi que nous avons devant nous, de choisir les secteurs les plus porteurs pour l'économie français, ceux qui vont porter la croissance de demain. C'est au fond ce qu'ont fait nos prédécesseurs à la fin des années 60 ; c'est ce qui n'a pas été fait d'une certaine manière depuis une vingtaine d'année, parce que les investissements, en particulier les investissements publics, ont reculé pratiquement sans discontinuer. Nous avons décidé de mettre un terme à cette spirale, qui est une spirale qui est appauvrissante pour notre pays; en investissant avec rigueur, mais aussi avec beaucoup de volontarisme sur des projets qui portent l'avenir de notre pays.

 

Je suis maintenant à votre disposition avec René RICOL pour répondre à vos questions qui naturellement vont porter sur ce sujet.

 

 

****************************

 

Question de D. Fleurot BFM TV : Quelles sont les conséquences concrètes en termes d'emplois et de gain sur la croissance pour l'année 2010 de ces premiers investissements ?

 

F. Fillon : Sur l'année 2010, il n'y a pas beaucoup d'impact puisque, comme je vous l'ai dit c'est du moyen et du long terme. L'année 2010, on est encore, pour l'essentiel, s'agissant du soutien à la croissance, sur les effets du plan de relance. Les mesures que j'ai annoncées sur "les prêts verts" ou sur le financement de l'isolation thermique des bâtiments auront des effets en fin d'année 2010, notamment sur l'activité économique. Mais enfin, l'essentiel des mesures que nous prenons, c'est pour des effets en terme de croissance à horizon 2011, 2012, 2013.

 

Question d'A. Bénichou, Agence AEF: Je vois disparaître dans le dossier de presse le terme de "campus d'excellence" et apparaître celui d'"initiatives d'excellence". Pourriez-vous expliciter cela ?

 

Vous êtes un observateur extrêmement attentif. Nous pensons en effet, que le mot "campus d'excellence " était un mot impropre parce que, au fond, un campus, ça désigne un lieu de vie dans une université. Et nous avons un programme que le président de la République a beaucoup soutenu, qui est le « plan campus", qui nous permet de financer des investissements en termes d'accueil, des étudiants sur le lieu de leurs études supérieures, c'est-à-dire, des logements, des lieux de travail, et c'est tout l'environnement de la vie étudiante. Là, en l'occurrence, ce que nous voulons financer, ce sont des initiatives qui soient des innovations en matière de formation à haut niveau, au niveau du 3ème cycle. Ce sont des programmes liés à la recherche et à l'innovation. Cela n'a donc rien à voir avec la vie étudiante ; cela n'a rien à voir avec les bâtiments, avec les investissements immobiliers qui permettent d'améliorer la vie des étudiants. C'est la raison pour laquelle nous avons souhaité baptiser ce projet d'un terme plus approprié, "initiatives d'excellence".

 

Question de C. Ménard, Agence de presse médicale. Vous avez insisté sur le fait qu'il y aurait des évaluations sur les différents projets. Quand auront lieu les premières évaluations et à quel rythme se feront-elles par la suite ?

 

R. Ricol : Chaque année, c'est-à-dire qu'à partir du moment où l'argent sera débloqué et où les porteurs de projets auront l'argent, chaque année nous évaluerons, et d'ailleurs nous veillerons à débloquer l'argent - c'est les instructions que j'ai reçues du Premier ministre - par tranches, de telle sorte que quand ça marche, on continue à financer et quand ça ne marche pas, on sache arrêter pour redéployer sur d'autres projets.

 

Question d'A. Hausser. Monsieur le Premier ministre, vous dites que vous souhaitez un retour sur investissement pour chaque euro investi, comment est-ce que vous pouvez être sûr que vous aurez un retour sur investissement ? Par définition…

 

F. Fillon : C'est dans le choix des projets. Il peut y avoir des échecs, mais enfin nous allons sélectionner les projets au regard de leur potentiel en matière de croissance pour notre pays. Et donc, cela veut dire que la sélection des projets sera très sévère, et que cet aspect du retour sur investissement sera fondamental. J'ajoute que, sur un certain nombre de sujets, nous allons aider des entreprises privées à améliorer leur compétitivité, nous allons prendre une part du risque qu'elle prennent, mais aussi des bénéfices qu'elles réaliseront à travers les conventions que nous avons signées.

