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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 16:00

 

 


 

François Fillon appelle les militants à jeter toutes leurs forces dans cette dernière bataille, lors d'une réunion publique à Bourg en Bresse le lundi 23 avril 2012.

 

Mes chers amis,

Nous nous retrouvons pour mobiliser toutes nos forces autour de Nicolas Sarkozy, et je voudrais vous dire que votre présence ce soir est pour moi un honneur et une source d’ardeur nouvelle.
Je suis accompagné de Salima Saa qui incarne le beau visage d’une droite républicaine qui a du cœur et qui a de l’audace.
Salima a du talent, de la ténacité et, comme vous, elle aime la France de toutes ses forces. C’est cet amour de la France qui nous porte tous à nous dépasser.

Je veux dire mon estime et mon amitié à tous les parlementaires et tous les élus présents. Je ne peux pas les citer. Il y en a trente-deux qui sont ici autour de nous aujourd’hui pour soutenir la campagne de Nicolas Sarkozy. Mais à tous, et collectivement, je voudrais dire un grand merci et cette fois-ci un merci vraiment personnel.
Nous arrivons maintenant à la fin de cette législature. Pendant cinq ans j’ai pu compter, et à chaque instant, sur la majorité parlementaire. Cette majorité elle ne m’a jamais fait défaut, même dans les moments les plus difficiles. Et Dieu sait si il y en a eu des moments difficiles, avec des décisions que nous avons du prendre dans l’urgence pour faire face à la crise, des décisions qui n’étaient pas populaires, des décisions qui vous étaient parfois reprochées lorsque vous rentriez dans votre circonscription, sur le marché, par des hommes et des femmes qui ne pouvaient pas toujours voir qu’à long terme les décisions que nous prenions été nécessaires pour protéger notre pays. Sous la Vème République il n’y a pas beaucoup d’exemples d’une majorité parlementaire qui pendant cinq ans n’a jamais manqué au Premier Ministre et à son Gouvernement, je veux vous en remercier.

Je suis heureux de retrouver Bernard Accoyer.
Bernard a été bien plus qu’un président de l’Assemblée Nationale, il a aussi été un acteur indispensable des réformes.

Durant ce quinquennat, il a été un arbitre, un facilitateur, et, pour moi, il a été un confident dont j’ai toujours apprécié l’expérience et la loyauté. Merci Bernard.

Enfin, je m’adresse à vous tous et tout particulièrement à tous ceux qui militent depuis le début de cette campagne, aux Jeunes Populaires qui sont engagés sur tous les fronts de cette campagne présidentielle.
Je sais que vous ne craignez pas le combat des idées. Alors combattez !
Je sais que pour vous l’engagement politique est un acte de foi. Alors, donnez pour la France, donnez tout ce que vous aimez, et  ensemble nous allons jeter toutes nos forces dans cette dernière bataille.

Depuis des mois, je dis que cette élection présidentielle sera très serrée, et le résultat du premier tour vient renforcer cette conviction.
Rien, absolument rien n’est joué. Et cela d’autant plus que le peuple français a démontré, une nouvelle fois, combien il refusait les scénarios écrits d’avance par d’autres que lui.

Souvenez-vous mes amis, il y a quatre mois, on nous disait que Nicolas Sarkozy ne serait pas au second tour de cette élection.
Il y a deux mois, certains nous disaient que François Hollande serait au-dessus de la barre des 30%.
Il y a un mois Jean-Luc Melenchon était la coqueluche des médias et il était considéré comme le 3ème homme. Lui même venait à rêver d'être au second tour.
Enfin il y a deux semaines à peine, on nous disait que cette campagne n'intéressait personne, qu’elle était ennuyeuse, ce que nous ne constations pas dans toutes ces réunions que nous avons faites, où il y avait toujours de plus en plus de monde et de plus en plus de ferveur. Mais qu’à cela ne tienne. Les médias  nous disaient « C’est une campagne ennuyeuse, elle n'intéresse pas les Français, il va y avoir une abstention considérable. ». Et bien tous ces pronostiques ont été balayés par le jugement des Français.
Nos concitoyens ont démontré qu’ils étaient, comme toujours, libres et intéressés par cette élection parce qu’ils en ont compris les enjeux.
Bien sûr ce premier tour, c’est toujours dans l’élection présidentielle celui où s’exprime la diversité française. Et nous ne sommes pas héritiers des tribus gauloises pour rien. Il y a une immense diversité française.
Mais le premier tour c’est aussi celui où s’expriment les sensibilités, les options, les angoisses, les colères, les rêves…
Tous les votes doivent être respectés, tous les votes doivent être médités, parce que tous les votes sont l’expression de ce qu’est aujourd’hui, dans sa réalité, la nation française.

Que voyons-nous avec ce premier tour ?
Tout d’abord, que la France n’est pas fondamentalement à gauche. Il n’y a pas un désir irrésistible de socialisme.
Ensuite, nous voyons que la crise - et comment pourrait-il en être autrement - a favorisé les partis protestataires. Il y a une peur et il y a aussi des colères et des passions qui traversent notre pays.
Le nier serait absurde.
Et puis enfin, il y a Nicolas Sarkozy, bien mieux que tout ce que les observateurs et les médias avaient prédit.
Mes amis, après cinq ans de bombardements intensifs, après cinq ans d’attaques aussi violentes qu’injustes, après des crises qui ont renversé nombre de gouvernements en Europe, et bien l'écart entre Nicolas Sarkozy et François Hollande est de 1,4%.  Voila la réalité du premier tour !
Alors maintenant c’est le second tour qui commence, c’est une autre élection.
Chaque électeur va devoir recentrer son vote, en laissant de côté ses regrets, ses hésitations, ses acrimonies.
En démocratie, il y a un moment où il faut choisir entre deux personnalités, entre deux caractères, entre deux programmes, entre deux visions de la France qui sont différentes.

Notre devoir, le devoir de Nicolas Sarkozy, le devoir de tous ceux qui font campagne avec lui, c’est de parler à tous les Français.

Ce n’est pas de parler à la gauche, de parler à la droite, de parler aux partis politiques. C’est de parler à tous les Français, et c’est de parler à tous les Français en les respectant.

Respecter les Français, c’est rester cohérent avec la ligne politique qui est la nôtre et avec les valeurs qui sont les nôtres  car mes chers amis, la vérité c’est que les électeurs méprisent les hommes politiques qui font des zig zag entre les deux tours pour aller chercher les voix des uns ou des autres.
Respecter les Français, ça n’est pas négocier avec les partis des accords d’apparatchiks, comme l’ont fait les socialistes avec les Verts ; et comme ils ne vont pas tarder à le faire avec le Front de Gauche.
Il n’y a rien à négocier dit à haute voix M. Melenchon… mais à voix basse il pense exactement le contraire, et il est prêt à devenir le second du capitaine de pédalo, ainsi qu’il l’avait lui-même caractérisé lorsqu’il le combattait.
Si nous avons fondé la Vème République, si nous avons voulu cette élection présidentielle c’est justement pour en finir avec ces accords de partis, avec ces échanges de circonscriptions, avec ces accords où l’on monnaye des centrales nucléaires contre des postes, où l’on monnaye tel aspect d’un programme auquel on ne croit pas, parce qu’on est obligé de le faire.
Nous avons fait une réforme fondamentale, qui est la réforme de l’autonomie des universités. On savait que les universités françaises étaient en déclin. Pourquoi elles étaient en déclin? Elles étaient en déclin depuis 1984 parce que la majorité issue de l'élection de 81, la majorité du Programme Commun, avait imposé aux universités un statut absurde, un statut ridicule, un statut qui n’existait nul part ailleurs dans les grands pays développés, et qui aboutissait à mettre toutes les universités françaises au même niveau, avec les mêmes règles, avec les mêmes systèmes de recrutement : pas d’excellence, pas une tête qui dépasse, l’égalitarisme comme parfois notre pays le réclame, avec les défauts qui sont les siens. Pourquoi cette réforme a été imposée? Parce qu’elle était dans le Programme Commun de la Gauche. Et le ministre socialiste qui avait conduit cette réforme, Monsieur Savary, avait confié un jour à l’un de ses amis, qui l’a rapporté dans un texte : « J’ai honte de faire cette réforme. Je sais qu’elle aboutira à la ruine de l’université française. Je ne peux pas faire autrement parce que c’est une demande du Parti Communiste qui a été négociée dans le Programme Commun. » C’est pour ça que nous avons voulu cette élection présidentielle, pour en finir avec tous ces accords. Et bien nous ne ferons d’accords avec personne, il n’y aura de négociations avec personne. Nicolas Sarkozy va parler à tous les Français, à tous les électeurs, qui sont tous respectables, qui doivent tous être entendus et auxquels nous devons apporter les réponses qu’ils attendent.

Enfin, respecter les Français, c’est tout simplement faire appel à leur intelligence et à leur civisme.
On ne «débauche» pas les électeurs, on ne les traite pas comme des consommateurs, on ne les traite pas comme des pions sur un échiquier.
Chaque Français doit être considéré comme un citoyen qui doit être convaincu. 
C’est vrai qu’il y a une demande de dignité chez les électeurs protestataires qui nous ont dit qu’ils se sentaient déclassés, qu’ils se sentaient en insécurité. Nous devons répondre à leur angoisse, et nous devons répondre à leur angoisse en démontrant que nous sommes plus solides que la Gauche pour les protéger.
Qui peut croire un instant que François Hollande apporterait des réponses sur la question de la sécurité, sur la question de l’immigration, sur la question de la désertification rurale à des électeurs qui ont manifesté leur angoisse et leur colère, alors que son projet est tout le contraire.
C’est Nicolas Sarkozy qui est le mieux à même de protéger les Français qui ont exprimé à l’occasion de ce premier tour leur angoisse et leurs craintes.
Il y a chez les électeurs centristes, une demande de vérité. Une demande de vérité sur les déficits, une demande de vérité sur les moyens de rembourser la dette française et de réduire les déficits qui l’ont causée. Il y a une demande de vérité sur la construction de l’Europe. Quelle Europe voulons-nous ? Comment voulons-nous construire l’Europe qui peut nous protéger ? Il faut leur répondre. Et Nicolas Sarkozy va le faire dans les prochains jours ou tout au long de cette campagne du deuxième tour.

Mais, mes chers amis, ce second tour il nous ramène surtout aux fondamentaux de l’élection présidentielle.
Qu’est ce que c’est que l’élection présidentielle ?
C’est d’abord le choix d’un Chef d’Etat pour notre pays.

Et j’emploie à dessein le mot de « Chef d’Etat ». Parce que dans la crise, au moment où le destin de notre pays, et le destin des grands pays européens, est bousculé, bousculé par cette compétition internationale, c’est à dire bousculé par la montée en puissance d’immenses pays qui comptent des milliards d’habitants, et qui eux aussi ont soif, soif de développement, soif de richesses, soif de plus de liberté, qui veulent que leurs enfants vivent mieux qu’eux-mêmes, et qui se battent pour y arriver, et qui se battent avec acharnement, et qui se battent avec tout ce qu’ils ont de plus important chez eux, c’est-à-dire le travail. Ils travaillent. Et ils travaillent pourquoi? Pour nous dépasser. C’est leur objectif, et personne ne peut le leur reprocher.
Et bien pour leur faire face, dans cette crise, il faut faire des réformes, il faut conduire le pays fermement, et pour ça on a besoin d’un Chef d’Etat et pas seulement d’un président de Conseil Général, fut-il candidat à la présidence de la République.

Pendant cinq ans, Nicolas Sarkozy a tenu la barre. Il a tenu la barre en pleine tourmente internationale.
Il a montré qu’il possédait une vertu qui, il faut bien le dire, est assez rare en politique : le courage d’agir.
On peut l’aimer ou pas. On peut l’apprécier ou ne pas l’apprécier, mais personne ne peut nier qu’il a la carrure d’un Chef d’Etat, et qu’il a le cran et la détermination pour défendre les intérêt de notre pays dans le monde.
Avec Nicolas Sarkozy, nous avons réformé, nous avons bousculé les conservatismes, nous avons résisté aux oppositions. Nous n’avons jamais cédé !
Je voudrais vous demander d’être attentifs sur ce point. C’est la première fois depuis bien longtemps, en tout cas c’est la première fois depuis que je suis engagé dans la vie politique - et ça fait longtemps que je suis engagé dans la vie politique - et bien c’est la première fois que je vois pendant la durée d’une législature un gouvernement qui n’est pas amené à retirer un texte qui est en discussion au Parlement devant la pression de la rue. C’est la première fois.
Et disant cela, mes amis, je ne mets pas en cause ceux qui manifestent, ceux qui font grève, ceux qui protestent, c’est leur droit. Je dis simplement que ce n’est pas tout à fait la démocratie, quand un Président de la République est élu par une majorité de Français sur un programme, qu’ensuite une majorité parlementaire est choisie par une majorité de Français sur un programme parce qu’ils veulent mettre en oeuvre ce programme, ils ne peuvent pas le faire. Ils sont mis en échec par quelques centaines de personnes qui prennent en otages les transports en Ile-De-France, qui bloquent tout et qui amènent le gouvernement à reculer. Voila pourquoi Nicolas Sarkozy a fait preuve d’une détermination qui été hors du commun.
Qui est le plus crédible ?
Celui qui a dirigé le Parti Socialiste pendant dix ans sous les critiques les plus violentes de ses propres amis, ou celui qui a dû affronter la pire crise depuis les années 1930 et qui a modernisé la France malgré les blocages?

Pensez-vous une seconde que François Hollande aurait eu la même énergie que Nicolas Sarkozy pour redresser une Europe qui était tétanisée par la crise bancaire et devant la crise des dettes ?
Pensez-vous une seconde que François Hollande aurait affronté la colère syndicale sur la réforme des retraites, pourtant indispensable, et qui a été conduite dans tous les autres pays européens ?
Pensez-vous une seconde qu’il aurait pris le risque de mécontenter les organisations syndicales en mettant en place avec la majorité parlementaire le service minimum dans les transports et à l’école ?
Pensez-vous qu’il aurait osé prendre le risque de manifestation d’étudiants en réformant l’université alors que c'était la seule façon de la sauver - et c’est ce que nous avons fait avec Nicolas Sarkozy et la majorité -  ?
Pensez-vous qu’il aurait pris le risque de défiscaliser les heures supplémentaires, lui qui n’a que le mot « RTT » à la bouche et qui pense toujours que c’est en travaillant moins que l’on pourra regler le problème du chômage dans notre pays ?

Voilà ce que nous avons fait, et que n’aurait jamais fait François Hollande, pas seulement parce qu’il était, lui et ses amis, hostile aux réformes que nous avons conduites, mais parce que la gauche en France est formaté pour répondre «oui» à tout le monde, et ”non” à chaque fois que c’est difficile ! C’est ça la réalité. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas besoin de lui aujourd’hui comme Chef d’Etat.

Or, je dis à tous mes compatriotes, « la France a besoin d’un chef d’Etat !»
Parce que le monde est dangereux.
Parce que le sort du continent européen n’est pas assuré face à la montée en puissance des nouveaux géants économiques que sont la Chine, l’Inde, le Brésil.
Parce que la crise des dettes souveraines n’est pas finie.


Face à ce contexte périlleux, tout l’enjeu de cette élection présidentielle est de donner à notre pays le pouvoir d’assurer sa souveraineté nationale.

La souveraineté nationale d’un pays, c’est d’abord son indépendance financière. C’est d’abord sa souveraineté financière.

Lutter contre les déficits : ça n’est pas un sujet technique, c’est pas un sujet de droite ou de gauche, c’est une question fondamentale et morale.
C’est vital pour la France parce que les déficits brisent tout chance d’aller chercher la croissance et de protéger notre solidarité sociale.
Mais c’est aussi une question morale parce qu’il n’appartient pas à nos enfants de payer la facture de notre imprévoyance. Or c’est ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui, c’est ce que nous faisons depuis 30 ans. Non seulement nous ne préparons pas un avenir meilleur pour nos enfants alors que c’est ce qu’avaient fait nos parents, mais en plus on leur laisse des dettes  pour financer la vie que nous menons aujourd’hui. Ca n’est pas moral. Il faut lutter contre les déficits, c’est une question de bon sens, ce n’est pas une question de droite ou de gauche.

Avec le président de la République, nous avons pris des engagements précis et nous avons montré que nous étions capables de les tenir. Nous nous sommes engagés au retour à l’équilibre en 2016. La Frace ne l’a jamais été depuis 1974, c’est vous dire à quel point l’objectif est un objectif ambitieux. Mais il est fondamental et nous avons montré que nous étions capable de le faire puisque nous nous étions engagés à réduire le déficit en 2011 de 25%, passant de 7,1% de la richesse nationale à 5,7. Nous avons fait mieux, nous sommes en 2011 à 5,2%, cela veut dire que nous avons démontré qu’il était possible de réduire les dépenses publiques, de réduire les déficits dans notre pays à condition de faire preuve de rigueur, et tout cela sans casser la croissance économique.
Donc Nicolas Sarkozy est crédible aujourd’hui lorsqu’il dit qu’il va réduire les déficits.
C’est le résultat de nos réformes structurelles. La réforme des retraites est une réforme fondamentale pour réduire les déficits.  Mais nous avons aussi entrepris la modernisation de l’Etat et  la réduction du nombre des fonctionnaires. Nous ne l’avons pas fait par gaieté de coeur, par plaisir, nous savions que ce serait difficile, nous savions que nous aurions parfois des incompréhensions, et que vous-même, sur le terrain, lorsqu’il s’est agit de fermer ici un tribunal, de fermer ici une implantation militaire, ou de supprimer telle ou telle direction qui doublonnait avec celle des collectivités locales. Mais, mes chers amis, chacun ici est capable de comprendre qu’on ne peut pas continuer à payer des emplois publics en empruntant dix ou quinze ans aux marchés étrangers. Quand François Hollande roule des mécaniques en disant «Moi la finance, je vais la dominer». Ca vous fait rire ! Mais la vérité c’est que ca ne fait pas rire du tout les marchés auxquels nous devons tellement d’argent. Ils ont le sentiment qu’ils ont en face d’eux des hommes, un parti, un programme, qui ne vont pas tenir leurs engagements. Et du coup c’est la défiance qui s’installe. J’imagine que dans la salle il y en a bien qui ont déjà du avoir des difficultés avec leur banquier. Si vous êtes allé le voir en lui disant «Je vais vous dominer.», je suis pas sûr que la conversation se soit bien terminée. C’est la même chose ! Les finances d’un pays, il n’y a pas besoin d’être un grand économiste pour les comprendre, c’est exactement les mêmes que celle d’une famille. Et nous nous sommes dans la situation d’une famille qui aurait vu depuis 20 ans ses revenus un peu diminuer, qui n’aurait rien changé à son mode de vie et qui le financerait par du déficit et par de l’emprunt. Voila la réalité.

M. Hollande veut nous faire croire qu'il n'y a pas urgence, qu'il n'y a pas de crise d’ailleurs, et que la France peut se permettre de remettre cet objectif à plus tard. Et même, il va plus loin, puisqu’il dit qu’il ne tiendra les engagements de la France qu’en 2017, c’est-à-dire au delà même de la fin du prochain quinquennat, seulement s’il y a la croissance ! Autrement dire qu’il a renoncé à réduire les déficits !

Et en renonçant à réduire les déficits qu’il fait, il mettrait en danger notre pays et il mettrait en danger la monnaie européenne. Car si les attaques contre la monnaie européenne ont cessé, ces attaques qui ont été si violentes pendant tout l’automne, c’est parce que nous avons pris des engagements de réduction de déficit. Et c’est parce que tous les états de la zone Euro on fait preuve de solidarité. Si un seul de ces pays, en plus la deuxième économie de la zone Euro, dit «Ah ben non maintenant c’est fini, il y a des socialistes au pouvoir, on a beaucoup de choses à dépenser, il faut qu’on reprenne la dépense publique donc on ne tiendra pas nos engagements en matière de réduction.» A cette minute-là, les attaques contre la monnaie européenne reprendront et personne ne pourra les arrêter parce que nous sommes la deuxième économie de la zone Euro, et qu’il n’y aura pas de solidarité possible cette fois-ci pour s’opposer à la spéculation contre notre monnaie.

La souveraineté nationale, c’est ensuite la compétitivité nationale.

La Gauche n’aime pas ce mot. C’est même un mot qui, à mon avis, ne doit pas faire parti du dictionnaire de la Gauche.
On la comprend : quand on a inventé les 35 heures, il est difficile de dire après la vérité aux Français.
Et la vérité est claire : sans compétitivité pas de croissance, pas de pouvoir d’achat, pas d’emplois…

Nous nous avons un socle que nous avons construit durant ces cinq ans, malgré la crise, et sur lequel nous pouvons nous appuyer. Bernard l’a évoqué avant moi, nous avons considérablement aidé les entreprises pour qu’elles fassent de la recherche et de l’innovation. C’est ce qu’on appelle le crédit impôt-recherche. Elles déduisent des impôts qu’elles payent, les dépenses qu’elles font en matière de recherche et d’innovation.
Nous avons supprimé la taxe professionnelle, parce que nous ne voulions plus qu’il y ait un impôt qui pèse sur l’investissement des entreprises.
Nous avons lancé un grand programme d’investissements d’avenir, malgré nos difficultés financières : 35 milliards d’euros  investis au service de la croissance de demain.

Je voudrais attirer votre attention sur une constatation qui est rarement faite, mais aujourd’hui, parmi les principaux moteurs de l'économie française, il y a des pans entiers de l’industrie qui dépendent de décisions qui ont été prises par le Général De Gaulle et par George Pompidou. C’est eux qui ont décidé de lancer la construction des Trains à Grande Vitesse - nous sommes parmi les leaders dans le monde aujourd’hui des Trains à Grande Vitesse. C’est eux qui ont décidé de lancer le programme de centrales nucléaires : nous sommes les numéros un au monde en matière d'énergie nucléaire. Et enfin c’est eux qui ont lancé en même temps le programme Airbus, qui fait aujourd’hui de l’Europe le premier constructeur aéronautique au monde, et qui ont lancé la fusée Ariane, qui fait de l’Europe le premier lanceur de satellites au monde. Et bien citez-moi un seul exemple d’un grand secteur industriel qui ait été créé par la Gauche lorsqu’elle été au pouvoir. Est-ce-que François Mitterrand a été à l’origine de la création d’un grand programme qui aurait débouché sur une industrie qui serait aujourd’hui un des moteurs de l'économie française ? Aucun. Et c’est à nous aujourd’hui d’aider les secteurs qui prendront la relève ou qui viendront compléter ces secteurs que je viens à l’instant d’indiquer. C’est la raison du programme d’investissement d’avenir.

Dans cette campagne tout le monde célèbre le même slogan «produire en France»… Et il y a des candidats qui pensaient qu’il suffisait de dire qu’il faut produire en France pour leur rapporter beaucoup de voix.
Mais au-delà des discours, qui a eu le courage de baisser le coût du travail en revoyant le système de financement de notre protection sociale ? C’est nous.
Qui a eu le courage de proposer une réforme complète de la formation professionnelle, c’est-à-dire une réforme qui permettra de faire en sorte que tout demandeur d’emplois ait une formation professionnelle et qu’à l’issue de cette formation professionnelle, qu’il aura choisi naturellement, il soit obligé d’accepter l’emploi correspondant qui lui sera proposé ? Et j’ajoute que Nicolas Sarkozy a proposé le cas échéant, compte tenu du fait qu’il est très difficile dans notre pays de réformer la formation professionnelle et surtout son financement, qu’en cas de blocage il demanderait l’avis du peuple français sur cette réforme fondamentale. Voila, ceux qui sont au service du «produire en France».
C’est nous qui avons le courage de proposer des accords de compétitivité qui pourraient être négociés dans chaque entreprise afin d’organiser les modalités du travail et de la productivité en fonction de la conjoncture !
Car il vaut mieux une bonne négociation sociale pour être plus compétitif et sauver des emplois, qu’un conflit qui se termine par un échec collectif et par la disparition d’un outil de travail.

Ca n’est pas avec l’augmentation des charges sur le travail promise par François Hollande, charges pour financer la suppression de la réforme des retraites, charges pour financer la dépendance, rétablissement de la charge professionnelle, ça n’est pas avec l’augmentation des impôts pour tous les français, ça n’est pas avec une taxe à 75% sur ceux qui réussissent et ça n’est pas avec des drapeaux rouges qu’on se bat efficacement contre les délocalisations et pour la production nationale ! C’est en prenant des décisions courageuses pour faire en sorte que les produits fabriqués en France ne soient pas plus chers que les produits fabriqués en Allemagne, en Belgique ou en Italie.

Mes chers amis,
La souveraineté nationale doit être relayée par l’Europe.
Je sais les doutes et les irritations que soulève parfois le fonctionnement de l’Union européenne. Et je fais partie de ceux qui avaient voté «non» à Maastricht au moment de la mise en place de la monnaie européenne, parce que je pensais qu’une monnaie ne pouvait pas être mise en place avant que des institutions politiques soient crées qui permettent de la défendre, de la piloter, de conduire un politique économique.
Mais je suis réaliste : je sais que dans un monde de 7 milliards d’habitants, les 65 millions de Français doivent pouvoir s’appuyer sur les 400 millions d’européens. Je sais qu’aujourd’hui nous avons besoin de construire un noyau dur européen autour de l’Euro, avec l’Allemagne, avec l’Italie, avec les pays fondateurs de l’union européenne : un véritable noyau dur qui nous permette de nous défendre. De nous défendre dans ce qui faut bien le dire est une guerre économique, une guerre commerciale, avec l’Asie, avec l'Amérique latine, et qui ne va pas aller en s'arrangeant. Ca sera de plus en plus dur parce qu’ils font de plus en plus de progrès. On parlait de la Chine comme de l’usine du monde, mais maintenant ce n’est plus seulement l’usine du monde, c’est aussi les laboratoires de recherche du monde, c’est l’université du monde, et bientôt ils vont créer leurs propres produits qui inonderont le marché. Si nous ne sommes pas capables de résister, si nous ne sommes pas capables de créer des règles pour qu’il y ait une véritable réciprocité dans les échanges, si nous sommes tout seul pour négocier avec ces immenses pays, nous n’avons aucune chance.
Moi je suis plus que tout attaché à l’indépendance de mon pays, je suis plus que tout attaché à l’indépendance  nationale, mais j’affirme devant vous que l’Europe politique c’est un enjeu de survie nationale, et donc c’est un enjeu patriotique. Si l’on est patriote aujourd’hui, on défend un Europe forte, une Europe puissante, une Europe politique qui protège.
L’Europe politique, c’est l’Europe qui se dote, comme nous l’avons prévu, d’une gouvernance politique de la zone euro.
L’Europe politique, c’est une Europe qui se donne les moyens de diriger ensemble les politiques migratoires, et qui contrôle réellement les frontières de l’Union Européenne.
L’Europe politique, c’est l’Europe qui n’est pas naïve face à la concurrence mondiale et qui fait de la réciprocité la règle des accords commerciaux.

Cette Europe politique, Nicolas Sarkozy est crédible pour la bâtir.  Il est crédible pour la bâtir parce qu’il a commencé à le faire, est crédible pour la bâtir parce qu’il est respecté en Europe. Et cette Europe elle peut rassembler ceux qui aiment la France et ceux qui croient en l’Europe.
L’Europe de François Hollande, elle n’est que désordre et improvisation.
Si demain, comme le propose le Parti socialiste, les engagements européens de la France étaient remis en cause, si demain notre pays relâchait ses efforts budgétaires, alors il faut être lucide : la force d’entraînement du tandem franco-allemand se désagrégerait et l’Europe se bloquerait.
Ni la souveraineté française et ni la souveraineté européenne ne sortiraient grandies de ce désordre. D’ailleurs Monsieur Mélenchon, dès hier soir, réclamait la mort du tandem franco-allemand. Et la presse britannique, qui n’a jamais beaucoup aimé ce tandem franco-allemand qui fait de l’ombre au système financier anglo-saxon, la presse britannique se réjouissait hier soir à l’idée qu’avec François Hollande le tandem franco-allemand serait affaiblit. Voilà la réalité de l’Europe que prépare François Hollande et les socialistes.

Enfin, Mes chers amis, la souveraineté nationale se confond avec la République.

La République s’est organisée autour de l’Etat et de ses services publics. Mais l’Etat est au service de la France, pas au service des corporatismes.
En période de crise et à l’heure où nous devons renforcer notre compétitivité, il est normal, il est légitime, que nos services publics rationalisent leur organisation, leur mode de travail.
La République, ça n’est pas un Etat sur-administré, endetté, avec toujours plus de fonctionnaires comme le souhaite François Hollande, mais un Etat mobilisé, modernisé.
Si nous avons instauré le service minimum à l’Ecole et dans les transports, c’est parce que l’Etat est au service des citoyens, y compris en temps de grève. Voila comment on défend les valeurs de la République en défendant un état impartial et un état qui est au service des citoyens.

La République se forge dans les familles, les familles auxquelles nous devons rappeler qu’elles doivent exercer leurs responsabilités en matière d'éducation, et ne pas s’en remettre à la société pour le faire à leur place. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons décidé de suspendre les allocations familiales à des familles qui n’envoyaient pas leurs enfants à l'école. Ce n’était pas pour les punir, mais simplement pour leur rappeler leur devoir.
Et dans cet esprit, est-ce rendre service aux familles que de laisser entendre que leurs enfants trouveront leur avenir professionnel dans des emplois parking, dans le secteur public, dans les collectivités locales, alors que l’avenir de la jeunesse se confond avec les valeurs de la responsabilité, du travail, de l’audace ? L’avenir des jeunes il n’est pas dans un RSA pour les jeunes. L’avenir des jeunes il est dans la formation, dans le travail, dans le développement des entreprises dans notre pays.

La République se façonne à l’Ecole qui doit rappeler à nos jeunes que le respect des autres s’ancre dans le respect de la nation qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, chacun a autant de devoirs que de droits.
La République exige de faire de la sécurité une priorité, car lorsque les délinquants croient que la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors il n’y a plus de liberté, il n’y a plus de confiance, et c’est en quelque sorte l’unité nationale qui est fragilisée.
Avec nous, la délinquance a baissé de 17%, alors qu’elle avait bondi de 16% lorsque la gauche était aux responsabilités. Bien sûr c’est insuffisant, bien sûr c’est un combat que nous devons continuer. C’est un combat qui n’est pas fini. C’est un combat  qui est quotidien, un combat qui concerne les policiers, la justice,  mais aussi chacun d’entre nous, car c’est notre rôle en tant que citoyen, de lutter contre cette culture de la violence qui imprègne la société française.
Qui peut croire que la Gauche qui a déjà annoncé que sa première décision serait d’abroger la loi sur les peines-plancher pour punir plus sévèrement les récidivistes, que cette loi serait abrogée par idéologie, par sens du goût de la revanche, parce qu’ils ont critiqué cette loi, parce que ce n’est pas eux qui l’ont mise en oeuvre, ils vont supprimer un texte qui permet de punir plus sévèrement les récidivistes?  Qui peut croire que cette Gauche va lutter contre l'insécurité?

