Ce site n'est plus à jour

Découvrez Fillon2017.fr
14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 09:24

 

François Fillon échange avec des jeunes sur les différents programmes en leur faveur à Clamart le 10 juin 2010.

Partager cet article

Publié par François Fillon - dans POINTS DE VUE ET TEMOIGNAGES
commenter cet article
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 18:50
Le monde m'a interrogé sur mes gouts musicaux à l'occasion du concert de Sting à Pleyel mardi:


"C’est un joli titre que celui du nouvel album de Sting, « Si par une nuit d’hiver ». J’aime bien cette démarche exigeante pour un chanteur pop, qui consiste à revisiter les chansons traditionnelles anglaises  Mais pour ma génération, Sting, c’est d’abord le chanteur de Police. Roxane, An Englishman in New York, qui est peut-être ma préférée Il y a deux ans, je suis allé voir le concert de Police au Stade de France. Le public était très mélangé, des jeunes et des moins jeunes. Quand un artiste a une carrière aussi longue, il a accompagné la vie de milliers de gens et chaque chanson est pour eux comme un souvenir personnel.

J’aime bien cette ambiance de concert et j’essaye d’y aller de temps en temps, juste par plaisir, avec ma femme et mes enfants. Quand j’étais plus jeune, j’y allais peu : les concerts pop n’étaient pas légion au Mans dans les années 70 ! Je crois que le premier concert pop auquel j’aie assisté était un concert de Pink Floyd.

Mon meilleur souvenir ? Le dernier concert de Leonard Cohen à l’Olympia. C’était d’une densité incroyable. Le dernier en date : Luz Casal au Châtelet.

 

J’écoute aussi de la musique chez moi, avec un casque, en travaillant sur mon ordinateur, dans l’avion quand je voyage. Je télécharge –légalement – sur mon iphone. Un peu de tout : Mes derniers achats : Sonny Rollins, Pat Metheny, Joss Stone, Keren Ann, Michael Buble.

 

Mon rapport avec la musique passe beaucoup par la voix. J’aime les voix qui sortent de l’ordinaire, un peu fêlées, rauques. Les voix graves et chaudes. Les voix de femmes, particulièrement celles chanteuses de jazz, comme Madeleine Peyroux ou Mélodie Gardot. Ou dans un autre registre celle d’Annie Lenox, la chanteuse du groupe Eurythmics.

 

Cet amour des voix me vient de mon enfance. Mon père est un vrai mélomane. Il m’a initié à la musique classique et il a formé mon oreille. Il a une très belle voix et a même chanté dans des groupes de choristes, comme c’était très à la mode dans les années cinquante. Il m’a transmis l’amour du jazz. Comme à mon frère qui, lui, est devenu un musicien professionnel et qui fait une très belle carrière de pianiste.

J’ai eu ma période très chanson française – Brel, Brassens, Moustaki – mais ensuite c’est surtout vers la pop music anglaise et américaine que je me suis tourné. J’étais plus Beatles que Rolling Stones (même si j’étais au dernier concert des Stones au Stade de France) et mon premier 33 tours, c’était Revolver, celui d’Eleanor Rigby et de Yellow Submarine. Je revois encore la pochette : les visages des Beatles dessinés au crayon. Et je n’ai plus décroché : Dire Straits, Jefferson Airplane restent parmi mes favoris. En 2006, j’avais surpris une journaliste de télévision en lui faisant découvrir Amy Winehouse qu’elle ne connaissait pas.

 

Dans ma vie d’élu, je suis très fier d’avoir soutenu et développé le Festival de musique baroque de Sablé-sur-Sarthe, qu’avait créé mon prédécesseur à la mairie Joël Le Theule Une de mes plus grandes émotions musicales, je l’ai d’ailleurs vécue à Sablé, au centre culturel : c’était un des derniers concerts du pianiste hongrois Georges Cziffra, un homme hors du commun, un virtuose, mais surtout un artiste d’une extraordinaire sensibilité, et d’une grande générosité.

 Cette année, pour la Fête de la Musique, la cour d’honneur de Matignon était transformée en salle de spectacle avec un programme très éclectique : des chanteurs d’opéra, mais aussi des jeunes chanteurs français, comme Bensé ou Emilie Marsh. Il y avait une ambiance formidable. Les gens étaient assis par terre, les artistes défilaient sur la scène et plus personne ne bougeait : ceux qui étaient venus pour le programme classique écoutaient un beatboxer, ceux qui cherchaient de la chanson française ont découvert les chansons Renaissance en italien de l’Arpeggiata."

Partager cet article

Publié par François Fillon - dans POINTS DE VUE ET TEMOIGNAGES
commenter cet article
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 17:22
J'étais à Berlin depuis le 7 novembre, je participais à un colloque organisé par l'Université Libre de Berlin (Freie Universität) et l'Institut des relations internationales de RDA sur les relations est-ouest. Le 9 novembre, au cours de ce colloque les participants allemands se sont de plus en plus egayés pour aller voir ce qui se passait notamment à la porte de Brandebourg. Nous les avons au bout d'un moment suivis. J'étais d'ailleurs en compagnie d'autres parlementaires dont Jean-Yves Le Drian, le Président de la Région Bretagne. Nous avons passé toute l'après midi et toute la soirée à assister aux premières grandes manifestations autour du mur, et vers 23h, nous avons croisé entre la porte de Brandbourg et le Check Point Charlie, Alain Juppé qui était accompagné de Nicolas Sarkozy et de Philippe Martel. Nous avons bavardé quelques minutes ensemble et puis ensuite, avec les personnes qui m'accompagnaient nous avons, vers minuit, passé le Check Point Charlie et nous avons retrouvé de l'autre côté une équipe de télévision de TF1. Nous sommes allés ensemble dîner dans un restaurant à Berlin-Est. Je suis rentré le 10 au soir. Quand on était sur place on a compris qu'il se passait quelque chose d'immense, et moi je l'ai interprété comme un grand moment d'espoir, l'espoir que enfin la séparation de l'Europe allait s'achever, et puis un peu comme un moment de culpabilité parce que au fond nous n'avions pas fait grand-chose pour que ce mur s'effondre et se sont les hommes et les femmes de l'Europe de l'est qui l'ont ébranlé tous seuls, c'était aussi un sentiment de frustration et de culpabilité.
François Fillon

Partager cet article

Publié par François Fillon - dans POINTS DE VUE ET TEMOIGNAGES
commenter cet article
18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 15:12
À l'occasion des journées du patrimoine, pour tous ceux qui ne pourront pas venir visiter l'hôtel de Matignon samedi et dimanche, retrouvez depuis cet après-midi sur www.gouvernement.fr une visite virtuelle 360°. Vous pourrez visiter toutes les pièces historiques de l'hôtel y compris mon bureau, le studio Tv ou les jardins.
François Fillon

Partager cet article

Publié par François Fillon - dans POINTS DE VUE ET TEMOIGNAGES
commenter cet article
23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 12:54

Construite au milieu du XVIe siècle sur les hauteurs du Pincio, la villa Médicis abrite depuis 1803 l'Académie de France à Rome, actuellement dirigée par M. Frédéric Mitterrand.

De jeunes artistes et chercheurs français, reçus sur dossier, y séjournent durant six à dix-huit mois. Perpétuant une tradition vieille de près de 350 ans, ils y cultivent leur savoir-faire, dans des conditions à la fois protégées et stimulantes.