 

Je vous remercie beaucoup et je vous invite à venir à Cadarache dans quelques instants.

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 10:29

François Fillon s'exprime à l'occasion de la visite du premier ministre Libanais à Paris le 21 janvier 2010.


conférence de presse conjointe de François Fillon et de Saad Hariri à Matignon le 21 janvier 2010.

 

Je voudrais vous dire combien je suis heureux d'accueillir aujourd'hui à Paris le Président du Conseil des ministres du Liban, monsieur Saad HARIRI. Je veux lui souhaiter chaleureusement la bienvenue, ainsi qu'à toute la délégation qui l'accompagne. Saad HARIRI a souhaité réserver à la France sa première visite officielle en dehors du Moyen-Orient. Il vient à l'instant de me confesser que l'accord que nous avons signé était le premier qu'il avait l'occasion de signer de sa main depuis sa nomination à la tête du Gouvernement du Liban.

 

J'y vois le symbole des liens politiques, des liens historiques, des liens humains, des liens culturels qui lient la France et le Liban. Au cours de l'entretien que nous avons eu ce matin, nous avons évoqué beaucoup de sujets, mais j'ai surtout souhaité témoigner au Premier ministre et aux ministres qui l'accompagnent, et à travers eux à tous les Libanais, le plein soutien de la France au nouveau Gouvernement du Liban. Les liens entre nos deux pays sont anciens ; ils ne se sont jamais démentis, ils ne faibliront pas, et Saad HARIRI peut compter sur l'appui de la France pour mener à bien les chantiers internes de réforme et pour soutenir, comme par le passé, la stabilité, l'unité, la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'indépendance du Liban.

 

L'appui de la France s'illustre d'abord par le renforcement des relations bilatérales entre nos deux pays. Nos coopérations sont nombreuses et vous venez de le constater en assistant à la signature de six accords, en terme de sécurité intérieure, d'entraide judiciaire pénale, de formation des cadres, d'affaires sociales ou de recherche. La France est devenue ces derniers mois le premier fournisseur du Liban. Nous souhaitons que les relations entre les entreprises françaises et libanaises se développent encore davantage, et que le Liban puisse compter sur l'expertise française pour tous ses grands projets en matière d'infrastructures. J'ai pu également confirmer à Saad HARIRI notre engagement financier au côté du Liban dans le cadre des décisions prises en 2007 lors de la Conférence des donateurs.

 

Nous avons également abordé les questions régionales et politiques. Comme vous le savez, depuis le 1er janvier, le Liban est devenu membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour deux ans. Participer aux travaux du Conseil alors que celui-ci a pour responsabilité première la sauvegarde de la paix et la sécurité sur la scène internationale, sera pour le Liban, comme pour tous les membres du Conseil, une grande responsabilité. Et nous avons évoqué, avec le Premier ministre du Liban, notre souhait de coopérer étroitement.

 

Le Liban aura aussi à poursuivre, sur son territoire, l'application des résolutions des Nations Unies, et notamment la résolution 1701, qui a été adoptée en 2006 pour mettre un terme au conflit avec Israël. Nous restons attachés à la mise en œuvre, dans tous ses volets, et par toutes les parties concernées, en Israël comme au Liban, de cette résolution qui reste une référence incontournable.

 

La Forces des Nations Unies déployées au sud du Liban et au sein de laquelle 1.400 soldats français sont déployés, est un facteur essentiel de stabilisation. Dans ce cadre, la coopération avec l'armée libanaise au Sud Liban est essentielle.

 

J'ai redit également au Président du Conseil notre soutien au tribunal spécial pour le Liban, qui doit continuer d'œuvrer en toute indépendance à la lutte pour la justice et contre l'impunité.

 

Enfin, concernant la situation régionale, nos échanges ont également porté sur le processus de paix. Vous savez combien il est important, aux yeux de la France comme de ses partenaires européens et américains, que celui-ci soit relancé. Nous espérons que le Liban pourra y contribuer, le moment venu.

 

Nous avons également évoqué la question des relations du Liban avec son environnement régional, et en particulier avec la Syrie. J'ai dit au Président du Conseil, que la normalisation des relations entre les deux pays est une chance pour la région et pour le Liban. Cette normalisation doit permettre en particulier aux deux pays de progresser sur plusieurs dossiers importants, comme ceux des frontières, de leur sécurité, le dossier des disparus libanais, sur une base d'égalité et dans le respect mutuel. J'ai d'ailleurs indiqué dans cet esprit que je me rendrai en Syrie dans le courant du mois de février.

