Ce site n'est plus à jour

Découvrez Fillon2017.fr
21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 15:41
Le Premier ministre a exprimé dès samedi son émotion à l'annonce de la mort de Germaine TILLION, ethnologue, déportée et résistante.
Il a rendu hommage au parcours lumineux et courageux de cette femme qui n'avait jamais renoncé à aucune de ses valeurs.
Germaine TILLION était l'une des cinq femmes françaises élevées au rang de Grand-Croix de la Légion d'honneur. Le 21 janvier 2005, François FILLON, alors ministre de l'Education nationale, avait eu le privilège de s'adresser à Germaine TILLION, en inaugurant à Saint-Mandé l'école maternelle qui porte désormais son nom et celui de sa mère, Emilie :

"Votre personnalité comme votre trajectoire personnifient le sens de l'indépendance intellectuelle et le pouvoir libérateur du savoir et de l'étude. (...) L'histoire, il y a soixante ans, accumulait contre toute raison les cruautés les plus atroces. Grâce à vous, Madame TILLION, grâce à celles et ceux qui, à votre image, se dressèrent pour l'honneur de la France et des hommes, des enfants libres peuvent aujourd'hui, à Saint-Mandé, comme partout sur notre territoire, vivre, apprendre, grandir en paix."


Partager cet article

21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 14:46
La seconde journée du Premier ministre au Japon commence par un vol d'une heure vers l'aéroport de Misawa, au nord du Japon. De là, la délégation française rejoint le site nucléaire de Rokkasho Mura. L'usine de retraitement de Rokkasho Mura, construite conjointement par le Français AREVA et par le Japonais JFNL, est des chantiers industriels les plus importants du pays. Des équipes japonaises sont venues se former à La Hague avant sa mise en exploitation. L'adoption de certaines techniques françaises par des pays comme le Japon conforte nos propres choix : une filière nucléaire complète permet de sécuriser en partie nos sources d'énergie, tout en diminuant l'émission des gaz à effet de serre. C'est le sens des discours de François FILLON et de M. Akira AMARI, ministre japonais de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie.

Tout aussi encourageante est la coopération européano-japonaise autour du projet ITER. François FILLON visite rapidement le site d'un futur centre scientifique, qui accompagnera le développement du réacteur installé en France.
Il est déjà 15h30 quand le chef du gouvernement retrouve Tokyo. Une voiture le conduit au quai de Wakasu, où se trouve un bâtiment de projection français, le Mistral.


François FILLON est accueilli à bord par le capitaine de frégate Gilles HUMEAU. Les honneurs militaires lui sont rendus.


Sitôt installé dans l'immense entrepont, derrière le pupitre qui lui est destiné, le Premier ministre a la joie de pouvoir féliciter la marine française
pour les excellentes nouvelles qu'il vient de recevoir : les otages du voilier Le Ponant, retenus par des pirates au large de la Somalie, ont été libérés. L'intervention de la marine a permis l'arrestation de plusieurs des coupables. Le Premier ministre peut désormais s'adresser à la communauté française avec l'esprit plus libre. Dans son discours, François FILLON salue avec chaleur les officiers du bord et tous les Français présents. Il souligne notamment le talent de la communauté française pour investir et pénétrer le marché japonais, très fermé.


Avec 8 000 résidents, les Français forment au Japon une communauté nombreuse, la plus forte des pays européens après la communauté britannique.


Il est 17h30 quand François FILLON quitte le Mistral en traversant le pont porte-hélicoptère. L'A340 qui doit le ramener à Paris attend sur la piste de Toky-Haneda. Réaffirmation du partenariat franco-japonais, renforcement de sa dimension stratégique, les buts du voyage sont atteints.
   

Partager cet article

17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 15:54
Le voyage du Premier ministre à Tokyo (10-13 avril) marque un nouveau temps fort de la relation franco-japonaise.

Accueilli à l'aéroport d'Haneda par l'ambassadeur de France, M. Philippe FAURE, et par l'ambassadeur du Japon à Paris, S.E. M. Yutaka IIMURA, François FILLON rejoint dans la soirée du jeudi son hôtel situé dans le quartier de Roppongi.
La première visite du vendredi sera consacrée à l'audience de Sa Majesté l'empereur Akihito. Le Premier ministre gagne ensuite le Kantei, l'Hôtel Matignon japonais. Un entretien est prévu avec son homologue, M. Yasuo FUKUDA (face au Premier ministre sur l'image)



Mme Valérie PECRESSE, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et Mme Anne-Marie IDRAC, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, assistent aux échanges, qui sont suivis d'une déclaration commune à la presse, et au déjeuner de travail, ouvert à plusieurs grands représentants des entreprises françaises.