Le vendredi 19 septembre, François FILLON y a prononcé le discours suivant.

***


Monsieur le secrétaire d’Etat, Monsieur le Directeur général,

Cher Frédéric Mitterrand, dont la voix nous est tellement, à nous, Français, familière, qu’en l’entendant on se prendrait à rêver d’être un de ces personnages historiques qu’il a rendus à la fois si proches et si sympathiques,

Chers pensionnaires, Mesdames et Messieurs,

C’est un grand plaisir pour moi, accompagné de Michel Barnier, d’être parmi vous aujourd’hui, parce que j’ai pensé que la Villa Médicis c’était l’endroit idéal pour lancer ce grand rendez-vous culturel que sont les 25ème Journées du patrimoine.

Je veux y voir un double symbole.

D’abord, c’est un peu au nom de la Présidence française de l’Union européenne que je m’exprime - puisqu’il s’agit de Journées européennes. Depuis plusieurs années, cette très belle idée française a séduit le Continent. Et au-delà des 15 000 sites français, 40 000 sites européens ouvrent leurs portes demain et après-demain. Or la Villa, par son histoire, son architecture, ses jardins, compte parmi les joyaux de notre patrimoine à l’étranger. Un patrimoine dont nos concitoyens ne soupçonnent pas toujours la richesse. Hors de ses frontières, la France est dépositaire d’un patrimoine remarquable : je pense au Palais Buquoy de Prague, au Domaine National de Jérusalem, à Saint-Louis-des-Français de Lisbonne. Chez nous, ces monuments seraient classés et protégés au titre des monuments historiques. Même s’ils sont soumis aux réglementations des pays dans lesquels ils se trouvent, nous avons une responsabilité particulière à leur égard.

Ce patrimoine, la France se fait un devoir de le donner à admirer, et elle espère entraîner un grand mouvement de réciprocité de la part de nos partenaires. Au fond, le patrimoine n’est-il pas la plus belle manière de forger l’identité européenne ? Et c’est la raison pour laquelle, forts du succès des Journées du Patrimoine partout en Europe, nous avons donc proposé à nos 26 partenaires une grande initiative visant à créer un « Label du patrimoine européen ». Nous voulons ainsi incarner, dans des lieux exceptionnels, cet héritage commun qui s’est inscrit dans la pierre au cours des siècles.

Le deuxième symbole de ma venue à la Villa, c’est le thème même des Journées du Patrimoine : « Patrimoine et Création » ; on pourrait dire que c’est un sujet conçu sur-mesure pour l’Académie de France, ici, à Rome.

Ici, rayonne toujours la richesse des travaux qui y ont vu le jour. On imagine Fragonard, dont les œuvres décorent le bureau du Premier ministre français... On dit souvent, j’ai vu qu’il y avait un livre qui venait de sortir qui s’intitulait "Matignon, cet enfer". Franchement, "un enfer" au milieu des Fragonard... ! Il y a pire ! Ici, je pense à Berlioz achevant la "Symphonie fantastique" ...

Il serait évidemment bien trop long de lister les artistes français, francophones et italiens qui sont venus ici puiser leur inspiration, qui sont venus parfaire leur talent, allumer l’étincelle parfois de leur carrière. Peintres, compositeurs, graveurs, sculpteurs, architectes, et - plus récemment - écrivains, cinéastes, plasticiens, designers, photographes, scénographes, restaurateurs d’œuvres d’art et historiens de l’art : tous ont ici, conformément à l’idéal de la Renaissance, goûté à cet air de liberté et à cette effervescence qui est propre à la ville de Rome, et à son Académie française.

Vous avez, cher Frédéric Mitterrand, la noble charge d’en consolider les fondements et de tracer pour elle de nouvelles perspectives.

Les fondements, ce sont ceux qu’André Malraux avait inspirés à Balthus : participer aux échanges culturels et artistiques, accueillir de jeunes artistes ou de jeunes chercheurs pour leur permettre de poursuivre leurs travaux. Vous avez donc pour mission d’être, non seulement un centre culturel, mais aussi un véritable laboratoire de l’Europe de la culture.

Aujourd’hui, d’autres horizons peuvent se dessiner pour la Villa Médicis, sous l’impulsion de votre nouveau Directeur général. Je sais que vous souhaitez ouvrir davantage cette institution sur de nouvelles formes de création, comme l’audiovisuel, ou sur la Méditerranée.

Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la perspective tracée par le Président de la République dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée. Ce sont des démarches de ce type - je pense aussi au Musée des civilisations de la Méditerranée qui va voir le jour à Marseille ; Marseille qui vient d’être désignée comme capitale européenne de la culture 2013 - qui charpenteront nos relations avec les cultures du Sud.

Jean Monnet disait au sujet de la construction européenne : « Si c’était à refaire, je commencerais par la culture ». Après tout, pourquoi ne pas essayer de s’en inspirer pour le rapprochement des rives de la Méditerranée ? C’est en tous cas un rôle qui est à la dimension de la Villa Médicis.

Ce rôle, votre Maison ne peut le remplir que parce qu’elle accueille le meilleur de notre propre création.

C’est par votre volonté, c’est par votre talent, chers pensionnaires, que la Villa pourra rester le symbole du rayonnement de la culture française à l’extérieur de nos frontières.

J’entends bien les critiques, d’ailleurs aussi récurrentes qu’injustes, sur le prétendu « déclin de la culture française » dans le monde. Mais Jean Nouvel a reçu le prix Priztker ! Mais Paul Andreu a construit l’Opéra de Pékin ! Mais Annette Messager s’est vue décerner le Lion d’or à Venise ! Mais Marion Cotillard a remporté un Oscar ! Mais Pascal Dusapin a joué dans le monde entier !

Voilà, je pourrais prolonger la liste des contre-exemples qui sont la meilleure réponse à des polémiques lancées par des pessimistes. Pour autant, on peut faire mieux et il faut faire mieux. Il faut mieux soutenir et mieux montrer nos artistes. Il faut mieux aider ceux qui ont choisi la France comme lieu de création. La scène française est passionnante, elle est bouillonnante. Nous devons en faire le coeur de notre politique culturelle et la faire mieux partager.

Je ne prendrai que quatre exemples :

-  pour les arts plastiques, nous avons décidé de nouvelles mesures pour dynamiser le marché de l’art en France et nous réfléchissons, avec le ministre de la Culture, à l’aménagement d’un site d’exposition des artistes confirmés.

-  sur le patrimoine, nous savons que son entretien est vital, non seulement pour le patrimoine lui-même, mais aussi pour les métiers d’art - et la restauration de la Villa en témoigne. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé, au moment où le Parlement va plafonner les niches fiscales, qu’une seule de ces niches échapperait au plafonnement, celle qui concerne les monuments historiques.

-  Parce qu’il est crucial pour les auteurs et l’ensemble de la filière de l’édition de disposer sur tout le territoire d’un réseau de distribution qui contribue à la diversité littéraire et à la préservation de l’expression francophone, nous mettons en place un Label qui permettra aux communes qui le souhaiteront d’exonérer certaines librairies indépendantes de la fiscalité, et en particulier de la taxe professionnelle.

-  Et puis enfin, parce que les créateurs qui vivent grâce aux industries culturelles sont parfois lourdement lésés par le développement des échanges entre internautes, nous allons présenter au Parlement cet automne un projet de loi emblématique, précisément baptisé « Création et Internet », qui permettra de trouver, je l’espère, un point d’équilibre plus satisfaisant entre les droits des artistes et ceux des internautes.