La République est sociale, car sans solidarité il n’y a pas de cohésion nationale. Mais la solidarité a un prix !
Les citoyens doivent comprendre que les droits sociaux ne sont pas extensibles à l’infini.
Ils doivent comprendre que la réforme protège mieux la solidarité que le conservatisme.
Si nous n’avions pas fait la réforme des retraites, le déficit grandissant des régimes sociaux aurait condamné notre système de retraite. Qui a mieux défendu les retraites des Français ? Est-ce-que c’est nous, qui avons pris le risque de la réforme ? Ou ceux qui, depuis trente ans, enterrent tous les rapports qui disent qu’il faut agir, et qui en plus manifestent contre les réformes qui permettent de sauver la retraite des Français ?

La République réside aussi, mes amis, dans notre capacité à redonner de la fierté à ceux qui sombrent dans l’assistanat, car l’assistanat est un dévoiement de la justice sociale.
Ceux qui abusent du système, ceux qui estiment que c’est toujours aux autres de faire des efforts, ceux-là vont à l’encontre des valeurs de la République. La République, elle qui ne tient debout que si nous lui donnons autant qu’elle nous donne.
  

Enfin, la République exige de rappeler clairement que nous sommes une nation de citoyens, pas une nation où chaque communauté fait passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République.
Les étrangers qui s'installent régulièrement chez nous ont vocation à s'approprier l'héritage du pays des lumières, l'héritage du pays des droits de l'homme.
Mais je veux dire que c’est à eux de faire l’effort d’intégrer la France, avec ses lois, sa langue et ses mœurs. Ce n’est pas à la France de se plier à des règles qui ne seraient pas conformes à son pacte républicain. Nous sommes une nation d’intégration, pas une nation mosaïque.
Voilà pourquoi nous sommes hostiles au vote des étrangers aux élections locales proposé par les socialistes, car la citoyenneté ne se découpe pas en tranches ! Voilà pourquoi nous avons interdit le voile à l’Ecole et le port de la burqa parce qu’en France, femmes et hommes vivent ensemble !

Mes chers amis,

Nous sommes déterminés à gagner cette élection parce que nous sommes les héritiers d’une Histoire exceptionnelle que nous avons le devoir de prolonger.
Je parle de devoir car notre avenir n’est pas écrit ! On a vu par le passé des nations qui ont décliné, qui sont sorties de l’histoire, en général parce qu’elles croyaient que tout leur était dû. On a vu par le passé des nations se décomposer parce que l’énergie nationale avait fait place à la facilité, à l'égoïsme, à l’individualisme, à l’autodénigrement.

Mais si vous êtes là ce soir, si vous êtes là ensemble, si vous êtes là rassemblés par delà vos différences, c’est parce que, pour vous, la France n’est pas une abstraction.
La France parle en chacun d’entre vous.
La France c’est notre protection et en même temps c’est notre tremplin pour affronter l’avenir ensemble.
La France c’est notre seconde famille, et une famille ça se défend, et ça se défend avec détermination et avec courage.

Alors, rassemblons-nous pour faire triompher cette France que nous aimons.
Battons-nous pour elle, mobilisons-nous pour elle.
Rendez-vous le 6 mai pour l’épreuve décisive.
D’ici là, allons chercher ensemble et de toutes nos forces la victoire pour Nicolas Sarkozy.

Vive la France et vive la République !



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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 11:40

 


 

François Fillon rappelle que Nicolas Sarkozy a tenu la barre en pleine tourmente internationale. Il a montré qu’il possédait une vertu rare en politique : le courage d’agir, lors d'une réunion publique à Toulouse le 18 avril 2012.

 

Mes chers amis,
Vous êtes nombreux ce soir, et je vous remercie, car nous avons besoin de votre mobilisation !
J’adresse à tous nos militants et tous nos sympathisants un message d’affection et d’encouragement.
Je salue tous nos élus ici présents et je veux leur dire combien leur sang-froid et leur loyauté ont été exceptionnels face à la crise et face aux caricatures de l’opposition.
Je suis heureux d’être parmi vous, avec deux grands ministres de mon gouvernement.
Avec Alain Juppé, la voix de notre nation dans le monde et en Europe est ferme, constructive, et pour tout dire, digne de la réputation de la France.
Alain a été Premier Ministre ; je l’ai été pendant cinq ans : notre collaboration a été, est et sera toujours imprégnée par le souci d’être utile à notre pays.
Quant à François Baroin, il sait combien j’ai été heureux de pouvoir m’appuyer sur sa solidité intellectuelle et son sens de l’intérêt général.
Tous les trois, nous sommes la force tranquille du gouvernement mais nous sommes des combattants.
 
Dans quatre jours, les français se rendront aux urnes…
Et en quatre jours, nous pouvons encore progresser et donner au second tour le caractère d’une nouvelle élection ! Car le second tour est un face à face intense où chaque électeur est dans l’obligation d’approfondir et de recentrer son choix.   
D’ici là, chacun de vous peut faire la différence, devant sa porte, dans son immeuble, parmi ses amis, en allant à la rencontre de tous !
Jusqu’au bout il faut convaincre, responsabiliser les abstentionnistes, éclairer les indécis.
Jusqu’au bout, il faut rappeler le sens de l’élection présidentielle.

Il s’agit de choisir un Chef d’Etat pour notre pays.
Un Chef d’Etat capable de se confronter aux enjeux du monde et de tracer les chemins de la croissance française.
Pendant cinq ans, Nicolas Sarkozy a tenu la barre en pleine tourmente internationale.
Il a montré qu’il possédait une vertu rare en politique : le courage d’agir. On peut aimer ou ne pas apprécier Nicolas Sarkozy, mais personne ne peut nier son cran et sa détermination.

On peut vanter ou critiquer notre bilan, mais personne ne peut nous accuser d’avoir été lâches.
Nous avons réformé, bousculé les conservatismes, résisté aux oppositions. Nous n’avons jamais cédé !

Pensez-vous une seconde que François Hollande aurait fait la réforme des retraites, pourtant indispensable, et qu’il aurait osé affronter la pression de la rue ?
Pensez-vous une seconde qu’il aurait pris le risquer d’imposer le service minimum aux syndicats ?
Pensez-vous qu’il aurait décidé la réforme des universités qui, par le passé, a suscité tant de révoltes ?
Pensez-vous qu’il aurait pris le risque de défiscaliser les heures supplémentaires, lui qui a tant célébré les RTT ?

Voilà ce que nous avons fait, et que n’aurait jamais fait la gauche, pas seulement parce qu’elle est hostile à ces réformes, mais parce qu’elle est fondamentalement formatée pour répondre «oui» à tout le monde, et ”non” à tout ce qui est difficile !

Ce week-end,  les Français ne doivent pas se tromper.
Pour nous hisser hors de la crise, c’est de Nicolas Sarkozy dont nous avons besoin, pas d’un candidat plastique qui cherche à ne jamais déplaire !
François Hollande a choisi de se voiler la face pour ne pas inquiéter les français. Il leur dépeint des lendemains tranquilles comme si la croissance fleurissait chaque année, de saison en saison.
Personne ne doit être dupe devant ces promesses de réussite sans efforts.

Alain Juppé et François Baroin ont rappelé le chemin parcouru tout au long de la crise qui n’est pas encore finie et qui peut se réenclencher à la moindre erreur.
Pendant des mois, nous avons mobilisé toutes les forces en France et en Europe pour stopper la vague de spéculation dévastatrice qui s’était abattue sur la monnaie européenne.
C’était plus qu’un combat financier, c’était un combat politique pour préserver l’unité de l’Europe qui était à deux doigts de se démembrer.
Une à une, nous avons pris les mesures qui s’imposaient ; nous avons élevé des barrières financières pour protéger la Grèce, le Portugal, l’ Irlande; nous avons négocié avec tous les pays européens endettés un engagement qui les oblige à revenir à l’équilibre budgétaire dans des délais précis ; nous avons négocié des traités pour renforcer la gouvernance politique de la zone euro.
Tout cela a été long et dur, mais nous avons réussi.
Dans cette campagne, nos opposants parlent avec beaucoup de légèreté et d’irresponsabilité de l’Europe.
Les uns disent qu’il faut revenir au Franc, les autres disent qu’il faut abattre toutes les règles du marché unique et planter des drapeaux rouges partout…
Tous ces gens là jouent avec l’Europe, comme on joue à la roulette russe.
Ca n’est pas en sacrifiant 60 années de construction européenne que l’on renforcera la France.
Moi qui suis attaché à notre souveraineté, j’affirme que l’Europe politique est un enjeu de survie nationale, et donc un enjeu patriotique.
Si demain, comme le propose le Parti socialiste, les engagements de la France étaient remis en cause, si demain notre pays relâchait ses efforts budgétaires, alors il faut être lucide : la force d’entraînement du tandem franco-allemand se désagrégerait et l’Europe se bloquerait.

Mes chers amis,

Dans dix ans, où en sera la France ?
Aura-t-elle choisi le repli, la peur du monde, ou aura-t-elle choisi de s’élancer courageusement dans la construction d’une Europe politique ? 
Aura-t-elle choisi de travailler moins et de dépenser plus, ou aura-t-elle choisi de se désendetter et de lever toutes ses forces productives pour tenir son rang dans la mondialisation ?
Voilà les questions essentielles de cette élection présidentielle.

Dans un monde de 7 milliards d’habitants, assoiffés de réussite, notre première arme c’est la lucidité car un peuple qui se raconte des histoires sort de l’Histoire.
Et notre seconde arme, c’est la République.

La République est un bien précieux. Elle doit être protégée, elle doit être soutenue, et c’est l’affaire de chacun d’entre-nous.

La République s’incarne dans l’Etat et dans nos institutions, et ça n’est pas nous rendre service que de les tourner en dérision.
Je n’aime pas cette façon qu’ont certains de ridiculiser et de dévaloriser en permanence nos symboles et notre Histoire.
Je n’aime pas cette façon dont certains ont caricaturé et méprisé, pendant cinq ans, le Président de la République.
Ce n’est pas ma conception du débat républicain.
Ils ont parlé de «pouvoir absolu», de « Président des riches». Tout cela est faux, blessant, injuste.
«Pouvoir absolu» ?
C’est Nicolas Sarkozy qui a réformé nos institutions et donné plus de pouvoirs au Parlement.
C’est encore lui qui a offert à l’opposition la possibilité de présider l’une des commissions les plus importantes de l’Assemblée Nationale : celle des finances.
C’est lui qui a nommé à la présidence de la Cour des Comptes un député socialiste parce qu’il le jugeait compétent.
Quant au «président des riches », il suffit de regarder les chiffres pour constater que les ménages les plus fortunés payent plus d’impôts aujourd’hui, que du temps de Lionel Jospin.

Mes amis,

La République s’est organisée et s’organise toujours autour de l’Etat et de ses services publics. Mais l’Etat est au service de la France, pas au service des corporatismes.
En période de crise et à l’heure où nous devons renforcer notre compétitivité, il est normal, il est légitime, que nos services publics rationalisent leur organisation, leur mode de travail. La République, ca n’est pas un Etat sur-administré, avec toujours plus de fonctionnaires comme le souhaite François Hollande, mais un Etat mobilisé, modernisé.
Si nous avons instauré le service minimum à l’Ecole et dans les transports, c’est parce que l’Etat est au service des citoyens y compris en temps de grève. 

La République se forge dans les familles qui doivent exercer leurs responsabilités éducatives, et pas s’en remettre à la société pour les assumer à leur place.

La République se façonne à l’Ecole qui doit rappeler à nos jeunes que le respect des autres s’ancre dans le respect de la nation qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, chacun a des droits mais aussi des devoirs.

La République exige de faire de la sécurité une priorité, car lorsque les délinquants croient que la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors la liberté et la confiance en l’autre perdent leur sens. 
Avec nous, la délinquance a baissé de 17%, alors qu’elle avait bondi de 16% lorsque la gauche était aux responsabilités.
Mais le combat n’est absolument pas fini. C’est un combat quotidien : policier, judiciaire, mais aussi moral et civique car contre la culture de la violence, nous devons tous nous dresser pour restaurer la valeur du respect.

La République est sociale, car sans solidarité il n’y a pas de cohésion nationale. Mais la solidarité a un prix ! Les citoyens doivent comprendre que les droits sociaux ne sont pas extensibles à l’infini. Ils doivent comprendre que la réforme protège mieux la solidarité que le conservatisme.

Si nous n’avions pas fait la réforme des retraites, le déficit grandissant des régimes sociaux aurait condamné notre système par répartition.

La République réside dans notre capacité à redonner de la fierté à ceux qui sombrent dans l’assistanat, car l’assistanat est un dévoiement de la justice sociale, un abaissement de la condition humaine.
Ceux qui abusent du système, ceux qui estiment que c’est toujours aux autres de faire des efforts, ceux-là vont à l’encontre la République ; elle qui ne tient debout que si nous lui donnons autant qu’elle nous donne.

La République, c’est la responsabilité d’offrir à nos enfants le pouvoir d’être maître de leur destin. Quand nous luttons contre les déficits, quand nous prenons garde de ne pas dépenser plus que nous gagnons, nous nous comportons en républicains.
  
La République exige de rappeler clairement que nous sommes une nation de citoyens, pas une nation où chaque communauté fait passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République.
Les étrangers qui s'installent régulièrement chez nous ont vocation à s'approprier l'héritage du pays des droits de l'homme.

C’est à eux de faire l’effort d’intégrer la France, avec ses lois, sa langue et ses mœurs. Ce n’est pas à la France de se plier à des règles qui ne seraient pas conformes à son pacte républicain.
Nous sommes une nation d’intégration, pas une nation mosaïque.
Voilà pourquoi je suis hostile au vote des étrangers aux élections locales car la citoyenneté ne se découpe pas en tranches !
Voilà pourquoi nous avons interdit le voile à l’Ecole et le port de la burqa parce qu’en France, femmes et hommes vivent ensemble, sans se juger, sans se défier, sans s’abaisser !

Mes chers amis,

Pourquoi sommes-nous si déterminés ?
Parce que nous sommes les héritiers d’une Histoire exceptionnelle que nous avons le devoir de prolonger. Je parle de devoir car notre avenir n’est pas écrit !

On a vu par le passé des nations décliner parce qu’elles croyaient que tout leur était dû. On a vu par le passé des nations se décomposer parce que l’énergie nationale avait fait place à la facilité, à l’individualisme, à l’autodénigrement.


Si vous êtes là, ensemble, rassemblés par delà vos différences, par delà vos origines, par delà vos métiers, c’est parce que, pour vous, la France n’est pas une abstraction.
La France parle en vous.
Elle est notre protection et notre tremplin pour affronter l’avenir ensemble.
Elle est notre seconde famille, et une famille ça se défend avec courage.

Alors, rassemblons-nous pour faire triompher la France que nous aimons.
Battons-nous pour elle, mobilisons-nous pour elle.
Jamais la victoire ne s’est donnée à ceux qui l’attendaient dans un fauteuil parce qu’ils avaient cru la lire dans le ciel des sondages.
Rendez-vous le 22 avril et le 6 mai pour l’épreuve décisive.
D’ici là, allons chercher ensemble et de toutes nos forces la victoire avec Nicolas Sarkozy.

Vive la France et vive la République !

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 15:22

 

 


 

François Fillon rappelle que la France de M. Hollande, c’est un pays imaginaire, c’est un pays coupé du monde, c’est un pays coupé de toute contrainte, lors d'une réunion publique à Aix-les-Bains le 17 avril 2012.

 

Mes chers amis,

J’ai, depuis quelques semaines, sillonné la France, et à chacune des réunions que j’ai tenues comme ce soir ici à Aix, je mesure un peu mieux à quel point le combat que nous livrons ensemble est un combat essentiel pour notre pays.
Depuis des mois, depuis le début de cette campagne électorale, je dis que le résultat sera très serré. Et, maintenant que nous allons entrer dans la dernière ligne droite, je veux dire que tout reste ouvert. Et tout dépend de notre mobilisation et de notre capacité à conduire ce combat essentiel pour l’avenir de notre pays.

Je veux remercier les élus de Savoie du Sud et du Nord de m’avoir invité à venir parmi vous.
Je voudrais d’abord remercier Dominique Dord dont je veux saluer l’engagement. A l’Assemblée Nationale, comme à Aix-les-Bains, Dominique a montré combien il était loyal, combien il était efficace et généreux dans sa pensée comme dans son action. Souvent tous les deux, lors des réunions difficiles de la majorité nous échangeons des regards qui en disent long sur notre complicité.

Merci à Hervé Gaymard dont j’estime depuis longtemps la cohérence politique et intellectuelle. Hervé est un gaulliste et il sait que les combats qu’il mène ici, qu’il mène pour notre pays, sont aussi les miens. Et je veux lui dire combien j’ai été touché tout à l’heure des propos qu’il a tenus à mon égard et particulièrement lorsqu’il m’a dit que j’étais digne d’être un savoyard.

Merci à Michel Barnier, dont je veux saluer la présence ici. Michel joue un rôle capital à Bruxelles où il démontre que l’intérêt national et l’intérêt européen ne sont pas séparables. Nous avons fait un long chemin ensemble, Michel, et je n’oublie jamais que - je le disais tout à l’heure en atterrissant à l’aéroport - que ma première visite, mon premier meeting officiel après avoir été élu pour la première fois en 1981 à 27 ans, c’était pour soutenir Michel Barnier à Albertville et son association « Savoie demain ». Il a mené beaucoup de chemin depuis. On peut être fier de ce que Michel a fait pour la Savoie et pour notre pays. 


Je veux saluer la présence de mon ami Michel Bouvard, compagnon de toujours avec lequel j’ai tant de souvenirs communs.
Michel a annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat de député, après presque vingt ans passés comme parlementaire.
Je voudrais vous dire, et je sais que je peux parler au nom de chacun d’entre vous, combien, Michel, tu as bien servi notre pays et combien nous te voyons t’éloigner avec un pincement au cœur.
Je veux aussi saluer Jean-Pierre Vial, qui représente avec tant d’énergie la Savoie et Michel Dantin qui en fait autant auprès de l’Europe.
Je veux saluer les élus de Haute-Savoie, je vais le dire une fois quand même parce que sinon ils vont m’en vouloir, Lionel Tardy, Martial Saddier, Claude Birraux, Pierre Hérisson, Marc Francina. Je voudrais surtout leur dire, à tous, à tous nos parlementaires, au moment où nous arrivons à la fin de cette législature, je veux vraiment leur dire merci parce que j’étais un chef de gouvernement heureux. J’ai été un chef de gouvernement qui a toujours eu derrière lui sa majorité rassemblée. Je ne dis pas que parfois ça n’a pas tangué, qu’il n’y a pas eu des moments difficiles, qu’il n’y a pas eu des débats qui étaient des débats vifs, mais quand on regarde l’histoire de la Cinquième République, il n’y a pas beaucoup d’exemple d’un Premier ministre, qui, pendant 5 ans, ait pu disposer d’une majorité aussi forte, aussi loyale et qui ne lui ait jamais fait défaut. Merci, parce que c’est largement grâce à vous que nous avons pu engager le redressement de notre pays.

Mes chers amis, nous ne sommes pas loin ici de Chambéry, et permettez-moi d’avoir à ce moment une pensée pour le policier qui a été tué il y a quelques jours alors qu’il effectuait son devoir.
Cet homme avait 32 ans, il était père d’un enfant, et il a été fauché par des criminels.
Notre combat contre la violence est un combat qui doit se poursuivre sans faiblesse. Et dans ce combat, les forces de l’ordre, dont nous ne devons jamais oublier qu’elles agissent souvent au péril de leurs vies pour notre sécurité, ces forces de l’ordre méritent un soutien sans faille et la reconnaissance de la Nation.
La Savoie a été aussi malheureusement frappée cette semaine par un terrible accident et je veux dire au nom du gouvernement, mais en votre nom à tous aussi j’en suis sûr, toute mon amitié et toutes mes condoléances aux familles tellement éprouvées de cet accident routier d’il y a quelques jours.

Mes chers amis,

A quelques jours du premier tour, c’est le moment de nous engager à fond !
Tout le monde doit être sur le pont parce que chacun a le pouvoir de peser sur cette élection.
Je vous demande d’aller sans relâche jusqu’à dimanche et ensuite entre les deux tours au-devant de nos concitoyens pour leur faire partager vos convictions.
Je vous demande d’aller prioritairement au-devant des indécis pour leur dire que dans la situation qui est celle de notre pays, l’hésitation n’est pas de mise. On ne peut pas être indécis lorsqu’il s’agit de l’avenir de la France. On ne peut pas être indécis lorsqu’il s’agit d’aborder ensemble les immenses défis que nous lance le XXIème siècle. On ne peut pas être indécis lorsque le débat est engagé sur les conditions de survie de notre pacte économique et social. Bien sûr, on peut hésiter, bien sûr on peut réfléchir, on peut regretter tel ou tel aspect de la campagne électorale, on peut critiquer telle ou telle proposition faite par les candidats, mais être citoyen c’est choisir. Et le choix aujourd’hui il est entre une France qui se modernise pour se renforcer ou une France qui se réfugie dans l’illusion que le progrès est un dû, alors qu’en réalité, et vous le savez mieux que quiconque, le progrès est une conquête  

A moins d’une semaine du scrutin, il faut, mes amis, remettre les pendules à l’heure.
Je lisais récemment dans un grand quotidien que la composition du gouvernement de François Hollande était en cours…
Et l’espace d’une seconde, j’ai eu un doute. L’élection présidentielle serait-elle déjà passée ?...
Pourquoi m’avez-vous invité ce soir à venir débattre avec vous ?
Faut-il maintenant ranger les chaises et éteindre les lumières ?

Non !
Et nous l’avons vu dimanche dernier à la Concorde. Des milliers de français étaient sur la place de la Concorde à Paris.
La France a vibré cet après-midi là ! Elle était là, la France qui gronde et qui s’exaspère devant ces promesses de retour en arrière.
Les Français en ont assez d’entendre le mot « changement » galvaudé à longueur de journée par tous ceux qui ne rêvent en réalité que d’une seule chose : c’est de revenir à la France d’avant.

Il nous faut également remettre les pendules à l’heure sur ce que nous considérons être un «Chef de l’Etat».
Je parle d’un Chef de l’Etat, plus que d’un Président de la République. Je parle d’un Chef de l’Etat, je ne parle pas d’un président plastique qui a l’obsession de plaire à tout le monde.
On peut aimer ou ne pas aimer Nicolas Sarkozy, mais personne ne doute un instant qu’il ait la carrure d’un Chef d’Etat, capable de conduire le pays dans des crises graves comme celles que nous venons de traverser. 
Et pour s’en convaincre, il suffit de poser la question.
Est-ce que François Hollande aurait fait à la place de Nicolas Sarkozy, la réforme des retraites et aurait eu le courage de s’opposer à la pression de la rue ?
Pensez-vous une seconde qu’il aurait pris le risquer d’imposer le service minimum dans les transports et à l’école, aux organisations syndicales qui le combattaient ?
Pensez-vous qu’il aurait décidé de cette réforme des universités qui, par le passé, avait suscité tellement de révoltes ?
Voilà ce que nous avons fait, et ce que la gauche n’aurait jamais fait, et pas seulement parce qu’elle est hostile sur le fond aux réformes que je viens d’évoquer, mais parce que le socialisme, en tout cas le socialisme français est intrinsèquement formaté pour répondre “oui” à tout le monde et “non” à tout ce qui est difficile !

Il faut aussi remettre les pendules à l’heure sur ce que nous voulons vraiment pour la France.
Est-ce que nous voulons le retour impossible de la retraite à 60 ans alors que tous les autres pays européens ont déjà décalé l’âge de la retraite souvent au-delà de 65 ans ?
Est-ce que nous voulons le retour des emplois parking pour les jeunes, c’est-à-dire, au fond, d’une décision qui consiste à sacrifier leur avenir au lieu de faire appel à leur sens des responsabilités, au lieu d’essayer de leur donner, grâce à une politique rigoureuse sur le plan financier et une politique de croissance l’espoir, les moyens de construire leur avenir ? On se contente de les mettre sur des emplois parking pour baisser les statistiques du chômage et essayer de démontrer qu’on a réussi à le faire baisser.
Est-ce que La France que nous voulons c’est le retour à la culture de la dépense publique qui nous a fait tellement de mal et qui a affaibli notre pays ?
Est-ce que ce sont des impôts confiscatoires pour tous ceux qui créent de la richesse, pour tous ceux qui créent de l’activité, pour tous ceux qui créent de l’emploi ?
Est-ce que ce sont des dizaines de milliers d’emplois publics supplémentaires financés sur le dos de nos enfants et de nos petits-enfants ?
Est-ce le déclin organisé de notre industrie nucléaire qui est la première au monde et qui est l’un des rares avantages compétitifs que nous ayons par rapport à nos voisins d’Europe du Nord ?
Est-ce que la France que nous voulons, c’est la fin des heures supplémentaires défiscalisées qui ont bénéficié à 9 millions de salariés et qui ont permis de remettre l’accent sur le travail alors que la gauche avait mis pendant si longtemps l’accent sur la RTT qui était le rêve français et qui était au fond l’objectif que notre pays devait poursuivre ?

Quand j’entends ces propositions de François Hollande, je me dis : au fond, quelle aubaine pour toutes ces nations émergentes, pour tous ces pays qui dans le monde, sont en train de se battre, qui travaillent, qui innovent qui sont courageux et qui sont en train d’activer sans complexe tous les leviers de leur puissance avec un seul objectif : nous dépasser, prendre notre place, prendre cette place qui est la nôtre depuis si longtemps en haut de toutes les économies mondiales.
 
La France de M. Hollande, c’est un pays imaginaire, c’est un pays coupé du monde, c’est un pays coupé de toute contrainte, où comme par miracle la croissance va être au plus haut dès que Nicolas Sarkozy sera parti et que la gauche sera arrivée. Et comme la croissance sera au plus haut avec l’arrivée de François Hollande, on pourra recommencer à dépenser sans avoir à rembourser les dettes.
Evidemment ! C’est simple ! C’est simple ce programme, c’est simple ce rêve français que nous propose François Hollande.  Oui, c’est du rêve. En réalité, c’est surtout de la démagogie et cette démagogie, elle est extrêmement dangereuse pour notre pays !

Nous, nous n’avons pas besoin de rêve pour construire l’avenir. Nous avons besoin de volonté. Nous, nous sommes des combattants de la réalité ; et c’est en affrontant les réalités que l’on peut atteindre nos espérances de progrès et de justice.
Nous voulons une France qui croit à l’esprit d’entreprise et nous avons d’ailleurs, tout au long de ces cinq années, malgré la crise, pris toute une série de mesure pour faciliter la vie des entrepreneurs, pour simplifier leur existence, pour réduire les écarts de compétitivité qui existaient avec les autres pays européens !
Nous voulons une France où les droits et les devoirs de chacun soient également respectés.
Nous voulons une France qui protège ces citoyens. Et mon cher Michel, une France qui protège ses citoyens au sein de l’Union européenne, dans ce tumulte de la mondialisation, où nous avons tellement besoin de regrouper nos forces autour d’un noyau dur européen, d’une monnaie européenne puissante, d’un espace européen organisé, qui nous permettra d’affronter la compétition internationale avec plus de moyen, plus de solidarité. Nous sommes 66 millions d’habitants dans un monde de 7 milliards d’êtres humains. Et bien les 66 millions de français ont besoin de cette solidarité européenne pour défendre leur avenir, pour maintenir le mode de vie qui est le leur, pour continuer à pouvoir dire que nous avons le meilleur système de santé du monde, que nous avons l’Ecole et l’Université gratuites pour tous nos enfants, que nous avons un système social qui permet d’aider ceux qui mettent le genou en terre, que nous sommes l’un des pays phare dans le monde en matière de culture, en matière, au fond, de mode de vie. Et pour cela il faut prendre les décisions qui sont nécessaires. Il faut adapter notre pays et il faut renforcer la solidarité européenne.

Nous voulons une France ambitieuse, une France qui ne rêve pas d’un édredon sous lequel sommeiller alors que de nouvelles puissances rivalisent de courage, de travail, de dynamisme.
Nous voulons une France qui croit en la valeur du travail, parce que rien n’est donné à celui qui ne réalise aucun effort.
Nous voulons un pays gouverné par le principe de vérité et pas endormi par les fumées de l’illusion.

La vérité, c’est que pendant des décennies, nous avons vécu au-dessus de nos moyens.
La vérité, c’est que nous ne sommes pas dans une crise passagère, mais nous sommes, comme on l’a dit avant moi, dans un monde nouveau.
En réalité depuis 30 ans, nous voyons monter ces puissances émergentes, ces immenses puissances économiques avec des milliards d’habitants que sont la Chine, l’Inde, l’Asie, le continent asiatique, le continent sud-américain. Nous les voyons monter et nous avons fermé les yeux. Nous n’en avons pas tiré les conséquences. Nous avons refusé de voir que la montée de ces pays se faisait pour une part au détriment de nos emplois et de notre économie. Comme nous avions moins de richesse, et que nous ne voulions rien changer à notre mode de vie, nous avons emprunté pour continuer à financer. Au fond, nous sommes exactement dans la situation d’une famille dont les revenus auraient baissé mais qui n’aurait rien changé à son train de vie et qui aurait financé ce train de vie par la dette et du déficit. Les économistes, souvent, à la télévision, vous font des démonstrations d’un extrême complexité. Mais en réalité l’économie c’est très simple. L’économie d’un pays c’est exactement la même chose que la gestion des comptes d’une petite entreprise ou d’une famille.