 

Au total, la visite du Premier ministre libanais se fait alors que le Liban entre dans une nouvelle période de stabilité et de prospérité. Et j'espère que cette visite sera suivie de beaucoup d'autres, à tous les niveaux et dans les deux sens. Et je veux redire à Saad HARIRI combien je garde un souvenir extrêmement fort de mes trois visites au Liban en tant que Premier ministre, et notamment de l'accueil extrêmement chaleureux qu'il m'a réservé, que m'ont réservé les autorités libanaises, mais que j'ai ressenti aussi auprès du peuple libanais.

 

 

 

Journaliste : Quel est le message que veut adresser la France aujourd'hui au Liban sur les plans politique et économique ?


François FILLON : Le message politique que la France veut envoyer au Liban, il est éternel. Pour nous, le Liban est un pays libre, un pays indépendant, un pays qui doit être respecté par tous ses voisins et un pays qui a droit à vivre dans la paix et qui doit pouvoir construire une prospérité qui, au Liban, ne demande qu'à se développer. Pour cela, nous nous sommes battus. La France s'est engagée sous l'autorité du Président de la République, avec Bernard KOUCHNER, pour faire en sorte d'abord que les institutions libanaises soient respectées et que le gouvernement libanais puisse fonctionner. Il y a d'abord eu les débats autour de l'élection du Président SLEIMANE, puis les élections législatives, la mise en œuvre du gouvernement. La France, à chaque instant, a été aux côtés du Liban pour défendre son indépendance et sa liberté. Et c'est d'ailleurs dans cet esprit que la France a entrepris un dialogue avec la Syrie, qui a été à l'initiative du Président Sarkozy, qui avait fait l'objet, à l'époque, de beaucoup de critiques et dont on voit aujourd'hui qu'il a été fructueux, puisque ce dialogue qui s'est noué à permis à la Syrie de jouer un rôle dans la région, qui est un rôle que vous-même, tout à l'heure, vous avez souligné comme étant constructif. Et l'établissement de relations diplomatiques entre la Syrie et le Liban constitue un évènement considérable dont nous nous réjouissons d'avoir pu le soutenir et le seconder. Et puis, parce que l'amitié de la France ne se limite pas à des déclarations et au souhait de la paix et de la prospérité dans la région, nous avons discuté ensemble d'accords concrets de coopération dans des domaines extrêmement divers. Le domaine de l'énergie et de l'environnement, et Jean-Louis BORLOO aura l'occasion de mener à bien plusieurs projets très importants pour la modernisation du Liban. Le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche, celui de la coopération en matière de sécurité. Le Président HARIRI a dit à l'instant qu'il souhaitait que la France s'engage fortement dans la modernisation de l'armée libanaise, nous avons eu aujourd'hui des discussions précises pour que cette modernisation s'engage et que la France puisse y participer. Voila le message de la France, il est simple : nous, nous aimons le Liban mais au-delà de notre affection, et au-delà de nos relations historiques, nous pensons surtout que le Liban est un pays qui a un rôle absolument clef à jouer pour le développement de la région, pour sa prospérité, pour l'établissement de la paix. Pour ça, il faut naturellement que la voix du Liban puisse se faire entendre librement, et que le Liban puisse continuer son œuvre de reconstruction et de développement. Et la France sera à ses cotés tout au long de ce travail.

 

Journaliste (correspondant du quotidien libanais Al-Akhbar) : Monsieur le Premier ministre, les aides au Liban ont été liées (…) à des conditions de privatisation et des accords étaient sujets à la privatisation, pour aller droit au sujet. Est-ce que ces conditions sont toujours sur la table, avant que la France libère les derniers 100 millions, et est-ce qu'il y a d'autres aides qui sont sur le plan d'offrir au Liban (sic) ? Merci.