Mesdames et Messieurs, Monsieur le Directeur,

Patrimoine, Création, Europe, voilà le message d’ambition que je voulais délivrer à la Villa et en particulier à tous nos amis italiens qui nous font l’honneur d’être avec nous aujourd’hui.

J’espère qu’ils seront toujours plus nombreux à venir à votre rencontre. Et je veux souhaiter à vos pensionnaires le plus bel épanouissement artistique dans ces murs où la République s’honore de les accueillir.

Partager cet article

22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 17:36
A l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine, plus de 5 000 visiteurs français et étrangers ont pu découvrir ce week-end l'hôtel de Matignon. Construit par Courtonne dans les années 1720, ce magnifique bâtiment du faubourg Saint-Germain abrite depuis 1935 la résidence et le lieu de travail du chef du Gouvernement.


La curiosité des visiteurs pour ce lieu prestigieux, d'ordinaire inaccessible, se mesure à la longueur de la file d'attente : celle-ci s'étend sur une large part de la rue de Varenne, jusqu'à la rue du Bac ! Elle se poursuit dans le grand escalier au décor étonnant de faux marbres qui conduit à l'étage; car cette année, le bureau du Premier Ministre est exceptionnellement ouvert à la visite. C'est la seconde fois en 24 ans.


François FILLON a tenu à participer personnellement à cette opération. A peine descendu de l'avion qui le ramenait de Russie, le dimanche, vers 15 h 30, il a présenté lui-même la pièce à quelques uns de ses hôtes : "Ca permet aux Français de voir où travaille le Premier ministre. (...) C'est leur maison, c'est autant chez eux que moi", a-t-il rappelé.



En tenue décontractée, François FILLON a ensuite descendu l'escalier et gagné la salle de réunion, où il s'est entretenu avec un groupe de visiteurs handicapés. Cette année, un accent particulier a été mis sur l'accueil des personnes à mobilité réduite.


Dans le jardin, le Premier Ministre a pris le temps de faire admirer à ses interlocuteurs l'élégance de la façade. Il a aussi tenu à rassurer les plus inquiets, en sourant : si l'occupant de l'hôtel Matignon est soumis à une très forte pression, "il y a des enfers moins agréables que celui-ci ! "

Partager cet article

27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 08:42
Ce lundi 25 août, le Premier Ministre et le ministre de l’Education nationale se sont rendus à l'école primaire d’Avrillé (49) pour observer le fonctionnement des stages de remise à niveau mis en place depuis Pâques 2008.


Les familles inscrivent librement et gratuitement leur enfant - élève de CM1 ou de CM2 - à ces stages dont l’encadrement est assuré par des professeurs des écoles.

Destinés à réviser les connaissances fondamentales dans les disciplines opératoire - français et mathématique, notamment , les stages permettent à l’élève de se mettre en confiance avant la rentrée.

A Avrillé, 8 élèves, répartis en 2 groupes, révisent ainsi sous la conduite de deux institutrices.
Le député-maire de la commune, Marc LAFINEUR a mis à disposition de
cette opération les locaux d’une des quatre écoles de la commune.

Après avoir assisté à une courte séquence de remise à niveau, François FILLON a pu s’entretenir avec les institutrices et la directrice de l’école. Celles-ci ont souligné l’intérêt pédagogique que représente cette aide individualisée.


Au total près de 200 000 élèves auront bénéficié cette année de stages de remise à niveau, assurés par près de 38 000 professeurs.

***

Au terme de sa visite, le Premier ministre a prononcé un discours dont voici les principaux passages :

(...) la prospérité de la France, sa cohésion nationale et le sens de la fraternité se décident au sein de l’institution scolaire.

Dans la concurrence internationale, notre pays doit miser à fond sur l’intelligence et la formation.
Et dans le monde chahuté et parfois violent qui est le nôtre, la République doit plus que jamais affirmer son dessein.
La République, c’est une façon d’apprendre à vivre ensemble; c’est une façon de respecter nos différences, de juger sur les seuls mérites, de se reconnaître dans des valeurs communes.
Tout cela se forge dès le plus jeune âge, à l’école.

Ces valeurs qui nous sont chères - elles ont pour noms l’égalité, la tolérance, la justice, la liberté – ces valeurs ont une résonance universelle. Mais voilà: elles ont aussi leurs adversaires.

Il y a quelques jours, la Nation a honoré avec gravité et tristesse ses jeunes soldats morts en Afghanistan. Leur combat était et est juste.
Depuis 2001, en Afghanistan, le nombre d’enfants scolarisés est passé de 900.000 à près de 7 millions. 
Je crois que les lumières du savoir sont une façon de combattre la haine.
Je crois que les enfants, où qu’ils naissent, ont droit à l’éducation.
Je crois qu’ils doivent pouvoir grandir avec le goût des livres plutôt que celui des armes.
 

(...)

En 2008, 59 milliards d’euros seront consacrés au budget de l’enseignement scolaire.
A la rentrée, 12 millions d’élèves seront pris en main par 870 000 enseignants.
Nulle part l’avenir du pays ne se joue de manière plus décidée, plus collective, plus solidaire.

Cet engagement massif ne peut – je l’ai dit – aller sans lucidité et exigence.
Malgré les moyens engagés depuis des décennies, malgré le dévouement de la communauté éducative, nous connaissons des déceptions, nous enregistrons des reculs et des échecs. Plusieurs enquêtes, notamment internationales, l’attestent.
Cette situation n’est nullement irrémédiable.
Nous devons et nous pouvons améliorer la performance du système éducatif français en réorganisant ses structures, ses méthodes de travail, ses contenus pédagogiques.

La réussite de nos enfants commence dans les écoles primaires; et c’est donc ici que le renouveau éducatif doit être engagé. 

(...)

Dans le stage de remise à niveau, il y a trois logiques simples, dont la réforme du primaire va étendre le bénéfice à tous les élèves.

La première de ces logiques, c’est celle de l’allégement horaire.
Un enseignement trop chargé n’est pas un enseignement fécond. L’élève doit avoir le temps d’intégrer ses connaissances nouvelles, et le temps de les compléter par une vie personnelle ou familiale plus riche, plus construite.
Avec la réforme du primaire, c’est toute l’année scolaire qui retrouvera cette respiration, en passant de 26 à 24 heures par semaine, réparties sur quatre jours ou quatre jours et demi.

Cet allégement des horaires, nous en parlions depuis des années !
De multiples rapports dénonçant leur lourdeur par rapport à la plupart de nos voisins européens se sont accumulés… Chacun connaissait le diagnostic. Mais personne n’osait agir.
Voilà qui est fait !

La deuxième logique, c’est celle du ciblage des programmes.
Là encore, c’est un vieux sujet sur lequel nous avons beaucoup disserté et peu avancé.
A l’évidence, il y a un juste milieu à trouver entre la richesse des contenus et leur éclatement, leur éparpillement.
Le stage de remise à niveau se centre sur les bases fonctionnelles, dans les matières importantes, français ou mathématiques. Ce n’est pas de l’utilitarisme, c’est du bon sens ! Il faut maîtriser les fondamentaux afin de pouvoir, ensuite, élargir ses connaissances et ses compétences.