Dans ce monde nouveau, nous n’avons pas le droit à l’erreur.
Nous avons dépensé toutes les marges qui auraient permis de financer encore des erreurs. 
Nous n’avons plus la possibilité, comme les socialistes l’avaient fait entre 1981 et 1983, de prendre des mauvaises décisions, de ruiner la France pour financer un programme idéologique pour ensuite revenir deux ans après piteusement à la réalité.
Aujourd’hui il suffirait désormais de quelques semaines, pour que cette réalité se rappelle à nous avec une extrême violence.
J’ai eu l’occasion de dire, à plusieurs reprises ces derniers jours que le programme de François Hollande menaçait la solidité même de la monnaie européenne. Alors on m’accuse de dramatiser, de brandir une sorte de menace. Mais ça n’a rien d’une dramatisation, c’est juste la réalité. Nous venons de connaître six mois d’attaques spéculatives extrêmement violentes contre la monnaie européenne, à cause notamment de la situation de la Grèce et des inquiétudes qui pesaient sur d’autres pays comme l’Italie.
Pourquoi cette spéculation s’est arrêtée depuis le début de l’année 2012 ?
Elle s’est arrêtée car nous avons pris tout d’abord des décisions financières, les européens, souvent à l’initiative de la France, pour mettre en place une véritable solidarité avec les pays en difficulté. Elle s’est arrêtée ensuite parce que la Banque centrale européenne a pris des décisions courageuses qui ont permis de financer l’économie européenne.
Mais elle s’est surtout arrêtée cette spéculation parce que tous les pays de la zone euro ont pris des engagements précis en matière de réduction de la dépense publique en matière de réduction des déficits et en matière de retour à l’équilibre.
Et tous les marchés financiers, c’est-à-dire au fond tous les organismes qui nous ont prêté de l’argent, qui nous regardent de l’extérieur se sont rendus compte que ça ne servait à rien de spéculer contre la monnaie européenne parce qu’elle était solide, parce qu’elle était défendue. Parce qu’il y avait une vraie volonté des pays européens de la défendre.

A la minute où la deuxième économie de la zone euro dit « Moi je ne respecterai pas les engagements financiers qui ont été pris », le déficit, le retour à l’équilibre ça ne sera pas pour 2016 mais pour 2017, et puis ça sera pour 2017 si seulement il y a de la croissance, sinon on ne réduira pas les déficits, à cette minute là, la spéculation contre la monnaie européenne reprendra. Les attaques contre la monnaie européenne reprendront tout simplement parce que les organismes financiers qui ont prêté de l’argent aux pays européens se diront que l’Europe ne tient pas ses engagements, la France ne tient pas ses engagements et donc vous prenez des risques de plus en plus grands sur le continent européen. Voilà la réalité. Il ne s’agit pas de brandir des menaces. Il ne s’agit pas de prédire un avenir qui serait un avenir sombre. Et les mouvements de M. Hollande, les mouvements de muscle pour terroriser les marchés n’ont pas beaucoup de chance de les impressionner. Il a dit quelques heures après que j’ai formulé ces inquiétudes, il a dit « Mais les marchés, je les dominerai ». Je ne sais pas si dans la salle il y a des savoyards ou des hauts savoyards qui ont déjà eu des soucis avec leurs banquiers mais si vous êtes allés le voir en lui disant « Monsieur je vais vous dominer », il y a assez peu de chance pour que ça se termine bien.

Nous devons poursuivre la réduction de la dépense publique avec une détermination sans faille.
Lutter contre les déficits : ce n’est pas mon obsession, ce n’est pas un sujet technique, ce n’est pas une question idéologique, ce n’est pas un sujet de droite ou de gauche, c’est un question vitale et c’est une question morale !
C’est vital parce que les déficits brisent toute chance d’aller chercher la croissance et de protéger notre solidarité sociale.
Quand on est trop endetté, quand on consacre une trop grande partie de notre richesse à payer des intérêts aux banques, naturellement, on ne peut pas investir là où ce serait nécessaire pour stimuler la croissance.
Mais c’est aussi une question morale, parce que ce n’est pas à nos enfants et à nos petits-enfants de payer les dépenses d’aujourd’hui et de payer la facture de notre imprévoyance.

Avec le Président de la République, nous nous sommes engagés à revenir à l’équilibre des finances publiques en 2016.
M. Hollande, lui, considère que la France peut attendre,  qu’elle peut se permettre de viser cet objectif en 2017 et peut-être certains d’entre vous, en tout cas certains français se disent-ils « 2016 ou 2017… ça fait tellement longtemps qu’on est en déficit. Ça peut bien prendre une année de plus ».
Mais outre ce que je viens d’évoquer sur le non respect de nos engagements européens, une année de plus pour le retour à l’équilibre c’est 35 Md€ de dette supplémentaire. Autant dire que lorsque M. Hollande repousse à 2017, c’est-à-dire après la fin du quinquennat qui va s’ouvrir dans quelques semaines, lorsqu’il repousse à 2017 le retour à l’équilibre, il alourdit de 35 Md€ la dette de la France. Autant dire que c’est la mesure la plus chère de la campagne électorale.
Et voilà maintenant que M. Hollande nous annonce qu’une agence de notation s’apprêterait à dégrader la note de la France juste au lendemain de la présidentielle. D’où tient-il une telle information ? Mystère. Mystère, puisque l’agence elle-même lui a apporté un démenti cinglant.
En réalité M. Hollande avait monté une petite combine. L’objectif c’était de distiller cette rumeur pour nous expliquer que si demain la France était en difficulté face aux marchés financiers, il n’y était pour rien, et que si ce malheur arrivait ca ne serait pas de sa faute. Et bien M. Hollande, quand on prétend vouloir présider la République, on ne se défausse pas. On assume et on assume notamment les conséquences de son programme.

Depuis plus de trente ans, notre pays vote ses budgets en déséquilibre, il faut mettre un terme à cette spirale.
Nous avons entre 2010 et 2011, grâce au courage des parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, de la majorité, nous avons réduit notre déficit en un an de 25%, ce qui ne s’était jamais produit.
C’est le résultat des réformes structurelles que nous avons faites : la réorganisation des services de l’Etat, qui, parfois, a causé des débats dans les territoires, mais qui était nécessaire ; le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.

Mais c’est aussi le résultat des plans de rigueur que j’avais annoncés au mois d’août et au mois de novembre et qui avaient suscité tellement de raillerie de la part des économistes d’un côté, ou de la part des socialistes de l’autre. Pour beaucoup d’économistes, c’était du bricolage, parce qu’en France il faut toujours faire la grande réforme, la réforme parfaite, celle pour laquelle il n’y a rien à redire, celle qui d’ailleurs va contenter tout le monde ; et comme on n’arrive jamais à la faire cette réforme parfaite, et bien on ne fait rien et tout le reste on considère que c’est du bricolage. Et bien le bricolage, en l’occurrence, il a permis de réduire le déficit de notre pays et il nous a permis en 2011 de faire beaucoup mieux que ce que nous avions prévu.

Voilà petit à petit, à force de réformes, à force de rigueur, nous redonnons à la France le pouvoir d’être souveraine, d’être pleinement indépendante, de ne plus dépendre des marchés financiers.

Et malgré les crises répétées, malgré ces efforts de gestion que nous nous sommes imposés, nous avons, en même temps, continué à accompagner l’activité économique, parce que la rigueur budgétaire doit s’accompagner d’un soutien à la croissance.

Nous avons ainsi triplé le crédit impôt-recherche, c’est-à-dire que toutes les entreprises dans notre pays qui dépensent de l’argent pour la recherche et pour l’innovation le déduisent de leurs impôts. C’est un énorme avantage que nous avons mis en place et qui a permis de stimuler la recherche et l’innovation en France, faisant de la France aujourd’hui, le pays le plus attractif des pays européens en matière de recherche et d’innovation.
Nous avons supprimé la taxe professionnelle, et je sais bien que cela a occasionné bien des débats notamment parmi les élus locaux, mais parce qu’il fallait supprimer un impôt qui venait pénaliser l’investissement des entreprises.

Nous avons lancé en pleine crise économique le programme des investissements d’avenir, 35 milliards d’euros investis au service de la croissance de demain. Avec ces 25 milliards d’euros nous sommes en train de soutenir, de faire émerger les secteurs de l’économie française qui seront les moteurs de l’économie de demain. Aujourd’hui, une grande partie des moteurs de notre économie sont des moteurs qui ont été allumés par le général De Gaulle et par Georges Pompidou. Le train à grande vitesse décidé par le général De Gaulle et Georges Pompidou, le programme électronucléaire français, la construction des centrales nucléaires françaises, qui, je le disais tout à l’heure, fait de nous le premier pays au monde en matière de maitrise du nucléaire. L’Airbus… tout cela sont des décisions qui ont été prises par le général De Gaulle ou par Georges Pompidou et qui sont encore aujourd’hui les moteurs, ou en tout cas parmi les moteurs principaux, de l’économie française. Et bien, il faut faire la même chose maintenant.
Et c’est ce que nous faisons avec le programme des investissements d’avenir. Programme, qui d’ailleurs, je voudrais le dire au passage, a été préparé par deux anciens Premier ministres, Alain Juppé d’un côté, Michel Rocard de l’autre, ce qui montre l’ouverture qui est la nôtre et le souci qui a été celui du président de la République et du gouvernement de faire dialoguer tous ceux qui en France avaient quelque chose à dire sur les méthodes à employer pour faire face à la crise, pour lutter contre les difficultés qui frappaient notre pays et combien cette attitude d’ouverture vient en contradiction avec l’attitude de la gauche. Cette attitude de la gauche qui a tout refusé, qui a voté contre tout, qui a voté contre le crédit impôt-recherche, qui a voté contre la suppression de la taxe professionnelle, qui a voté contre le programme des investissements d’avenir, qui a voté contre les mesures prises par l’Europe pour soutenir la Grèce et la monnaie européenne.

Dans cette campagne tout le monde célèbre le slogan «produire en France»…
Mais au-delà des discours, qui a eu le courage d’engager la baisse du coût du travail en revoyant le financement de notre protection sociale ? C’est Nicolas Sarkozy et c’est la majorité qui est rassemblée devant vous aujourd’hui.
C’est nous qui avons eu le courage, avec le Président de la République, de proposer dans le cadre de cette campagne présidentielle, une réforme complète de la formation professionnelle, en indiquant si c’était nécessaire, nous procéderions par référendum. Ce que nous voulons c’est très simple, c’est que tous les français qui sont au chômage de façon durable se voient proposer une formation professionnelle, une vraie formation professionnelle, soit pour améliorer leur compétitivité dans le métier qui est le leur, soit pour changer de métier s’ils sont dans un secteur qui est un secteur en voie de disparition et nous avons dans la société qui est la nôtre, ça se produira de plus en plus souvent. Nous voulons que chaque demandeur d’emploi se voit proposer une formation professionnelle et nous voulons qu’à l’issue de cette formation professionnelle, chaque demandeur d’emploi soit obligé d’accepter un emploi correspondant à cette formation professionnelle.

C’est nous qui avons le courage de proposer, dans le cadre de cette campagne présidentielle, des accords de compétitivité, c’est-à-dire la possibilité dans une entreprise, pour le chef d’entreprise de  négocier avec ses salariés, avec la majorité de ses salariés les modalités du travail et de la productivité en fonction de la conjoncture !
Parce que, mes chers amis, il vaut mieux une bonne négociation sociale pour être plus compétitif et sauver des emplois, qu’un conflit qui se termine par un échec collectif et la disparition d’une entreprise.

Voilà, c’est comme ca qu’on pourra produire en France.
Ca n’est pas avec des impôts supplémentaires, ça n’est pas avec une taxe à 75% sur ceux qui réussissent et ça n’est pas avec des drapeaux rouges qu’on se bat efficacement contre les délocalisations et contre la production nationale !
 
Voilà notre bilan, et ce bilan il se mesure à l’aune de ce qu’ont connu nos partenaires européens.

La récession en France a été inférieure et moins longue que dans tous les autres pays européens.
Le pouvoir d’achat a mieux tenu dans notre pays que dans la plupart des autres pays européens, à l’exception de l’Allemagne.
Le chômage  augmenté moitié moins que dans la moyenne de l’Union européenne.      
Bien sûr je ne prétends pas que nous ayons tout réussi, bien sûr nous ne pouvons pas nous satisfaire d’un bilan qui a été tellement bousculé par la crise économique et financière.
Mais il faut regarder autour de nous, il faut regarder ce qu’il se passe en Europe, dans le monde. Et on constatera quoi ? On constatera que le président de la République, que le gouvernement et la majorité ont mieux protégé les français que la plupart des autres gouvernements européens.

Mes chers amis, nous vivons dans un monde dangereux parce qu’il est instable, dans un monde de plus en plus concurrentiel, dans un monde qui déstabilise les anciennes puissances occidentales que nous sommes.
Et la question qui doit être au cœur de cette campagne présidentielle c’est au fond la suivante : dans dix ans, où en sera la France ?
Aura-t-elle choisi la voie de la facilité et donc le déclin, ou aura-t-elle choisi de lever ses forces de production et ses forces intellectuelles pour tenir sa place, pour tenir son rang dans la mondialisation ?
Aura-t-elle choisi le repli, la peur du monde, ou aura-t-elle choisi de s’élancer courageusement dans la construction d’une Europe politique dont nous avons commencé à poser les fondements avec un gouvernement économique de la zone euro ? 
Voilà les questions essentielles de cette élection présidentielle.

Dans un monde de 7 milliards d’habitants, assoiffés de réussite, notre force c’est d’abord la lucidité parce qu’un peuple qui se raconte des histoires, un peuple auquel on cache la vérité, c’est un peuple qui est condamner à sortir de l’Histoire.
Et notre seconde force, c’est notre capacité à faire bloc, c’est notre unité nationale.

Notre unité nationale dans ce contexte de changement profond du monde, c’est un bien précieux.
C’est un bien qui doit être protégé, soutenu, et ca n’est pas seulement l’affaire de l’Etat, ca n’est pas seulement l’affaire des institutions de la République, c’est l’affaire de chacun d’entre-nous que de défendre l’unité nationale.

C’est vrai que, traditionnellement, cette unité, du fait de notre histoire, s’incarne dans l’Etat et dans les institutions de la République, et je veux dire que ça n’est jamais rendre service à la France que de tourner en dérision ses institutions de République, ses symboles et de s’en prendre en permanence à l’Etat.

Ensuite, l’unité nationale se forge dans la famille qui doit exercer ses responsabilités en matière d’éducation et qui ne doit pas s’en remettre à la société pour les assumer à sa place.

L’unité nationale se façonne aussi à l’Ecole qui doit rappeler à chacun de nos jeunes que le respect des autres commence dans le respect de la nation qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, nous devons en permanence rappeler à chacun qu’il a autant de devoirs que de droits.

L’unité nationale exige de faire de la sécurité une priorité, parce que lorsque les délinquants croient que la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors la liberté et la confiance en l’autre perdent tout leur sens et c’est l’unité nationale qui est mise en cause.    
L’unité nationale réside dans notre capacité à redonner de la fierté à tous ceux qui sombrent dans l’assistanat, parce que l’assistanat est un dévoiement de la justice sociale, un abaissement de la condition humaine.

L’unité nationale exige de rappeler clairement que nous sommes une nation de citoyens, c’est-à-dire, pas une nation où chaque communauté ferait passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République.
La France est une nation d’intégration. Ca veut dire que siècle après siècle nous avons intégré des générations d’étrangers qui ont apporté à notre pays leur force de travail, leur savoir et qui parfois ont donné leur sang pour la patrie française.
Mais, les étrangers qui s'installent régulièrement chez nous ont vocation, comme les générations précédentes, à s'approprier l'héritage du pays des Lumières, l’héritage du pays des droits de l'homme.
C’est à eux de faire l’effort d’intégrer la France, avec ses lois, sa langue et ses mœurs. Ce n’est pas à la France de se plier à des règles qui ne seraient pas conformes à son pacte républicain.
Nous sommes une nation d’intégration, pas une nation mosaïque.
Voilà pourquoi je suis hostile au vote des étrangers aux élections locales parce que  la citoyenneté ne peut pas se découper pas en tranches !
C’est la raison pour laquelle nous avons interdit le voile à l’Ecole et le port de la burqa parce qu’en France, femmes et hommes vivent ensemble, sans se juger, sans se défier, sans s’abaisser ! C’est un des fondements de la République française.

Mes chers amis,

Depuis 2007, nous avons réformé, nous avons osé, nous avons bousculé des conservatismes, nous avons résisté aux blocages, et je veux vous faire remarquer d’ailleurs que c’est la première fois, sous la Cinquième République que pendant cinq ans, un gouvernement et une majorité ne  n’ont jamais été conduits à retirer un texte en discussion devant le Parlement sous la pression de la rue.
En disant cela, je ne critique pas ceux qui manifestent, ceux qui s’opposent. Nous sommes en démocratie et chacun a le droit d’exprimer son opposition. Mais je veux dire qu’il n’était pas normal que dans notre pays, un président de la République élu par une majorité de français, une assemblée nationale, un Parlement élu par une majorité de français se voient empêchés de mettre en œuvre des projets politiques qui avaient été approuvés par la majorité des français parce que quelques dizaines ou quelques centaines de personnes bloquaient le fonctionnement des transports en Ile-de-France ou de tel ou tel service public.
Je veux le dire une nouvelle fois devant vous, bien sûr nous n’avons pas tout réussi, mais personne ne peut nous accuser d’avoir manqué de courage.

Pourquoi sommes-nous si déterminés ?
Parce que nous sommes les héritiers d’une Histoire exceptionnelle que nous avons le devoir de prolonger. Je parle de devoir parce que je veux vous faire comprendre que notre avenir n’est pas écrit ! Il dépend de nous, des décisions que nous allons prendre, il dépend de notre courage, de notre travail.

On a vu par le passé des nations décliner parce qu’elles croyaient que tout leur était dû. On a vu par le passé des nations se décomposer parce que l’énergie nationale avait fait place à la facilité, à l’égoïsme, à l’individualisme, à l’autodénigrement.

Si vous êtes là ce soir, ensemble, rassemblés par-delà vos différences, par delà vos origines, par delà vos métiers, c’est parce que, pour vous justement, la France n’est pas une abstraction.
La France parle en vous.
La France est notre protection et notre tremplin pour affronter l’avenir ensemble.
La France est notre seconde famille, et une famille ça se défend avec courage.

Alors, il faut nous rassembler pour faire triompher la France que nous aimons.
Il faut nous battre pour elle, il faut se mobiliser pour elle.
Jamais la victoire ne s’est donnée à ceux qui l’attendaient dans un fauteuil parce qu’ils avaient cru la lire dans le ciel des sondages.


La victoire vient à ceux qui se battent, à ceux qui se transcendent jusqu’à la dernière minute.
Alors transcendons-nous, dépassons-nous, et rendez-vous mes amis, le 22 avril et le 6 mai pour l’épreuve décisive.
Allons chercher ensemble la victoire de Nicolas Sarkozy, pour notre pays, pour son avenir, pour nos valeurs.

Vive la République et vive la France.


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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 17:37

 


 

"Durant cinq années, j’ai la fierté d’avoir servi notre pays et l’honneur d’avoir été le Premier Ministre de Nicolas Sarkozy. Je ne regrette rien, je ne renie rien, je ne rougis de rien, mais j’espère tout car il nous reste tant de choses à faire ensemble." François Fillon le 15 avril 2012

 

Mes amis et chers compagnons,

 

De tous les quartiers de la capitale, de tous nos départements, vous avez répondu par milliers à l’appel de Nicolas Sarkozy.

Nous n’avons qu’une Patrie, mais qu’elle est belle et qu’elle est humaine cette Patrie qui nous rassemble !

Ici, aucun cœur ne bat en solitaire car nous sommes tous les membres d’une même famille qui vient de loin.

De cette place de la Concorde, je vois le long chemin tracé par nos rois, par nos révolutionnaires, par nos poilus et par l’armée des ombres.

Vous en êtes les héritiers. Et aujourd’hui, Paris, oui, Paris est à nous !

 

Votre nombre est un démenti cinglant adressé à tous ceux qui vous disaient résignés et sans voix.

Déterminés, vous l’êtes plus que jamais ! Et votre voix, elle résonne bien au-delà de cette place.

C’est la voix de la République et du peuple souverain. Et c’est la voix de l’audace et de la victoire.

 

Durant cinq années, j’ai la fierté d’avoir servi notre pays et l’honneur d’avoir été le Premier Ministre de Nicolas Sarkozy.

Je ne regrette rien, je ne renie rien, je ne rougis de rien, mais j’espère tout car il nous reste tant de choses à faire ensemble.

 

Récusez ceux qui vous promettent des lendemains faciles: ceux là vous mentent !

Récusez ceux qui attisent les instincts les plus noirs et récusez ceux qui se drapent dans le vieux drapeau rouge, parce que le vent du Progrès s’est toujours confondu avec le drapeau tricolore.

Liberté, Egalité, Fraternité: cette devise est un combat permanent. Et ce combat se conjugue avec le goût de la vérité !

 

La vérité, c’est que la mondialisation menace notre mode de vie. Parce que nous n’avons pas voulu le voir, nous avons, depuis trente ans, vécu à crédit.

Voici venu le temps de lever toutes nos forces productives et de nous libérer de nos déficits.

Ce défi ferait trembler bien des nations, mais la France n’est pas n’importe quelle nation !

Elle en a vu bien d’autres dans son Histoire.

 

Regardez, oui regardez cette place de la Concorde: croyez-vous que ceux qui s’y sont rassemblés, siècle après siècle, n’avaient pas des défis bien plus périlleux à relever que nous-mêmes ?

Ils n’ont jamais baissé les bras. Ils n’ont jamais renoncé, et vous êtes à leur image : vaillants, unis, clairvoyants.

Tout nous invite à nous dépasser et à refuser les chimères d’un socialisme qui prétend qu’en dépensant plus et en travaillant moins la France sera plus forte et plus grande.

 

J’ai entendu François Hollande tisser son programme dans l’étoffe du rêve alors que la politique c’est la confrontation avec la réalité.

C’est quoi le rêve français de François Hollande ?

C’est les 35 heures, et pas une heure de plus ?

C’est des emplois parking pour les jeunes ?

C’est encore et encore des emplois publics, et malheur aux entrepreneurs qui réussissent ?

C’est la promesse illusoire d’une retraite à 60 ans ?

C’est un pays où il suffit de vouloir pour avoir et de rêver pour être exaucé ?

C’est un pays imaginaire, coupé du monde, coupé de toute contrainte.

Le rêve français de François Hollande, ce n’est rien d’autre que de la démagogie.

A cette démagogie, nous opposons la volonté !

 

Tout ce quinquennat a été marqué au fer rouge des crises.

Malgré cela, nous avons engagé des réformes courageuses et avons protégé les Français des régressions sociales qui ont frappé plusieurs pays européens.

 

M. Hollande caricature notre bilan avec une mauvaise foi sans limite. Mais sincèrement, où en serait la France si lui et ses amis avaient été aux responsabilités ?

 

Pensez-vous une seconde qu’ils auraient eu la même énergie que Nicolas Sarkozy pour riposter à la crise et entrainer une Europe qui était tétanisée ?

Pensez-vous qu’ils auraient fait la réforme des retraites et qu’ils auraient osé affronter la pression de la rue ?

Pensez-vous qu’ils auraient pris le risque d’imposer le service minimum aux syndicats ?

Pensez-vous qu’ils auraient eu le cran de réformer l’université ?

Pensez-vous qu’ils auraient interdit le port de la burqa dont ils n’ont cessé de relativiser l’agression contre les valeurs de la République ?

Pensez-vous une seconde qu’ils auraient eu le courage de réduire les dépenses de l’Etat alors que tant de résistances s’y opposaient ?

Poser la question, c’est y répondre !

 

Voilà, mes amis, ce que nous avons fait, et que n’aurait jamais fait la gauche.

Oh pas seulement parce qu’elle est hostile à ces réformes, mais parce qu’elle est formatée pour répondre “oui” à tout le monde et dire “non” à tout ce qui est difficile.

C’est ainsi, le socialisme n’est pas fait pour affronter les tempêtes, mais pour naviguer en eau calme par vent arrière.

 

Non M. Hollande, la France ne rêve pas de ce socialisme là !

Non M. Hollande, la France n’est pas à genoux.

La France s’est réformée, malgré vos condamnations.

La France est sur tous les fronts de la paix et de la liberté dans le monde, malgré vos abstentions.

La France tient et les Français ne courbent pas l’échine, malgré vos résignations.

 

Peu nous importent les jérémiades des faux prophètes, des Paganini de la politique fiction, des dégoupilleurs de haine....

Peu importent les coups de sang d’un Mélenchon qui s’imagine en mutin du Potemkine mais qui négociera la ferraille du Titanic. Et peu importent les coups de menton des Verts qui ont déjà acheté leurs circonscriptions.

 

François Hollande est le reflet de ce portrait de politiciens dénoncé par de Gaulle: "Ces hommes à demi-mot qui ne prennent jamais la vie à plein parce qu'ils ne sont ni assez forts ni assez vrais ".

 

Eh bien nous, nous avons pris la vie politique à plein. Nous avons réformé, nous avons osé, nous avons résisté.

Et nous l’avons fait avec un Président courageux, un Président qui affronte la réalité.

 

Pour construire un monde meilleur ce n’est pas de rêve dont nous avons besoin mais de volonté.

 

La France a besoin d’un Chef d’Etat, pas d’un conteur de bonne aventure ! Pas d’un homme qui n'est constant sur rien, sauf sur sa sarkophobie ?

 

La France a besoin d'énergie, de parole forte, d’une vraie trajectoire politique et économique !

Avec Nicolas Sarkozy, la France se battra pour être une terre de production et d’inventions.

Avec Nicolas Sarkozy, la France se réformera pour que la dignité sociale soit la récompense de notre travail.

Avec Nicolas Sarkozy, la France bâtira une Europe politique qui démentira tous ceux qui croient que notre continent est la citrouille de l’Histoire.

 

Avec Nicolas Sarkozy, la République se dressera face aux communautarismes car nous sommes une nation de citoyens, pas une nation où chaque communauté fait passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République.

 

Ayez confiance mes amis.

Ayez foi en vous.

Rassemblez-vous, mobilisez-vous, engagez-vous.

La France a besoin de vous; elle a besoin de vous pour rester fidèle au plus beau des serments: «tous ensemble et tous pour la France» ; voilà notre serment et voilà le message conquérant de la Concorde !

 

Vive la France et vive la République !

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 13:41

 


 

François Fillon rappelle que nous devons nous moderniser, et cela passe par deux choses : des finances publiques maîtrisées et une vraie politique de compétitivité, lors d'une rencontre avec des chefs d'entreprise au Perreux le mardi 10 avril 2012.

 

Mesdames et messieurs,

 

Quand Gilles CARREZ m’a proposé de venir vous parler de politique économique, j’ai accepté avec plaisir.

Comme Rapporteur général, au moment où les soubresauts de la crise économique nous imposaient d’agir dans l’urgence, Gilles a été un acteur incontournable dans la confection des réformes économiques, budgétaires, fiscales que nous avons conduites.

J’ai toujours pu compter sur sa solidité et son sérieux pour redresser nos finances publiques.

L’économie française est confrontée à des défis majeurs, et il ne faut pas illusionner les Français sur les conditions de notre redressement et de notre prospérité.

D’un côté, il faut nous dégager de la crise des dettes qui n’est pas finie, ce qui exige de l’Europe de mettre en œuvre rapidement les traités conclus pour renforcer la zone euro et conforter ses pare-feux face aux attaques spéculatives.

De l’autre, il faut assumer la bataille de la compétition internationale.

Ceux qui pensent que le monde s’adaptera à notre modèle économique et sociale et à nos habitudes font preuve de naïveté.

Nous devons nous moderniser, et cela passe par deux choses : des finances publiques maîtrisées et une vraie politique de compétitivité.

 

Un Etat grevé par sa dette et ses déficits n’a plus de marges de manœuvre.

Il est faible pour aller chercher la croissance.

Il est faible face aux marchés.

Il est condamné, à long terme, à faire payer la facture de son imprévoyance aux générations futures.

Suggérer, comme certains le font encore dans l’opposition, que la France peut prendre des libertés avec le retour à l’équilibre des comptes est une aberration. Sur les déficits, nous avons engagé un effort qui concerne l’Etat, les comptes sociaux, mais qui doit aussi concerner les collectivités locales.

Depuis deux ans, nous avons respecté notre trajectoire de redressement.

Nous avons même fait mieux que prévu, en réduisant le déficit public à 5,2% du PIB en 2011 au lieu de 6%.

Dès l’année prochaine, nous le ramènerons à 3% du PIB, un niveau à partir duquel notre dette n’augmentera plus, jusqu’à atteindre l’équilibre en 2016.

Je dis bien 2016, et non 2017. Car un petit décalage d’un an, comme veut se l’accorder le candidat socialiste, cela n’a rien d’anodin : c’est 34 Mds€ de dépenses en plus, et cela, c’est contraire à tous nos engagements.

Pour revenir à l’équilibre budgétaire d’ici 2016, nous avons 115 Mds€ d’efforts à faire.

Notre cadre est clair : les deux tiers sous forme d’économies de dépenses, et un tiers par des ajustements fiscaux.

Car ce n’est pas en optant pour des hausses d’impôts massives, mortifères pour notre compétitivité ; qu’on équilibrera nos comptes publics et qu’on ira conquérir la croissance !

A côté de la réduction des déficits, il y a la compétitivité de la France.

 

Les paramètres de la compétitivité sont multiples :

  • c’est la productivité de l’Etat que nous avons cherchée à renforcer avec la RGPP qui s’est traduite pas une rationalisation de nos structures ;

  • c’est les efforts de simplification administrative : nous avons créé un Commissaire à la simplification, qui filtre tous les textes créateurs de normes règlementaires ; suite aux assises de la simplification organisées par le Gouvernement, 145 mesures ont été décidées - elles permettront de restituer plus d’un milliard d’euros aux entrepreneurs ;

  • c’est faciliter l’accès des PME aux marchés publics, à travers notamment la LME. Aujourd’hui, les PME sont concernées par 60 % des marchés et 27 % des montants ;

  • c’est la valorisation de la «matière grise» : en la matière nous avons mis le paquet avec la réforme des universités et le soutien à la recherche ;

  • c’est la réhabilitation de la valeur du travail, d’où l’utilité des heures supplémentaires défiscalisées dont l’intérêt a supplanté celui des RTT ;

  • c’est la responsabilisation du dialogue social : d’où l’importance, à mes yeux, de la réforme de la représentativité syndicale ;

  • c’est l’amélioration des liens entre donneurs d’ordre et sous-traitants, à travers le dispositif de médiation des relations inter-entreprises, dont un des objectifs est d’inciter les grandes entreprises à accompagner leurs sous-traitants à l’export ;

  • c’est la valorisation de l’esprit d’entreprendre. Avec le régime de l’auto-entrepreneur, nous avons permis à un million de Français de s’engager dans l’aventure entrepreneuriale. En 2011, un chiffre d’affaire d’environ 4 Mds€ a été généré. Sans ce régime, on estime que 3 auto-entrepreneurs sur 4 n’auraient pas créé d’entreprise. Nous avons aussi voulu limiter les risques auxquels sont exposés les entrepreneurs indépendants, en créant le statut de l’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL), une innovation majeure qu’attendaient tous les artisans, commerçants et professionnels libéraux. 6000 d’entre eux ont d’ores et déjà adopté ce régime.