François FILLON : Il y a eu très récemment un avenant à cet accord qui a été signé par madame LAGARDE, je crois en décembre dernier – donc c'est extrêmement récent – et qui permet de modifier un certain nombre de conditions (du calendrier-ndlr) du versement de ces aides. J'ai indiqué au président HARIRI que s'il y avait encore des discussions dans le rythme des réformes quant à leur contenu, on pouvait envoyer dans les prochains jours une mission d'experts, que madame LAGARDE diligentera, pour régler ces sujets. L'important c'est que cette aide soit mise en œuvre. Naturellement, c'est que les réformes sur lesquelles le gouvernement libanais s'est engagé se réalisent. Mais il y a des discussions tout à fait possibles, sur le rythme, sur le contenu exact de ces réformes. Je suis sûr d'ailleurs qu'entre les ministres de l'Economie du Liban et de la République française, les relations ne pourront qu'être bonnes, puisque à l'instant, monsieur HARIRI me disait être très fier, c'est la première fois qu'une femme dirige l'économie libanaise. Il se trouve qu'en France aussi : c'est la première fois qu'une femme dirige l'économie française !

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 17:50

François Fillon, Premier ministre, répond aux questions de la presse à l'occasion du comité interministériel de Prévention de la délinquance le vendredi 2 octobre 09 à Villeneuve-la-Garenne.

Monsieur le Premier ministre est-ce que vous comprenez, est-ce que vous partagez peut-être l'émoi suscité chez les magistrats par les propos tenus hier par votre ministre de l'Intérieur, B. Hortefeux ?


Ce que je partage surtout, c'est l'émotion dans la population de noter pays devant le crime absolument odieux, et qui aurait pu être évité, qui a été commis. Il ne faut pas inverser les priorités. La question qui est posée aujourd'hui par les Français, c'est : comment peut-on faire pour que ça ne se produise plus, et que nous n'ayons plus des crimes comme celui-là, qui aurait pu, sans doute, être évité, par un meilleur accompagnement du délinquant en question, qui était connu. Nous avons – le Gouvernement – agi déjà dans ce sens, avec le vote d'un certain nombre de dispositions législatives qui permettent désormais de mieux suivre les personnes à la sortie de prison. Je rappelle que le Conseil constitutionnel, pour des raisons juridiques, a estimé que ces mesures ne pouvaient pas s'appliquer au "stock" de prisonniers qui étaient en train de purger leurs peines. Ce que je constate en tout cas, c'est que cette décision, elle a comme conséquence qu'on n'a pas pu traiter un grand nombre de ces personnes. Il faut donc aujourd'hui trouver les moyens juridiques de le faire, et ce que le Garde des Sceaux, le ministre de l'Intérieur, l'ensemble du Gouvernement est en train de préparer, ce sont des décisions qui seront le cas échéant proposées au vote du Parlement, qui permettront d'aller plus loin et d'être plus efficace pour prévenir que de telles situations ne se reproduisent. Et nous ne nous interdisons aucune réflexion sur aucun sujet. Nous regardons ce qui se passe dans les autres pays autour de nous, et en particulier dans les autres pays européens, mais nous n'avons pas l'intention de rester les bras ballants à commenter des débats qui n'ont pas beaucoup d'intérêt entre telle ou telle administration de l'Etat, entre tel ou tel corps. Le vrai sujet, c'est comment, dans le respect de la personne, dans le respect des lois de la République, nous pouvons faire en sorte qu'une situation comme celle-là ne se reproduise pas, car il est insupportable de voir une femme mourir dans ces conditions, alors qu'on a le sentiment qu'on avait la possibilité de l'éviter.


Vous dites que vous regardez un petit peu ce qui se passe à l'étranger, en Europe. Est-ce que vous pensez à la castration chimique notamment ?


J'ai dit qu'on ne s'interdisait aucun sujet, et vous savez d'ailleurs que cette castration chimique existe déjà aujourd'hui. Simplement, elle repose sur un accord de la personne concernée. Il faut regarder comment, dans le cadre des mesures d'accompagnement de la sortie de prison, on peut le cas échéant rendre ces dispositifs plus contraignants. C'est un sujet en tout cas sur lequel nous sommes en train de travailler et nous ferons des propositions au Parlement dans ce sens.


Quand vous dites que ces faits auraient pu être évités, est-ce que cela veut dire qu'il y a eu des fautes commises ?