La refonte des programmes du primaire répond à cette saine et évidente préoccupation.
Son objectif est clair : il faut s’assurer qu’aucun élève ne quitte un niveau sans disposer des outils nécessaires pour affronter le suivant. Cet objectif s’inscrit dans le droit-fil de la loi d’avril 2005 sur la maîtrise du socle commun des connaissances.

La troisième logique, c’est celle de la personnalisation.
Le gouvernement est décidé à répondre à un double défi: assurer un enseignement pour tous, tout en garantissant un soutien individuel pour chacun, et notamment ceux qui décrochent.
Tous les élèves méritent le même cours, mais tous n’ont pas besoin du même temps ou des mêmes approches. Au nom de l’égalité, il faut savoir appréhender la diversité !
Cela demande naturellement de l’attention, du dévouement et du professionnalisme.
Mais cela demande aussi une organisation différente; et c’est pourquoi la réforme du primaire prévoit que 2 heures hebdomadaires seront désormais consacrées entièrement au soutien individuel.
Les évaluations nationales seront refondues pour que les enseignants et les familles disposent d’un diagnostic précis sur les progrès de l’élève.

Ne laisser aucun enfant sur le bord du chemin : voilà l’esprit de notre politique.
C’est une politique résolue et concrète. Une politique qui répond aux engagements pris par le Président de la République devant les Français.
Depuis Pâques, près de 200.000 élèves de CM1 et CM2 se sont inscrits dans les stages de remise à niveau, assurés par 38 000 enseignants volontaires, rémunérés en heures supplémentaires défiscalisées.
A titre expérimental, 200 lycées ont déjà ouvert des stages de remise à niveau à 6 000 lycéens, durant la seconde quinzaine d’août.


En réalité, notre éducation nationale est en train de se lancer dans une formidable mutation centrée sur l’accompagnement éducatif.
Dès la rentrée, les opérations d’accompagnement éducatif après la classe vont être étendues à tous les collèges et écoles de l’éducation prioritaire.
Dans le cadre du plan Espoir-Banlieues, 30 sites d’excellence vont être créés autour de lycées pratiquant l’accompagnement individualisé.
70 000 places seront offertes à des élèves, pour une expérimentation du bac professionnel en 3 ans.
250 Unités Pédagogiques d’Intégration nouvelles seront ouvertes aux élèves handicapés.
1 000 écoles seront équipées en visioconférence pour l’apprentissage des langues étrangères. 5 000 classes du primaire et du collège seront jumelées avec des établissements européens, grâce à la plateforme « e-Twinning".
Enfin, l’assouplissement de la carte scolaire sera poursuivi.
A l’heure actuelle, plus de 86 000 dérogations ont été accordées, avec un taux de satisfaction de 88%.

Voilà l’ambition éducative qui est la nôtre et que je voulais illustrer à Avrillé.
C’est une ambition qui mérite d’être partagée par tous ceux qui servent et aiment l’Ecole de la République.
C’est une ambition qui doit être portée par tous ceux qui ont conscience que l’avenir de nos enfants dépend étroitement d’une institution qui doit être modernisée et respectée.


Partager cet article

Publié par Francois Fillon - dans POINTS DE VUE ET TEMOIGNAGES
commenter cet article
18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 15:40
Au lendemain du discours du président de la République sur la nouvelle politique de défense et de sécurité de notre pays, et en ce jour de commémoration de l’appel du 18 juin 1940, il faut relire quelques passages des écrits du Général de Gaulle sur la réforme de l’armée.


La clairvoyance des analyses du Fil de l’épée (1932), de Vers l’armée de métier (1934) et de La France et son armée (1938) est toujours frappante. Comme le colonel de Gaulle dans les années 1930, nous sommes appelés à cet effort de lucidité et d’adaptation permanente qu’imposent la complexité du monde et les mouvements du paysage stratégique. D’où l’utilité de lire et de relire des textes désormais classiques, comme l’extrait suivant. Il ouvre le chapitre "Emploi" de Vers l’armée de métier.

"Devant l’inconnu de l’avenir, l’esprit humain cherche un recours et croit le trouver, d’ordinaire, dans ce qui s’est déjà passé. Comme le politique consulte les précédents ou le juriste la coutume, ainsi le soldat s’efforce de tirer des faits naguère accomplis les règles propres à se guider dans les actes du lendemain. Si l’occasion ne lui fut pas donnée de se battre lui-même, il interroge l’Histoire. S’il a fait la guerre, il se reporte à ses souvenirs. On a vu l’élite militaire des premières années de ce siècle bâtir sa philosophie sur l’étude des campagnes de la Révolution et de l’Empire. On voit l’armée d’aujourd’hui construire ses doctrines, thèmes et règlements d’après les errements du dernier conflit.


Un tel souci de s’appuyer sur le passé pour imaginer l’avenir présente assurément des avantages. Outre qu’il est naturel et conforme à l’instinct, il répond au sentiment, par ailleurs fort justifié, de la continuité des affaires humaines et de leur perpétuel retour. Au surplus, les diverses sortes d’artistes, et notamment les militaires, trouvent grand profit pour leur formation à étudier les maîtres et chefs-d’œuvre, car il y a dans la grandeur quelque chose de contagieux. Encore faut-il que ce conformisme ne devienne pas exclusif, ni cette imitation servile. Nul ne peut croire qu’un futur conflit doive ressembler, même de loin, à celui que nous avons vu.

Aussi, quand on raisonne de l’emploi d’une armée d’élite, rapide, puissante et protégée, doit-on, par principe, et quoi qu’il en puisse coûter aux commodités de l’esprit, renoncer à se servir des conceptions qui furent, lors de la lutte récente, appliquée aux efforts de masse". 

Partager cet article

17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 11:08
Alice, jeune militante UMP, a eu la gentillesse de m’adresser un long témoignage sur son expérience de l’engagement, et m’a autorisé à en citer de larges extraits sur mon blog.
Je la remercie d’avoir rédigé ce texte où s’expriment son énergie et son exigence : l’énergie qu’on met au service des autres, quand on décide de se « donner » à la politique ; et l’exigence qu’on brandit, quand on veut que les choses bougent !
« Faire de la politique, dit Alice, c’est croire au changement.»
C’est une réaction devant les faillites et les désordres du monde.
Mais c’est aussi une formidable occasion d’en apprendre plus sur soi, sur ses talents, sur ses limites.
C’est se laisser transformer par l’étincelle de l’audace, de l’initiative.
Militer, c’est enfin une manière de partager avec d’autres ses convictions et de vérifier, dans l’action, que des personnes extraordinairement différentes peuvent apporter leurs forces au même combat.
Tout cela, Alice le raconte à sa manière.
Elle vit la politique « entre raison et passion ».
J’ai choisi de présenter les passages dans lesquels elle expose ce double attachement.

    François FILLON


***


Faire de la politique, c’est croire au changement.