 

La compétitivité, c’est évidemment l’investissement et l’innovation.

C’est le sens du programme des investissements d’avenir, qui a consacré 35 Mds€ aux projets d’excellence dans les secteurs d’avenir. Dans ce programme, 2,5 Mds € ont été exclusivement dédiés à la croissance des PME, et la place qu’occupent les PME dans les différents projets candidats a été un des critères de sélection des lauréats.

D’ailleurs, afin de ne pas saupoudrer l’argent public, nous avons instauré une méthode exemplaire de sélection des projets, notamment fondée sur des jurys internationaux.

Actuellement, les deux tiers des crédits sont déjà engagés sur ces projets sélectionnés.

La réforme de la taxe professionnelle a permis d’alléger de 5 milliards d’euros le fardeau qui pesait sur les entreprises.

Le triplement du crédit impôt-recherche a été décisif ; tout le monde le reconnaît aujourd’hui.

Certains voudraient l’accorder aux seules PME…

C’est un non-sens quand on sait que la dynamique industrielle est tirée par les grands groupes comme par les plus petits.

Chaque année, c’est près de 5 milliards d’euros qui sont restitués aux entreprises qui s’engagent dans la recherche et développement.

Entre 2008 et 2010, le nombre de projets d’implantations de centres de R&D en France a triplé.

Et pour les PME de moins de 8 ans qui consacrent 15% de leurs charges à la recherche et développement, le statut fiscal de jeune entreprise innovante permet de bénéficier d’un régime social et fiscal allégé.

Il fallait aussi aider les entreprises à se financer et à se moderniser.

La médiation du crédit a préservé les capacités de financement des entreprises.

Ce dispositif, mis en place en 2008 a permis de débloquer 3,7 Md€ pour plus de 15 000 entreprises, dont plus de 99% sont des PME.

Grâce à cela, il n’y a pas eu de réduction des encours de crédits pendant la crise.

A présent, la banque de l’industrie que nous sommes en train de créer va disposer de 1 milliards d’euros de fonds propres.

Elle permettra d’accorder plus de 12 milliards d’euros de prêts bancaires aux entreprises industrielles, notamment les 32 000 PME.

Quant au Fonds Stratégique d'Investissement, il a permis que l'Etat investisse directement dans les entreprises à fort potentiel de croissance. Un des axes prioritaires, à présent, c’est de favoriser une politique de filières cohérentes pour faciliter leur modernisation.

Pour décliner le soutien public à l’investissement en fonds propres dans les entreprises, nous avons mis en place FSI Régions, qui a pour mission d’orienter les PME vers le bon outil financier pour accompagner et soutenir leur développement, au plus près des territoires. Ce guichet s’accompagne également d’un numéro vert unique, le 0810 00 12 10, qui permet d’orienter de façon plus générale les entreprises vers le bon interlocuteur pour répondre à ses problématiques, quelles qu’elles soient.

 

Mesdames et messieurs,

Depuis 2007, nous n’avons pas tout réussi  et nous ne sommes pas toujours allés aussi loin que nous l’aurions voulu, mais nous avons réussi à bâtir un socle cohérent pour développer nos atouts économiques.

Maintenant il faut aller plus loin.

Récemment, nous avons décidé avec le président de la République de baisser le coût du travail dû au poids des charges sociales ; et pour financer cette baisse, nous avons choisi d’augmenter la TVA sur certains produits.

Ca n’a pas été facile, mais il faut savoir ce que l’on veut !

Si l’on veut défendre nos entreprises, si l’on veut créer des emplois, si l’on veut produire en France, le travail dans notre pays ne doit pas coûter plus cher que dans la moyenne des Etats européens !

Autre réforme que nous avons annoncée : c’est celle des accords de compétitivité qu’il faudrait pouvoir négocier dans chaque entreprise pour adapter l’organisation du travail en fonction des aléas du marché.

Ce serait une révolution dans notre droit du travail et dans le dialogue social.

Dans cette campagne électorale, Mesdames et Messieurs, tout le monde parle de croissance et d’emplois, mais il serait bon de rappeler que sans les entrepreneurs rien ne sera possible.

Je récuse ceux qui soupçonnent et critiquent l’esprit d’entreprise.

Je combats ceux qui, par démagogie, font la chasse aux talents et à ceux qui réussissent.

La sortie de la crise comme notre prospérité à venir dépend de vous ! La question est de savoir si nous allons nous battre contre le déclassement de notre pays et de l'Europe face à la concurrence internationale, et si on a le courage de prendre les mesures nécessaires à la lutte contre ce déclassement.

Aujourd'hui, nous sommes à un moment de l'histoire de notre pays et du continent européen où des questions vitales pour notre civilisation sont en train de se jouer.

Peut-être allez-vous trouver que je dramatise, comme à chaque élection, mais pensez un instant à la situation au lendemain de l'élection si par malheur notre candidat ne l'emportait pas.

Nous venons depuis plusieurs mois de nous mobiliser pour arrêter une immense spéculation.

Nous avons réussi à arrêter cette spéculation car nous avons pris les mesures nécessaires.

Il y a d'immenses pays qui nous lancent des défis.

Les programmes des candidats, les personnalités des candidats, leurs capacités à résister face à l'adversité doivent être au cœur des choix.

La première condition si on veut éviter le déclin et ainsi d’être submergé par la compétition économique, c'est de réduire les déficits.

Les bonnes décisions avaient été prises face à la crise.

Nous avons réussi à enclencher un mouvement de réduction de la dépense publique. Même si on est loin du compte, cela montre qu'il y a une méthode, qu'il y a une voie.

Mais cet objectif ne peut pas suffire si nous ne sommes pas capables de redonner de la compétitivité aux entreprises.

Nous avons mis en place des outils financiers, pris des mesures très courageuses en matière de réduction du coût du travail.

Il faut qu'on aime nos entreprises, qu'on soutienne nos entreprises et qu'on leur reconnaisse le droit à l'erreur. Reconnaître ce droit à l'erreur, c'est sans doute une des clés du succès de l'économie française.

Tout ce qui manque singulièrement dans les projets des candidats de gauche, c'est cet encouragement au risque.

Je ne fais pas partie de ceux qui opposent les petites entreprises aux grandes.

Il faut que les banques soient contrôlées tout en maintenant un flux de crédits suffisants pour assurer la croissance de notre économie.

Voilà ce que je voulais vous dire avec estime et amitié.

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 11:09

 


 

François Fillon affirme que le seul candidat qui a la carrure d’un Chef d’Etat capable de décider, d’agir, de protéger la France dans les circonstances les plus difficiles, c'est Nicolas Sarkozy, lors d'une réunion publique à Versailles le Mardi 10 avril 2012.

 

Mes chers amis,

 

Il y a une minute, Alain Schmitz, Président du Conseil général, que je veux remercier, a rappelé qu’il y a cinq ans j’étais avec vous dans cette salle pour défendre la candidature de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles.

Mais je veux dire que les temps étaient très différents.

 

Aujourd’hui, nous sommes à un moment de l’Histoire de notre pays, à un moment de l’Histoire de notre continent européen, où des questions essentielles, des questions vitales, pour notre civilisation européenne sont en train de se jouer.

 

En vérité, la question qui est posée, qui devrait être au cœur de cette élection présidentielle, c’est la question de savoir si nous allons nous battre contre le déclassement de la France et de l’Europe face à la compétition internationale et si nous allons avoir le courage de prendre les mesures nécessaires pour combattre ce déclassement.

Peut-être allez-vous trouver que je dramatise, comme à chaque élection, mais je vous demande de réfléchir un instant à la situation qui sera la notre au lendemain de l’élection présidentielle si, par malheur, notre candidat ne l’emportait pas.

 

Nous venons, pendant plusieurs mois, de mobiliser toutes les forces de l’Europe et en particulier les nôtres, sous la conduite de Nicolas Sarkozy, pour stopper l’immense mouvement de spéculation qui s’était abattu sur la monnaie européenne et dont l’objectif était l’explosion de la monnaie européenne et la fin du projet européen.

 

Nous avons réussi à stopper cette spéculation parce que nous avons pris les mesures nécessaires.

Ces mesures nécessaires c’était d’abord des barrières financières pour protéger la Grèce, le Portugal, l’Irlande, mais c’était surtout l’engagement dans chaque pays européen endetté de retour à l’équilibre dans un calendrier précis, engagement qui est contenu dans des documents qui ont fait l’objet d’un accord solennel dans le cadre de l’Union européenne.

 

Si jamais demain, au lendemain du 6 mai, la France remettait en cause cet engagement, si la France disait : « non, moi je ne peux pas revenir à l’équilibre dans les conditions prévues. Je prendrai un an de plus. Ou, je ne le ferai que s’il y a de la croissance », à cette minute là, la spéculation contre la monnaie européenne reprendrait de plus belle, simplement cette fois-ci, il n’y aurait plus personne pour l’arrêter, il n’y aurait plus aucun moyen financier qui vaille pour empêcher un mouvement de spéculation qui s’abattrait sur la deuxième économie de la zone euro.

Voilà pourquoi l’enjeu de cette élection est bien différent de celui qui m’avait déjà amené à Versailles il y a cinq ans.

 

Je suis venu ce soir à l’invitation de Valérie Pécresse.

Valérie, nous le savions, était l’une des élues les plus douées de sa génération. Elle était et reste le symbole d’une droite républicaine imaginative, tolérante, valeureuse.

Mais au Gouvernement elle s’est révélée bien plus que cela : elle a démontré son courage, elle a démontré sa ténacité, elle a démontré sa rigueur.

Merci Valérie pour ta confiance et pour toutes ces valeurs que nos concitoyens reconnaissent en toi.

 

Je veux remercier François de Mazières, dont je salue l’énergie et l’intelligence, de nous accueillir, ici, à Versailles.

 

Et je vous demande de me permettre d’avoir un mot singulier pour mon ami Etienne Pinte. Comme chacun l’a rappelé, je connais Etienne depuis mes premiers pas en politique. Nous avons toujours été ensemble, dans les succès comme dans les infortunes, et il y en a eu. Nous étions des compagnons dont les combats se mêlaient à ceux de Philippe Séguin. Etienne a toujours été un homme droit, Etienne a toujours été un homme d’honneur, un homme qui place ses valeurs morales au dessus de toutes contingences politiques. A l’heure où il a décidé de se retirer de la vie publique, je veux qu’il sache combien sa présence me manquera et combien elle manquera à notre pays.

 

Enfin, je veux, au moment où se termine ce quinquennat, dire un mot particulier aux parlementaires de la majorité qui sont ici. Ils ont été à mes côtés pendant cinq ans. Ils ont toujours été d’une fidélité exceptionnelle.

Je veux les remercier parce que ce qu’on leur a fait faire ce n’était pas toujours facile. Et ils n’étaient pas toujours complètement d’accord d’ailleurs avec ce qu’on leur demandait.

Il a fallu agir dans l’urgence car ce quinquennat a été marqué par les crises successives et avec Nicolas Sarkozy nous avons toujours cherché à réagir à temps pour empêcher que ces crises ne dégénèrent et n’entrainent notre pays sur une pente où nous n’aurions pas pu le rattraper.

Cela nous a conduits à prendre des décisions, parfois un peu brutales, rapides.

 

Et vous savez, il y a une grande différence entre l’enthousiasme de la réunion de majorité du mardi lorsqu’on décide que l’on va voter certains textes et puis le retour dans la circonscription le weekend lorsque certains électeurs vous font des yeux noirs parce qu’ils n’ont pas tout à fait compris le bien fondé des décisions que vous avez prises. Merci d’avoir été fidèles car vous portez une très grande part du redressement de notre pays.

 

 

Voilà, nous sommes maintenant à quelques jours du premier tour.

J’ai dit au début de cette campagne que c’était dans les derniers jours que tout se jouerait. Nous y sommes.

Nous devons mobiliser nos soutiens, nous devons convaincre nos concitoyens qui hésitent encore. Et cela, c’est votre travail. C’est pour cela que nous sommes réunis ce soir, pour que vous puissiez repartir plein d’énergie et plein d’arguments pour aller chercher tous ceux qui hésitent encore.

 

Je veux récuser l’idée selon laquelle cette campagne serait enlisée. Ce serait une campagne sans relief et sans idée.

En réalité, les idées sont là, les valeurs sont là, et surtout la différence entre les candidats est là !

 

L’avenir n’a jamais été dans l’abstention.

 

 

La République, c’est l’engagement !

Et l’engagement, il se cristallise dans notre cinquième République, dans l’élection présidentielle dont les électeurs savent que c’est un rendez-vous décisif.

 

Ce n’est pas un rendez-vous électoral comme les autres. Et au fond, il est difficile parfois de comparer la situation politique dans les différents grands pays européens car nous sommes le seul à avoir ce moment de vérité, ce rendez-vous entre un peuple et un homme, et un Président de la République, un homme ou une femme qui va assumer les fonctions suprêmes, qui va conduire les destinées de notre pays, qui est d’une certaine façon le garant de notre unité nationale.

 

Présider la France, ce n’est pas simplement avoir le meilleur programme, défendre les idées qui sont les idées majoritaires, c’est vraiment incarner et défendre les idées fondamentales qui forgent la Nation française.

 

Ces dernières semaines, vous l’avez rappelé, avec les événements de Toulouse et de Montauban, la République a montré qu’elle ne cédait pas aux extrémistes.

 

La République a donné pendant quelques jours le visage presque d’une unité nationale, interrompant la campagne.

Je dis « presque » parce que cela n’a pas duré beaucoup plus que 48 heures.

Et à peine les 48 heures étaient-elles écoulées que certains à gauche, y compris dans l’entourage du candidat socialiste, ont commencé à poser des questions, à poser des questions sur la responsabilité de la police, à poser des questions sur le déroulement de l’enquête. Comme si les responsabilités devaient être recherchées du côté de ceux qui ont risqué leur vie pour sauver la nôtre, du côté de ceux, qui tous les jours, assument une des missions les plus difficiles qui soit pour la sécurité des français.

Moi je veux rendre honneur aux hommes du RAID, à la police et à la justice de notre pays.

 

 

La France a une culture démocratique et républicaine dont nous pouvons être fiers.

Cette culture c’est l’œuvre d’une Histoire qui vient de loin, et d’une Histoire que nous devons continuer à écrire ensemble, avec fraternité !

 

Parce que, mes amis, l’unité de notre pays, elle ne s’est pas faite toute seule. Elle s’est faite souvent dans la douleur, pas à pas, autour de valeurs primordiales : la démocratie, la tolérance, la laïcité, l’égalité des droits, l’esprit de civisme.

 

Cette unité nationale c’est certainement notre bien le plus précieux.

C’est un bien qui doit être protégé, c’est un bien qui doit être soutenu par chacun d’entre-nous.

 

Cette unité nationale, je veux vous dire, qu’elle s’incarne d’abord dans notre pays et en raison de notre Histoire, dans l’Etat.

Elle s’incarne d’abord dans l’Etat et dans les institutions de la République, et c’est la raison pour laquelle je veux dire que ça n’est pas rendre service à notre Nation que de tourner en dérision en permanence l’Etat et les institutions républicaines.

L’unité nationale se forge dans les familles qui doivent exercer leurs responsabilités éducatives et pas s’en remettre à la société pour l’assumer à leur place. C’est une condition aussi de notre unité nationale.

 

Cette unité nationale se façonne ensuite à l’Ecole qui doit rappeler à nos jeunes que le respect des autres s’ancre dans le respect de la Nation qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, chacun a des droits mais chacun a aussi des devoirs. Nous avons autant de devoirs que de droits.

 

L’unité nationale exige de faire de la sécurité une priorité parce que lorsque les délinquants pensent que la loi de la rue est plus forte que celle de la République, alors la liberté et la confiance en l’autre perdent leur sens et c’est l’unité de la Nation qui est en danger.

 

Enfin, l’unité nationale exige de tendre la main à ceux de nos concitoyens qui ont mis un genou à terre parce que la force de la Nation réside dans sa capacité à redonner de la fierté à ceux qui sombrent dans la désespérance.

 

Dans cette élection présidentielle, je voudrais vous convaincre que cette question de l’unité nationale est plus que jamais centrale. Nous vivons dans un monde de 7 milliards d’habitants, bientôt 9 milliards d’êtres humains sur cette planète. Nous sommes 65 millions de Français. Nous sommes 65 millions de Français au milieu de 7 milliards d’habitants assoiffés de réussite, assoiffés de travail, assoiffés de partager les richesses du monde.

 

Autour de nous le monde est dangereux, il est de plus en plus concurrentiel, de plus en plus déstabilisant pour les vieilles puissances occidentales.

La question qui est au cœur de cette campagne présidentielle, c’est au fond celle ci : dans dix ans, où en sera la France ? Est-ce que la France va sortir de l’Histoire parce qu’elle se sera divisée, parce qu’elle n’aura pas su prendre la mesure des bouleversements qui sont en cours, parce qu’elle sera restée immobile dans un monde en mouvement ? Parce qu’elle aura demandé au bourreau encore quelques années avant de se mettre réellement à faire les réformes et les efforts nécessaires ?

 

C’est ça l’enjeu de cette élection.

Mais c’est un enjeu qui n’intéresse pas les socialistes.

Et comme l’a dit très justement tout à l’heure Valérie, pour les socialistes, depuis cinq ans, nous avons droit simplement à un «anti-sarkozysme» aussi stupide qu’injuste.

 

Stupide parce que cet « anti-sarkozysme » c’est juste le degré zéro de la politique.

Injuste, parce qu’on peut aimer ou ne pas apprécier le Président de la République mais personne ne peut nier qu’il a la carrure d’un Chef d’Etat capable de décider, d’agir, de protéger la France dans les circonstances les plus difficiles.

 

Pour les socialistes, qu’importe la vacuité de leur programme.

Qu’importe la cohérence de leurs alliances avec les Verts, de leurs alliances demain avec Mélenchon.

Qu’importe tout cela, puisque dans leur esprit il suffit d’attendre tranquillement que les Français élisent le candidat qui s’avance dans le flou !

 

Eh bien non, M. Hollande, l’élection que vous espériez jouée d’avance, elle est en réalité juste en train de commencer !

Et l’affrontement est de plus en plus clair : au fur et à mesure des débats de cette campagne présidentielle, et il le sera encore plus lorsqu’on verra les candidats du deuxième tour s’affronter, il est entre un candidat qui manie la politique de l’édredon et un Président qui assume la politique de la volonté.

 

Cette élection, c’est projet contre projet.

Il faut que chacun soit au clair sur ce qu’il veut pour notre pays.

Le retour de la retraite à 60 ans ? Le retour des emplois-jeunes ? Le retour de la culture de la dépense publique ? Des impôts confiscatoires pour ceux qui créent de la richesse, de l’activité, de l’emploi ? Des dizaines de milliers d’emplois publics supplémentaires financés sur le dos des générations futures ?

Le déclin organisé, voulu, de notre industrie nucléaire qui est la première au monde et qui nous assure un des rares avantages de compétitivité que nous avons en Europe sur le plan industriel ? Le rétablissement de la taxe professionnelle au mépris de la compétitivité des entreprises ?

La fin des heures supplémentaires défiscalisées qui ont bénéficié à 9 millions de salariés et qui ont été un formidable tremplin pour revaloriser le travail ?

 

Lorsque j’entends ces propositions, je me dis : quelle aubaine pour toutes ces Nations émergentes qui partout dans le monde, sont en train d’activer sans complexe les leviers de leur puissance et qui n’attendent que nos erreurs, nos fautes pour nous supplanter !

 

Le monde a profondément changé, simplement les socialistes français, eux, n’ont pas changé.

Ce sont peut-être les seuls d’ailleurs.

Depuis un mois, soir après soir, dans des salles comme celle-ci, je pose une question à laquelle personne ne me répond jamais : « Qu’on me cite une seule mesure dans le programme socialiste qui soit à la hauteur des efforts que nous devons faire pour préserver notre mode de vie face à la mondialisation ! Une seule mesure qui s’attaque en profondeur à nos problèmes de compétitivité, d’endettement, de financement de la protection sociale ! »

 

 

J’ai entendu le candidat socialiste tisser son programme dans l’étoffe du rêve alors que moi je crois que la politique, c’est la confrontation avec la réalité.

 

Le « rêve français »…

C’est quoi le rêve français de François Hollande ?

 

C’est des subventions pour les jeunes et des emplois parking, comme si la jeunesse ne méritait pas qu’on lui dise la vérité pour assumer sa vie avec responsabilité ?

C’est encore et encore des emplois publics, et malheur aux entrepreneurs qui réussissent ?

 

C’est la promesse illusoire d’une augmentation du SMIC, la promesse chimérique d’un gel des loyers, d’une essence à bas prix, d’une retraite à 60 ans ?

C’est combien d’heures de travail par semaine, le rêve français ?

35h ? 32h comme le voudraient les alliés écologistes de M. Hollande ?

 

C’est un pays où il suffit de vouloir pour avoir, c’est un pays où il suffit de rêver pour être exaucé ?

 

C’est un pays imaginaire, c’est un pays coupé du monde, c’est un pays coupé de toute contrainte, où comme par miracle la croissance sera au plus haut dès que M. Hollande sera élu, pour permettre à la fois de réduire les déficits et de recommencer à dépenser ?

 

Evidemment ! C’est si simple ! Oui, c’est du rêve, et oui, mes amis, c’est de la démagogie !

 

Alors, pour mieux faire passer cette démagogie, au parti socialiste, on peint notre bilan tout en noir pour faire croire que l’avenir serait, avec eux, tout en rose.

Eh bien moi, je crois que nous n’avons aucune raison de subir des intimidations de la sorte.

 

Bien sûr, aucun bilan n’est parfait, et je mesure mieux que quiconque les attentes et les interrogations de nos concitoyens.

Je sais ce que nous n’avons pas réussi. Je sais les réformes que nous n’avons pas pu conduire jusqu’à leur terme parce que nous avons du affronter une crise économique et une crise financière sans précédent, mais nous n’avons aucune raison d’avoir honte de ce que nous avons accompli dans des circonstances extrêmement difficiles.

Tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy a été marqué au fer rouge des crises : crise financière, crise économique, crise des dettes souveraines.

 

Malgré cela, non seulement nous avons engagé des réformes courageuses, des réformes structurelles, des réformes qui vont changer le visage de notre pays dans la durée. Je pense à celle des universités, je pense aux efforts que nous avons faits pour soutenir l’innovation et la recherche.

Je pense aux réformes du dialogue social.

Je pense aux réformes qui ont profondément réorganisé notre système de santé. Mais nous avons aussi, en même temps que nous conduisions ces réformes difficiles et parfois impopulaires, réussi à résister à cette succession de crises qui a terrassé plusieurs pays en Europe.

 

Bien sûr, je ne prétends pas que notre bilan soit parfait en tout. Dans bien des domaines nous avons rencontré des difficultés, dans bien des domaines j’aurais voulu faire plus et faire mieux…

Mais les faits sont là.

 

La récession en France a été inférieure et moins longue que dans tous les autres pays européens.

Le pouvoir d’achat dans notre pays a été protégé, alors qu’il s’effondrait dans la plupart des pays européens.

 

Un journal de gauche qui fait une ardente campagne pour François Hollande a écrit il y a quelques jours : « Pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, le pouvoir d’achat a peu augmenté. » Je l’ai pris comme un compliment venant de Libération. Et la preuve en tout cas que toutes les attaques, contre l’effondrement du pouvoir d’achat, étaient fausses.

 

Le chômage qui est la préoccupation majeure de nos concitoyens et qui est un mal dont souffre notre pays depuis longtemps a augmenté, c’est vrai, mais de moitié moins que dans les autres pays de l’Union européenne.

 

Et enfin, nous avons, et Valérie y a joué un rôle clé, accéléré la réduction des déficits.

 

Voilà le bilan qui est le nôtre.

Voilà ce bilan que François Hollande caricature avec une mauvaise foi sans limite.

C’est vrai que comme il n’a jamais gouverné, personne ne peut lui lancer des phrases injurieuses à propos de son propre bilan.

 

Il a certes un bilan comme premier Secrétaire de son parti, mais là ce n’est pas à moi d’en parler car ses amis l’ont déjà fait avec une férocité qui fait froid dans le dos.

Si l’on ne peut pas parler de son bilan, parlons de son programme.

 

 

Depuis le début de la campagne de François Hollande, nous sommes dans la duplicité sur l’avenir de l’Europe.

D’un côté on explique à nos amis de la City qu’avec François Hollande il n’y a pas de crainte à avoir et de l’autre on explique que l’on va renégocier tous les traités européens et que l’ennemi, c’est la finance.

La duplicité sur le nucléaire où l’on négocie avec les Verts l’arrêt d’un certain nombre de réacteurs mais on explique à la CGT le contraire.

La duplicité sur la fiscalité avec les fameux 75% qui sont populaires car il y a assez peu de gens à gagner plus d’un million d’euros, mais qui ne servent à dissimuler en réalité un programme massif de prélèvements fiscaux.

La duplicité sur l’immigration, ou la duplicité sur les déficits...

Encore qu’il y a assez peu de duplicité sur les déficits car là François Hollande, depuis le début, a un discours qui est assez clair si on le lit entre les lignes, pour nous dire qu’il ne luttera pas contre les déficits parce qu’il sait que c’est impopulaire dans sa majorité et qu’il réserve ça pour le quinquennat d’après 2017, puisque c’est désormais à cette date qu’il a fixé le retour à l’équilibre des comptes publics.

 

La France a besoin d’un Chef d’Etat, pas d’un homme plastique qui croit qu’en contournant les problèmes on les résout.

Ce n’est pas un hasard si François Hollande cite très régulièrement Henri Queuille, une de ses références, non seulement géographique, mais aussi politique.

C’était un homme d’une grande qualité, mais c’est quand même lui qui a eu cette phrase formidable : « il n’y a pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout ».

 

En tout cas, si vous avez encore un doute sur la capacité François Hollande à prendre des décisions, je vous demande de vous mettre un instant dans la situation qui serait d’avoir François Hollande comme Chef de l’Etat au milieu d’une réforme des retraites avec des manifestations dans la rue.

 

Pensez-vous une seconde qu’il aurait affronté la pression de la rue pour imposer une réforme des retraites pourtant nécessaires pour notre pays ?

Pensez-vous une seconde qu’il aurait pris le risque d’imposer le service minimum aux syndicats, service minimum qui a profondément changé le dialogue social dans notre pays, puisque désormais, une petite minorité ne peut plus prendre en otage une majorité et le Gouvernement ?

Pensez-vous une seconde qu’il aurait décidé la réforme des universités qui, par le passé, a suscité tant de révoltes et a eu raison de tellement de ministres de l’enseignement supérieur et de l’éducation ?

 

Poser la question, c’est y répondre.

 

En politique, il y a ceux qui croient à l’importance du courage et de la décision et ceux qui croient aux compromis permanents qui ne tranchent rien.

 

Avec Nicolas Sarkozy, les choses sont claires : nous sommes pour une France forte.

 

Et au cœur de cette France forte, il y a pour nous un sujet vital qui est la réduction de nos déficits.

 

Ce n’est pas un sujet technique, ce n’est pas un sujet financier, ce n’est pas un sujet accessoire, ça n’est même pas au fond un sujet idéologique.

 

Ce n’est pas le résultat d’un affrontement entre la gauche et la droite, il n’y a pas plusieurs solutions pour répondre à cette question.

C’est une question de survie, de notre pays, de notre modèle social.

C’est une question de défense de notre indépendance nationale.

Et c’est une question morale car en dépensant sans compter un argent que nous n’avons pas, nous laissons à nos enfants une société qui sera une société où l’on vivra moins bien que ce que nous connaissons aujourd’hui.

 

Le Président de la République en a longuement parlé lors de sa conférence de presse et il a eu raison de dire que le budget de la France, c’est comme le budget d’une famille.

Quand les dépenses dérapent, quand les banques réclament le remboursement des prêts, alors c’est la famille qui est en jeu, et c’est sa vie quotidienne.

 

Depuis plus de trente ans, la France vote ses budgets en déséquilibre.

La crise n’a pas arrangé les choses car, alors même qu’en 2008 nous avons commencé un très gros effort de réduction avec un objectif de déficit pour le budget 2008 à 2,7%, nous nous sommes pris de plein fouet cette crise financière qui nous a d’abord occasionné des pertes de recettes fiscales très importantes et deuxièmement des dépenses que nous avons dues conduire et que je ne regrette pas.

Lorsque nous avons garanti le dépôt des banques pour éviter qu’elles ne fassent faillite, c’était sans doute la mesure la plus courageuse et la plus clairvoyante et il faut dire que c’est à Nicolas Sarkozy et à la France, à Gordon Brown et à la Grande-Bretagne, que l’on doit d’avoir pris cette décision qui a été essentielle pour les épargnants, pour tous les épargnants européens, mais pour l’ensemble de notre système économique.


Ensuite, il a fallu aider l’industrie automobile.

L’industrie automobile française qui est l’un des moteurs de l’activité industrielle, a été, dans cette période, au bord de la faillite. Nous avons évité cette faillite.

 

Il a fallu aider les salariés des petites et moyennes entreprises à travers le chômage partiel.

 

Bref, nous nous sommes endettés en 2009 et 2010 et nous avons accru le déficit de notre pays.

Mais dès que nous sommes sortis de cette crise, nous avons, avec Valérie, décidé de mettre un terme à cette spirale, et nous l’avons fait d’une manière extrêmement vigoureuse, comme jamais depuis le début de la cinquième République.

 

Le déficit, entre 2010 et 2011 a été réduit de 25%, passant de 7,1% du PIB à 5,2%.

C’est mieux que ce que nous avions prévu.

C’est surtout un démenti cinglant à François Hollande et à tous ses amis qui nous avaient assuré que nous n’y arriverions pas.

Non seulement, nous y sommes arrivés, mais nous avons fait mieux.

 

C’est le résultat d’abord des réformes structurelles qui ont été engagées et que Valérie a évoqué tout à l’heure : réforme des retraites, réformes de notre organisation administrative, de l’organisation de l’Etat, mais c’est aussi le résultat des deux plans de rigueur que nous avons présentés au mois d’août et au mois d’octobre qui avaient suscité beaucoup de commentaires et de ricanements.

 

Bricolage, bricolage, c’est souvent un argument qu’on utilise dans notre pays pour ne pas faire de réformes.

Comme on voudrait faire la grande réforme formidable dont tout le monde rêve et qui ne léserait personne, on condamne tout effort de réforme allant dans le bon sens comme insuffisant et comme étant du bricolage. Eh bien ce bricolage a permis à la France de tenir ses engagements et elle sera au rendez-vous de la réduction des déficits.