Tous les participants accompagnent ensuite François FILLON au KAIDANREN, le patronat japonais. Après s'être entretenu avec son président, M. MITARAI, le chef du gouvernement prononce un discours consacré à la relance des relations économiques franco-japonaises. François FILLON déplore que celles-ci n'atteignent pas la qualité de nos excellentes relations politiques. Le Premier ministre regrette en particulier la fermeture des marchés japonais. Il rappelle que les réformes en cours font de la France, plus que jamais, un partenaire de choix pour le Japon, deuxième économie mondiale.
 
"Le Japon et la France sont deux grandes puissances industrielles qui souhaitent se donner les moyens de rester compétitives dans une économie globalisée"

Le Premier ministre répond aux questions de la salle, puis à une interview de la chaîne de télévision nationale NHK. Il est 16h15. L'heure est venue de partir pour l'immeuble d'AXA Japon, le principal investisseur français dans l'archipel. 300 employés attendent le Premier ministre au pied de la tour.

















L'accueil d'Henri de Castries, président d'AXA, se fait au son des tambours traditionnels japonais !



  
Mais la journée ne fait que commencer; car à la résidence de France, on attend le Premier ministre pour la cérémonie d'ouverture du 150e anniversaire des relations franco-japonaises.
   
En présence de M. Philippe FAURE (à dr.), François FILLON échange quelques mots avec le prince Hitachi, frère cadet de l'Empereur.



Il remet ensuite les insignes de commandeur dans l'Ordre national de la Légion d'honneur à M. Yohei KONO, longtemps ministre des Affaires étrangères du Japon, et aujourd'hui président de la Chambre des députés.
L'aide de camp du Premier ministre, le commandant Thierry NICOLAS, passe la "cravate" au cou du récipendiaire.







Les relations entre la France et le Japon ont une grande valeur aux yeux du Premier ministre, qui s'est déjà rendu à de nombreuses reprises dans le pays.




Il assiste avec intérêt à l'ouverture solennelle de la cérémonie d'anniversaire.




M. Ichikawa DANJURO, acteur légendaire du théâtre kabuki, purifie symboliquement  l'assemblée des influences mauvaises.



La nuit est déjà tombée quand François FILLON découvre l'EC 135 d'Eurocopter, qui vient de se poser derrière la résidence. Cet exemplaire exceptionnel, entièrement équipé par Hermès, est une démonstration couplée des compétences françaises dans les domaines de l'aéronautique et du luxe.

L'aéronautique reste à l'honneur, avec la signature d'un contrat entre Arianespace, représenté par son président, M. LE GALL (à côté de Mme Valérie PECRESSE) et le groupe japonais de télédiffusion B.SAT.


Une demi-heure est alors réservée à la presse française, avant que le Premier ministre ne profite d'un peu de repos.




Partager cet article

16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 17:04
Depuis 1807, les consistoires israélites organisent la vie de la communauté juive en France. Leur bicentenaire est l’occasion d’un événement exceptionnel. Pour la première fois, ce mardi 15 avril, un chef de gouvernement français va prendre la parole dans la grande synagogue de la rue de la Victoire. (Lien vers le discours complet). François FILLON est accueilli par les principaux représentants de la communauté, et revêt la kippa. Puis il traverse la foule pour gagner les bancs où sont déjà assis les représentants des églises chrétiennes, Dalil BOUBAKER, recteur de la Grande Mosquée de Paris, l’ambassadeur d’Israël, ainsi que les ministres Xavier DARCOS et Roger KAROUTCHI.

Après une allocution du président du Consistoire de Paris, Monsieur Joël MERGUI, on annonce Monsieur Jean KAHN, président du Consistoire central. Le silence se fait. Jean KAHN, victime d’un accident de santé, se déplace dans un fauteuil roulant et s’exprime d’une voix sourde.
Mais son autorité morale est intacte. Il rattache la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948 aux Dix Commandements, « code moral de l’humanité ». Il évoque aussi le long processus par lequel la communauté nationale s’est ouverte aux Juifs.

- Par le vote historique de 1791, rappelle à son tour François FILLON, les Juifs français devenaient des citoyens de plein droit, des Français à part entière, sans dépouiller leur immense héritage spirituel.

La conciliation de la foi avec les devoirs du citoyen se réalise en 1808 dans la création des consistoires par Napoléon Ier :

- Cette décision structure les communautés. Elle donne son unité à la communauté juive sans nier sa diversité régionale.