Lassée d’être toujours passive et spectatrice d’un monde qui chaque jour est le théâtre de nombreux conflits, j’ai décidé de tenter de comprendre comment l’action politique parvenait à résoudre un certain nombre de problèmes quotidiens.
J’y ai été encouragée par l’apparent désintérêt de nombreux électeurs français.
Comment l’électorat - celui d’une commune par exemple - peut-il rester indifférent aux affaires publiques alors que le maire, assisté du conseil municipal et ayant en charge la gestion de dossiers tels la lutte contre le chômage ou l’exclusion agit en son nom et défend au mieux l’ intérêt général?
J’ai décidé de remettre en cause un certain nombre de lieux communs sur ce monde particulier assez sulfureux et qui a plutôt mauvaise réputation.
Qu’un individu comme moi choisisse d’écrire à son sujet n’a rien d’étonnant. La politique est une de mes passions. Pour m’aider à décoder les rouages institutionnels de notre société, j’ai étudié le droit pendant trois années et j’ai intégré l’Institut d’études politiques de Bordeaux. Ma formation universitaire m’a convaincu de la nécessité d’enquêter sur les personnes qui au quotidien vivent avec et pour la politique.
La Politique. Je voudrais qu’on reconnaisse mieux ses vertus et son caractère indispensable à la vie en société. De manière presque invisible, elle sert de lien unissant les citoyens, indifféremment de leur origine sociale, ethnique, de leur capital économique ou encore culturel. De plus, elle favorise le brassage des idées et apprend la tolérance. L’individu se découvre de nombreuses aptitudes – pas toujours évaluées par le système scolaire ! L’engagement politique incite à prendre la parole en public et développe la confiance en soi et la persuasion. Mais aussi et surtout, il permet de devenir un acteur qui a des responsabilités. Le refus de s’engager fait malheureusement le plus souvent défaut dans notre époque individualiste.

Enfin, grâce à la politique, chacun éprouve des émotions et des sentiments d’une grande intensité qui contribuent à son épanouissement. Pouvoir vibrer à la fois individuellement et collectivement représente un cadeau précieux.

(…)

Si je manifeste de l’intérêt pour la politique, c’est parce que je reconnais qu’au quotidien, j’ai besoin d’elle. Elle m’aide à me sentir utile et à exister en dehors de ce statut d’étudiante, étiquette impersonnelle qui marque un statut de dépendance mais aussi une promesse d’espoir.
Je fais partie de ces rêveurs qui s’entêtent à construire un avenir différent parce que le présent me révolte. Je suis gagnée par la colère et l’envie de changements. Mais ce mouvement au caractère révolutionnaire ne peut pas être accompli par n’importe qui, et de n’importe quelle manière !

Mon adhésion au groupe des Jeunes populaires se justifie tout d’abord par la pertinence des idées qui sont au cœur de notre parti politique.
Le militantisme au sein des Jeunes populaires repose ainsi sur la reconnaissance des valeurs incarnées par le parti.
Piétiné et régulièrement perçu comme une contrainte, le concept de travail a besoin de retrouver la place essentielle qu’il a toujours occupée au sein de toutes les sociétés. En devenant un individu actif, chacun s’assure un revenu et décide de contribuer au bon fonctionnement de notre pays en s’affirmant comme le maillon d’une chaîne intergénérationnelle de personnes solidaires et généreuses.
A travers l’UMP, l’esprit d’entreprendre, la prise de risque et le libéralisme sont valorisés. Il est plus facile qu’autrefois de parler de réussite sociale sans en avoir honte.
Être jeune et de droite peut signifier que l’on croit aux vertus du libéralisme tout en veillant au respect des valeurs sociales traditionnelles. Le parti est attaché aux valeurs fondamentales de la famille et de la solidarité entre les générations. En outre, s’engager au coté des Jeunes populaires veut dire que l’on croit à l’ouverture d’esprit, au brassage des idées et à la nécessité d’être européen.

(…)

Par curiosité, j’ai souhaité tester l’intérêt d’aller débattre avec les socialistes. Je voulais découvrir toute seule de quelle manière le camp opposé au notre donne la parole à ses militants et son approche de la politique. J’ai tenté là une expérience assez périlleuse et qui m’a donné l’occasion de me mettre en colère. En effet, j’ai voulu évaluer si j’étais capable de prendre la parole dans une assemblée hostile à mes idées et observer de quelle manière j’étais traitée.
C’est dans cet état d’esprit, un peu fébrile mais motivée par l’envie de découvrir comment se déroulait une réunion politique chez les socialistes, que j’ai décidé de contacter l’animateur du groupe. Je ne porterai pas de jugement personnel sur le caractère des individus que j’ai rencontrés à deux reprises dans ce lieu
En revanche, il est important de souligner les efforts que j’ai dû fournir pour m’imprégner au maximum de l’ambiance et de cette façon de faire de la politique.
Je ne me faisais pas d’illusion car tôt ou tard, je ne pourrais plus cacher le fonds de ma pensée. Il est certain que je me situais en profond désaccord avec les idées émises lors du débat. Mais je prenais sur moi pour me taire et écouter sagement ce qui se disait. Je me souviens notamment de la présentation angélique des bienfaits de la loi sur les 35 heures faite par un militant.
Une fois son exposé fait, il n’y a eu presque aucun commentaire qui aurait pu tempérer les louanges de cette mesure. Cela m’a choqué car même si des personnes étaient en désaccord - ce qui est logique dans une assemblée - personne n’osa souligner le problème du coût de cette disposition ou ses effets sur la croissance.
Décidément, ce soir là, je me disais que j’avais bien fait de me forcer à venir. En effet, j’étais consternée par l’apathie générale des militants. Aucun débat, aucune prise de position susceptible de réveiller les esprits. Cette absence de participation critique et constructive a suscité toute mon attention. Mes interventions provoquèrent cependant des réactions assez vives car j’étais en opposition avec les propos qui étaient tenus.
Ce qui me choqua, c’est la détermination farouche de certains qui, mécontents de mes idées, tenaient à me faire taire à tout prix.
Mon souhait de m’exprimer relevait du combat permanent et la position de minorité dans laquelle je me trouvais était plutot inconfortable. Il est vrai que je n’ai pas pu rester longtemps observatrice car j’étais révoltée par ce qui se disait mais aussi par la manière de procéder. Mon habit d’espionne se révéla bien vite trop étroit et ce comportement inadapté à mon caractère. J’avais si souvent entendu dire que les socialistes avaient du mal à discuter entre eux et à laisser émerger des idées différentes. J’avais l’occasion de vérifier par moi-même cette opinion très répandue.

(…)

Chaque personne s’intègre dans la société en créant de multiples liens, tissés au fil de son existence. Et au fur et à mesure du développement de chacun, une toile se forme à partir des membres de la famille, des amis et des relations. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est précisément la pluralité des rôles qu’un individu peut être amené à jouer. Pour s’intégrer à part entière dans la société, l’individu travaille et est dit « actif ». Ce rôle de salarié est complété par celui de parent qui s’affirme comme une norme évidente. La société actuelle nous prépare à revêtir un jour ces habits depuis que nous sommes petits, afin de remplir au mieux ces rôles.
Or, il m’a semblé qu’à l’inverse la société décourageait les individus qui veulent faire de la politique Une fois passés les jugements ironiques de certains, j’ai réalisé qu’il n’y avait aucun discours motivant provenant ni des médias, ni de mon entourage. C’était peut-être là une manière de me mettre en garde contre un univers que l’on dit plus féroce qu’ailleurs.
Vouloir s’engager en politique suppose donc que l’on se démarque du schéma traditionnel, tracé à l’avance. Le militant peut exprimer une forte envie de changement, hors des sentiers battus et des figures imposées.

C’est en ce sens que faire de la politique permet d’exister autrement. A chacun de construire ses relations et de les entretenir. Ce qui est difficile pour la plupart des gens, c’est justement qu’il n’y a pas de mode d’emploi, pas de prêt à penser. L’intérêt de cette aventure humaine repose sur la prise de risque et sur la responsabilité personnelle. Il me semble impossible de ne pas croire fermement dans les valeurs du parti, à partir du moment ou l’on décide de s’engager.