 

 

Parallèlement, François Hollande nous a donné des informations de première main sur les six premiers mois de sa Présidence il y a quelques jours.

 

Il n’y a rien de nouveau dans ses propositions, mais bien la confirmation d’un programme poussiéreux qui ne répond absolument pas aux défis majeurs que doit relever la France.

 

Sur le défi des déficits, il y aura, nous dit-il avec superbe, «une loi de programmation qui affichera un objectif de retour à l’équilibre en 2017».

Dois-je préciser que cette loi de programmation existe déjà, qu’elle a été votée, mais qu’elle prévoit un retour à l’équilibre en 2016.

En repoussant d’une année le retour à l’équilibre, vous allez me dire qu’une année de plus ou une année de moins quand on est en déficit depuis 35 ans, cela n’a pas beaucoup d’importance. C’est 35 Md€ de dette supplémentaire !

C’est surtout le message envoyé à nos partenaires européens que la France ne respecte pas les engagements qu’elle a pris.

 

Autant dire que c’est la mesure la plus chère de toute cette campagne présidentielle !

 

Il nous dit ensuite, je le cite, «que la croissance de nos dépenses ne dépassera pas 1 % ».

Le 6 juillet 2010 à l’Assemblée nationale, il déclarait pourtant : «Est-il crédible de penser limiter la dépense publique à 1 % en volume? Nul ne le croit !»

 

Bon maintenant, il le croit… Il n’est pas à un revirement près.

 

Il dit 1%, nous, nous avons fait 0% en 2011.

 

Ce chiffre de 1% d’augmentation des dépenses est plus laxiste que le nôtre, mais même 1% ça ne se décrète pas !

Pour y arriver, il faut faire des économies de l'ordre de 10 Md€ par an !

 

Elles sont où vos économies, M. Hollande ?

Le programme du Parti socialiste n'en contient aucune !

En réalité, à partir du moment où aucune réduction sérieuse n’est prévue sur les dépenses de l’Etat, la seule façon qui reste pour réduire les déficits c’est d’augmenter les impôts et les prélèvements obligatoires.

 

En vérité, la lutte contre les déficits de M. Hollande ça sent l’impôt à plein nez. Pas seulement sur les ménages fortunés car cela ne suffira pas à réduire les déficits, mais bien sur toutes les classes moyennes.

Le candidat socialiste précise – je le cite – que «trois budgets seront reconnus prioritaires : l’éducation, la sécurité, la justice et pour les hôpitaux, la santé».

 

Au passage, ca fait quatre priorités et non trois… Et dois-je rappeler qu’il y a quelques semaines encore, il nous disait que la jeunesse était une priorité, l’emploi était une priorité, la culture était une priorité, le logement était une priorité…

 

Bref, à force d’aligner les priorités, la facture s’allonge sérieusement.

Afin de donner à tout cela un vernis de sérieux, M. Hollande nous annonce, je le cite encore,  « qu’il demandera à la cour des comptes de recenser l’ensemble des économies possibles dans la mise en œuvre de la dépense publique».

 

Eh bien chiche !

 

Dans son rapport annuel de 2012, la Cour des Comptes a déjà fait ses recommandations pour baisser les dépenses, et je les cite pour éclairer nos amis socialistes : La Révision Générale de Politiques Publiques, c’est-à-dire cet effort pour rendre les politiques publiques plus efficaces et moins coûteuses, doit continuer et être étendue.

 

Le Parti socialiste a décidé de la stopper.

 

Le non recrutement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite doit être poursuivi ; le parti socialiste le refuse.

Il faut un effort particulier des collectivités territoriales ; ce que refuse le parti socialiste.

Il faut ralentir la croissance des dépenses sociales, notamment en gelant les prestations sociales et les retraites ; ce que nous mêmes nous n’avons pas fait compte tenu de la nécessité de conserver la cohérence de notre pays.

 

Voilà M. Hollande les recommandations de la Cour des Comptes pour rationaliser les dépenses publiques…

 

Ensuite, le candidat socialiste promet de faire voter une loi de développement économique. Développement économique, les mots ont un sens. « Les aides aux entreprises seront conditionnées à l’activité en France, à l’investissement en France. Nous demanderons le reversement des aides qui ont été versées en cas de délocalisation ou de fermeture d’entreprise». On peut toujours discuter de ces propositions, mais franchement, il n’y a qu’au Parti socialiste français qu’on appelle cela du développement économique !

Tout réglementer, les aides, les modalités de production, les conditions d’investissement : dans n’importe quel autre pays d’Europe, cela s’appelle de l’anti-développement économique.

 

Enfin, M. Hollande nous annonce pour les premiers mois un grand changement fiscal.

«Le Parlement - je le cite - continuera à travailler, peut-être même jusqu’au 4 août. Ce sera - dit-il - la réforme fiscale et la fin des privilèges » !

Diable, avec cette allusion à la nuit du 4 août 1789, on va voir ce que l’on va voir !

 

M. Hollande dit : «Nous plafonnerons les niches fiscales » annonce-t-il.

Nous l’avons fait.

 

M. Hollande dit : «Nous rétablirons l’impôt de solidarité sur la fortune ».

Il n’a jamais été supprimé.

 

M. Hollande dit : «Nous abaisserons l’impôt sur les sociétés des petites entreprises et nous augmenterons l’impôt sur les plus grandes ».

Non M. Hollande, vous l’augmenterez pour toutes les entreprises puisque vous voulez restaurer la taxe professionnelle !

 

M. Hollande dit : «Nous privilégierons l’investissement».

Vaste plaisanterie. Avec la réforme de la taxe professionnelle, avec le triplement du crédit impôt-recherche, qui permet aux entreprises de déduire de leurs impôts les dépenses qu’elles font en matière de recherche et d’innovation, avec les 35 milliards prévus pour les grands investissements d’avenir, la gauche n’en fera jamais autant que nous en matière d’investissement !

 

M. Hollande dit : «Nous taxerons un certain nombre de groupes pétroliers et financiers » Comme si ca n’était pas déjà le cas !

 

« Et nous supprimerons la TVA anti-délocalisation ».

Cette suppression, mes chers amis, c’est 13 milliards d’euros qui sont remis sur le dos des entreprises. C’est le renchérissement du coût de travail. C’est moins de compétitivité, c’est plus de chômage et c’est plus de délocalisations.

 

Si c’est ça les premiers mois de M. Hollande, alors vraiment, c’est tout le contraire de ce dont la France a besoin pour aller chercher la croissance et réduire ses déficits.

 

 

 

Mes chers amis,

 

Depuis 2007, nous n’avons, avec Nicolas Sarkozy, jamais trompé les Français sur la réalité des crises, nous ne leur avons pas fait croire que tout pouvait continuer comme avant.

Nous avons réformé, nous avons osé, nous avons bousculé des conservatismes, nous avons résisté aux blocages.

 

Nous n’avons pas tout réussi, mais personne ne peut nous accuser d’avoir manqué de courage.

 

Et à l’heure où je lis tellement de papiers infâmants qui décrivent le Président de la République, son caractère et sa façon d’être, je veux vous dire que, moi qui ai vécu pendant cinq années à ses cotés, j’ai d’autres souvenirs du Président de la République.

J’ai des souvenirs qui m’ont marqué et qui sont un démenti cinglant à toutes ces caricatures et à toutes ces insultes dont la gauche nous abreuve depuis le début du quinquennat.

 

J’ai deux souvenirs.

Le premier, je l’ai déjà a moitié évoqué il y a un instant. C’était un soir de 2008, nous étions au lendemain de la faillite financière d’une banque, la Lehman Brothers et tout le monde s’attendait qu’il y aurait des faillites de banques en cascade dans l’ensemble des pays européens. Et vous savez ce que cela veut dire la faillite d’une banque ? Cela veut dire que vous perdez vos économies, parce qu’il n’y a jamais autant d’argent dans la banque que la somme de tous les comptes qui y sont localisés.

 

Nous étions réunis à l’Elysée avec une demi-douzaine de chefs de Gouvernement européen dont Madame Merkel et Monsieur Brown.

Et le Président de la République voulait qu’à la sortie de cette réunion, chacun aille devant la télévision de son pays et dise qu’en Europe qu’il n’aura pas de faillite de banques parce que nous, les Etats, garantirons la totalité des dépôts des banques européennes.

 

Je peux vous dire que cela ne faisait pas l’unanimité autour de la table. Non seulement, cela ne faisait pas l’unanimité autour de la table, mais tous les conseillers du Président de la République, les conseillers de nos ministères, tous ceux qui réfléchissent à ces sujets, lui disaient, nous disaient, « On peut peut-être réfléchir encore un peu. Prudence, il faudrait voir ce que les Américains vont faire, demander l’avis des autorités financières ».

Il y avait en réalité ce soir là une conjonction d’efforts pour empêcher Nicolas Sarkozy de prendre cette décision. Il l’a prise et c’est grâce à cela que nous avons sauvé l’économie européenne d’une faillite dont nous nous ne serions pas remis.

 

L’autre exemple que j’ai en tête, c’est une autre réunion internationale.

Nous sommes cette fois-ci une quarantaine de chefs de Gouvernement autour de la table à l’Elysée.

On est en train de décider des conditions dans lesquelles les forces armées de tous ces pays vont intervenir en Libye pour empêcher le massacre des civils de Benghazi qui sont sous la menace immédiate des troupes du colonel Kadhafi. Tout le monde parle comme dans toutes ces réunions internationales et ce n’est pas toujours d’une grande efficacité.

Moi je sais une chose, que je partage seulement avec le Président de la République autour de cette table, c’est que au moment où tout le monde parle, les avions français, ont déjà décollé depuis plusieurs heures, sans l’autorisation de personne, pour arriver pile à temps pour empêcher le massacre de Benghazi, au moment où les chars du colonel Kadhafi rentraient dans la ville.

Il faut du cran pour prendre une décision comme celle-là. Il faut du courage, il faut même du culot.

 

Chacun voit bien que ce ne sont pas les qualités de François Hollande, ce sont celles de Nicolas Sarkozy.

 

 

Nous sommes les héritiers d’une Histoire exceptionnelle que nous avons le devoir de prolonger. Je parle de devoir car notre avenir n’est pas écrit !

 

On a vu par le passé des Nations décliner parce qu’elles croyaient que tout leur était dû.

n a vu par le passé des Nations se décomposer parce que l’énergie nationale avait disparu, fait place à la facilité, à l’individualisme, à l’autodénigrement.

 

Nous devons renforcer notre pacte national et défendre notre idéal républicain parce que la France ce n’est pas une fiction sans âme !

L’unité française vient de très loin.

Elle s’est imposée, parce qu’à chaque époque, la France a su organiser sa pluralité, en affirmant des principes forts.


Contre les féodaux, l’État !

Contre les privilèges, la loi !

Contre les prébendes, le droit !

Pour l’égalité des chances, l’école !

Contre le sectarisme, la laïcité ! Contre les communautarismes, la citoyenneté !

 

La France a assimilé depuis des siècles des générations d’étrangers qui lui ont apporté leur énergie, et qui ont parfois donné leur sang pour elle.

 

Nous sommes une Nation de citoyens, une Nation de citoyens intégrés, nous ne sommes pas une Nation où chaque communauté ferait passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République.

Les étrangers qui s'installent régulièrement chez nous ont vocation à s'approprier l'héritage du pays des Lumières et celui des droits de l'Homme.

Il n'y a rien d'outrageant à ce que notre patriotisme soit mis en partage. Et il est naturel que nous voulions que nos valeurs soient aussi les leurs.

Nous sommes une nation d’intégration. Et l’intégration signifie que celui qui vient légalement en France adopte la France, et, dès lors, la France l’adopte comme l’un des siens.

 

Voilà pourquoi je suis hostile au vote des étrangers aux élections locales car la citoyenneté ne se découpe pas en tranches.

Voilà pourquoi, nous avons interdit le port de la burqua parce qu’en France, femmes et hommes vivent ensemble, sans se défier, sans s’abaisser.

 

 

Mes chers amis,

 

Si vous êtes là, ensemble, rassemblés par delà vos différences, par delà vos origines, par delà vos métiers, c’est parce que la France n’est pas une abstraction.

Son passé parle en vous, son avenir vous intéresse, vous avez envie de participer à un destin collectif car sans ce destin commun, que serions-nous ? Nous serions des anonymes, des numéros, des consommateurs, mais pas des citoyens français.

 

Alors, il nous reste quelques heures pour faire triompher la France que nous aimons.

Je vous demande de vous battre pour elle, je vous demande de vous mobiliser pour elle.

 

Jamais la victoire ne s’est donnée à ceux qui l’attendaient dans un fauteuil parce qu’ils avaient cru la lire dans le ciel des sondages.

La victoire ne vient qu’à ceux qui se transcendent jusqu’au dernier jour.

 

Rendez-vous le 22 avril et le 6 mai pour l’épreuve décisive.

 

D’ici là, allons chercher ensemble la victoire pour Nicolas Sarkozy.

 

Vive la République et vive la France.

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 18:06

 


 
François Fillon rappelle que dans le programme socialiste, il n’y a pas une seule réforme proposée par la gauche qui s’attaque réellement à nos problèmes, lors d'une réunion publique à Montereau le Jeudi 5 avril 2012.
 

Mes chers amis,

 

C’est un très, très grand plaisir pour moi de vous retrouver ce matin aux côtés d’ Yves Jégo et d’Henri de Raincourt au moment où nous courons la dernière ligne droite.

 

Je voudrais d’abord dire à Yves Jégo, combien j’apprécie qu’il m’ait invité à venir participer à cette réunion devant vous. Il vient de le dire lui-même. Il a été membre de mon gouvernement, nous avons eu des désaccords, mais j’ai toujours eu du respect et de l’estime pour Yves Jégo et aujourd’hui ma présence ici c’est à la fois le symbole de ce respect et de cette estime, mais c’est aussi et surtout, le symbole du rassemblement de l’ensemble des familles politiques de la droite et du centre derrière Nicolas Sarkozy dans l’intérêt de notre pays.

 

Je suis heureux de saluer Henri de Raincourt, qui a, dans mon gouvernement, une des charges les plus nobles ; au fond, celle de la coopération et celle de la main tendue aux pays, notamment, de l’autre côté de la Méditerranée, agités par toutes les crises que vous savez, par cette pauvreté qui jette tellement d’hommes et de femmes sur les routes du monde. Merci Henri de Raincourt, après avoir été un remarquable Président du groupe UMP au Sénat dans des moments extrêmement difficiles, d’être aujourd’hui ce Ministre de la Coopération.

 

Je veux saluer les parlementaires présents ici, Jean-Jacques Hyest, Didier Julia, Marie-Louise Fort. Je veux saluer Frédéric Valletoux. Depuis cinq ans, je veux m’adresser à eux de façon très particulière puisqu’au fond nous sommes à quelques jours de la fin de ces cinq années, de la fin de cette législature. Et bien, je veux leur dire que pendant cinq ans j’ai pu compter sur eux. Et j’ai pu compter sur eux parfois dans des moments extrêmement difficiles.

 

Lorsque la crise frappait, lorsqu’il fallait prendre des décisions impopulaires, mais qui étaient nécessaires pour préserver l’avenir de notre pays, eh bien, j’ai toujours pu compter sur la solidarité des membres de la majorité et je sais que c’est difficile parce que je sais que ce n’est pas la même chose de voter une loi, de mettre en œuvre une réforme à l’Assemblée nationale, dans la chaleur et la solidarité d’une majorité et puis de se retrouver samedi suivant sur le marché de sa commune face à une population qui ne comprend pas toujours pourquoi on a pris ces décisions et qui peut considérer qu’à un moment où un autre, ses intérêts ont été lésés. Merci de votre soutien, vous portez une grande part dans le redressement de notre pays.

 

Dans toutes les régions de France que je parcours, ce qui explique l’heure à laquelle se tient cette réunion et vous voudrez bien m’en pardonner, je rencontre des jeunes, je rencontre des militants, je rencontre des hommes et des femmes qui sont prêts à se battre, qui sont prêts à se battre pour défendre nos valeurs, pour défendre notre bilan et pour défendre nos projets.

 

Nous sommes à quelques jours du premier tour et je veux vous dire que nous ne devons pas compter nos efforts pour aller convaincre nos concitoyens qui hésitent encore. La bataille que nous avons engagée est une bataille très difficile et en même temps c’est une bataille qui est absolument fondamentale pour l’avenir de notre pays.

 

Je veux donc vous remercier d’être ici. Je veux vous remercier de votre engagement et je veux vous dire qu’avec Nicolas Sarkozy, nous comptons sur vous parce que nous allons avoir besoin de votre énergie jusqu’à la dernière minute.

 

Nous sommes sur la bonne voie. Souvenez-vous du début de la campagne. Pendant des semaines, l’opposition a cru qu’il suffisait de ne rien dire et de laisser filer le temps pour l’emporter. Mais, avec la campagne et avec la lumière qui éclaire les discours des candidats, qui éclaire le bilan du gouvernement et de la majorité, alors le programme du Parti socialiste apparaît dans toute sa vacuité. Et le bilan du gouvernement et du Président de la République s’impose au cœur de la campagne. Jour après jour, Nicolas Sarkozy, que la gauche pensait hors-jeu, dont certains observateurs avaient déjà prédit qu’il ne serait pas au second tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a montré qu’il était combatif. Nous, qui le connaissons, nous savions qu’il n’y avait pas à en douter. Qu’il était déterminé, et surtout qu’il avait une vision de la France à défendre.

Est-ce qu’on peut en dire autant de son adversaire ? Son adversaire, il est prudent sur la forme et il est insaisissable sur le fond. Heureux ceux qui savent vraiment ce que pense François Hollande. En vérité, il ne pense rien, il s’adaptera aux circonstances ou bien il nous dit que tout dépendra de la croissance. Quand on prétend à la fonction suprême, quand on prétend être le chef de l’Etat, celui qui conduit les destinées de notre pays, cela n’est pas ainsi que l’on doit traiter les enjeux de demain.

 

Les français ont besoin de clarté et ils méritent plus d’ambition.

François Hollande a demandé à Monsieur Fabius - c’est déjà tout un symbole - de lui préparer un planning de sa première année. Hier, nous avons découvert ce planning en avant-première.

Qu’est-ce qu’on y trouve ? Des gestes symboliques qui n’auront aucune conséquence sur votre vie quotidienne, comme par exemple ce qu’il appelle le blocage du prix du pétrole pendant trois mois. Cela consiste à bloquer les marges des pétroliers pendant 3 mois. L’incidence sur le prix du pétrole doit être de quelques centièmes de centimes, quelques centièmes de centimes pendant trois mois.

On y trouve des retours en arrière, beaucoup de retours en arrière, des retours à la période de Lionel Jospin, qui semble être considéré par les socialistes comme une période bénie. Apparemment ce n’est pas ce que les français en avaient pensé aux élections présidentielles de 2002.

On y trouve beaucoup de répliques des mesures que nous avons déjà prises sous le quinquennat.

Ainsi, François Hollande veut créer une Banque de l’Industrie que nous avons créée.

Il veut « booster » les investissements, ce que nous avons fait.

 

Mais on y trouve surtout des aveux et des dangers.

 

Le principal aveu est sur les retraites. Je veux le dire solennellement devant vous, les socialistes sont des menteurs. Ils ont fait campagne pendant des semaines et des semaines en promettant aux français que la première chose qu’ils feraient en revenant au pouvoir c’est de vous redonner la retraite à soixante ans, que nous n’aurions, selon eux, jamais dû réformer.

Peut-être certains d’entre vous, les avez crus. Peut-être une partie des français qui déclarent aujourd’hui vouloir voter pour François Hollande pensent-ils que les socialistes et que la gauche vont tenir leurs engagements. Or, qu’est ce qu’on découvre dans le programme qui a été présenté hier ? On découvre que seuls ceux qui ont commencé à travailler à dix-huit ans pourront accéder à la retraite à soixante-deux ans.

 

Alors était-ce nécessaire de mener pendant des mois et des mois un immense combat contre le gouvernement, de faire descendre dans la rue des millions de français pour réclamer le maintien d’une retraite à soixante ans qui est impossible à financer compte tenu de l’allongement de la durée de la vie et alors même que dans tous les autres pays européens, la retraite est à soixante-cinq ou au-delà de soixante-cinq ans.

 

Est-ce que c’était nécessaire d’organiser cette contestation ?

 

Est-ce que c’était nécessaire de jurer qu’ils reviendraient la dessus pour finalement au bout du compte, nous proposer une petite demi-réforme qui coûtera cher, qui obligera à augmenter les cotisations des salariés pour financer la retraite mais qui est à cent lieues des promesses que les socialistes avaient faites.

 

Et je voudrais dire que ce n’est pas la première fois, sur ce dossier de la retraite, sur cette question si fondamentale de la retraite, les socialistes n’ont pas cessé de mentir aux français.

Depuis trente ans, lorsqu’en 1993, le gouvernement d’Edouard Balladur a décidé d’allonger la durée de cotisations des salariés du secteur privé passant de trente-sept annuités et demie à quarante annuités et demie, les socialistes se sont insurgés en disant « Dès que l’on reviendra au pouvoir, on reviendra à trente-sept annuités et demie ».

Ils sont revenus au pouvoir en 1997, naturellement ils n’ont rien changé à la réforme qui avait été voulue par Edouard Balladur.

 

Lorsque nous avons, en 2003, décidé que les salariés de la fonction publique, les salariés du secteur public seraient alignés sur les salariés du secteur privé, que leur durée de cotisations serait aussi de quarante ans, les socialistes nous ont combattus pendant des semaines et des semaines, et ils ont juré que lorsqu’ils reviendraient au pouvoir, ils abrogeraient cette réforme.

Est-ce que vous voyez quelque part dans leur projet la moindre indication de ce qu’ils voudraient revenir à trente-sept annuités et demie pour les salariés de la fonction publique ? Pardon d’insister sur cette question, mais je pense qu’elle est fondamentale au-delà du problème des retraites parce qu’elle signifie que les socialistes n’ont aucun respect des engagements qu’ils prennent. Ce qu’ils veulent, c’est être élus et donc ils sont prêts à tout pour l’être, ils sont prêts à caricaturer le bilan de la majorité, ils sont prêts à nier l’existence d’une crise économique mondiale, ils sont prêts à salir jour après jour le Président de la République, ils sont prêts à vous promettre la lune comme le retour de la retraite à soixante ans mais ils savent en réalité qu’ils ne tiendront jamais aucun de ces engagements. Eh bien, je dis que cela n’est pas digne d’un grand parti de gouvernement que de se conduire de cette façon.

 

La vérité c’est que dans le programme socialiste, il n’y a pas une seule mesure qui puisse laisser entendre aux français qu’il faut faire des efforts.

 

Il n’y a pas une seule réforme proposée par la gauche qui s’attaque réellement à nos problèmes de compétitivité, la compétitivité de l’économie française, ce qui était au cœur de la visite que j’ai faite ce matin à l’entreprise Silec.

 

Il n’y a pas une seule réforme qui s’attaque à nos problèmes de financement de la protection sociale. Comment financer à l’avenir la protection sociale à laquelle nous sommes attachés ?

 

Il n’y a pas une seule réforme qui s’attaque à notre problème d’endettement. Les socialistes nient que notre pays, comme tous les autres pays européens, soit confronté à une nouvelle ère, à une compétition d’une extrême violence, qui est une compétition avec d’immenses pays, qui ont des ressources considérables, qui ont des populations énormes : la Chine, l’Inde, le Brésil, la Corée, l’ensemble du continent asiatique, qui veulent leur part de la richesse et qui viennent nous disputer la place de premier qui était la nôtre dans la production industrielle et dans la production de services dans le monde.

 

Or, comment est-ce que nous avons financé nos retraites ?

Comment est-ce que nous avons financé le meilleur système de santé du monde ?

Comment est-ce que nous avons financé l’école et l’université gratuites pour tout le monde ?

Avec notre production, parce que nous étions les meilleurs dans le monde, parce qu’avec les autres pays européens, nous vendions nos produits au monde entier. Si demain nous ne pouvons plus vendre nos produits, et bien nous n’aurons plus les moyens de financer ni nos retraites ni notre système de protection sociale ni notre système d’éducation. Voilà le cœur du débat de l’élection présidentielle. Et tous les soirs, depuis plusieurs semaines, devant des salles comme la vôtre, je pose cette question, mais naturellement au-delà de vous, je la pose aux responsables socialistes qui ne répondent jamais : «  Citez-moi une réforme, une seule réforme qui soit de nature dans le projet socialiste à créer de l’emploi et à améliorer la compétitivité de l’économie française ? ». Il n’y en a pas. Ils ne sont pas capables de répondre parce qu’il n’y a aucune mesure qui aille dans ce sens.

 

Alors, aujourd’hui même, Nicolas Sarkozy, dans quelques heures, va présenter les mesures qui doivent prolonger l’élan de modernisation que nous avons insufflé à notre pays depuis cinq ans. Ces mesures ce sont celles d’une France forte, parce que nous avons besoin d’une France forte pour défendre notre modèle social, pour défendre nos concitoyens et d’une France responsable.

 

Ce sont celles d’une France qui prend la mesure des défis auxquels elle est confrontée. Pendant cinq ans, et malgré la violence des crises, nous avons lancé des réformes inlassablement. Et nous l’avons fait, parce qu’elles étaient indispensables. Elles l’étaient, parce que dans un monde de sept milliards d’habitants, les soixante-cinq millions de français doivent regarder la vérité en face. Parce que sur tous les continents, en Chine, en Inde, au Brésil, d’autres peuples qui aspirent à la croissance, au travail et à la richesse, nous défient. Ces peuples font valoir leurs atouts, ils font valoir leur droit à partager la richesse mondiale. Et depuis cinq ans avec Nicolas Sarkozy, nous n’avons eu qu’une seule chose en tête : défendre la place de la France dans ce monde de compétition.

 

Non seulement, nous avons engagé des réformes courageuses, des réformes qui changent à long terme la compétitivité de l’économie française - je pense à l’autonomie des universités, je pense au soutien à la recherche, je pense aux investissements d’avenir, je pense à la réforme du dialogue social ou au service minimum – mais nous avons réussi à résister en même temps à une crise, qui est une crise qui a terrassé certains pays européens, qui les a mis à genou : la Grèce, le Portugal, l’Irlande, aujourd’hui l’Espagne.

 

La récession dans notre pays a été la plus faible de tous les pays européens.


Le pouvoir d’achat, dans notre pays, a tenu alors même qu’il était en chute libre dans la plupart des autres pays européens. Je sais que c’est un sujet difficile parce que la gauche a tellement tympanisé les français sur l’effondrement du pouvoir d’achat qu’il est presque interdit de citer les chiffres de l’INSEE. Donc je ne les cite pas, mais je me réfère à un grand journal de gauche, qui fait une campagne extrêmement active pour François Hollande et qui a titré au début de cette semaine, voulant sans doute être désagréable avec nous, « dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy, le pouvoir d’achat a peu augmenté ». Eh bien, dit comme cela, et dit par Libération, je le prends comme un grand compliment.

 

Quant à la hausse du chômage qui est la préoccupation majeure pour le gouvernement, pour la majorité, pour l’ensemble de nos concitoyens, chacun doit avoir l’honnêteté de reconnaître qu’elle a été deux fois moindre que dans la moyenne de l’Union européenne. Deux fois moindre que dans la moyenne de l’Union européenne grâce aux mesures que nous avons prises.

 

Alors je sais bien que nous n’avons pas tout réussi, et je ne viens pas ici, devant vous, crier victoire, en expliquant comme tous ces hommes politiques que j’entends, que tout ce qu’ils proposent est forcément bien, qu’il n’y a pas d’erreurs qui ont été commises, qu’il n’y a pas eu des sujets sur lesquels on aurait aimé avancer plus vite, que la crise n’a pas bousculé certaines de nos espérances. Mais en même temps, ce que je vous dis, les données que je mets sur la table devant vous, elles sont incontestables et le mérite de cette campagne, c’est justement de rééquilibrer la vérité.

 

Les socialistes pensaient que la caricature du bilan qu’ils ont fait pendant cinq ans, ils pensaient que le fait d’avoir sali le Président de la République jour après jour, cela suffisait à les faire élire et qu’ils n’avaient pas besoin d’avoir de projet, qu’ils n’avaient pas besoin de faire de campagne. Eh bien, aujourd’hui, ils s’aperçoivent que c’est une mauvaise stratégie. Et si « l’homme à l’écharpe rouge », comme tu disais tout à l’heure, remporte un tel succès, c’est sans doute parce qu’il doit y avoir un peu de déception à gauche sur la qualité du projet de François Hollande et sur la personnalité de ce candidat.

 

Plus d’une fois, nous avons été amenés à nous adapter aux circonstances économiques internationales, nous avons été amenés à contourner des obstacles. Nous l’avons fait avec des marges de manœuvre extrêmement serrées, peut-être comme rarement un gouvernement n’en a connu dans l’histoire récente de notre pays. Mais nous avons tenu bon, nous n’avons jamais reculé, nous n’avons renoncé à aucune des réformes que nous avions engagées. Et je veux vous dire que c’est peut-être ce dont je suis le plus fier, parce que ce qui faisait le malheur de notre pays depuis si longtemps, c’est l’incapacité qui était la nôtre à aller jusqu’au bout des réformes lorsqu’il y avait une contestation.

 

Combien de fois avez-vous vu dans l’histoire de ces vingt dernières années un Président de la République élu par la majorité des français, une majorité élue par la majorité des français, une majorité de parlementaires élue sur un projet, mettre en œuvre ce projet et reculer, et retirer, des réformes parce qu’il y avait des manifestations, parce que quelques centaines de milliers de personnes avaient pris en otage par exemple les transports publics parisiens pendant quelques jours, cela suffisait à faire tomber un ministre, à faire reculer un gouvernement, c’était contraire à la démocratie et c’était surtout contraire à la nécessité de moderniser et de réformer notre pays. Et bien avec Nicolas Sarkozy, nous avons, pendant cinq ans, montré qu’il était possible d’avoir un dialogue social, qu’il était possible de présenter des réformes équilibrées mais qu’il était aussi nécessaire lorsque le Parlement avait décidé d’engager ces réformes d’aller jusqu’au bout et de ne jamais céder à la pression.

 

Alors rien ne serait pire demain que de voir détricotées toutes ces réformes et de voir réduit à néant les efforts que nous avons faits et que nous avons demandés aux français.

 

Rien ne serait pire que de voir notre pays décrocher à l’heure où au contraire d’autres s’accrochent pour réussir. C’est pour cela que nous devons nous battre.