Je ne vais pas rentrer dans ce débat. La question est simple : cet homme a déjà commis un acte grave, il sort de prison, il recommence. Tous les Français – je pense que vous en rencontrez beaucoup, je pense que vous écoutez les radios le matin qui reproduisent les questions qui sont posées par les auditeurs – pourquoi est-ce qu'on n'a pas fait attention ? Au fond, c'est ça la question : pourquoi est-ce qu'on n'a pas fait attention ? Je ne mets en cause personne. Je dis simplement que le Gouvernement et la majorité ont déjà légiféré sur cette question, parce que nous pensions, et sous l'impulsion du président de la République, qu'il s'agissait d'une question absolument essentielle. Pour des raisons juridiques, le texte que nous avons voté ne s'appliquait pas à ce monsieur, je le regrette. Et donc nous allons trouver le moyen de faire en sorte qu'on ne reste pas dans cette situation où un grand nombre de personnes qui sont en prison aujourd'hui, qui vont sortir un jour, pourraient de nouveau se révéler dangereuses.


Monsieur le Premier ministre, vous évoquez la loi de mai 2007 et vous vous appuyez sur cette loi pour développer aujourd'hui votre plan de prévention de la délinquance. Mais les chiffres de la criminalité ont augmenté depuis lors. Pourquoi ne pas faire une autre loi, puisque celle-ci semble avoir échoué. Deuxième question, vous évoquez le Grand Paris de la police ; vous avez eu un différend assez important avec votre secrétaire d'Etat au Grand Paris. Est-ce que un ministre peut rester dans un Gouvernement quand il n'est pas d'accord avec le Premier ministre ?


Quelle habileté - de la question je voulais dire, naturellement… D'abord, s'agissant de la délinquance, ce que vous dites est faux. la délinquance, elle baisse ; elle a baissé régulièrement depuis sept ans. Alors, naturellement, il y a des mois qui ont été moins favorables que d'autres, mais enfin sur l'ensemble de la période, et en particulier sur ces dernières années, on a une baisse de la délinquance. En même temps, on sait bien que c'est un combat qui n'est jamais gagné, c'est un combat qui ne finira jamais, qui nécessitera toujours de nouvelles initiatives pour s'adapter à l'évolution de la délinquance ; c'est comme ça, c'est l'histoire de l'humanité. Donc, pour nous, aujourd'hui, le plus important, c'est d'abord de veiller à ce que tous les outils dont nous nous sommes dotés grâce au vote de la loi sont bien mis en œuvre, et on voit, s'agissant de la prévention de la délinquance, qu'ils ne le sont pas tous. Il y a encore beaucoup d'endroits où il n'y a pas de Conseil de prévention de la délinquance, où le maire n'a pas saisi toutes les instruments qui étaient à sa disposition, où les échanges d'informations entre les services ne fonctionnent pas, pour des tas de raisons, qui sont, soit le problème de confiance que j'évoquais tout à l'heure, ou qui sont des problèmes juridiques, ou qui sont parfois même des problèmes idéologiques. Il faut qu'on surmonte toutes ces difficultés, et je ne crois pas que ce soit en votant des lois tous les quinze jours que l'on améliore la prévention de la délinquance. C'est d'abord en mettant en œuvre les outils dont nous disposons, en les évaluant, le cas échéant en modifiant ceux qui ne fonctionnent pas. Et donc, nous allons poursuivre cet effort avec beaucoup de détermination et nous jugerons, avec les chiffres des prochains mois sur la délinquance, des résultats.


Sur le deuxième sujet, ce n'est pas nouveau. Ce n'est pas la première fois, ce ne sera pas la dernière fois, qu'il y a des débats au sein d'un Gouvernement sur des sujets aussi essentiels que la mise en œuvre d'une politique très très ambitieuse pour le développement du Grand Paris. Chaque ministre défend ses positions, ses points de vue, c'est normal, chacun est libre de le faire. Et puis c'est la richesse même d'une équipe gouvernementale. Mais il y a un moment où il y a un arbitrage ; et cet arbitrage, il se trouve que c'est le Premier ministre qui le fait. L'arbitrage a été rendu, le texte est désormais au Conseil d'Etat, il sera au Conseil des ministres dans quelques jours. Et c'est à partir de ce texte que nous engagerons le débat avec le Parlement. Est-ce qu'il y a d'autres questions ?


Monsieur le Premier ministre, il y a deux ans, vous vous disiez "à la tête d'un Etat en faillite" et vous vous engagiez à ramener, d'ici la fin du quinquennat, le budget à l'équilibre. Est-ce que aujourd'hui vous pouvez encore tenir cet engagement ?