Par ailleurs, contrairement à l’insertion dans le monde professionnel qui est vécue par la personne comme un moment heureux et valorisant, adhérer à un parti politique entraîne des réactions quelquefois négatives. Il ne viendrait à personne l’idée de féliciter l’individu pour sa décision alors que ce denier franchit une étape essentielle dans sa vie.

Au contraire, ce sont bien trop souvent les sarcasmes et des réactions désagréables qui accompagnent le nouvel arrivant dans cet univers inconnu. Pour ma part, mes proches n’ont pas fait beaucoup de commentaires en apprenant mon adhésion au groupe des Jeunes populaires. Me connaissant assez bien, ils savent qu’il ne servirait pas à grand-chose de tenter de me dissuader de faire ce que j’ai décidé de faire, parce que je tiens en général à avoir ma propre opinion

La particularité de l’engagement politique repose également sur le fait que c’est une activité bénévole (terme qui signifie : je veux bien). La liberté et l’envie de donner de son temps guident le militant. Les apports de son engagement ne s’évaluent pas en terme financier. Il s’agit au contraire d’un travail invisible de longue haleine qui enrichit l’individu au niveau humain.
Les avantages immatériels procurés par le militantisme sont nombreux et la passion pour ce milieu éprouvée par le militant se lit sur son visage. Décider de s’engager entraîne des répercussions certaines sur la vie et le comportement de la personne. Mais cette activité non lucrative est discrète et prend son temps pour agir sur chacun d’entre nous.

L’existence du militant prend un peu plus de saveur et son entourage évolue dans la mesure où il va désormais porter un regard différent sur lui. D’un naturel timide et discret, je considère qu’il est préférable de parler avec modération de mes idées politiques en dehors du groupe. En effet, ceux qui n’y appartiennent pas pourraient me considérer comme une femme qui frime et qui a rejoint les rangs de l’UMP parce que « c’est dans l’air du temps » ou que « cela fait bien ».
En outre, je tiens à préserver le mystère et la part de rêve de chacun sur la politique. Il m’arrive de solliciter la curiosité de mon interlocuteur, en dévoilant les thèmes que nous abordons dans nos réunions, mais uniquement quand je m’adresse à une oreille attentive, à une personne susceptible de venir un jour travailler avec nous. Je tiens à ce que les propos que nous échangeons entre nous restent les nôtres. L’utilisation du terme de famille politique est révélatrice des enjeux et de l’intensité qui existent au sein de ce clan.
Je crois que si je n’ai pas voulu m’engager plus précocement, c’est en grande partie en raison de la mauvaise réputation de cette activité et des désastres qu’elle peut causer. J’ai toujours été fortement émue et scandalisée par la manière dont la majorité des médias s’autorisent le droit de révéler des détails intimes sur un acteur public pour salir sa personne et le déstabiliser… et j’ai souvent eu la conviction que la violence des attaques était proportionnelle au talent de la personne !
Les humiliations et les critiques personnelles peuvent expliquer le peu d’empressement des individus pour exercer des responsabilités politiques, alors qu’elles en ont les compétences. Voir sa vie privée jetée en pâture invite à la prudence et en décourage plus d’un. C’est pour cela que je parle de vocation lorsque je constate avec admiration que des personnes acceptent, malgré tout les règles du jeu.

J’ai beau savoir que j’ai mis les pieds dans un espace qui, dit-on, est semé d’embûches, cela ne me gêne pas ; car je vois dans la politique une sorte de remède soignant plusieurs maux actuels.

L’action politique sert à modifier des situations injustes et nécessite du courage et de la persévérance. Le pessimisme est un élément omniprésent dans la plupart des idées contemporaines. Or, pour réussir un projet, il est essentiel qu’il soit mené dans un esprit positif et combatif. Sinon, le moindre incident peut décourager une personne d’oser entreprendre et mener des projets.
Vouloir faire de la politique peut se définir comme le désir de voir l’existence du bon coté. L’engagement suppose que dans son for intérieur, le militant a hâte de changer le cours des évènements et croit que cela est possible. Cela exige de sa part un effort pour penser l’avenir de façon optimiste, même s’il sait qu’il faudra se battre pour tout et que rien n’est acquis définitivement.
Alors, c’est évident qu’il affronte les railleries de ceux qui ont renoncé et rendu les armes , en jugeant que cela ne servait à rien d’aller voter et que tous les hommes politiques étaient corrompus. J’ai souvent entendu une expression que je déteste : «  il faut bien que jeunesse se passe ». C’est ridicule de croire qu’en grandissant une personne doive perdre ses idéaux et ne pas conserver une part de rêve, une part d’idéal au fond d’elle.

(…)

L’engagement politique relève de la volonté d’afficher son attachement à certaines valeurs mises en avant par le groupe des militants. Mon adhésion au groupe des Jeunes populaires s’explique par mon attachement pour les idées gaullistes de ce parti. Mais il existe également des motifs liés à la rencontre avec des personnes dont la personnalité m’a plue. En effet, j’ai eu l’occasion de nouer des relations amicales et sincères avec certains militants. Ils ont su attirer mon attention par leur aptitude à donner sans retenue.

Pour mieux comprendre la singularité de l’activité politique, il peut être utile d’expliquer au lecteur que c’est un univers complexe, dont l’esprit mêle la compétition et la solidarité entre ses membres.

Ce que j’ai pu apprécier cette année, c’est la pugnacité et la profonde motivation de certains militants dans leur façon de défendre des projets de loi.
Je crois que j’ai en outre compris que participer à un groupe politique et militer se distingue des autres activités. Cela n’a rien d’un loisir ou d’un passe-temps classique. Les personnes que j’ai rencontrées ressemblent à des individus ordinaires dans la mesure où elles suivent une formation à la faculté ou dans une grande école, ont une famille et des amis. Néanmoins, à l’occasion de certains moments de leur vie, elles vont apparaître comme des êtres doués de certaines qualités révélées lors de leur engagement.

Je me suis souvent demandé s’il existait un profil type d’individus susceptibles de réussir en politique Les médias nous renvoient très souvent le portrait de personnes qui se sont distinguées par leur intelligence scolaire et qui ont donc suivi le parcours de l’homme politique type : la scolarité dans les grandes écoles, l’appartenance à des réseaux fermés et un goût affirmé pour le pouvoir. Cependant, ces clichés m’ont semblé en décalage avec mon expérience et avec ce que j’ai pu observer au sein du groupe. Il existe naturellement une formation spécifique des élites politiques mais la vision qu’on en a est assez réductrice.

J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec quelques militants sur leur manière de concevoir le pouvoir. Et, le plus étonnant, c’est qu’il n’y a pas une manière unique d’aborder la politique. Tous s’accordent en revanche sur le rôle important qu’elle occupe dans leur vie. Je partage ce sentiment car j’avoue m’être très vite sentie dépendante d’une certaine ambiance crée au fil des conversations. En effet, les péripéties vécues par les membres du groupe donnent l’occasion de se surpasser.

De plus, certains obstacles obligent à dépenser une grande énergie et c’est toujours le même sentiment qui domine : l’envie de faire du bon travail. Comme dans toute bataille, le hasard a sa part de responsabilité dans une victoire politique. Mais quoi qu’il arrive, les individus sont déterminés à aller jusqu’au bout en utilisant les armes de la démocratie. Cet état d’esprit ressemble à un ciment qui fédère les militants.