 

Déjà le Parti socialiste se défile et préfère raconter des histoires aux français. Il leur fait croire que la croissance reviendra en un coup de baguette magique, sans que l’on se mobilise, sans que l’on aille la chercher cette croissance. Et comment aller chercher la croissance autrement qu’en travaillant, autrement qu’en réduisant notre dépendance à l’égard des financiers internationaux, c’est-à-dire des banques, donc en réduisant notre dépense publique.

 

Comment croire que la croissance pourrait venir dans notre pays sans effort ? Ils font croire que l’on peut produire en France sans se poser la question de l’innovation et de la compétitivité. Ils veulent nous faire croire qu’on peut régler les problèmes de la France seul, dans notre coin, entre nous, sans faire des efforts au niveau européen et sans faire de compromis avec les autres pays européens qui sont une partie de notre avenir. Les français savent bien au fond d’eux-mêmes que tout cela est faux. Ils savent bien que les nations qui n’innovent pas, les nations qui se replient sur elles-mêmes, les nations qui sont dans le déni de réalité, sont des nations qui sont condamnées à rester au bord du chemin.

 

Comme dans toutes les élections présidentielles, je pense que nombreux sont les français qui se posent la question de savoir quels sont les vrais sujets qui comptent. Quels sont les vrais enjeux de cette élection présidentielle ? Eh bien, moi je vais vous dire pourquoi nous nous battons.

 

Nous nous battons pour que la France, dans dix ans, soit le pilier d’une Europe forte et d’une Europe respectée. Si nous voulons résister à cette compétition avec les asiatiques, avec l’Amérique latine, avec l’Amérique du Nord, si nous voulons que l’Europe reste la région du monde où l’on vit le mieux finalement, eh bien, il faut que cette Europe soit forte, il faut qu’elle soit puissante, il faut qu’elle ait une monnaie qui soit une monnaie respectée, il faut qu’elle soit capable de se défendre contre ce qui est une guerre, une guerre économique qui nous est menée.

 

Pour que cette Europe soit forte, il faut que la France en soit un des principaux acteurs. On a vu pendant toute la période 2008, 2009 et 2010 et encore cet été avec les attaques contre la monnaie européenne et contre la Grèce, que la France était le principal moteur de résistance, le principal moteur de propositions, grâce au Président de la République, grâce à son courage, grâce à son dynamisme, grâce – il faut bien le dire aussi – à son audace, à son culot, au fait qu’il accepte de prendre des risques, ce qui n’est pas la règle parmi la plupart des chefs de gouvernement européens.

 

Quand je vois toutes ces caricatures sur Nicolas Sarkozy, quand je vois tous ces éditoriaux qui le salissent, je pense moi au Nicolas Sarkozy que je connais, c’est-à-dire à celui avec lequel j’ai travaillé pendant cinq ans. Et j’ai en mémoire deux souvenirs que je veux évoquer devant vous parce que à eux seuls je trouve qu’ils suffisent à balayer les caricatures et les critiques.

 

Le premier de ces souvenirs, c’est en 2008 lorsque le monde était au bord de la faillite financière. Une banque américaine qui avait fait faillite, une faillite de banque c’est un événement exceptionnel et dans ce système financier mondial interconnecté, on s’attendait à ce que d’autres banques américaines, européennes fassent faillite. Et vous savez ce que cela veut dire la faillite d’une banque ? Cela veut dire que vous perdez vos économies parce qu’il n’y a jamais autant d’argent dans la banque que la somme de tous les comptes de ceux qui en sont des clients. C’est comme cela que fonctionne le système financier. Donc, c’était le risque de la ruine pour beaucoup de français, pour beaucoup d’européens, pour beaucoup de petits épargnants et c’était surtout le risque d’un cataclysme économique si les banques faisaient faillite.

 

On était réuni à l’Elysée un soir de 2008 avec une demi-douzaine de chefs de gouvernement européen et Nicolas Sarkozy, ce jour-là, écoutait les avis des uns et des autres. Et qu’est ce que lui disaient ces conseillers ? Qu’est ce que lui disaient les meilleurs experts financiers de notre pays ? Qu’est ce que lui disaient les autres chefs de gouvernement, à l’exception d’un, le Premier ministre britannique ?

Ils lui disaient tous « Bon, il faut attendre, il faut attendre de voir comment tout cela tourne et avant de prendre des décisions, il faut interroger les américains pour savoir ce qu’ils pensent, s’il faut interroger les institutions financières ». Enfin, il ne faut pas prendre de décisions. Et à la fin de ce dîner, le Président de la République française a dit « Maintenant on va aller à la télévision chacun d’entre nous en sortant d’ici et on va dire à nos électeurs qu’il n’aura pas de faillite de banque en Europe parce que nous avons décidé de garantir la totalité des dépôts des banques européennes ».

Il faut un certain culot pour prendre cette décision.

 

Et l’autre souvenir qui m’a marqué parmi tant d’autres, est une réunion internationale à l’Elysée. Il y a cette fois-ci une quarantaine de chefs de gouvernement autour de la table à l’heure du déjeuner et on est en train de décider des conditions de notre intervention militaire en Libye. Tout le monde parle, il y a beaucoup de discours, on ne sent pas vraiment les décisions se préciser, se construire.

Et pendant que tout le monde parle, comme c’est toujours le cas dans ces grands rendez-vous internationaux, moi je sais quelque chose, je suis le seul à savoir autour de cette table avec le Président de la République, c’est que au moment où on est en train de réfléchir à la manière dont les forces internationales vont intervenir en Libye pour sauver les civils libyens du massacre auquel ils sont destinés, les avions français ont déjà décollé depuis plusieurs heures pour arriver pile à temps pour empêcher les troupes de Kadhafi de massacrer les hommes et les femmes de Benghazi. Il fallait du cran, du courage et du culot pour prendre cette décision.

 

En tout cas, cette France forte et cette France respectée, cela ne va pas se faire tout seul.

Cela implique d’abord de réduire les dépenses publiques parce qu’un pays qui est trop dépendant de ces banquiers est un pays qui a perdu son autonomie.

Cela implique de se battre pour la compétitivité.

Cela implique de consolider notre modèle social.

 

Je reviens à l’instant, grâce à Yves Jégo, de visiter l’entreprise Silec. Yves Jégo vient de lui remettre un label qui distingue la qualité de sa production, qui garantit que ses produits sont fabriqués en France. Ce sont des sujets qui sont au cœur des questions que nous devons nous poser dans cette campagne présidentielle. Dans dix ans, où en sera la France ?

 

Est-ce que ce sera toujours une terre de production ?
Est-ce qu’elle aura toujours des usines pour employer sa main d’œuvre qualifiée ?

 

Ces questions, le Parti socialiste n’a pas le cran de se les poser.

 

Cela n’est pas en refusant de parler de compétitivité, en refusant d’utiliser le mot concurrence internationale que l’on empêchera les entreprises de se délocaliser.

 

Cela n’est pas en se lamentant sur les évolutions du secteur industriel qu’on inversera la tendance. Non, c’est en menant de toutes nos forces la bataille pour la croissance, la bataille pour l’emploi et la bataille pour produire en France.

 

Depuis cinq ans, nous n’avons eu de cesse de répondre à ce défi. C’est pour y répondre que nous avons supprimé la taxe professionnelle parce que la taxe professionnelle venait étouffer les investissements des entreprises.

 

Aujourd’hui, même François Hollande, encore un sujet sur lequel on les a entendus tellement bruyamment, reconnaît à contrecœur que notre réforme, je le cite, « a pu avoir des effets positifs sur un certain nombre d’entreprises ». Alors était-ce la peine de crier aussi fort.

 

Nous avons créé le crédit impôt recherche, c’est-à-dire, en France, les entreprises qui investissent dans la recherche paient moins d’impôts parce qu’elles investissent dans l’avenir et qu’elles préparent les emplois de demain.

 

Naturellement, le Parti socialiste avait voté contre le triplement du crédit impôt recherche.

Aujourd’hui les petites et moyennes entreprises représentent près des ¾ des bénéficiaires de ce crédit impôt recherche. C’est l’un des instruments les plus incitatifs en Europe.

 

Enfin, et surtout parce que c’était le plus dur. Nous avons décidé de nous attaquer à un problème de fond qui est la question du coût du travail.

Il n’est pas possible de continuer à prétendre vouloir fabriquer en France si une voiture fabriquée en France coûte plus chère qu’une voiture fabriquée en Allemagne, fabriquée en Suède, ou fabriquée en Italie. C’est juste impossible. Il n’y a aucun espoir pour que des industriels investissent sur notre territoire si les coûts de production sont plus élevés, je ne parle pas qu’en Chine ou qu’en Inde, mais simplement que chez nos voisins.

C’est la raison pour laquelle, nous avons pris, il y a maintenant un peu plus d’un mois, une décision courageuse, une décision difficile : augmenter la TVA pour baisser les charges qui pèsent sur le travail, pour faire en sorte que la protection sociale soit financée par l’ensemble de nos concitoyens, soit financée par les importations qui viennent sur notre territoire, et non plus seulement pas le travail des ouvriers. Si l’on veut que toute la protection sociale dans notre pays soit financée par le travail, alors nous allons continuer à détruire des emplois et à terme, nous n’aurons plus les moyens financiers de payer cette protection sociale.

 

Grâce à cette réforme, 80% des salariés de l’industrie vont voir leur coût horaire, alors même que leur salaire naturellement ne sera pas modifié, diminué de près de 6%, ce qui va nous remettre dans la moyenne européenne et en particulier ce qui va nous remettre au niveau de nos concurrents et amis allemands.

 

Cela va permettre aux entreprises de réduire leur coût de production.

 

Cela va permettre aux entreprises de devenir plus compétitives, mais surtout il faut voir dans cette décision la différence entre un Chef d’Etat qui a le courage d’affronter les vrais problèmes et en face François Hollande qui se contente de discours, de pétitions de principe, de symboles mais qui ne veut pas prendre des décisions qui pourraient être des décisions impopulaires.

 

Et puis nous avons mis en place les investissements d’avenir. 35 milliards d’euros investis dans les secteurs qui seront les secteurs d’excellence de l’industrie française de demain. De la même façon, qu’il y a quarante ans, le général de Gaulle, Georges Pompidou ont décidé parce que c’est eux qui l’ont fait, du programme électronucléaire français dont nous tirons aujourd’hui une grande partie de notre avantage de compétitivité, qui ont décidé de la construction du train à grande vitesse, qui ont décidé de la construction de l’Airbus, c’est-à-dire des locomotives de l’économie française ; eh bien, de la même façon, nous sommes en train d’investir dans les secteurs qui seront les secteurs porteurs de l’économie française. Là encore, après avoir dénigré ce programme, François Hollande l’avait traité de « grand impôt » et n’avait pas de mots assez durs pour décrire cette initiative qui avait pourtant été, d’ailleurs, portée à la demande de Nicolas Sarkozy, à l’origine par deux anciens Premier ministres, Michel Rocard et Alain Juppé, qui avaient été à l’origine des propositions de ce grand programme d’investissement d’avenir.

Eh bien, maintenant Monsieur Hollande nous dit qu’il est pressé d’en voir les résultats et qu’il trouve que nous mettons du temps à le mettre en œuvre. Il prétend nous donner des leçons pour accélérer la mise en œuvre d’un programme contre lequel, il s’était battu. Voilà qui est le candidat socialiste qui est contre nous aujourd’hui.

 

Vous savez, il n’y a pas trente-six façons pour rester une grande nation qui crée des richesses. Il faut continuer de se réformer, il faut dépenser moins, et il faut former mieux notre jeunesse. Et pour cela, la France a besoin d’un Chef d’Etat. J’utilise à souhait le mot de Chef d’Etat plutôt que le mot de Président de la République parce que quand un pays est attaqué, quand un pays est menacé comme l’ensemble des pays européens, par l’histoire, par la mondialisation, par l’évolution, eh bien, il a besoin d’un chef, d’un chef d’Etat, pas d’un champion de l’esquive qui chercher à ne déplaire à personne.

 

Evidemment, nous savions que nous ne serions pas populaires quand nous avons engagé la réforme de la carte militaire pour réduire la dépense publique, quand nous avons engagé la réforme de la carte judiciaire, ou encore la réforme des retraites, ou la réforme de l’université.

 

A l’époque nous ne pensions pas aux sondages, nous ne pensions pas aux sondages quand nous n’avons pas décidé de renouveler un fonctionnaire sur deux. C’est tellement plus facile de dire qu’on va créer des emplois publics à chaque fois qu’il y a une question qui se pose dans la société française. Mais nous l’avons fait parce que l’intérêt national est plus important que tout le reste. Et nous l’avons fait parce que l’intérêt national, cela n’est pas aller chercher des gratifications immédiates. Posez-vous la question : est-ce que François Hollande aurait fait la réforme des retraites et aurait osé affronter la pression de la rue ?

Est-ce qu’il aurait pris le risque d’imposer aux syndicats le service minimum ?

Est-ce qu’il aurait décidé de la réforme des universités qui par le passé a suscité tellement de révoltes ?

Posez la question c’est y répondre. Le parti socialiste esquive. Il esquive la puissance de la mondialisation. Il esquive le choc de la crise sur les dettes. Chacun sait pourtant qu’on ne peut pas réduire les déficits sans baisser les dépenses de l’Etat.

 

Mais on le voit encore dans le projet que François Hollande a présenté hier, il n’y a aucune baisse des dépenses de l’Etat. Il annonce même que les dépenses publiques n’augmenteront que de 1% par an. Mais avec des dépenses publiques qui augmentent d’1% par an, on ne réduira pas le déficit. On ne sera pas aux rendez-vous des engagements européens qu’on a pris. Au contraire, on continuera à creuser la dette.

 

Et, c’est une position irresponsable, j’ai eu l’occasion de le dire plusieurs fois, que je l’accusais. Je l’accusais de mettre en péril non seulement l’avenir de notre pays mais l’avenir de l’Europe.

 

Et je veux le redire devant vous ce matin. Nous avons pris des engagements de réduction de déficit. Tous les pays européens. Et c’est parce que nous avons pris ces engagements que la spéculation sur l’euro s’est arrêtée.

 

Vous l’avez vécu pendant tout l’automne. La spéculation financière contre la Grèce, contre l’Italie, contre l’Espagne, c’était en réalité une spéculation contre la monnaie européenne.

Si un seul pays de la zone euro avait déposé son bilan, avait fait faillite, n’avait pas pu rembourser ses dettes, alors la monnaie européenne se serait effondrée.

 

Nous nous serions retrouvés dans une situation où chaque pays serait reparti de son côté, où l’Allemagne aurait joué sa partition, pendant que la France se serait retrouvée seule face à ses difficultés.

 

En prenant l’engagement tous ensemble, de retourner à l’équilibre des finances publiques en 2016, en indiquant comment on va retrouver l’équilibre des finances publiques, c’est-à-dire en baissant la dépense publique.

 

En prenant l’engagement de soutenir les pays en difficulté comme ce fut le cas pour la Grèce, on a stoppé cette spéculation. Et on a sauvé l’euro. Mais à la minute où la France redeviendrait un sujet d’inquiétude pour les marchés financiers, à la minute où le monde entier se dirait, avec la politique qui est conduite, la France ne pourra pas rembourser ses dettes, à cette minute-là, la spéculation reprendrait de la plus extrême violence. Et cette fois-ci, il ne serait plus possible de l’arrêter parce que sauver la Grèce, promettre que l’on va garantir les finances grecques, les finances portugaises ou les finances irlandaises, c’est possible parce qu’il y a la France, il y a l’Allemagne, il y a de grands pays européens, qui sont des pays puissants et dont la parole compte et dont la dimension économique compte.

 

Mais si c’est la France qui est en difficulté elle-même, si c’est la deuxième économie du monde qui n’est plus en mesure d’assumer ses engagements, alors il n’y a plus aucun pare-feu possible, il n’y a plus aucune garantie qui compte, c’est la monnaie européenne qui est menacée et si la monnaie européenne est menacée, c’est toute la construction de l’Europe qui est en panne au moment même où nous avons besoin, au contraire, de la renforcer, de se servir de l’Europe comme d’une place forte pour aller affronter la compétition internationale.

 

Vous voyez que ce débat sur la question de savoir si on sera à l’équilibre en 2016 ou en 2017, si les dépenses publiques vont augmenter ou diminuer d’1%, si on va vraiment baisser la dépense publique, cela n’est pas un débat technique, cela n’est pas un débat financier, cela n’est même pas un débat idéologique, c’est juste une question de survie.

Ou on est capable de garantir l’économie européenne et la monnaie européenne et il y aura encore beaucoup de réformes à faire derrière, mais on a des chances pour se défendre, on a des chances pour sauver le modèle social qui est le nôtre, ou alors c’est une catastrophe qui s’abattra sur la France et sur l’Europe.

 

Voila l’enjeu, mes chers amis, de cette élection présidentielle.

 

Alors je voudrais pour finir vous dire que, après cinq années de présidence, le Président de la République se présente devant vous tel qu’il est. On peut aimer Nicolas Sarkozy, ou on peut ne pas l’apprécier.

 

Mais personne dans notre pays ne se pose la question de savoir s’il est capable de tenir le rôle de Chef de l’Etat. Personne ne se demande si Nicolas Sarkozy est capable de décider, s’il est capable de résister à la pression, s’il est capable de protéger les intérêts de notre pays.

En revanche, chacun se pose la question de savoir si François Hollande a la capacité d’être un chef de l’Etat.

 

J’utilise une nouvelle fois ce mot de Chef de l’Etat parce que le respect de la devise de notre République, le respect de la devise de Liberté, d’Egalité et de Fraternité c’est un combat permanent qui se conjugue avec la vérité et avec le courage.

Et je suis convaincu que l’avenir est entre les mains de chaque français et pas seulement au sommet de l’Etat. Beaucoup de l’avenir de notre pays dépend de la capacité de chacun d’entre nous à résister à la tentation d’exiger toujours plus, d’exiger toujours plus à n’importe quel prix. Beaucoup dépend de notre capacité à respecter les règles qui sont celles de la République, à ne pas frauder en pensant que ce sont les autres qui paieront à notre place le coût de nos fraudes.

Beaucoup dépend de notre capacité à résister à la tentation d’exiger toujours plus à n’importe quel prix. Beaucoup dépend du civisme des français, c’est-à-dire au fond de cette attitude à user de ses droits sans oublier ses devoirs. Et beaucoup dépend de la solidarité qui nous anime.

 

Au Parti socialiste, on parle beaucoup de solidarité et on en parle toujours comme si la gauche en avait le monopole. Mais en matière de solidarité, là encore je connais deux camps, celui qui palabre et celui qui agit.

 

Qu’est-ce que la gauche a fait pour garantir l’avenir des retraites ? C’est bien une question fondamentale de solidarité. Rien.

Qu’est-ce que la gauche a fait pour combattre l’insécurité ? C’est bien une atteinte à la liberté et à la fraternité. La délinquance avait bondi de 17% sous Lionel Jospin. Il a fallu l’arrivée de Nicolas Sarkozy pour que l’on engage un phénomène inverse de lutte contre l’insécurité et qu’on inverse la tendance.

 

Regardez Le discours qui est celui d’un grand nombre de responsables de gauche après cette terrible affaire de Toulouse et de Montauban. On a eu droit à 48 heures, soit disant, d’unité nationale. Et au bout de 48 heures, on a commencé à entendre fuser les critiques. Pas des critiques sur l’assassin, des critiques sur la police, des critiques sur les services de l’Etat, des critiques sur ceux qui ont risqué leur vie pour aller défendre celle des français.

 

Il paraît que les socialistes veulent des explications, ils veulent demander des comptes.

Mais demander des comptes à qui ? Demander des comptes aux policiers ? Demander des comptes à la justice ? Demander des comptes à l’Etat ? Demander des comptes à la France finalement ? La France qui serait coupable, mais coupable de quoi ? La France, elle serait coupable si elle ne se battait pas, elle serait coupable si elle ne luttait pas contre l’intolérance, contre le terrorisme, contre ceux qui utilisent la foi pour asservir les hommes et les femmes.

 

Eh bien oui, je me félicite.

 

Oui je rends hommage aux hommes du RAID qui ont risqué leur vie, oui je dis devant vous, honte au père de cet assassin qui ose prendre à partie notre pays.

 

Oui nous avons décidé d’envoyer avec le Président de la République un message extrêmement clair à tous les extrémistes, nous avons expulsé des prédicateurs ou refusé l’entrée sur le territoire français de prédicateurs qui tiennent des propos qui sont absolument incompatibles avec les valeurs de la République et nous le referons à chaque fois que cela sera nécessaire.

 

Mes chers amis, l’unité nationale, c’est un bien précieux dans ce contexte de compétition économique, dans cette mondialisation qui est en train de bousculer tous les repères.

Cette unité nationale doit être protégée, elle doit être soutenue.

Or l’unité nationale s’incarne d’abord dans l’Etat. Et elle s’incarne dans les institutions de la République. Et je veux dire que cela n’est pas renforcer l’unité nationale, cela n’est pas rendre service à la nation que de dénigrer en permanence l’Etat et ses institutions.

 

L’unité nationale se forge ensuite dans les familles, les familles qui doivent exercer leur responsabilité éducative et qui ne doivent pas s’en remettre à la société pour l’assumer à leur place. Nous sommes là au cœur d’un des problèmes les plus graves pour l’avenir de la société française. Le maintien d’une cellule familiale forte et d’une cellule familiale qui contribue à éduquer les enfants, notamment, aux valeurs de la République.

 

Cette unité nationale se façonne à l’école, qui a le devoir de rappeler à tous nos jeunes que le respect des autres s’ancre d’abord dans le respect de la nation, parce que la nation c’est notre maison commune. Et dans cette maison commune il y a pour chacun autant de droits que de devoirs.

 

Enfin, l’unité nationale nécessite l’intégration et l’assimilation des étrangers qui sont parmi nous. Par delà les origines, les religions, nous sommes une nation de citoyens qui s’est construite à travers les siècles par l’assimilation, par l’intégration de générations d’étrangers qui sont venus apporter leur force de travail et qui parfois ont donné leur sang pour notre pays. Mais nous ne sommes pas une nation de communauté. Nous ne sommes pas une nation où chaque communauté ferait passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République. Les étrangers qui s’installent régulièrement chez nous ont vocation bien sûr à s’approprier l’héritage du pays des droits de l’homme. Il n’y a rien d’outrageant à ce que nous mettions notre patriotisme en partage mais il est naturel aussi que nous disions à ces étrangers qui s’installent sur le territoire de la République française, que nos valeurs doivent aussi être les leur.

C’est aux étrangers qu’il revient de faire l’effort, l’effort de s’intégrer, l’effort d’intégrer la France, de l’intégrer avec ses lois, de l’intégrer avec sa langue, de l’intégrer avec ses mœurs, ce n’est pas la France de se plier à des règles qui ne seraient pas conformes à notre pacte républicain.

 

Mes chers amis, l’opposition voudrait que nous arrêtions de moderniser notre pays. Elle voudrait que nous laissions la France reposer en paix, elle nous reproche de trop en faire, de trop en vouloir, mais est-ce que c’est cela le rêve français ? Une interminable période de jachères tandis que le monde file à toute allure ? Les français méritent d’autres ambitions que celles d’une sorte de tranquillité qui est en réalité l’antichambre du déclin.

La France mérite mieux que le socialisme et ces nostalgies d’un autre temps.

 

Il nous reste deux semaines avant le premier tour des élections présidentielles. Je vous demande de passer à la vitesse supérieure. Et dans deux semaines je vous demanderai d’accélérer encore. Nous devons entrainer les français qui savent qu’une grande nation comme la nôtre a besoin de vérité, elle a besoin d’audace, elle a besoin d’unité.

 

Alors mes amis, mobilisez-vous, battez-vous pour les valeurs de la République française et ensemble allons chercher la victoire de Nicolas Sarkozy.

 

Vive la République, Vive la France.

 

 

 

 

 

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 13:22

 


 

François Fillon veux combattre le scepticisme qui fait le jeu de l’abstention car il rappelle que l’avenir n’est jamais dans l’abstention, lors d'une réunion publique aux Sables-d'Olonne le jeudi 5 avril 2012.

 

Mes chers amis,

 

Dans chaque région de France, vous êtes nombreux à vous battre pour nos valeurs, et je suis venu vous dire que la victoire est possible et qu’elle est nécessaire à la France !

 

Je voudrais remercier de cet accueil chaleureux tous ceux qui portent le combat avec nous : Louis Guédon, un ami fidèle et solide, que je remercie de nous avoir rassemblés ce soir ; et puis je voudrais naturellement vous dire la grande joie qui est la mienne de m'exprimer ici à cette tribune juste après Bruno Retailleau. Bruno est mon ami, dont j’ai toujours apprécié la formidable énergie intellectuelle et politique. J'ai toujours apprécié sa façon d'être un homme public, son éthique, sa morale de la politique. Pour être franc j'ai un regret, j'aurais aimé travailler avec lui dans mon Gouvernement. Ça n'a pas été possible, pas de mon fait, mais je suis certain que si nous remportons l'élection présidentielle, comme je m’y suis engagé de toutes mes forces, alors Bruno Retailleau fait partie de ceux qui représentent les espoirs de notre famille politique et de nos valeurs.

 

Avoir été Premier ministre pendant 5 ans, on dit que c'est un record. Il m'arrive parfois d'avoir quelques petits élans de fierté, mais après avoir été ce soir comparé à Richelieu et au Tigre, ce n'est plus de la fierté et ma modestie de Sarthois et d'homme de l'Ouest en a souffert, même si j'ai ressenti un peu de plaisir.

 

Je voudrais ensuite m'adresser à tous les parlementaires qui sont ici et je voudrais faire remarquer à Bruno qu'il y a des parlementaires vendéens, que je suis heureux de saluer et qui sont chez eux, et pour lesquels j'ai beaucoup d'admiration. Et aussi quelques parlementaires et quelques élus de Loire- Atlantique, le département d'à côté que je suis heureux d’accueillir ; et à tous je voudrais dire une chose au moment où justement on arrive au terme de cette législature, je voudrais dire que pendant 5 ans, j'ai pu compter sur une majorité qui a été une majorité forte, qui a été une majorité unie, qui a été une majorité solide et surtout dans la crise.

 

Vous savez ce n'est pas si facile, pour des hommes et des femmes politiques de voter à Paris des réformes impopulaires, de faire face à des situations qui sont des situations de crise où il faut prendre des décisions pour l'intérêt général, mais qui sont pas toujours des décisions qui sont comprises à court terme par l'opinion publique ou en tout cas qui peuvent être considérées par certains comme des décisions qui lèsent leurs intérêts. Un député, un sénateur, il peut voter dans l’enthousiasme de l'Hémicycle et dans la chaleur communicative de la solidarité gouvernementale, de la solidarité de la majorité, puis il rentre le samedi, et sur le marché se fait reprendre par ses électeurs qui n'ont pas toujours compris le sens de décisions que nous avons dû prendre. Je voudrais dire avec beaucoup d'émotion ma gratitude à tous les hommes et les femmes qui ont constitué cette majorité et qui portent une grande part dans le redressement de notre pays.

 

Je veux évidement me tourner vers tous nos candidats aux législatives qui sont ici pour leur dire que je suis aujourd'hui et que je serai demain pendant la campagne législative à leurs côtés. Et je dis merci tout particulier à nos militants et à Pierre-Guy Perrier, eux qui ne comptent pas leur temps pour convaincre nos compatriotes, pour défendre notre bilan et ce n'est pas toujours facile je le sais pour défendre nos couleurs. Et j'aimerais avoir un mot particulier pour les jeunes qui manifestent tellement d’enthousiasme et qui animent cette campagne avec beaucoup d'efficacité. Alors mes amis nous sommes maintenant vraiment à quelques jours du premier tour, nous devons mobiliser nos soutiens et convaincre nos concitoyens qui hésitent encore.

 

Je récuse cette rumeur qui enfle depuis Paris selon laquelle cette campagne serait enlisée, inintéressante, sans idée. Ce sont les mêmes qui nous disaient il y a quelques mois que c’était joué d’avance, que François Hollande avait gagné, à travers les primaires socialistes, l’élection présidentielle, que Nicolas Sarkozy ne serait pas au second tour, que notre bilan était un bilan détestable. Ce sont les mêmes aujourd’hui qui voyant que la situation se retourne, expliquent que la campagne est enlisée, inintéressante et sans idées. Ce n’est pas vrai, les idées sont là, les valeurs sont là, la différence entre les candidats est là ! Cette rumeur, c’est une manœuvre de ceux qui n’ont intérêt à ne rien dire. Soit parce qu’ils misent sur une alternance médiocre, une alternance fondée sur le rejet du Président et de la majorité ; soit parce qu’ils sont captivés par ces populistes qu’on nous présente comme les prétendus animateurs de cette campagne.

 

Moi je veux combattre le relativisme qui fait le jeu du candidat socialiste, ici chacun comprendra cette image, qui surfe sur le vague. Je combats cette fascination secrète pour ces démagogues qui se targuent de parler de tout, n’importe comment, je combats ce scepticisme qui fait le jeu de l’abstention. S’abstenir devant la crise, s’abstenir devant nos engagements internationaux, s’abstenir de réformer la France ? Non, je ne crois pas à l’apathie de notre pays. L’avenir n’est jamais dans l’abstention. La République, au contraire c’est l’engagement ! Et l’engagement, il se cristallise justement dans l’élection présidentielle dont les électeurs savent bien qu’il s’agit d’un rendez-vous décisif. Tu l’as dit ce n’est pas une élection cantonale, ça n’est même pas une élection législative. L’élection présidentielle, c’est l’élection où l’on choisit le chef de l’État. Et j’utilise ce mot à souhait, le chef de l’État. Présider la France, c’est incarner et c’est défendre des valeurs fondamentales qui forgent la Nation française.

 

Ces dernières semaines, à l’occasion de ce terrible drame de Montauban et de Toulouse, notre République a montré qu’elle ne cédait pas aux extrémistes. Et la semaine dernière, notre justice et cette semaine encore notre justice et notre police ont interpellé une série d’individus qui appartiennent à une mouvance radicale qui n’a rien à voir avec l’idée que nous nous faisons de la religion. Et nous avons décidé avec le Président de la République de refuser l'accès au territoire national pour ce week-end de Pâques à toute une série de prédicateurs étrangers qui voulaient venir prêcher sur le territoire de la République des discours qui sont totalement contraire aux valeurs qui sont les nôtres. Voilà une première raison de vous déterminer, moi je vous le dis avec fermeté, le président de la République vous le dit avec fermeté : ceux qui instrumentalisent la foi pour défier nos lois et pour défier nos principes républicains, ils nous trouveront toujours sur leur chemin.