Il vous a peut-être échappé qu'entre temps il y avait eu une crise économique et financière mondiale. Peut-être que vous pourriez lire la presse britannique, la presse allemande, la presse espagnole, la presse italienne pour regarder où en sont les déficits de ces Etats, dont certains étaient équilibrés à l'époque où je m'inquiétais des problèmes structurels de notre pays en matière de déficit. Le déficit que nous connaissons aujourd'hui, il est, pour l'essentiel, lié à la relance que nous avons impulsée, et il est lié à la baisse extrêmement forte des recettes, due à la crise. Dans le même temps, nous avons continué depuis deux ans inlassablement à réduire les dépenses de l'Etat. C'est la troisième année consécutive que je présente un budget de l'Etat qui est en croissance zéro ; ce n'est jamais arrivé depuis le début de l'histoire de la Vème République. C'est la troisième année consécutive que je présente un Budget qui supprime, parce que nous n'avons pas d'autre choix, des postes dans la fonction publique, on en aura supprimé 100.000 à la fin de l'année 2010 et on va poursuivre cet effort. Donc, on voit bien que, d'un côté, nous faisons les efforts nécessaires pour réduire le déficit structurel de notre pays. Mais d'un autre côté, il faut que nous absorbions le choc de la crise économique et financière, comme les autres pays européens, comme les autres pays développés. Nous allons le faire, et nous allons le faire en coordination étroite avec les autres pays de l'Union européenne, et notamment de la zone euro parce qu'il est important que nous ayons une approche commune.


Mais ceci nous a un peu éloignés de la prévention de la délinquance. Je vous remercie de votre attention.







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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 11:23

François Fillon, Premier ministre, fait le point de sa visite au Liban à l'occasion des VIème jeux de la Francophonie à Beyrouth le dimanche 27 et lundi 28 septembre 2009.

Mesdames et messieurs,

 

Je suis très heureux de l'occasion qui m'est donnée de revenir au Liban moins d'un an après ma dernière visite, qui date de novembre 2008. Je suis venu accompagné d'une très nombreuse et très prestigieuse délégation de parlementaires français pour participer à l'ouverture des VIème Jeux de la francophonie. Nous sommes évidemment très attachés à cette célébration. La délégation française que j'ai pu saluer hier se composait de très nombreux sportifs et artistes. Ces VIème Jeux vont permettre à Beyrouth de célébrer, et d'une certaine façon d'incarner peut-être mieux que beaucoup d'autres territoires ne pourraient le faire, les valeurs de la francophonie, c'est-à-dire la solidarité, le désir de vivre ensemble, le respect de la diversité autour de la langue française, cette langue française qui unit plus de 200 millions de personnes à travers le monde.

 

Je voudrais exprimer – et j'ai eu l'occasion de le faire de vive voix hier soir et ce matin – aux autorités libanaises notre admiration pour le travail qui a été accompli pour l'organisation des Jeux, et je souhaite au Liban la même réussite dans cet évènement que lors du remarquable Sommet de la francophonie qui avait été organisé à Beyrouth en 2002. Nous avons tous été notamment très impressionnés par la force, la chaleur et la qualité du spectacle d'ouverture de ces VIème Jeux de la Francophonie.

 

J'ai rencontré à l'occasion de cette visite, ce matin, les représentants de l'ensemble des institutions libanaises : le Président de la République, le président SLEIMANE ; le Premier ministre Fouad SINIORA ; le président du Parlement Nabih BERI, et le Premier ministre désigné pour constituer le nouveau Gouvernement Saïd HARIRI. À chacun, je leur ai indiqué que la France resterait engagée aux côtés du Liban, en faveur de son unité, de son indépendance et de sa stabilité. J'ai aussi souligné notre souhait qu'un nouveau Gouvernement soit formé très rapidement. Les élections législatives se sont tenues en juin dernier dans des conditions dont il faut reconnaître qu'elles ont été exemplaires. Les électeurs libanais sont désormais en droit d'attendre qu'un Gouvernement issu de ces élections s'attelle aux défis du pays. Il est urgent qu'un Gouvernement de large rassemblement puisse être formé pour engager sans tarder les réformes dont le Liban a besoin. Nous avons plaidé – l'ensemble de la délégation française – pour que l'esprit de dialogue qui a permis des progrès très significatifs depuis plusieurs mois continue de prévaloir.

 

J'ai rappelé à mes interlocuteurs que la France resterait quoi qu'il arrive aux côtés du Liban pour assurer sa sécurité. La France maintiendra sa participation à la FINUL, dont nous sommes le deuxième contributeur et qui est aujourd'hui un facteur essentiel de stabilisation du sud du Liban.