(…)

L’inconstance et l’infidélité semblent être une caractéristique de la nature humaine. Qui n’a jamais cherché à profiter de l’éclat et de l’ingéniosité d’une personne pour vivre des moments de plaisir, même si c’est une existence par procuration ? Pourtant, la tentation de laisser tomber cette personne peut être très forte, une fois qu’elle a cessé de briller et de porter les espoirs du groupe.
Ai-je tort de penser que c’est dans ces moments de solitude et de remise en questions de soi que l’on peut réellement tester la force de convictions d’un individu ? L’envie de persévérer motive la personne à se redresser dans le combat politique parce qu’elle sait que ses idées sont meilleures que les autres. De plus, la défaite peut-être due à un concours de circonstances car s’il est un univers ou l’imprévisible est roi, c’est bien l’espace politique.

En effet, la précarité est une composante fondamentale de l’espace politique. Avoir du pouvoir, est-ce simplement le fait d’avoir plus de notoriété que la majorité des citoyens et de posséder un carnet d’adresses bien rempli ? Au-delà du rideau des flashs et des interviews se cache en réalité une vie laborieuse, où la solitude et les doutes accompagnent le responsable politique Choisir de consacrer sa vie pour défendre ses idéaux représente sûrement une décision insolite et courageuse. Plus rien n’est comme avant une fois que l’on devient un acteur public.
Vu de l’extérieur, chacun sent une distance entre ceux qui nous gouvernent et nous. Les élus sont comme parés d’or et de lumière, attirants du fait de leur inaccessibilité. Ils appartiennent à une caste élitiste sur laquelle chacun projète ses fantasmes et ses élucubrations.
Mais au risque de briser un mythe, j’ai pu constater que la magie n’occupait que peu de place dans leur vie. Le labeur y est omniprésent. Et la solitude aussi. On dit que la société est un panier de crabes. La politique ne déroge pas à cette règle. S’engager en politique ressemble à une aventure que l’on entreprend à plusieurs ; mais chacun ignore quand il sera reconnu personnellement.

En outre, militer ne rapporte pas d’argent et il n’existe aucun statut pour celui qui consacre du temps pour faire vivre ses convictions politiques. A la différence du monde professionnel, basé dans la majorité des cas sur la relation contractuelle, aucune règle écrite ne vient protéger et reconnaître les droits et devoirs du militant. La relation repose sur la confiance, l’échange d’idées et la bonne volonté de chacun.
En dépit du caractère précaire et peu tranquille de cette activité, chaque citoyen devrait se faire entendre. En ne militant pas, il laisse les autres décider éternellement pour lui. Or, rendre les armes démocratiques et s’abstenir d’aller voter, c’est agrandir l’espace des partis extrémistes et faire taire la voix de la cohérence politique.
Selon moi, l’optimisme et la foi dans la vie restent un socle essentiel pour avancer au quotidien.


Partager cet article

2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 22:13
Paris, rue Huygens, XIVe arrondissement. La visite de François FILLON au Lycée Paul-Bert, commence sous les cris d’un petit groupe de lycéens.
-    Les manifestations ne sont pas une façon de régler les sujets, relativise le Premier ministre, en pénétrant dans l’établissement où il doit tenir, avec Xavier DARCOS, ministre de l’Education nationale, et Rachida DATI, ministre de la Justice, une réunion de travail sur la politique de prévention contre les drogues en milieu scolaire.
Dans la salle polyvalente, la réunion rassemble une vingtaine de personnes représentant l’ensemble de la communauté scolaire.-    La première chose à rappeler, commence François FILLON, c’est qu’il n’y a pas de drogues douces ou dures : il n’y a qu’un phénomène, la toxicomanie, et les ravages qui lui sont associés. Un phénomène qui, en France, touche de plus en plus d’adolescents, et de plus en plus jeunes !
-    Il faudrait utiliser des mots concrets comme « joint » ou « gober », si on veut que la prévention leur parle, conseille Fabien.
Ce lycéen trouve par ailleurs que les mises en garde répétées ressemblent à un « bourrage de crâne ». Samira n’est pas d’accord :
-    Toutes les interventions au sujet de la drogue sont bénéfiques, quand bien même elles ne toucheraient qu’un ou deux élèves à chaque fois. Le vrai problème, c’est que les établissements n’ont aucun pouvoir réel pour réprimer la consommation de drogue parmi les élèves. Et la police ne peut pas intervenir dans les lycées matin, midi et soir.
Le docteur NUSS signale l’utilité d’une solidarité entre camarades. Une mère d’élève rappelle :
-    Vous, les ados, vous êtes éternels : le danger, c’est toujours pour plus tard !
Or les données médicales sont sans équivoque : le danger des drogues est immédiat. Y compris celui du cannabis, dont le commerce s’est banalisé aux abords des lycées.
-    Pour mettre les plus jeunes à l’abri, constate Thomas, il faudrait d’abord lutter contre la présence de ceux qui en tirent profit, des petits dealers.
Madame AYRAULT, conseillère d’éducation principale, rappelle la difficulté d’agir :
-    Que faire contre ceux qui introduisent quelques barrettes de hasch dans l’établissement et « pourrissent » les gamins ? Les dénoncer ? Bien souvent, les parents eux-mêmes ne veulent rien savoir des habitudes de leur enfant.
La réponse du Premier ministre est claire :
-    La responsabilité des parents, des éducateurs exige de ne pas fermer les yeux.

-    Interdire la drogue, ce n’est pas faire la morale, rappelle avec force Mme KHAYAT, le proviseur du lycée. C’est empêcher un délit que la loi réprime ! Il va bien falloir l’expliquer à un moment où à un autre à de futurs citoyens.
Xavier DARCOS comprend le besoin, exprimé par certains, d’un discours fort :
-    En 2002, l’opération Lycées sans tabac semblait impossible. Elle a réussi parce que nous sommes allés chercher les images choc, les cancéreux, les malades que la cigarette avait détruits. Si nos outils actuels ne suffisent pas pour les élèves, il faudra peut-être aller chercher, comme dans d’autres pays, des outils plus forts : oser faire venir d’anciens drogués, ceux qui ont tout perdu…
Rachida DATI rebondit sur la déclaration de Mme KHAYAT :
-    Interdire, ce n’est pas faire la morale : c’est éloigner un danger, c’est sauver des vies – comme nous sommes parvenus à le faire avec la violence routière. La lutte pour la sécurité routière, c’est la preuve que la loi peut changer les comportements.
Le ministre de la Justice évoque ses rencontres avec de jeunes adolescents placés en centre de rétention surveillée pour des délits liés à la drogue.
-    Quand la répression pénale arrive, déplore une mère d’élève, c’est trop tard : il faudrait pouvoir intervenir en amont.
Les annonces du Premier ministre se concentrent effectivement sur la prévention :
-    Le plan de lutte 2008-2011 visera d’abord à décourager les premières consommations de drogue. Le dialogue qui existe ici sera le point de départ d’un effort de communication très large. Votre lycée a tenu récemment deux colloques très utile sur la drogue : nous appuierons notre campagne nationale sur des exemples comme le vôtre.