Les résultats sont là : le consistoire est aujourd’hui la plus vieille institution représentative juive, la communauté juive française la plus nombreuse d’Europe, avec 600 000 personnes. Le Premier ministre en mentionne les grandes figures : entre autres celles d’Adolphe CREMIEUX, de Léon BLUM, d’Emile DURKHEIM, du Grand Rabbin Jacob KAPLAN. Au sujet de ce dernier, François FILLON souligne le patriotisme inébranlable de la communauté juive :

- Il s’est éprouvé sur les champs de bataille de 14-18, quand tant de soldats et d’officiers juifs sont tombés pour la France. Il n’a jamais fléchi, malgré les préjugés, et malgré les vexations qu’une partie de la société française lui opposa. Je rends hommage à ces hommes de courage et de foi qui n’ont jamais douté de la République. Je vous rends hommage, à vous qui n’oubliez pas que la République a restauré les Juifs dans leur pleine dignité de citoyens, et qui continuez à vous reconnaître en elle, dans la confiance et dans l’honneur, malgré les pages les plus sombres de son histoire !

Le Premier ministre se félicite ensuite du rôle joué par le Consistoire comme représentant de cette communauté et interlocuteur de l’Etat :

- Comment vivre pleinement votre foi – une foi exigeante à bien des égards – dans le respect des lois de la République ? La réponse de la République, hier comme aujourd’hui, tient dans la laïcité Je vous sais profondément attachés à cette laïcité, dans laquelle vous reconnaissez d’abord un principe protecteur.

Séparation et liberté de culte se répondent dans cette laïcité. Elles supposent le respect et l’écoute mutuelle, poursuit François FILLON, qui cite alors Léon BLUM :

- La Paix n’est pas une œuvre de force mais une œuvre de justice.

A l’égard de la communauté juive, cette justice demande une lutte intransigeante contre tout antisémitisme. Le Premier ministre constate la réduction et la meilleure répression des délits concernés. Elle passe aussi par une série de questions pratiques : abattage rituel, organisation des examens les jours de fête religieuse, ouverture de carrés confessionnels dans les cimetières :
 
  - Ces difficultés sont très largement aplanies. Le dialogue entre nous est fructueux, se réjouit François FILLON. Je veux dire aux Juifs de France qu’ils ont raison d’aimer la République, et de voir en elle le rempart de leurs droits.

Les applaudissements - rares en un tel lieu - éclatent. Ils concluront aussi la prière solennelle pour la France (« Qu’elle conserve son rang glorieux au sein des nations ! Que l’Eternel éclaire ceux qui président aux destinées de l’Etat ! ») ; le discours souriant du Grand Rabbin de Paris, Monsieur David MESSAS, qui compare les rapports de la France et de la communauté juive à un mariage heureux ; et l’allocution très écoutée du Grand Rabbin de France, Joseph SITRUK :

- Il est trop facile, avertit ce dernier, de ne compter que sur les institutions ! Il faut se demander aussi, de temps en temps : Et moi ? Qu’est-ce que je fais pour la France ?





Partager cet article

11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 15:07
    Lundi 31 mars. Le temps neigeux qui a retardé le départ se lève lentement sur l’Aube. François FILLON aborde aujourd'hui un sujet qui lui tient à cœur, la ruralité. Madame Christine ALBANEL, ministre de la Culture, et Monsieur Hubert FALCO, secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire, l’accompagnent. Leur présence signale la richesse du sujet : le Premier ministre refuse qu’on ramène les campagnes à une image figée :   

    « La ruralité, c’est cette société où se rencontrent l’exploitant agricole, le vétérinaire, l’élu local, mais aussi des artistes, des retraités, des résidents étrangers, des patrons de PME… Je ne crois pas que ceux que je croise ce matin répondent aux stéréotypes usés du passé ! »

    François FILLON commence sa visite par la fromagerie d’Armance, à Auxon. Dans cette PME dynamique, Madame Anne SALHI-FOL et ses 22 employés produisent un fromage AOC, le chaource. La propriétaire tient à ses visiteurs un discours courageux et optimiste : même les petites PME peuvent exporter, affirme-t-elle. C’est même une des conditions de leur développement. Ici, 25% de la production part à travers le monde, jusqu’au Japon. Le petit cortège se glisse entre les étagères où les fromages s’affinent, puis sort de la chaîne de production. Dans la cour souffle un petit vent froid. C’est l’heure de partager un café.