 

Je ne suis pas sûr que ce soit le cas pour tous les autres candidats à l’élection présidentielle. On a vu après ce drame de Toulouse, l’unité nationale décrétée par les uns et les autres a duré quarante-huit heures. Et au bout de quarante-huit heures, on a commencé à entendre de critiques, des critiques sur quoi, des critiques sur la police, des critiques sur les hommes du RAID. Ces hommes du RAID qui risquent leur vie pour défendre la nôtre. Et bien je dis hommage aux hommes du RAID, hommage aux forces de l’ordre. Et honte au père de cet assassin, qui ose mettre en cause la République française, et honte à ceux qui croient que c’est en accusant la France que l’on peut la faire évoluer et la faire avancer, non. Aujourd’hui nous avons le devoir de nous défendre, contre des hommes et des femmes qui défendent des valeurs qui sont diamétralement opposé à celles de la République et moi je n’admets pas que l’on mette en cause notre pays, l’État, et les forces de l’ordre, qui ont fait dans cette affaire leur devoir dans l'intérêt national.

 

Mes amis, la France a une culture démocratique et une culture républicaine dont nous pouvons être fiers. Cette culture, c’est l’œuvre d’une Histoire qui vient de loin, de très loin et que nous continuons, que nous devons continuer à écrire. Vous avez payé en Vendée un très lourd tribut aux divisions intérieures. L’histoire est faite de passions qui ont marqué l’identité de ce territoire vendéen. Mais l’unité de la France s’est faite quand même, pas à pas, autour de valeurs essentielles: la démocratie, la tolérance, la laïcité, l’égalité des droits, l’esprit civique.

 

Et bien je veux vous dire qu’au moment où nous devons faire ce choix si fondamental pour notre avenir, que l’unité nationale est un bien précieux. C’est sans doute le bien le plus précieux, y compris comme instrument de résistance, dans le cadre de cette immense bouleversement qu’est la mondialisation. Nous devons protéger notre unité, nous devons soutenir cette unité et ce n’est pas seulement l’affaire de l’État, ce n’est pas seulement l’affaire des institutions de la République, c’est l’affaire de chacun d’entre nous, c’est notre comportement individuel qui est en cause lorsqu’il s’agit de défendre l’unité nationale. Lorsque la Marseillaise est sifflée dans nos stades, lorsque les corporatismes s’estiment plus légitimes que l’intérêt général, lorsque certains de nos compatriotes abusent du système en se disant que les autres seront bien là pour le respecter et pour le financer, lorsque des fondamentalistes contestent la laïcité, oui, j’ai mal pour notre unité et j’ai mal pour notre solidarité. L’unité nationale s’incarne dans l’Etat, c’est notre histoire qui le veut. C’est l’État qui a constitué siècle après siècle l’unité de la nation française et dans nos institutions, et ça n’est pas nous rendre service à la France que de les tourner en dérision, l’État et les institutions républicaines.

 

Ensuite, l’unité nationale se forge dans la famille. Cette cellule fondamentale qui détermine notre organisation sociale et qui fait une grande partie de l’unité de notre nation. Et bien cette famille elle doit être protégée, d’abord dans son statut, la famille c’est un couple, un homme et une femme, ce sont des enfants, c’est essentiel de ne pas tout confondre. Il y a de l’amour partout, tous les comportements sont respectables, mais nous avons le devoir de différencier les choses et de protéger la famille, ce maillon essentiel de la société française. Nous avons le devoir de dire aux familles, de dire aux parents qu’eux-mêmes ont un devoir primordial qui est celui d’éduquer leurs enfants, et de ne pas laisser l’éducation de leurs enfants à la société ou je ne sais qui, qui devrait en avoir la charge.

 

L’unité nationale, elle se façonne ensuite à l’Ecole qui doit rappeler à nos jeunes que le respect des autres s’ancre dans le respect de la nation qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, comme tu l’as si bien dit à l’instant Bruno, chacun a des droits mais chacun a aussi des devoirs. Et c’est à l’école de le rappeler à chaque instant. L’unité nationale exige de faire de la sécurité une priorité parce que lorsque les délinquants croient que la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors c’est la liberté et c’est la confiance en l’autre qui perdent tout leur sens. Et c’est l’unité nationale qui est menacée.

 

Mes chers amis, dans cette élection présidentielle, la question de l’unité nationale est plus que jamais centrale, parce que nous sommes 65 millions de français dans un monde de 7 milliards d'êtres humains, assoiffés de réussite, assoiffés de travail, assoiffés de partager les richesses du monde. Et la première arme c’est son unité, capacité à faire bloc, c’est sa capacité à faire preuve d’unité dans ce qui faut bien la dire est une sorte de grande guerre économique provoquée par les bouleversements du monde. Autour de nous le monde est dangereux ; c’est un monde de plus en plus concurrentiel, de plus en plus déstabilisant pour les vieilles puissances occidentales que nous sommes. Et la question qui doit être au cœur de cette campagne présidentielle c’est : dans dix ans, où en sera la France ? Est-ce que la France va sortir de l’Histoire parce qu’elle se sera divisée, parce qu’elle n’aura pas su prendre la mesure des bouleversements qui sont en cours, parce qu’elle sera restée immobile tout simplement dans un monde qui lui aura continué à avancer? Ce n’est pas une perspective si invraisemblable que cela, il suffit de regarder l’histoire des civilisations pour savoir que bien des pays ont dominé le monde et ensuite on les a perdu de vue, parce qu’ils n’ont pas eu le courage de ce réformer, parce qu’ils n’ont pas eu le courage de changer, parce qu’ils n’ont pas eu le courage de s’adapter. Voilà, c’est ça l’enjeu de cette élection. Et c’est en ce sens que Nicolas Sarkozy a raison de dire que c’est la première élection du 21ème siècle, c’est la première élection où la question du destin national est réellement posé.

 

Mais cet enjeu n’intéresse pas les socialistes. Depuis cinq ans, nous avons droit pour tout discours politique à un «antisarkozysme» qui est aussi stupide qu’injuste. Il est stupide car c’est le degré zéro de la politique. Mais il est injuste, parce qu’on peut aimer ou ne pas apprécier le Président de la République mais personne ne peut nier que Nicolas Sarkozy a la carrure d’un Chef d’Etat capable de décider, capable d’agir, capable de protéger la France dans les situations les plus difficiles. Pour les socialistes, qu’importe la vacuité de leur programme, qu’importe la cohérence de leurs alliances avec des Verts, qu’importe tout cela, puisque dans leur esprit, il suffit ou en tout cas il suffisait d’attendre tranquillement que les Français élisent le candidat qui s’avance dans le flou ! Eh bien non, M. Hollande, l’élection que vous espériez jouée d’avance, elle est en réalité tout juste en train de commencer ! Et l’affrontement est de plus en plus clair : il est entre un candidat qui manie la politique de l’édredon et un Président qui assume la politique de la volonté.

 

Cette élection, c’est projet contre projet. Il faut que chacun soit au clair sur ce qu’il veut pour la France. Le retour de la retraite à 60 ans ? Quand la durée de vie a augmenté et que dans tous les autre pays européens la retraite est au-delà de 65 ans. Le retour des emplois-jeunes ? Le retour de la culture de la dépense publique ? Des impôts confiscatoires pour ceux qui créent de la richesse, de l’activité, de l’emploi ? Des dizaines de milliers d’emplois publics supplémentaires financés sur le dos des générations futures ? Le déclin organisé de notre industrie nucléaire qui est pourtant la première au monde ? Et qui nous donne l’un des seuls avantages compétitifs que l’on ait, une électricité moins chère que dans les pays développés. Le rétablissement de la taxe professionnelle au mépris de la compétitivité ? La fin des heures supplémentaires défiscalisées qui ont bénéficié à 9 millions de salariés souvent modestes et qui a été un véritable tremplin pour revaloriser le travail ? Je ne sais pas si nous en avons fait assez pour revaloriser le travail, certainement pas ; on n’en fait jamais assez et tout le débat sera ouvert dans le prochain quinquennat, de l’adaptation du temps de travail par des accords dans les entreprises. Mais il y a une chose qui est certaine, c’est que depuis le début du quinquennat de Nicolas Sarkozy, on a parlé heures supplémentaires alors qu’avant on parlait RTT. Et bien moi je préfère que l’on parle heures supplémentaires plutôt que l’on parle RTT.

 

Quand j’entends ces propositions, je me dis : quelle aubaine pour toutes ces nations émergentes, pour toutes ces nations qui partout dans le monde, sont en train d’activer sans complexe les leviers de leur puissance et qui n’attendent que cela, que nos erreurs, que notre immobilisme pour nous supplanter ! C’est-à-dire pour prendre notre place. Et prendre notre place ça veut dire quoi, prendre nos emplois, la richesse que nous produisons, et si demain nous n’avons plus la possibilité de produire dans notre pays, si nous n’avons plus la possibilité de vendre à l’extérieur, alors c’est notre système social, c’est la retraite, c’est le meilleur système de santé du monde, c’est l’école gratuite et l’université gratuite pour tout le monde qui s'effondreront, puisqu’il n’y aura plus les moyens de les financer.

 

Le monde a changé mais il y a une seule chose qui ne change pas en tout cas ce sont les socialistes français. Qu’on me cite- je fais cet exercice tous les soirs depuis trois semaines, personne ne m’a jamais répondu - que l’on me cite une seule mesure dans le programme socialiste qui soit à la hauteur des efforts, j’emploie le mot effort, je crois qu’on le trouve jamais dans le vocabulaire socialiste que nous devons faire pour préserver notre modèle de vie face à la mondialisation. Qu’on me cite une seule mesure qui s’attaque en profondeur à nos problèmes de compétitivité, à nos problèmes d’endettement, à nos problèmes de financement de la protection sociale ! J’ai entendu le candidat socialiste tisser son programme dans l’étoffe du rêve alors que moi je crois que la politique, c’est la confrontation avec la réalité. Le « rêve français »… C’est quoi le rêve français de François Hollande ? C’est des subventions pour les jeunes et des emplois parking, comme si la jeunesse ne méritait pas qu’on lui dise la vérité pour assumer sa vie avec responsabilité ? C’est encore et encore des emplois publics, et malheur aux entrepreneurs qui réussissent ? C’est la promesse illusoire d’une augmentation du SMIC, la promesse chimérique d’un gel des loyers, d’une essence à bas prix, d’une retraite à 60 ans ? C’est combien d’heures de travail par semaine, le rêve français ? 35h ? 32h comme le veulent les alliés écologistes de M. Hollande ? C’est un pays où il suffit de vouloir pour avoir, de rêver pour être exaucé ?

 

C’est un pays imaginaire, c’est un pays coupé du monde, c’est un pays coupé de toute contrainte, c’est un pays où comme par miracle la croissance va être au plus haut dès que M. Hollande sera élu, pour permettre à la fois de réduire les déficits et en même temps de recommencer à dépenser ? Evidemment ! C’est si simple ! Oui, c’est du rêve, et oui c’est de la démagogie ! Au parti socialiste, on peint notre bilan tout en noir pour faire croire que l’avenir serait, avec eux, tout en rose. Eh bien moi, je crois que nous n’avons aucune raison de baisser la tête, de subir des intimidations de cette sorte.

 

Bien sûr aucun bilan n’est parfait, et je mesure parfaitement les attentes et les interrogations qui sont celles de mes concitoyens, mais nous n’avons aucune raison d’avoir honte de ce que nous avons accompli dans des circonstances terriblement difficiles. Tout ce Quinquennat a été marqué au fer rouge des crises : crise financière, crise économique, crise des dettes. Malgré cela, non seulement nous avons engagé des réformes courageuses, des réformes structurelles, des réformes qui vont changer en profondeur et pour longtemps notre pays. Je pense à la réforme des retraites, je pense à la réforme du service minimum, je pense à l’autonomie des universités, je pense aux efforts considérables que nous avons fait pour la recherche et pour l’innovation. Mais en plus de ces réformes nous avons réussi à résister à cette succession de crises alors que d’autres pays ont été terrassés, c’est-à-dire qu’ils ont mis le genou à terre, c’est-à-dire qu’ils sont entrés en récession durablement. La récession en France a été inférieure et moins longue qu’ailleurs. Le pouvoir d’achat a tenu, et mieux que cela, il a progressé par rapport à 2007 alors que chez la plupart de nos partenaires européens il a stagné ou baissé. La hausse du chômage a été de moitié moindre que dans la moyenne de l’Union européenne, avec l'Allemagne. La réduction des déficits a été accélérée.

 

Lorsque les socialistes ont enfoncé à coup de slogan et de caricature dans la tête des français l’idée que la France avait les plus mauvais résultats européens et que le pouvoir d’achat s’était effondré dans notre pays, nous avons contesté depuis le début de la campagne ces affirmations, nous les avons contesté avec les chiffres de l’INSEE, des organismes indépendants mais rien n’y faisait, jusqu’au moment où un journal de gauche qui fait une campagne extrêmement active pour François Hollande a cru être désagréable avec Nicolas Sarkozy en disant : « pendant le Quinquennat de Nicolas Sarkozy, le pouvoir d’achat a peu augmenter ». Et bien il a augmenté et si la gauche considère qu’il a augmenté dans une période de crise comme celle que nous avons rencontrée, c’est le signe que nous avons su résister. La réduction des déficits a été comme vous le savez accélérée notamment depuis 18 mois, nous avons engagé un énorme effort à partir des engagements que nous avons pris notamment vis-à-vis de nos voisins européens pour réduire le déficit de notre pays. Voilà le bilan qui est le nôtre.

 

Voilà ce bilan, que M. Hollande caricature avec une mauvaise foi sans limite. Comme il n’a jamais gouverné, c’est vrai que personne ne pourra lui lancer des phrases injurieuses à propos de son propre bilan. Il a certes un bilan comme premier secrétaire de son parti, mais là ce n’est pas à moi d’en parler car ses amis l’ont déjà fait avec une férocité qui fait froid dans le dos. Depuis le début de cette campagne présidentielle de François Hollande, nous sommes dans la duplicité sur l’avenir de l’Europe. Lorsque l’on dit que d’un côté, mon ennemi c’est la finance et de l’autre lorsqu’on va à la City de Londres et que l’on donne une interview dans un journal britannique pour dire aux banquiers anglais, soyez rassurés avec moi tout ira bien. La duplicité sur le nucléaire lorsqu’on dit aux écologistes qu’on va fermer des centrales et lorsque l’on dit le contraire à la CGT. La duplicité sur la fiscalité lorsque l’on veut vous faire croire qu’avec une sorte d'impôt magique à 75% sur les plus riches on va réduire le déficit de notre pays alors même que chacun le sait, les milliards nécessaires pour financer la politique de Monsieur Hollande, ce n’est pas dans la poche des plus riches qu’ils iront les prendre, c’est dans la vôtre, c’est dans celle de chacun des français. D'ailleurs Hollande l’a dit lui-même, il a dit que l'impôt sur les plus riches ne rapporterait rien. La duplicité sur l’immigration, la duplicité sur les déficits.

 

La France a besoin d’un Chef d’Etat, la France n’a pas besoin d’un homme plastique qui croit qu’en contournant les problèmes on les résout. François Hollande a fait souvent l’apologie d’un grand homme corrézien qui était Henri Queuille, qui est sûrement une personne de valeur mais c’est quand même celui qui a dit, « il n’y a pas de problèmes qu’une absence de solution ne puissent finir par régler » ! Voilà le modèle qui est celui de François Hollande.

 

Pensez-vous d’ailleurs une seconde que François Hollande aurait fait la réforme des retraites et qu’il aurait affronté la pression de la rue ? Est-ce que vous pensez une seconde qu’il aurait pris le risque d’imposer le service minimum aux syndicats ? Est-ce que vous pensez une seconde qu’il aurait décidé la réforme des universités qui, par le passé, a suscité tellement de révoltes ? Poser la question, c’est y répondre. En politique, il y a ceux qui croient à l’importance du courage et il y a ceux qui croient à l’importance de la décision ; et puis il y a ceux qui croient aux compromis permanents et qui ne tranchent jamais rien.

 

Avec Nicolas Sarkozy, les choses sont claires : nous sommes pour une France forte. Et au cœur de cette France forte, il y a pour moi un sujet vital qui celui de la réduction de nos déficits. Je veux vous dire que ce n’est pas un sujet technique, ce n’est pas un sujet financier, ce n’est pas un sujet conjoncturel, ce n’est même pas un sujet idéologique. Ce n’est pas un sujet réservé à quelques experts. Car le budget de la France, c’est comme le budget d’une famille, c’est le même que le vôtre. Quand les dépenses dérapent, quand les banques réclament le remboursement des prêts, alors c’est la famille qui est en jeu. Depuis plus de trente ans, notre pays vote des budgets en déficit. La crise est venue accélérer la gravité de cette situation. Parce que c’est vrai, nous avons dû emprunter pour éviter la récession, pour éviter le blocage de l’économie française. Pour éviter que les banques ne s’effondrent, pour éviter que l’industrie automobile ne dépose son bilan, pour éviter que des milliers de PME ne s'arrêtent. Nous avons mis en place le chômage partiel, mais aujourd’hui il faut que nous revenions à l’équilibre de nos comptes publics. Et c’est un énorme défi, qui est à lui seul l’objectif de cette campagne, devrait être le seul objectif de cette campagne présidentielle. Pourquoi ? Parce que nous n'avons jamais connu l’équilibre de nos comptes depuis 1974, donc c’est dur à faire, cela ne va pas être aussi simple, il y a eu des hommes et des femmes de valeur qui ont gouverné depuis 1974 ; pourtant ils n’ont pas réussi a retrouver l’équilibre des comptes de la nation donc c’est un énorme défi, un défi que nous devons relever ensemble. C’est d'ailleurs un défi qui devrait faire l’objet d’un grande unité nationale, parce que c’est notre avenir, c’est notre autonomie, c’est notre indépendance qui est en cause. Nous avons décidé de mettre un terme à cette spirale, et nous avons démontré que c’était possible, puisqu’en 2011 nous avons réduit de 25% le déficit de la nation, il était de 7,1% il est passé à 5,2%.

 

Bien sûr il reste beaucoup de chemin à faire, mais c’est la première fois depuis la seconde guerre mondiale que notre pays réduit son déficit dans ces proportions. C’est le résultat de nos réformes structurelles que nous avons mené, la réforme des retraites, le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, de la révision générale des politiques publiques. Mais c’est aussi le résultat des deux plans de rigueur, celui que j’avais annoncé au mois d’août et celui que j’avais annoncé au mois de novembre qui avait été raillé par les socialistes, moqué, que c’était du bricolage pour les uns, pour les autres c’était la récession de l’économie française qui s’annonçait. La vérité c’est que, oui nous avons réussi à réduire le déficit, François Hollande avait dit à l’assemblée nationale quand j’avais présenté nos objectifs que nous n’y arriverions jamais et bien peut être que ce n’était pas possible pour François Hollande, mais c’était possible pour nous.

 

Alors, hier François Hollande a décrit les six premiers mois de sa présidence, il y a en réalité rien de nouveau dans ses propositions, il y a au contraire la confirmation d’un programme poussiéreux, d’un programme qui ne répond absolument pas aux défis majeurs que doit relever la France. Sur le défi des déficits, il y aura nous dit-il avec superbe une loi de programmation qui affichera un objectif de retour à l’équilibre en 2017. En bien je veux préciser à monsieur Hollande que cette loi de programmation existe déjà et qu’elle prévoit déjà un retour à l’équilibre non pas en 2017 mais en 2016. Rien qu’en repoussant d’un an le retour à l’équilibre, François Hollande alourdit de 35 milliards d’euros la dette de la France ; autant dire que cet engagement qu’il prend sur la réduction du déficit en 2017 c’est la mesure la plus chère de toute sa campagne électorale.

 

Il nous dit ensuite, je le cite, que : «la croissance de nos dépenses ne dépassera pas 1%». Le 6 juillet 2010 à l’Assemblée Nationale il déclarait pourtant, je le cite, « est-il crédible de penser limiter la dépense publique a 1% en volume nul ne le croit ». Bon maintenant il le croit. Il n’en est pas à un revirement près.

 

Il dit 1% mais nous nous avons fait zéro en 2011. Et si l’on veut réduire le déficit de notre pays sans assommer les français d'impôts, il faut réduire la dépense publique et donc même 1% d’augmentation de cette dépense publique ce n’est pas aujourd’hui tenir les engagements de notre pays. Et ce chiffre de 1% d’augmentation qui est plus laxiste que les objectifs que nous nous sommes fixés, il est déjà en soi trop important pour François Hollande, parce que réduire à 1% de croissance l’augmentation des dépenses de l’État ça ne se décrète pas. Il faut dire où on va le faire. Il faut annoncer des mesures d’économies. Mais elles sont où les économies monsieur Hollande ? Le programme du parti socialiste n’en contient aucune. En réalité à partir du moment où aucune réduction sérieuse n’est prévue sur les dépenses de l’État, la seule façon qui reste pour équilibrer les comptes, ce sont les prélèvements obligatoires et en vérité la lutte contre les déficits de monsieur Hollande ça sent à plein nez l'impôt. Et ça sent pas seulement l'impôt sur les ménages fortunés, parce que nous le savons bien, ça ne suffira pas à réduire les déficits, mais bien sur toutes les classes moyennes.

 

D'ailleurs le candidat socialiste a dit qu’il limiterait à 1% la croissance des dépenses mais précise, je le cite, « 3 budgets reconnus prioritaires : l’éducation, la sécurité, la justice ». Et comme il a un problème avec les chiffres, il y en a un quatrième : les hôpitaux, la santé.

 

Au passage cela fait quatre priorités et dois-je rappeler qu’il y a quelques semaines encore, il nous disait que la jeunesse était une priorité, que l’emploi était une priorité, que la culture était une priorité, que le logement était une priorité. Bref à force d’aligner les priorités la facture s’allonge.

 

Et afin de donner a tout cela un verni de sérieux monsieur Hollande nous annonce, je le cite encore, qu’il demandera à la Cour des comptes de « recenser l’ensemble des économies possibles dans la mise en œuvre de la dépense publique». Et bien je lui dis ce soir monsieur Hollande, chiche !

 

Dans son rapport annuel de 2012, la Cour des comptes a déjà fait ses recommandations pour baisser les dépenses et je vais les citer pour éclairer nos amis socialistes. La Cour des comptes dit « la révision générale des politique publiques doit continuer et elle doit même être étendue ». Les socialistes veulent l'arrêter.

 

« Le non recrutement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite doit être poursuivi » : le parti socialiste refuse. La Cour des comptes dit « il faut un effort particulier des collectivités territoriales » : le parti socialiste ne veut pas en entendre parler. La Cour des comptes dit « il faut ralentir la croissance des dépenses sociales notamment en gelant les prestations sociales et les retraites ». Nous, nous nous y sommes refusés parce que nous estimions que les retraités n’avaient pas à supporter le poids de cette rigueur mais les socialistes vont beaucoup plus loin puisqu’ils veulent revenir à la retraite à 60 ans, c’est-à-dire augmenter les cotisations des salariés et des entreprises pour financer une politique qui est une politique laxiste, qui est une politique qui n’a rien à voir avec celle qui est conduite dans tous les autres pays européens.

 

Voilà monsieur Hollande les recommandations de la Cour des comptes pour rationaliser les dépenses publiques. Ce n’est pas la peine de lui demander un nouveau rapport en 2012, elle en a déjà fait un. Si vous voulez suivre ces recommandations vous n’avez qu’à les intégrer dans votre programme.

 

Ensuite le candidat socialiste promet de faire voter une loi de développement économique, les mots ont leur importance.

 

Alors je vais vous dire ce qu’il y a dans cette loi de développement économique : « les aides aux entreprises seront conditionnées a l’activité en France, à la production en France, à l’investissement en France, nous demanderons le reversement des aides qui ont été versées en cas de délocalisations ou de fermetures d’entreprises ». Bon on peut discuter de ça, mais il n’y a qu’au parti socialiste français qu’on appelle ça une loi de développement économique. Tout règlementer, les aides, les modalités de production, les conditions d’investissements dans n’importe quel autre pays d'Europe, ça s’appelle de l’anti développement économique.

 

Enfin monsieur Hollande nous annonce pour les premiers mois un grand changement fiscal, le Parlement, je le cite, « continuera à travailler peut-être même jusqu'au 4 août », ça tombe bien dit-il, « ce sera la réforme fiscale, la fin des privilèges ». Diable, avec cette allusion à la nuit du 4 août 1789, nous allons voir ce que nous allons voir.

 

« Nous plafonnerons les niches fiscales » dit-il. Oui nous l’avons largement fait.

 

« Nous rétablirons l'impôt de solidarité sur la fortune ». Ca va être très court, il n’a jamais été supprimé.

 

« Nous abaisserons les impôts sur les petites entreprises et nous augmenterons aussi l'impôt sur les plus grandes». Non monsieur Hollande, vous augmenterez l'impôt pour toutes les entreprises, puisque vous avez déjà annoncé que vous voulez restaurer la taxe professionnelle.

 

« Nous privilégierons l’investissement » nous dit-il. Vaste plaisanterie, avec la réforme de la taxe professionnelle, avec le triplement du crédit impôt recherche, avec les 35 milliards prévus pour les grands investissements d’avenir. Monsieur Hollande, n’en fera jamais autant que nous en matière d’investissement.

 

« Nous taxerons un certain nombre de groupes pétroliers et financiers ». Comme si ça n’était pas déjà le cas. Et « nous supprimerons la TVA sociale » dit-il. Et bien cette suppression c’est 13 milliards d’euros remis sur le dos des entreprises. C’est le renchérissement du coût du travail, c’est moins de compétitivité, c’est plus de chômage et c’est plus de délocalisations.

 

Et bien franchement si c’est cela les premiers mois de François Hollande, alors vraiment c’est bien le contraire dont la France a besoin pour aller chercher la croissance et l’emploi.

 

Mes chers amis, depuis 2007, avec Nicolas Sarkozy nous n’avons pas vendu du rêve aux Français. Nous ne les avons pas trompés sur la réalité des crises ; nous ne leur avons pas fait croire que tout pouvait continuer comme avant. Nous avons réformé, nous avons osé, nous avons bousculé des conservatismes, nous avons résisté aux blocages. Bien sûr nous n’avons pas tout réussi, mais personne ne peut nous accuser d’avoir manqué de courage. Et en particulier je voudrais vous faire remarquer quelque chose qui a changé dans notre pays, dans la culture profonde de notre pays, pour la première fois, en 5 ans le Gouvernement et la majorité n’ont jamais reculé devant la rue pour faire voter une réforme qui avait été approuvée par la majorité des français. Je ne veux pas dire que nos concitoyens n’ont pas le droit de manifester leur mécontentement et que naturellement le droit de grève, le droit de manifester est un droit qui est consubstantiel à la démocratie et pour lequel j’ai le plus grand respect. Mais je veux aussi dire que, quand une majorité de français choisit un président de la République, quand un majorité de français choisit une majorité parlementaire pour conduire le pays et que quelques dizaines de milliers de personnes, en bloquant les transports d’Ile de France font reculer un Gouvernement soutenu par une majorité et bien on n’est plus dans la démocratie et on n’est plus dans l’expression normale de l'intérêt national.

 

Mes chers amis, nous sommes les héritiers d’une histoire exceptionnelle que nous avons le devoir de prolonger. Je parle de devoir car notre avenir n’est pas écrit !

Nous pouvons passer demain dans l’oubli de l’histoire et dans le déclin. On a vu par le passé des nations décliner parce qu’elles croyaient que tout leur était dû. On a vu par le passé des nations se décomposer parce que l’énergie nationale avait fait place à la facilité, à l’individualisme, à l’autodénigrement. Nous devons renforcer notre pacte national et défendre notre idéal républicain parce que la France, ce n’est pas une fiction sans âme !

L’unité française vient de loin. Elle s’est imposée, parce qu’à chaque époque, la France a su organiser sa pluralité, en affirmant des principes forts. Des principes forts qui ont été enviés dans le monde entier, copiés dans le monde entier.

Contre les féodaux, l’État ! Contre les privilèges, la loi ! Contre les prébendes, le droit ! Pour l’égalité des chances, l’école ! Contre le sectarisme, la laïcité ! Contre les communautarismes, la citoyenneté ! La France a assimilé depuis des siècles des générations d’étrangers qui lui ont apporté leur énergie, leur force de travail, leur culture, et qui parfois ont donné leur sang pour elle. Nous sommes une nation de citoyens, nous ne sommes pas une nation de communautés ; il n’y a dans notre pays que des citoyens français qui obéissent tous aux mêmes lois républicaines. Nous avons toujours refusé d'être une sorte de mosaïque, une mosaïque de communautés ou chacun préfère obéir à ses coutumes et a ses traditions plutôt qu’à la loi républicaine, nous sommes contre le communautarisme.

 

Les étrangers qui s'installent régulièrement chez nous ont vocation à s'approprier l'héritage du pays des Lumières, des droits de l'homme. Il n'y a rien d'outrageant à ce que nous voulions que notre patriotisme soit mis en partage. Mais il est naturel que nous voulions aussi que les valeurs de ces étrangers soient aussi les nôtres, soit les même que les nôtres. Et je veux dire ici que si nous avons réussi cette intégration à travers les siècles, c’est parce que nous avons toujours exigé des étrangers qu’ils fassent l’effort d’intégrer la France, de l’intégrer avec ses lois, de l’intégrer sa langue, de l’intégrer avec ses mœurs, ça n’est pas à la France de se plier à des règles qui ne seraient pas conformes à son pacte républicain. Nous sommes une nation d’intégration. Et l’intégration signifie que celui qui vient légalement en France, et bien il adopte la France, et alors la France l’adopte comme l’un des siens. Voilà pourquoi je suis hostile au vote des étrangers aux élections locales, parce que la citoyenneté ne se découpe pas en tranches. Voilà pourquoi nous avons interdit le port de la burqa, parce qu’en France, les femmes et les hommes vivent ensemble, sans se juger, sans se défier, et surtout sans s’abaisser.

 

Voilà mes chers amis, si vous êtes là, ensemble, rassemblés par-delà vos différences, par-delà vos origines, par-delà vos métiers, c’est parce que la France n’est pas une abstraction. Son passé parle en chacun d’entre vous, son avenir vous intéresse, vous avez envie de participer à un destin collectif, parce que vous savez bien que sans ce destin commun qu’est-ce que nous serions ? Nous serions des anonymes, nous serions des numéros, nous serions des consommateurs, nous ne serions pas des citoyens français.