A cette séance de pédagogie gouvernementale succède une visite au Palais de Justice de Paris. La section P12 du Parquet est une section de permanence, qui traite en temps réel les crimes et délits liés à la drogue. La qualité de son action repose sur un large éventail de réponses pénales et sur une excellente connaissance des réalités de la toxicomanie. Dans un petit bureau du rez-de-chaussée, un fonctionnaire explique au Premier ministre :
    - Nous fonctionnons en flux tendu, avec des psychiatres de permanence. Notre plus gros problème, c’est le crack. L’addiction est immédiate, et les dégâts physiques terribles. Le drame, c’est qu’on le trouve facilement dans le 18e pour 10 ou 20 euros la dose.
    - Combien s’en sortent ? demande François FILLON
    - 60 à 70% arrivent à décrocher – mais pas toujours du premier coup. Forcément, dans leur quartier, les tentations sont trop proches... Il faudrait peut-être faciliter les mesures d’éloignement.
    La Justice ne ménage pas ses efforts pour apporter à chaque cas une réponse adaptée. Dans une salle tendue de bleue, François FILLON écoute le procureur de la République, M. Jean-Claude MARIN, décrire la mise en place d’une nouvelle mesure : des stages de sensibilisation aux dangers de la toxicomanie. Médecins et associatifs dressent le bilan de leur collaboration avec le parquet.   
-    La prison, insiste Rachida DATI, ce n’est pas seulement la répression : c’est aussi un cadre de prise en charge pour des gens avalés par la spirale de la drogue.
François FILLON conclut cette table ronde en soulignant la cohérence des différentes actions engagées : -    Lutter contre la drogue va devenir une priorité nationale ; une priorité aussi forte que de lutter contre le tabac ou la violence routière. Une action globale va mettre fin au sentiment d’isolement de certains acteurs : l’objectif, c’est que le soutien du Gouvernement entraîne toute l’opinion publique derrière le travail que vous faites.


Partager cet article

2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 22:05
Jeudi 28 mai. François FILLON replace le numérique parmi les grands enjeux de l’avenir français, avec un déplacement parisien qu’accompagne M Eric BESSON, secrétaire d’Etat chargé de la prospective et du développement de l’économie numérique.

Ancien ministre des Technologies de l’information, le chef du Gouvernement n’a jamais caché son goût de l’informatique. C’est en passionné qu’il parcourt d’abord les locaux de l’éditeur de jeux Darkworks. François FILLON saisit même une manette pour tester le gameplay d’un projet en cours de développement.
 
Mais cette visite est surtout l’occasion d’annoncer la signature des textes instituant le crédit impôt « Jeu vidéo ». Ce dispositif devrait réduire les dépenses de création et renforcer la compétitivité de la France dans cette industrie au développement intense.

Une table ronde réunit ensuite les principaux acteurs du secteur à la Cantine numérique, un espace de création et de diffusion récemment inauguré dans le 2e arrondissement. Le Premier ministre, visiblement à son aise, définit le dividende numérique, et évoque son expérience personnelle d’utilisateur de la plate-forme Viadéo, dont le créateur est présent.

-    Le développement des TIC, des Technologies de l’Information et de la Communication est un enjeu majeur pour le Gouvernement. Eric BESSON doit d’ailleurs présenter avant fin juillet un plan de développement de l’économie numérique à l’horizon 2012. Les Assises du numérique organisées à partir du 29 mai sont destinées à dégager dès maintenant des idées, des procédés nouveaux.


Le Premier ministre égrène les objectifs : haut débit fixe pour tous les Français d’ici 2012 ; très haut débit pour plus de 4 millions de Français à la même date, passage à la télévision tout numérique d’ici fin 2011…
-    L’Internet mobile haut débit doit devenir dans ces mêmes délais une réalité pour tous les Français. La mobilité, c’est la nouvelle révolution numérique !
Au Gouvernement, s’amuse François FILLON en se tournant vers Eric BESSON, nous ne sommes pas nombreux à nous servir sérieusement d’un ordinateur ; mais tous les ministres s’envoient des SMS à longueur de journée !
L’objectif est d’étendre ce développement du numérique à de très nombreux secteurs et services : enseignement, médecine, administration… Le public partage l’enthousiasme de François FILLON, mais exprime certaines inquiétudes concernant ce nouveau modèle économique :
-    Le développement de l’offre légale, la lutte contre le piratage et la cybercriminalité doivent dessiner un « cadre de confiance » dans l’économie numérique, répond François FILLON. L’Etat doit trouver un point d’équilibre entre son rôle d’encouragement et son rôle de protecteur. Eric BESSON le sait. Je suis naturellement porté plutôt vers le camp de l’encouragement !

Partager cet article

30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 14:26
François FILLON s'est rendu ce 23 avril à la Maison de Solenn, lieu consacré aux adolescents en souffrance. Pour la première fois dans la capitale, une structure hospitalière s'ouvre exclusivement aux problèmes médicaux de l'adolescence - troubles alimentaires, dépression, handicap - et à leur accompagnement.


Située boulevard de Port-Royal, face à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce, la Maison de Solenn dépend de l'hôpital Cochin. Inspirée par l'expérience du Professeur Marcel RUFO, elle a été construite grâce à la générosité de nombreux donateurs. Parmi eux, la fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. Madame Bernadette CHIRAC, qui a parrainé son opération "Pièces jaunes", accueille le Premier ministre à la porte du bâtiment.



Aujourd'hui, 900 000 jeunes présentent des souffrances psychiques, soit 15% des adolescents français. Beaucoup d'entre eux ne peuvent pas ou n'osent pas faire appel à un médecin. Le chef du gouvernement s'engage à ce que d'ici 2010, des structures comparables à celle-ci soient ouvertes dans tous les départements. Elles seront appuyées par des équipes mobiles.




La Maison de Solenn porte le prénom de la fille du journaliste Patrick POIVRE d'ARVOR, morte à l'âge de 19 ans. Elle a été conçue par les architectes Jean-Marc IBOS et Myrto VITART comme un lieu lumineux, ouvrant largement ses deux "bras" et ses baies vitrées sur l'extérieur.


Avec Madame CHIRAC, le Premier ministre parcourt les ateliers dans lesquels les adolescents apprennent à retrouver l'estime et une meilleure image d'eux-mêmes - ici, le maquillage. 

Selon François FILLON, la santé des jeunes est un indice important de la santé des sociétés. Aider les jeunes est une tâche complexe qui passe par des réponses médicales, par la prévention des comportements à risque, mais aussi par une large responsabilisation. La charte de bonne conduite sur l'image du corps signée avec les professionnels de la mode et la proposition de loi pour lutter contre l'incitation à l'anorexie s'inscrivent dans cette démarche.


La table ronde qui réunit le Premier ministre et les adolescents autour du micro est un moment de liberté.
    - Quand vous étiez jeune, vous rêviez de faire quel métier ? demande une jeune fille.
    - Adolescent, j'ai rêvé d'être pilote de course; mais ça commence à être un peu tard pour me reconvertir, répond le Premier ministre. Depuis trente ans, je fais de la politique et je vais continuer à le faire.

    - Est-ce que votre métier vous laisse assez de temps pour vous occuper de vos enfants ? interroge Kevin.
    - Quand j'étais jeune député, au début de ma carrière, c'est vrai que je ne me suis pas assez occupé d'eux. Ils me l'ont reproché. Depuis que je suis Premier ministre, il ne se passe plus une journée sans que je les voie.
 

Partager cet article

Mes vidéos

Fil Twitter

Recherche