    «  Quand je pense au développement agricole, commente François FILLON, je pense d’abord à une politique d’excellence qui fasse reconnaître ce que l’agriculture française a d’irremplaçable par sa variété, par son expérience, par son exigence. Nos labels vont dans ce sens. Moi j’ai toujours pensé que l’affinage d’un fromage comme le chaource relevait d’un art de vivre : le bon produit, c’est celui qui apporte autant de bonheur à produire qu’à consommer. »

    Les vallons de l’Aube conduisent ensuite le Premier ministre au GAEC de la chapelle Saint-Joseph, sur la commune de Villeneuve-au-Chemin. François FILLON écoute successivement le maire, le président de la FDSEA et les producteurs. Un thème revient régulièrement, celui de la sécurité sanitaire. La fièvre catarrhale occasionne un préjudice important aux éleveurs de moutons, et bloque les exportations de jeunes bovins vers l’Italie. François FILLON annonce que des aides complémentaires de 6 millions d’euros vont accompagner la campagne de vaccination entreprise. M. Yvon FAILLOT et M. Christian CLERIN précèdent avec fierté le Premier ministre dans leur bergerie. Dans les parcs à moutons, des jeunes isolent les animaux pour les présenter un par un au vétérinaire. Celui-ci procède à l’injection du vaccin, tandis que les visiteurs reçoivent les explications de docteur GUILLAUME, directrice des services vétérinaires de l’Aube.

    « Nos exportations vers l’Italie doivent pouvoir reprendre, insiste François FILLON. L’agriculture nous apporte 9 milliards d’euros d’excédent commercial par an. Nous sommes les seconds exportateurs mondiaux de produits alimentaires. Cette place est jalousée, et c’est normal ; mais nous nous battons pour elle ! »
     
    Fin de la visite à Ervy-le-Châtel, petite commune dont la population tout entière semble s’être rassemblée pour accueillir le chef du Gouvernement. François FILLON est rejoint par Monsieur Michel BARNIER, ministre de l’Agriculture, et par Monsieur François BAROIN, maire de Troyes. Tous traversent à grands pas le marché, dans une ambiance vivante, pour un tour rapide des points de vue du village. Le Premier ministre salue le maire de la ville, Monsieur Roger BATAILLE, qui est parvenu à doter Ervy-le-Châtel d’une médiathèque moderne.
   
« Le financement d’un tel projet n’est pas simple pour une commune de la taille d’Ervy ; mais la visite du bâtiment montre bien qu’en combinant intelligemment les concours des collectivités rurales avec ceux de l’Etat – et le bénévolat ! rien ne serait possible sans le bénévolat – une commune de taille modeste peut présenter une offre culturelle solide ».    

La question, très attendue, de la proximité des services publics est une de celles sur lesquelles François FILLON est le plus clair :

    « Je veux un redéploiement des services publics en milieu rural, mais ce redéploiement ne doit pas accabler les zones les plus fragiles, les plus éprouvées ! Les services de l’Etat devront prendre les plus grandes précautions pour ne pas imposer à ces zones un cumul d’épreuves injuste ».   
   
Le discours que le Premier ministre prononce à l’étage de la médiathèque, dans la petite salle bondée, confirme les espoirs que le XXIe siècle ouvre aux campagnes françaises. Zones diversifiées où s’installent à nouveau les habitants, mais aussi des activités de production modernes, elles sont redevenues des secteurs attrayants de l’espace français :
   
« Les zones rurales sont en train de mettre au point un nouveau contrat national. Elles répondent à la question de savoir ce que les Français se doivent les uns aux autres. Qu’est-ce que les agriculteurs doivent au reste de la population, en termes d’alimentation, de sécurité, de responsabilité écologique ? Que devons-nous aux agriculteurs, pour les services collectifs qu’ils nous rendent ? »

    Le défi, observe François FILLON, c’est d’offrir des paysages préservés, de défendre les traditions, d’accueillir le tourisme vert, mais de garantir aussi les services et les commodités des villes : Internet haut débit, logement plus disponible et plus confortable, dispositifs énergétiques économes… Bel appel à l’imagination des maires de petites communes, auxquels le Premier ministre rend pour finir un hommage signalé :

    « Ce qui permet au monde rural d’encaisser la force des changements et la rapidité des mutations de notre société, c’est d’abord la qualité exceptionnelle de sa vie démocratique. Une mairie rurale, à petite échelle, c’est un véritable concentré de démocratie agissante. Ce sont des hommes et des femmes qui s’impliquent passionnément dans la vie de leur commune, sans en attendre d’autre profit personnel que la reconnaissance de leurs concitoyens. C’est à cette démocratie rurale que nous devons le visage neuf de la France : une France qui a cours des dernières années s’est rééquipée, réaménagée, rénovée ! »
   
   

Partager cet article

Publié par Francois Fillon - dans POINTS DE VUE ET TEMOIGNAGES
commenter cet article
7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 10:41
JOURNEE DE LA FEMME

Dans le cadre de la Journée de la Femme du samedi 8 mars 2008, François Fillon a souhaité se joindre à l’évènement en postant une tribune personnelle sur son blog. Le Premier Ministre rappelle le long combat des femmes pour l’égalité et souligne toute son actualité, notamment symbolisée par le sort d’Ingrid Betancourt.