 

J'ai également redit notre attachement à la mise en œuvre, dans tous ses volets, de la résolution 1701, qui demeure une référence incontournable, et notre soutien au Tribunal spécial pour le Liban qui doit continuer d'œuvrer en toute indépendance à la lutte pour la justice et contre l'impunité.

 

Enfin, j'ai rappelé à mes interlocuteurs le soutien plein et entier de la France sur les plans politique et économique, avec la mise en œuvre de tous les engagements qui ont été pris lors de la conférence de Paris III. J'étais venu, à la fin de 2008, avec une délégation très importante de chefs d'entreprises français, de grandes entreprises et de petites et moyennes entreprises. Je suis très heureux de constater que la plupart des contacts qui ont été établis à cette occasion se sont concrétisés, et que l'économie libanaise résiste, de manière spectaculaire il faut le dire, à la crise économique qui s'est abattue sur le monde, et que les échanges économiques entre nos deux pays restent extrêmement denses et continuent de progresser.

 

Voilà, je suis maintenant à votre disposition pour répondre à quelques-unes de vos questions.

 


François Fillon répond aux questions de la presse

 

Question : Monsieur le Président (sic), est-ce que vous avez transmis un certain message aux responsables libanais à propos de la formation du Gouvernement d'union nationale ? Et une autre question : comment qualifiez-vous aujourd'hui les relations entre la France et le Hezbollah ?

 

D'abord je voudrais rectifier une chose, je ne suis pas "le Président", mais le Premier ministre. Deuxièmement, je voudrais vous indiquer que je me suis exprimé, comme le fait d'ailleurs le président de la République, et comme le fait le ministre des Affaires étrangères français lorsqu'ils s'adressent aux autorités libanaises. Je me suis adressé vis-à-vis de chacun des représentants des communautés libanaises de la même manière.

 

Nous, nous sommes attachés à l'indépendance et à l'intégrité du Liban. Et nous sommes attachés, naturellement, à ce que les institutions libanaises puissent fonctionner. Nous avons mis tout notre poids dans la balance pour que soit trouvé un accord lorsque la crise était à son paroxysme, et nous avons notamment soutenu le processus de Doha, et l'accord de Doha. Nous nous sommes réjouis de l'élection du Président SLEIMANE ; nous constatons que, progressivement, les institutions libanaises fonctionnent et se mettent en place ; les élections se sont déroulées dans un climat qui était un climat remarquable, qui représente d'ailleurs pour tous les pays de la région un très bel exemple à suivre. J'ai donc indiqué à mes interlocuteurs qu'il fallait maintenant naturellement transformer cet essai. Les institutions libanaises ne peuvent pas fonctionner sans Gouvernement ; ce Gouvernement doit être composé ; il doit naturellement tenir compte de l'ensemble des contraintes qui caractérisent la société libanaise. Mais il y a urgence à le constituer pour démontrer que c'est la démocratie, c'est la voix du peuple qui l'emporte dans le fonctionnement des institutions libanaises.

 

J'ajoute que j'ai insisté auprès de mes interlocuteurs sur le fait que la constitution de ce Gouvernement libanais, après les élections, constitue aussi un symbole pour l'ensemble de la région. C'est la démonstration que la démocratie fonctionne, que des communautés qui ont connu des moments extrêmement difficiles peuvent trouver des consensus et travailler ensemble. Quant aux relations entre la France et le Liban, je pense qu'elles sont à leur meilleur niveau, aussi bien sur le plan politique – nous avons au fond la même identité de vue sur pratiquement tous les sujets, y compris sur les sujets qui concernent la sécurité de la région - que sur le plan économique, où nos relations sont à un niveau extrêmement élevées. Et nous allons continuer à les améliorer dans les semaines qui viennent.

 

Une journaliste : Monsieur le Premier ministre, vous vous présentez comme le gardien de la rigueur budgétaire, vous venez de présenter un budget avec 140 milliards d'euros de déficit. Est-ce que finalement, vous ne serez pas le Premier ministre des records des déficits en France ?

 

Il y a une chose qui vous a échappée, c'est que nous sommes à Beyrouth ici. Et pas à Paris. Et donc, nous parlerons des sujets qui concernent le budget de la République française quand nous serons à Paris.