****

Pendant des siècles, les femmes ont été tenues à la lisière de l’Histoire et de la Loi.
Il faudra attendre le XXème siècle, pour voir les droits universels de l’Homme devenir vraiment ceux de la femme ! Ce n’est qu’au cours des six dernières décennies que les femmes furent enfin autorisées à assumer pleinement leurs droits civiques et civils.
Cette journée du 8 mars, nous permet de ne pas oublier ce passé injuste et blessant. Elle nous permet aussi d’apprécier le chemin parcouru depuis, et ceci, grâce aux femmes elles-mêmes qui menèrent le combat pour l’égalité.


Pourtant, tout n’est pas encore réglé.
Dans plusieurs régions du monde, la cause des femmes reste d’une actualité brûlante. Tenues dans un rôle souvent subalterne, soumises à des discriminations, des millions d’entre-elles sont encore victimes du mépris et de la force.
La France n’accepte pas cet état de fait, et saisit chaque occasion de faire entendre sa voix pour le dénoncer.

Dans notre pays lui même, malgré tous les progrès réalisés, on constate encore des inégalités de traitement, des préjugés détestables, des violences faites aux femmes qui ne sont pas tolérables.
Le gouvernement reste vigilant sur ces injustices qui doivent être combattues avec fermeté.
 
De Caroline Aigle à Laure Manaudou en passant par Marion Cotillard, les derniers mois ont peuplé nos écrans et nos journaux de jeunes femmes fantastiques, qui sont autant de figures emblématiques dans leur domaine.

Derrière ces réussites éclatantes, il y a toutes les femmes qui, au quotidien, travaillent dur, transmettent des valeurs, concilient leur vie professionnelle et leur vie familiale; il y a aussi ces femmes isolées et ces jeunes filles des cités qui, malgré les réticences de leur entourage, décident de vivre librement leur vie.  

Avec Nicolas Sarkozy, je suis fier d’avoir osé la parité au Gouvernement.
En charge de leurs ministères, ces femmes sont à leurs postes, parce qu’elles le méritent – tout simplement ! A l’image de toutes les Françaises qui ont de la volonté et du talent, leurs compétences sont ainsi reconnues au même titre que celles des hommes.

Aujourd’hui, c’est tout particulièrement vers le visage d’une femme que je me tourne – une femme dont la volonté d’agir et de vivre était immense, et qui est maintenant  à la frontière de la mort.
Cette femme, c’est Ingrid Betancourt.
Retenue depuis six ans dans des conditions indignes, elle est le symbole de toutes celles qui luttent et qui prennent le monde à témoin de leurs combats.
Au milieu de la jungle, son cœur de femme, c’est celui de la liberté et de la justice !
En cette journée du 8 mars, nos espoirs se confondent avec ce cœur emprisonné.

François Fillon

Partager cet article

Publié par Francois Fillon - dans POINTS DE VUE ET TEMOIGNAGES
commenter cet article
17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 13:51
ASTANA, KAZAKHSTAN. Pour la première visite d’un Premier ministre français, la nouvelle capitale du pays baigne dans une lueur laiteuse. Le vent glacé disperse la neige autour des immeubles futuristes, en une poussière impalpable. undefinedAu milieu de la plaine kazakhe, grande comme cinq fois la France, la ville étale le spectacle irréel de ses bâtiments flambants neufs :
- C’est le Dubaï des steppes ! s’exclame un membre de la délégation.

undefined Depuis l’unique visite d’un haut responsable français – c’était François Mitterrand, en 1993, deux ans après l’indépendance de cette ancienne république soviétique – beaucoup de choses ont changé ici. François FILLON est venu le constater. Le programme de ce 8 février est extrêmement chargé : entretiens avec le Premier ministre, M. MASSIMOV, avec le Président, M. NAZARBAÏEV, puis avec le Président du Sénat. Les contacts économiques sont au programme. Avec ses réserves immenses de pétrole et de minerais, le Kazakhstan intéresse les 17 chefs d’entreprise français qui accompagnent le chef du gouvernement. AUBERT et DUVAL signe un accord pour une ligne d’approvisionnement d’Airbus en titane représentant 850 millions d’euros sur 12 ans. La construction d’une cimenterie confiée à VICAT représente 140 millions. Tous sont impressionnés par la manière rapide dont le pays s’est ouvert aux investissements étrangers. undefinedDe son côté, le Kazakhstan, situé entre Chine et Russie, partage avec la France le souci de préserver de grands équilibres géopolitiques. Il reconnaît aussi l’expérience de la France en matière d’administration publique. L’Académie de la fonction publique a été conçue sur le modèle de l’ENA. François FILLON y répond aux questions des étudiants, manifestement intimidés, avant de recevoir un titre honorifique. Le Premier ministre revêt pour l’occasion la tunique brodée traditionnelle. Quelques minutes plus tard, il doit la troquer contre un manteau épais. Au-dehors, la température tourne autour de -18° ! undefinedAutant dire que la visite du Premier ministre est tout sauf classique. Il règne au Kazakhstan une ambiance étonnante, faite d’audace et de pragmatisme. Le pays a délibérément démantelé les arsenaux nucléaires hérités de l’URSS. Son président, Nursultan NAZABAÏEV, veut faire du pays une zone de paix et d’échanges. Il est vrai que les religions cohabitent pacifiquement au Kazakhstan, pont immense entre Europe et Asie. A l’extrémité de l’esplanade centrale, François FILLON découvre l’impressionnante « Pyramide de la Paix et de la Concorde », un bâtiment de 62 mètres de haut voué au dialogue entre les civilisations. C’est là que tout à l’heure, au soir tombé, l’orchestre de la Garde Républicaine française offrira un concert aux hôtes du chef du gouvernement. Mais avant cela, il faut se rendre à l’ambassade de France, dont François FILLON doit inaugurer les nouveaux locaux, en présence de l’ambassadeur, S.E. Monsieur Alain COUANON. undefinedSeuls onze pays de l’Union Européenne possèdent déjà une représentation sur place, la plupart dans le même immeuble. La France ne veut pas manquer son rendez-vous avec le Kazakhstan. L’heure est à l’intensification des échanges. Des échanges qui ne sont pas uniquement économiques, mais aussi diplomatiques et culturels. Le président NAZARBAÏEV sera présent à Paris pour sa septième visite en France au second semestre de 2008.

Partager cet article

14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 01:13
Conformément à ses promesses, le Premier ministre s'est rendu au cours des premiers jours de l'année 2008 dans les Antilles, où il a pu constater les efforts de reconstruction consécutifs au passage du cyclone Dean. Au cours de ce déplacement, François FILLON a visité le centre de recherche de l'INRA en Guadeloupe, où sont menées des expériences pionnières sur les cultures tropicales. Il a également souhaité se rendre le 4 janvier à Pointe-à-Pitre, où l'incendie du bazar chinois de la rue Sadi-Carnot, le  21 décembre 2007, avait fait sept morts. Le chef du gouvernement a profité à cette occasion d'un bain de foule chaleureux. Enfin, François FILLON a eu le privilège de pouvoir s'entretenir avec le grand poète martiniquais Aimé CESAIRE, ancien maire de Fort-de-France. 

Il a prononcé plusieurs discours, notamment : devant les élus locaux en Martinique, devant les acteurs économiques guadeloupéens et à la préfecture de Basse-Terre, en Guadeloupe.

Quelques images permettent de vous faire partager les facettes très diverses de ces quelques journées.
undefinedUne prise d'armes a eu lieu à Basse-Terre. Elle a été l'occasion d'un hommage aux troupes françaises.
undefinedundefinedundefinedLa visite du centre de recherche de l'INRA s'effectue en compagnie de la présidente de cet organisme dont le Premier ministre écoute les explications en longeant les champs de canne à sucre.undefined
Monsieur Michel BARNIER, ministre de l'Agriculture, et Monsieur Christian ESTROSI, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, accompagnent le Premier ministre.undefined
A Pointe-à-Pitre, François FILLON s'avance, seul, pour déposer une gerbe sur le seuil du bazar chinois dont l'incendie dramatique a endeuillé les fêtes, faisant sept morts.undefinedLe Premier ministre se fait expliquer le déroulement du drame, et interroge les membres des secours sur la possibilité d'améliorer leurs interventions.
undefinedLe déplacement du Premier ministre dans les rues du chef-lieu de la Guadeloupe est l'occasion d'échanges cordiaux avec les habitants.undefinedundefined
La rencontre du grand poète martiniquais, Aimé Césaire, est un moment fort. L'ancien député-maire de Fort-de-France, 94 ans, fait l'hommage de ses oeuvres au Premier ministre. François FILLON a la joie de lui remettre un exemplaire ancien du Journal de Sablé-sur-Sarthe. Entre 1929 et 1940, la commune dont le chef du gouvernement est l'élu a eu le privilège d'avoir pour maire le premier élu de couleur en métropole, le martiniquais Raphaël ELIZE. L'article offert à Aimé CESAIRE retrace son élection et son action.undefined

Partager cet article

Publié par Francois Fillon - dans POINTS DE VUE ET TEMOIGNAGES
commenter cet article
20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 12:51

undefined C’était lundi dernier, le 17 décembre 2007, à l’hôpital Georges Pompidou à Paris.