 

Une journaliste : Monsieur Fillon, l'ouverture de la France sur la Syrie qui se traduit par de plus en plus d'échanges, de visites, notamment celle de monsieur MOUALLEM demain à Paris, cette ouverture, est-ce qu'elle a donné les fruits escomptés pour ce qui est du Liban et de la région ?

 

Cela me permet d'ailleurs de répondre à une question dont j'ai cru comprendre qu'elle m'était posée tout à l'heure, d'abord, la France parle à tout le monde. Et s'agissant du Liban, le message que j'ai adressé, c'est le même message pour l'ensemble des communautés libanaises. La France parle à tout le monde, parce que nous pensons qu'il est totalement illusoire de penser qu'on va pouvoir résoudre les problèmes du Moyen-Orient, de penser qu'on va pouvoir résoudre les problèmes qui ont fait tellement de mal au Liban sans parler avec la Syrie, sans parler avec les pays qui ont d'une manière ou d'une autre une influence sur le règlement de la question libanaise et qui ont surtout une influence sur le règlement du conflit du Proche-Orient. Et donc, il est incontestable que depuis que la France a décidé cette stratégie de dialogue avec l'ensemble des parties, il y a eu des améliorations significatives enregistrées. Je note qu'il était impensable il y a encore quelques années que la Syrie ouvre une ambassade à Beyrouth et que le Liban ait une ambassade à Damas. Ce dialogue se poursuivra. C'est un dialogue franc, c'est un dialogue sans concession mais c'est un dialogue qui est absolument nécessaire. Et au fond, c'est le fondement de la politique étrangère que conduit la France sous l'autorité du président de la République, nous défendons nos valeurs, nous avons des amis, nous avons des alliés, mais nous savons qu'on ne peut rien résoudre si on ne parle pas avec l'ensemble des pays et avec l'ensemble de ceux qui ont à compter dans la résolution des conflits.

 

Question : Il y a deux jours, le Président iranien a adressé une menace voilée à la France, aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. Quel avenir pour les relations franco-iraniennes et quel avenir pour le développement, en ce qui concerne le nucléaire iranien et la possibilité d'une attaque militaire des installations nucléaires en Iran ?

 

Pour nous, les choses sont très simples : il y a des règles internationales, il y a des traités qui ont été signés, notamment par l'Iran, ils doivent être respectés. Nous avons découvert que l'Iran avait entrepris depuis au moins 2005, la construction en toute clandestinité d'une nouvelle installation d'enrichissement d'uranium. Ce n'est pas parce que l'Iran vient d'en informer aujourd'hui même, ces derniers jours, l'AIEA que cet évènement ne constitue pas un développement grave et révélateur. Il est grave parce que c'est une nouvelle violation par l'Iran de ses obligations internationales. Je vous rappelle qu'il y a cinq résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et neuf résolutions de Conseil des gouverneurs de l'AIEA qui exigent la suspension des activités sensibles de l'Iran, à commencer par des activités d'enrichissement. Et c'est révélateur parce que c'est une dissimulation. Nous souhaitons maintenant que l'Iran, qui vient de reconnaître la réalisation de ces investissements accepte dans les meilleurs délais que l'AIEA inspecte ces installations. Nous souhaitons que l'Iran respecte les obligations internationales auxquelles elle a souscrit. Alors, pour le reste, ce que la France cherche à faire dans cette affaire, c’est à participer à l'établissement de la paix dans cette région en mettant en œuvre une diplomatie qui doit être ferme, qui respecte le droit international, les convictions qui sont les nôtres, mais qui, en même temps, tend la main pour un dialogue. Nous faisons ces efforts justement, parce que, pour nous, il n'y aurait pas de pire solution que celle qui consisterait à constater l'échec de la diplomatie.

 

R. Hermano, Agence France Presse : Le Daily Telegraph vous cite aujourd'hui parmi les possibles candidats à la future présidence de l'Union européenne. Votre nom avait déjà été cité pour la présidence de la Commission, on a vu, que finalement, ce n'avait pas été pas le cas. Qu'en est-il aujourd'hui ? Est-ce que ça vous intéresse ?

 

Je suis extrêmement flatté de voir l'intérêt que me porte le Daily Telegraph. Mais je voudrais vous dire qu'il s'agit, comme la première fois, d'élucubration sans aucun fondement. Voilà. Merci beaucoup.

 

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