En salle d’opération, François Fillon assiste à une opération réalisée par le professeur Francine LECA. Une opération pas comme les autres : une « opération du cœur » à double titre puisque le travail du cardiologue est bénévole.


L’association qui l’offre s’appelle « Mécénat Chirurgie Cardiaque ». Elle se mobilise en faveur des enfants du monde qui naissent avec une malformation cardiaque grave et les prend en charge en assurant le financement de leur opération et leur séjour en France. Le Premier ministre a souhaité soutenir l’action de cette association, en lui faisant réaliser sa carte de voeux pour 2008.

undefined

Il s’est ensuite rendu au Centre des Côtes, aux Loges-en-Josas (78), où sont accueillis les enfants lors de leur convalescence.undefined

Partager cet article

8 novembre 2007 4 08 /11 /novembre /2007 13:35
On me reprochait d’être trop absent des média et aujourd’hui, par la magie d’Internet, me voici en vedette ! Merci à tous les internautes qui font du buzz autour de la petite vidéo tournée hier à Europe 1.
Eh oui, un Premier ministre, ça peut aussi avoir un peu d’humour, et parler de façon décontractée avec un journaliste, en sortant d’un studio de radio où il a parlé de sujets sérieux. Que personne ne s’inquiète : je serai présent sur tous les sujets de l’action du gouvernement. Prochain rendez-vous demain : je serai en Savoie, à Modane, pour parler développement durable et notamment du tunnel du Lyon-Turin, et ensuite à Aix-les-Bains pour m’intéresser à l’énergie solaire.

François Fillon

Partager cet article

Publié par Francois Fillon - dans POINTS DE VUE ET TEMOIGNAGES
commenter cet article
29 octobre 2007 1 29 /10 /octobre /2007 07:50
 
   La nuit est tombée quand les visiteurs franchissent le seuil de l’hôtel Matignon. Beaucoup arrivent à pied, en voisins, de Saint-Germain-des-Prés, où le milieu des lettres français conserve ses habitudes : ce soir, le Premier ministre reçoit les romanciers français et leurs éditeurs. C’est une première dans l’histoire récente, et plus d’une centaine d’auteurs ont accepté avec une certaine curiosité l’invitation de François Fillon. La date du 25 octobre n’a pas été choisie au hasard : c’est celle du Grand Prix du roman de l’Académie française, qui ouvre la saison des prix littéraires. L’occasion d’un hommage au talent et à l’imagination, que le Premier ministre entame avec un sourire : XN8C9574b.jpg
    « Je vous dois un aveu : je n’ai lu aucun des livres de la rentrée littéraire ! C’est la première fois depuis des années, et je préfère le reconnaître avec simplicité : entre les livres et la charge du gouvernement, j’ai dû faire un choix exclusif. Parmi les hommes politiques français, il est de tradition de se prétendre connaisseur, familier des textes : je ne m’y risquerai pas. »

    Le Premier ministre préfère partager avec son auditoire les conclusions plutôt rassurantes de la mission Livre 2010 sur l’avenir de l’imprimé :
    « La dématérialisation progressive ne tue pas la littérature. Un progrès général de la lecture profite aussi bien au livre qu’aux supports électroniques. L’autre bonne nouvelle, c’est que le modèle économique de l’édition française survit bien à ces évolutions. »

    Plus que celle des éditeurs, la situation de la librairie indépendante appelle l’attention du gouvernement :
« Au cœur des villes, les petits libraires effectuent un travail irremplaçable de passeurs, de conseillers. Ils écoutent le lecteur, relaient et éduquent sa curiosité. Ils méritent notre soutien et ils l’obtiendront. »
    Christine Albanel, ministre de la Culture, présente aux côtés du Premier ministre, approuve. Elle s’est prononcée en ce sens au cours du dernier Conseil des ministres. Au passage, François Fillon prend sur le piratage des droits des positions très fermes :
    « A l’heure de la phase numérique, la diffusion clandestine de textes ou de traductions doit être efficacement punie, leur diffusion légale précisément encadrée et protégée. »

XN8C9612b.jpg

    Peu à peu, le Premier ministre quitte son texte des yeux pour partager ses propres expériences de lecteur : « Le retour en force de la fiction romanesque est aussi celui de la créativité, de l’enthousiasme et du vertige. Je me rappelle la première fois que j’ai ouvert les Mémoires d’Outre-tombe de Chateaubriand : j’ai senti un vent glacé me descendre dans le dos... »
    Pendant quelques minutes, le chef du gouvernement improvise et évoque l’émotion dégagée par une scène des Bienveillantes, de Jonathan Littel.

    Le moment est venu de partager un verre avec les auteurs présents, Nathalie Rheims, Jean d’Ormesson, Philippe Djian, et leurs éditeurs. Le Premier ministre semble trouver un vrai plaisir à leurs conversations, qui se prolongent bien au-delà des habitudes.
 
  
XN8C9663b.jpg
XN8C9635b.jpg












«
J’aime ce pays où l’on est encore sensible à la force des mots ; ces mots qui nous surprennent  toujours par leur pouvoir. » conclut François Fillon.XN8C9639b.jpg

Partager cet article

10 octobre 2007 3 10 /10 /octobre /2007 20:23
François Fillon a répondu aujourd'hui aux attaques dont il a été la cible à la suite de son utilisation du mot « détail ». Il avait employé ce mot dans son discours du 6 octobre 2007 au conseil national de l’UMP :
 
« C’est la loi sur l’immigration - cette loi dont les polémiques ont grossi jusqu’au ridicule un détail, en masquant l’essentiel : qu’elle rendait à la France le droit de choisir son immigration ; qu’elle renforçait la qualité des contrôles ; qu’elle instaurait une politique d’intégration véritable, fondée sur notre langue, sur notre culture, sur notre histoire, sur le respect d’une identité nationale dont nous n’avons pas à rougir ! ».
 
François Fillon a répondu, ce soir, dans son discours à la convention de rentrée des Réformateurs, aux réactions suscitées par cette phrase :
 
« Je vois renaître les habituels serviteurs de la pensée unique, les traditionnels gardiens du politiquement correct. Ils se sont fait entendre ce week-end au détour d’un discours que j’ai prononcé. Alors que j’évoquais l’ensemble de la politique d’immigration choisie que recouvre le projet de loi de Brice Hortefeux, j’ai eu « l’inconvenance suprême» d’user du mot « détail » pour qualifier l’amendement de Thierry Mariani.  
 
Que n’avais-je dit ? Utiliser le mot « détail » : « quel dérapage », « quelle horreur », « quelle atteinte insupportable à la démocratie… ». Qu’une partie de la gauche et du microcosme s’empressent de faire un parallèle avec Mr Le Pen, révèle le vide de l’opposition et le conformisme d’une partie des observateurs politiques. 
 
Ce parallèle n’est pas seulement ridicule, il est honteux. Placer au même niveau un test ADN volontaire et encadré par un juge et les chambres à gaz est déshonorant. C’est une injure pour ceux qui ont connu les camps de la mort et c’est une injure à l’intelligence.
 
Libre à la gauche d’être hostile à notre projet de loi. En revanche, je récuse cette culture de l’intimidation. Je récuse ces amalgames déplacés. Je dénonce la « police des mots » dont parlait déjà Orwell, qui prétend savoir ce qu’il faut dire, quant il faut le dire et comment il faut le dire ! Je ne crois pas que la gauche qui a assisté passivement à la montée de l’extrême droite dans les années 80 et qui a provoqué le 21 avril 2002 puisse vraiment donner des leçons.
 
Oui, mes amis, je dénonce ce politiquement correct qui interdit de parler lucidement d’immigration sans être soupçonné de xénophobie.
Qui interdit de parler de sécurité sans être soupçonné d’être liberticide.
Ce politiquement correct qui interdit de parler de revalorisation du travail sans être soupçonné de « faire le jeu des patrons» contre les salariés.
Qui interdit d’être à la fois libéral et social.
Qui interdit de baisser les impôts sans être suspecté de « servir les intérêts du grand capital ».
Qui interdit de parler de l’identité de la France sans être accusé de nationalisme.
Qui interdit à des personnalités de droite et de gauche de travailler ensemble sans être accusés de haute trahison.
 
Les Français en ont assez de toutes ces caricatures qui les étouffent. Assez de ces affrontements fondés sur des postures et des clichés qui donnent au débat public des allures de guerre civile. Notre démocratie mérite mieux que cela et le peuple Français exige mieux que cela ».

Partager cet article

Mes vidéos

Fil Twitter

Recherche