 

Alors, il reste quelques jours pour gagner une bataille qui est fondamentale pour l’avenir de notre pays, il faut nous rassembler pour faire triompher la France que nous aimons. Il faut nous battre pour elle, il faut nous mobiliser pour elle. Jamais la victoire ne s’est donnée à ceux qui l’attendaient dans un fauteuil parce qu’ils avaient cru la lire dans le ciel des sondages. La victoire ne vient qu’à ceux qui se battent jusqu’au dernier jour. Et bien rendez-vous le 22 avril et le 6 mai. D’ici là, allons chercher ensemble la victoire avec Nicolas Sarkozy.

 

Vive la France et vive la République.

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 16:50

 

 

François Fillon en réunion publique à Troyes à rappelé à F.Hollande "Ca n'est pas en jouant les gros durs qu'on élève le débat", le 2 avril 2012.

 

Mes chers amis,

 

Je veux d’abord vous dire mon plaisir de vous retrouver ici à Troyes, à l’invitation de François BAROIN qui est l’un des ministres les plus solides de mon Gouvernement.

François est d’abord un Républicain. Un Républicain de cœur qui est en charge du redressement économique et financier de notre pays.

 

Il est, avec moi, en première ligne pour rappeler en permanence, y compris comme il vient de le faire dans cette campagne, que la devise de la liberté, de l’égalité, de la fraternité est un combat permanent qui se conjugue avec la vérité et le courage.

 

Je veux lui dire mon amitié, lui dire le plaisir que j’ai eu à travailler à ses côtés, et lui dire combien je lui fais confiance, comme je fais confiance aussi à Luc CHATEL.

Luc qui est en charge d’un des ministères, et j’en sais quelque chose, parmi les plus importants et aussi parmi les plus difficiles. Je veux dire à Luc combien j’apprécie sa force de conviction, et combien je souscris à sa vision audacieuse d’une école qui rénove son organisation et ses méthodes.

Avec François BAROIN et Luc CHATEL, vous avez la chance d’avoir ce soir, aussi, deux hommes qui portent les espoirs des valeurs qui sont celles de nos familles politiques réunies.

 

Je veux adresser à tous les militants qui sont présents ici, à tous les élus, à tous nos candidats aux élections législatives un message d’estime, et je veux surtout leur dire, s’agissant des candidats aux élections législatives, que je serai à leurs côtés, là où nos couleurs seront en jeu, quand ils en auront besoin.

 

Et puis, vous comprendrez aussi que je me tourne vers Robert GALLEY pour lui dire combien sa présence m’émeut, nous nous connaissons depuis bien longtemps. J’ai une immense estime pour Robert GALLEY. Et comment ne pas en avoir pour un homme qui a tellement donné à notre pays, de son engagement aux côtés du Général de GAULLE, de son engagement dans la première armée, jusqu’à son rôle éminent pour construire l’industrie nucléaire de notre pays ?

Merci au nom du peuple Français, Robert.

 

Vous avez de la chance à Troyes !

 

 

Mes chers amis,

 

Comme dans toutes les élections présidentielles, le débat n’est pas toujours à la hauteur des enjeux.

Et pourtant, on peut être de droite, on peut être de gauche, on peut être du centre et on peut sentir qu’il existe des sujets qui touchent à l’essentiel.

Avec la tragédie de Montauban et de Toulouse nous avons vu combien l’unité de notre pacte républicain était fondamentale.

Un criminel, emporté par une idéologie meurtrière, a assassiné un jeune professeur, des enfants pleins de promesses et des soldats valeureux.

Ils incarnaient la richesse et la dignité d’une France dont les valeurs nous unissent, quelles que soient nos origines, quelles que soient nos différences et quelles que soient nos sensibilités politiques.

 

Je veux, devant vous, rendre hommage aux hommes du RAID qui l’ont mis hors d’état de nuire.

Est-ce qu’il aurait fallu agir autrement ?

Nous sommes dans une démocratie. Et cela veut dire que chacun a le droit de débattre de tout.

Mais lorsque je vois la majorité socialiste du Sénat chercher à convoquer les responsables de notre police pour les interroger, lorsque j’entends le candidat socialiste dire que s’il est élu il mettra en place «des commissions d’enquête» pour chercher des «éventuelles failles» et qu’il en «tirera toutes les conclusions », j’aimerais comprendre ce que cela signifie.

 

Est-ce que cela signifie que le soupçon, voire la culpabilité, vont se retourner vers nos policiers ?

Est-ce que cela signifie que ce sont nos institutions qui vont être mises en accusation et que c’est finalement la France qui va devoir s’excuser ?

 

Je veux combattre cette culture de l’auto-dénigrement, ce brouillage des repères moraux, ce refus d’assumer clairement les décisions difficiles.

 

Dans l’affaire de Toulouse, la frontière entre le bien et le mal, elle était évidente.

Je ne vois pas comment l’on peut transiger, comment l’on peut hésiter, comment l’on peut faire des subtilités.

Si nous ne sommes pas capables de fixer la frontière entre le bien et le mal, si nous devons être en permanence dans la critique de nous-mêmes, dans le relativisme, eh bien alors nous envoyons un message de faiblesse aux ennemis de la démocratie.

Nous envoyons un message de faiblesse à tous ceux qui se disent qu’il est facile de s’en prendre à nos démocraties, parce qu’elles ne croient pas en elles-mêmes, parce qu’elles n’assument pas leur droit à riposter, parce qu’elles se divisent au lieu de faire bloc contre les menaces, parce qu’il y a toujours des gens pour dire qu’au fond c’est de la faute de la société.

 

Mais est-ce que ce sont les sociétés démocratiques qui produisent des criminels ?

Ce serait tout de même un comble de dire que la France – qui est une terre de libertés – serait coupable de créer des adversaires de la Liberté !

Est-ce que la démocratie c’est baisser la garde devant ceux qui ne reculent devant aucune violence ?

 

Eh bien non. Il y a des moments où la main ne doit pas trembler.

Il y a des moments graves où les forces de l’ordre qui sont engagées au péril de leur propre vie doivent bénéficier de la confiance de l’ensemble de nos responsables politiques.

 

L’autorité de l’Etat ça n’est pas seulement une formule abstraite. L’autorité de l’Etat elle doit être assumée, et elle doit être assumée sans faux-fuyants.

Notre République doit être plus forte que les assassins.

Elle doit être plus forte que les extrémistes. Ces extrémistes qui utilisent la foi religieuse pour contourner les lois et les principes de la République.

 

Voilà pourquoi le Gouvernement a interdit la venue en France de plusieurs prédicateurs islamistes dont les déclarations sont incompatibles avec les valeurs républicaines.

Et voilà pourquoi, notre justice et notre police viennent d’interpeller une série d’individus qui appartiennent à une mouvance radicale qui n’a rien à voir avec l’idée que nous nous faisons de la religion.

 

Nos concitoyens musulmans ne peuvent être que choqués de voir que leurs croyances sont ainsi instrumentalisées.

Quant au Gouvernement, il ne laissera pas cette minorité utiliser notre tolérance pour propager leurs idées rétrogrades.

 

La France a une culture démocratique et une culture républicaine dont nous pouvons être fiers.

C’est l’œuvre d’une Histoire qui vient de loin, et que nous continuerons à écrire ensemble !

Notre unité nationale est, sans doute, le bien le plus précieux.

Cette unité doit être protégée, elle doit être soutenue, et je voudrais vous convaincre ce soir que c’est l’affaire de chacun d’entre nous, avant même d’être l’affaire de l’Etat.

 

Lorsque la Marseillaise est sifflée dans nos stades, lorsque les corporatismes s’estiment plus légitimes que l’intérêt général, lorsque certains de nos compatriotes abusent du système en se disant que les autres sont là pour le respecter, lorsque des fondamentalistes contestent la laïcité, je le dis, j’ai mal pour notre unité et j’ai mal pour notre solidarité.

 

L’unité nationale elle s’incarne dans notre pays, d’abord dans l’Etat et dans nos institutions, et je veux dire à ce sujet que ça n’est pas rendre service à la France que de tourner en permanence en dérision l’Etat et les institutions de la République.

L’unité nationale elle se forge ensuite dans les familles qui doivent exercer leurs responsabilités éducatives et ne doivent pas s’en remettre à la société pour les assumer à leur place.

L’unité nationale, mon cher Luc, elle se façonne à l’école qui doit rappeler à nos jeunes que le respect des autres s’ancre d’abord dans le respect de la nation qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, nous devons en permanence rappeler aux uns et aux autres que chacun a des droits mais que chacun a aussi des devoirs.

L’unité nationale exige de faire de la sécurité une priorité parce que lorsque les délinquants pensent que la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors la liberté et la confiance dans l’autre perdent leur sens et c’est l’unité nationale qui est menacée.

 

Dans cette élection présidentielle, la question de l’unité nationale est plus que jamais centrale. Elle est plus que jamais centrale parce que dans un monde de 7 milliards d’habitants, assoiffés de réussite, la première arme des 65 millions de Français c’est d’abord leur capacité à faire bloc.

A faire bloc au sein de la nation française et à faire bloc au sein de l’Europe pour affronter cette compétition qui est une compétition qui met en jeu l’existence même de notre société, qui met en jeu notre mode de vie, qui met en jeu l’avenir de nos enfants.

 

 

Autour de nous, il ne faut pas se le cacher, le monde est dangereux ; il est de plus en plus concurrentiel, il est de plus en plus déstabilisant pour les vieux pays que nous sommes, c’est-à-dire pour les anciennes puissances occidentales qui ont bâti leur organisation, leur modèle économique, leur modèle social sur leur domination des richesses du monde.

 

Aujourd’hui nous ne dominons plus les richesses du monde, nous les partageons avec d’autres puissances. Et quelles puissances ! Des puissances immenses qui sont en train de faire preuve de cette envie de réussir, de cette envie de travailler, qui ont été à l’origine de la construction de notre propre modèle économique.

 

 

Dans dix ans, où en sera la France ?

 

Voilà la question centrale de l’élection présidentielle.

Est-ce que nous allons sortir de l’Histoire parce que nous nous sommes divisés, parce que nous n’aurons pas su prendre la mesure des bouleversements qui sont en cours, parce que nous serons restés immobiles dans un monde qui est en mouvement ?

 

Voilà l’enjeu de l’élection.

 

Mais c’est un enjeu qui n’intéresse pas les socialistes !

Depuis cinq ans, au lieu d’adapter leur pensée aux évolutions du monde, un monde qui a complètement changé avec la disparition de l’Empire soviétique, avec la disparition du rêve communiste, avec la montée en puissance de la Chine, de l’Inde, de l’Asie dans son ensemble, des pays de l’Amérique latine, au lieu de réfléchir pour faire évoluer leurs propositions, leur mode de réflexion, et bien non, les socialistes nous ont simplement gratifiés d’un « antisarkozysme » aussi stupide qu’injuste.

 

Stupide, parce que c’est le degré zéro de la politique.

 

Injuste, parce qu’on peut aimer ou ne pas apprécier le Président de la République mais personne ne peut nier qu’il a la carrure d’un Chef d’Etat capable de décider, capable d’agir, capable de protéger la France dans les situations les plus dures.

 

 

Les socialistes ont cru qu’ils n’avaient pas besoin de programme.

Que seule, ce qu’ils croyaient être l’échec de la majorité, la détestation du Président de la République suffirait à assurer leur victoire !

 

Qu’importe l’incohérence de leurs alliances avec des Verts qui militent pour la décroissance et le Front de Gauche qui milite pour la planification de l’économie !

Qu’importe tout cela, puisque dans leur esprit les jeux sont déjà faits et qu’il suffit d’attendre tranquillement que les Français élisent François HOLLANDE, le candidat qui surfe sur le vague !

 

Fin 2011, François HOLLANDE avait dit, je le cite : « Je ne suis pas un opposant au Président, je suis le prochain Président ».

Et la semaine dernière, il a encore dit, je le cite : « En 2012 il y aura un Président socialiste ».

Un Président socialiste ? Là, dans un mois ?

Ah bon ?

Vous saviez ça, vous ? Vous saviez que c’est déjà fait ?

Mais alors, pourquoi est-ce que vous êtes là ? Pour faire de la figuration ?

Peut-être qu’on devrait éteindre le micro et aller aider les militants à ranger les chaises ?

 

Non, M. HOLLANDE, l’élection que vous espériez jouée d’avance, elle est juste en train de commencer !

Et l’affrontement est de plus en plus clair : il est entre un candidat qui manie la politique de l’édredon et un candidat qui assume la politique de la volonté.

Il est entre un candidat qui est dans le flou et qui cherche à ne jamais déplaire, et un candidat qui, depuis cinq ans, agit, décide, affronte les épreuves les plus rudes.

 

En déplacement à la Réunion hier, François HOLLANDE vient de dire aux journalistes que « maintenant il allait nous taper ». « Nous taper » ! Comme si en démocratie, l’élection était une bagarre de rue, comme si nous étions en guerre entre Français.

 

M. HOLLANDE, on se calme !

Ca n’est pas en jouant les gros durs qu’on élève le débat.

En République, on dialogue, on confronte ses idées, on s’affronte parfois, mais l’objectif n’est pas de « taper » ses adversaires qui au demeurant représentent des millions de français.

 

Cette élection, c’est projet contre projet.

Il faut que chacun soit au clair sur ce qu’il veut pour la France.

 

Le retour à la retraite à 60 ans quand tous les autres pays européens sont à 65 ou au delà ? Le retour des emplois-jeunes ? Le retour de la culture de la dépense publique ?

Des impôts confiscatoires pour ceux qui créent de la richesse, de l’activité, de l’emploi ?

Des dizaines de milliers d’emplois publics supplémentaires financés sur le dos des générations futures ?

Le déclin organisé de notre industrie nucléaire qui est la première au monde ?

Le rétablissement de la taxe professionnelle au mépris de la compétitivité nécessaire de nos entreprises ?

La fin des heures supplémentaires défiscalisées qui a bénéficié à 9 millions de salariés, le plus souvent des salariés modestes et qui a été un formidable tremplin pour revaloriser le travail dans notre pays ? Car pendant 5 ans on a parlé d’heures supplémentaires, on n’a plus parlé de RTT, et c’est bien pour l’avenir de la France.

 

Quand j’entends ces propositions, je me dis : quelle aubaine pour toutes ces nations émergentes qui partout dans le monde, sont en train d’activer sans complexe les leviers de leur puissance et qui n’attendent que ces erreurs, que ces fautes de notre part pour prendre notre place !

 

Le monde a changé mais les socialistes, eux, n’ont pas changé.

Et d’ailleurs je voudrais vous interroger, vous qui avez certainement lu avec attention le programme socialiste, pour que vous me citiez une seule mesure -et je fais cet exercice tous les soirs, je n’ai jamais de réponse- une seule mesure dans leur programme qui soit à la hauteur des efforts que nous devons faire pour préserver notre modèle de vie face à la mondialisation.

Une seule mesure qui s’attaque, François, en profondeur à nos problèmes de compétitivité, d’endettement, de financement de la protection sociale !

 

Tout est dit, dans le programme socialiste, et tout est fait comme si la crise n’existait pas, comme si la crise n’était pas passée par là, comme si la mondialisation n’était qu’un phénomène passager, comme si la France était suffisamment prospère pour pouvoir travailler moins, réformer moins et dépenser plus.

 

J’ai entendu le candidat socialiste tisser son programme dans l’étoffe du rêve alors que moi je crois que la politique c’est la confrontation avec la réalité.

 

Le « rêve français »…

C’est quoi le rêve français de François HOLLANDE ?

C’est des subventions pour les jeunes et des emplois parking, comme si la jeunesse ne méritait pas qu’on lui dise la vérité pour assumer sa vie avec responsabilité ?

C’est encore et encore des emplois publics, et malheur aux entrepreneurs qui réussissent ?

C’est la promesse illusoire, tout à la fois d’une augmentation du SMIC, d’un gel des loyers, d’une essence bon marché, d’une retraite à 60 ans ?

 

C’est combien d’heures de travail par semaine, le rêve français ? 35h ?

32h comme le voudraient les alliés écologistes de M. HOLLANDE ?

C’est un pays où il suffit pour avoir, de rêver pour être exaucé !

 

C’est un pays imaginaire, c’est un pays coupé du monde, c’est un pays coupé de toute contrainte, où comme par miracle, la croissance va être au plus haut dès que M. HOLLANDE sera élu, pour permettre à la fois de réduire les déficits et de recommencer à dépenser.

 

Evidemment c’est simple !

Oui, c’est du rêve, et oui c’est de la démagogie !

 

 

Au parti socialiste, on peint depuis 4 ans notre bilan tout en noir pour faire croire qu’avec eux l’avenir serait tout en rose.

Eh bien moi, je crois que nous n’avons aucune raison de subir des intimidations de cette sorte.

Bien sûr, aucun bilan n’est parfait, et je ne prétends pas que nous ayons tout réussi et je sais bien que la crise a bousculé certains de nos espoirs. Et je sais bien que sur certains sujets nous aurions aimé aller plus vite, et vous auriez aimé que nous allions plus vite.

Je mesure parfaitement les attentes et les interrogations de nos concitoyens, mais nous n’avons aucune raison d’avoir honte de ce que nous avons accompli dans des circonstances qui étaient particulièrement difficiles.

 

Tout le quinquennat de Nicolas SARKOZY a été marqué au fer rouge des crises : crise financière, crise économique, crise des dettes.

La vérité d’ailleurs, c’est qu’il ne faut plus parler de crise, il faut parler de changement d’époque, il faut parler de changement d’organisation du monde.

 

Et malgré cela, non seulement nous avons engagé des réformes courageuses, mais nous avons réussi à résister à cette succession de crises qui a terrassé certains pays autours de nous.

 

La récession en France a été inférieure et moins longue qu’ailleurs.

 

Le pouvoir d’achat a tenu, et mieux que cela, il a progressé par rapport à 2007.

Je sais bien que pour chacun d’entre vous, compte tenu des difficultés de la vie, on ne mesure pas toujours ce que cela représente, l’effort que nous avons dû conduire pour protéger le pouvoir d’achat des Français lorsqu’il s’est effondré dans des pays comme l’Espagne, comme l’Italie, comme la Grèce.

Un journal de gauche qui fait une campagne active pour François HOLLANDE, et qui n’a jamais un mot aimable pour la politique du Gouvernement, a titré la semaine dernière « Pendant le quinquennat de Nicolas SARKOZY le pouvoir d’achat a peu augmenté ».

Quel aveu !

Je n’en attendais pas autant de la part de la gauche qui répète inlassablement depuis 5 ans que le pouvoir d’achat s’est effondré.

 

La hausse du chômage a été, certes importante, elle a été moitié moindre que dans la moyenne de l’Union européenne. Et la réduction des déficits a été accélérée.

 

Voilà notre bilan, ce bilan que François HOLLANDE caricature avec une mauvaise foi sans limite.

 

Comme il n’a jamais gouverné c’est vrai que personne ne pourra lui lancer des phrases injurieuses à propos de son propre bilan.

Il a certes un bilan comme premier Secrétaire de son parti, mais là ce n’est pas à moi d’en parler, ses amis l’ont déjà fait avec une férocité qui fait froid dans le dos.

 

J’ai entendu M. HOLLANDE faire l’hommage et l’éloge d’Henri QUEUILLE.

Henri QUEUILLE, pour ceux qui l’auraient oublié, était une figure de la IVe République, qui ne manquait pas de qualités humaines, mais qui est resté célèbre pour avoir dit cette phrase : « il n’est aucun problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout ».

M. HOLLANDE célébrant Henri QUEUILLE : c’est comme s’il faisait son autoportrait.

 

 

 

Depuis le début de la campagne de François HOLLANDE, nous sommes dans la duplicité.

 

La duplicité sur l’avenir de l’Europe : on dit à Londres qu’on est favorable à l’économie la plus libérale, mais on dit aux Français qu’on est contre la finance et qu’on va naturellement exiger la renégociation de tous les traités.

 

La duplicité sur le nucléaire : on dit dans les discours qu’on va fermer des centrales et à la CGT que ce n’est pas sûr.

 

La duplicité sur la fiscalité : on dit aux Français qu’on va augmenter simplement les impôts des plus riches et que ça suffira à combler les trous de notre déficit, mais le lendemain on leur dit aussi, en tout cas pour les plus riches, que ça ne rapportera rien.

 

La duplicité sur l’immigration où l’on fait mine de vouloir avoir une politique ferme en matière d’immigration tout en soutenant tous les mouvements qui combattent la fermeté de notre politique.

 

La duplicité sur les déficits, François HOLLANDE annonçant qu’il reviendra à l’équilibre des comptes publics en 2017, c’est-à-dire après la fin du quinquennat qu’il espère pouvoir diriger.

Mais surtout il s’empresse d’ajouter : « à condition qu’il y ait de la croissance. S'il ’'y a pas de croissance, je ne reviendrai pas à l’équilibre, c’est-à-dire, je ne respecterai pas les engagements que la France a prise au niveau européen pour consolider la monnaie européenne ».

C’est un acte grave !

 

J’ai dit à plusieurs reprises que j’accusais François HOLLANDE d’avoir abandonné l’objectif de réduction des déficits. C’est une accusation grave que je porte parce que, mes chers amis, vous le savez, si l’euro a failli disparaître, si l’euro a été tellement chahuté par la spéculation financière, c’est parce que nous avions plusieurs pays de la zone euro dont les marchés pensaient qu’ils ne rembourseraient jamais leurs dettes.

 

Nous nous sommes battus, il faut le dire, derrière le Président de la République qui a toujours été au premier rang de ce combat pour sauver la Grèce en mettant en place les moyens financiers nécessaires pour assurer l’avenir de ce pays.

 

Puis nous avons mis en place, et François BAROIN s’est encore mobilisé ces derniers jours pour en parfaire le fonctionnement, des instruments financiers puissants à coup de centaines de milliards d’euros pour dresser une sorte de barrière, de mur, de pare-feu entre la spéculation et les pays de la zone euro.

Et nous avons réussi, grâce à cela, à stopper cette spéculation.

 

Mais on parlait de pays, comme la Grèce ou comme le Portugal, qui sont des pays magnifiques, des pays très importants, mais enfin qui n’ont pas tout à fait le même poids économique et financier que la France.

Si demain c’était la France qui était en difficulté, si demain c’était la France qui disait à la face du monde « bah non, on ne respectera pas nos engagements, donc on continuera à s’endetter », eh bien à ce moment-là, la spéculation reprendrait de plus belle contre la monnaie européenne mais il n’y aurait plus aucun moyen pour l’arrêter.

Et je vous le dis, c’est l’euro qui serait condamné à disparaître, et avec la disparition de la monnaie européenne, c’est tout le projet européen qui serait menacé.

 

 

La France a besoin d’un Chef d’Etat.

Elle n’a pas besoin d’un homme plastique qui croit qu’en contournant les problèmes on les résout.

 

Est-ce que vous pensez une seconde que François HOLLANDE aurait fait la réforme des retraites et qu’il aurait affronté la pression de la rue ?

Est-ce que vous pensez une seconde qu’il aurait pris le risque d’imposer le service minimum dans les transports et à l’école aux syndicats ?

Est-ce que vous pensez une seconde qu’il aurait décidé de la réforme, pourtant essentielle, des universités qui, par le passé, a suscité tant de révoltes ?

Poser la question, c’est y répondre.

 

En politique, il y a ceux qui croient à l’importance du courage et de la décision et il y a ceux qui croient aux compromis permanents et qui ne tranchent rien.

 

Il y a ceux qui sont capables de dire non et ceux qui sont prêts à dire oui à tout le monde.

 

A quoi ressemblerait la présidence de François HOLLANDE ?

A quelles synthèses interminables allons-nous devoir nous attendre entre d’un côté les ultimatums des écologistes pour qui la puissance de la France doit être sacrifiée sur l’autel de la décroissance, et de l’autre les pulsions révolutionnaires des admirateurs de CHAVEZ et de CASTRO ?

 

 

Avec Nicolas SARKOZY, les choses sont claires : nous, nous sommes pour une France forte.

Et au cœur de cette France forte, il y a pour moi et pour François BAROIN un sujet central, un sujet vital qui est la réduction des déficits.

 

Ce sujet, ça n’est pas un sujet technique, ça n’est pas un sujet comptable, ça n’est pas un sujet financier.

En réalité, c’est un sujet moral.

Le budget de la France, c’est comme le budget d’une famille. Quand les dépenses dérapent, quand les banques réclament le remboursement des prêts, alors c’est la famille qui est en jeu.

 

Eh bien, une grande Nation comme la nôtre doit avoir ses finances à l’équilibre, parce que lorsqu’on vit trop longtemps et trop largement à crédit la charge de votre dette augmente. Et plus la charge de votre dette augmente moins vous pouvez investir, moins vous pouvez investir dans la croissance, moins vous pouvez investir dans les politiques sociales, moins vous pouvez investir dans l’éducation, dans les infrastructures.

Plus elle augmente, plus en réalité, et c’est pour cela que je dis que c’est une question morale, vous condamnez vos enfants à payer la facture de votre propre imprévoyance.

 

Depuis plus de trente ans, la France vote ses budgets en déséquilibre.

Et c’est vrai que la crise que nous venons d’affronter n’a pas arrangé les choses parce que nous avons dû dépenser, emprunter, pour éviter la récession, pour sauver les banques et vos économies, pour sauver l’industrie, l’industrie automobile, les PME avec un dispositif de soutien que nous avons mis en place, pour mettre en place le chômage partiel, pour éviter que sous le coup de la crise de nombreuses entreprises disparaissent.

 

 

Mais nous avons décidé, avec le Président de la République, de mettre un terme à cette spirale.

 

Et les résultats du déficit 2011 qui ont été connus il y a quelques jours viennent démontrer que oui, il y a deux façons d’envisager l’avenir. Et nous, nous avons fait la démonstration que nous étions capables de tenir nos engagements.

 

Et même que nous étions capables de faire mieux ! Nous avons réduit le déficit de la France, en un an de 25%, passant de 7,1 à 5,2.

 

C’est 10 milliards d’euro de mieux que l’objectif que nous nous étions fixés.

Ça signifie que la France est en avance dans son redressement des comptes publics, malgré une année 2011 qui a été marquée par une crise extrêmement violente.

 

Nous avons réduit notre déficit de 34 milliards d’euro en une année, jamais le déficit public de la France n’avait diminué autant d’une année sur l’autre.

 

Pour la première fois depuis 1960, la dépense publique dans son ensemble a été stabilisée.

Et pour la première fois depuis 1945, les dépenses de l’Etat ont baissé.

 

Grâce à cela nous pouvons maintenant réviser à la baisse la prévision de déficit pour 2012 et nous pouvons montrer que nous sommes capables de tenir notre engagement, c’est-à-dire zéro déficit en 2016.

 

 

Ce n’est pas le fruit du hasard, ce n’est pas la conjoncture qui a permis ces résultats.

 

C’est d’abord les réformes structurelles que nous avons faites, et au premier rang de ces réformes, la réforme de l’Etat, la réforme des retraites, la réduction du nombre des recrutements de fonctionnaires.

Ça n’a pas été une politique facile à conduire. C’est vrai que depuis si longtemps, à chaque fois qu’il y avait un problème, à chaque fois qu’il y avait une tension sociale, à chaque fois qu’il y avait des pressions, on créait des postes supplémentaires.

 

Mais ces postes supplémentaires on les finançait avec de l’emprunt. Nous avons décidé de mettre un terme à cette spirale infernale.

 

C’est aussi le résultat des deux plans d’économies que j’avais annoncés et qui avaient été tellement critiqués par l’opposition.

 

M. HOLLANDE avait dit à l’époque que l’objectif que nous nous étions fixé était inatteignable.

Et bien oui il était peut-être inatteignable pour François HOLLANDE, mais nous, nous l’avons atteint !

 

 

Voilà mes chers amis,

 

Peu à peu, à force de réformes, à force de rigueur, nous redonnons à la France le pouvoir d’être pleinement souveraine sur le plan financier.

Voilà le bilan dont nous devrions rougir !

 

François HOLLANDE, lui, il dit qu’il ne peut pas réduire les déficits s’il n’y a pas de croissance, qu’il faut qu’il en reparle à Bruxelles, qu’il ne pourra pas, en tout état de cause, assurer l’équilibre de nos comptes avant 2017, alors que nous, nous nous sommes engagés pour 2016.

 

Vous allez me dire 2016-2017 est-ce que ça a vraiment de l’importance ? La différence, c’est 35 milliards d’euro de dette supplémentaire à rembourser pour notre pays.

Et vous croyez qu’en remettant en cause toutes nos réformes, en recréant des postes de fonctionnaires, en refusant de parler d’économies, il va vraiment y arriver même en 2017 ?

 

Moi, je me refuse à voir l’objectif de notre indépendance, parce que finalement c’est notre indépendance qui est en cause, notre souveraineté financière. Je me refuse à voir l’objectif de la défense de la monnaie européenne compromise par le clientélisme électoral de nos opposants.

 

Parce que c’est ça la vérité, François HOLLANDE comme tous ses amis, savent parfaitement qu’il faut réduire les dépenses, mais ils ne veulent pas le faire parce que ça fait de la peine aux gros bataillons qui votent pour la gauche.

 

Mes chers amis,

 

Les Français doivent faire la différence.

Ils doivent faire la différence entre un programme qui trace des plans sur la comète et une politique qui ancre ses ambitions dans la réalité.

 

Depuis 2007, avec Nicolas SARKOZY, nous n’avons pas vendu de rêve aux Français.

Nous ne les avons pas trompés sur la réalité des crises.

Nous ne leur avons pas fait croire que tout pouvait continuer comme avant.

Nous avons réformé, nous avons osé, nous avons bousculé des conservatismes, nous avons résisté aux blocages.

Bien sûr, nous n’avons pas tout réussi, mais personne ne peut nous accuser d’avoir manqué de courage.

 

Ce courage nous l’avons mis au service d’une haute idée de la France qui ne va pas sans effort, qui ne va pas sans remise en cause, sans volonté d’exister face aux défis que nous lance le monde.

 

Quand nous combattons les déficits, c’est parce que mieux la France est gérée, moins sa politique est l’esclave des marchés.

 

Quand nous disons qu’il faut favoriser nos entreprises, baisser le coût du travail, renforcer notre compétitivité – un mot qui d’ailleurs, je voudrais vous le faire remarquer, n’existe pas dans le dictionnaire socialiste ! – c’est parce que nous voulons protéger nos industries, nous voulons protéger nos emplois, nous voulons protéger notre agriculture face à nos grands concurrents.

 

Oui, nous avons eu le courage de baisser les charges patronales qui pèsent sur les emplois agricoles. Mais si nous ne l’avions pas fait, c’est l’ensemble de notre agriculture qui aurait été menacée de disparition.

 

Oui, nous avons eu le courage, à quelques mois des élections présidentielles, de baisser les charges patronales qui pèsent sur les salaires dans l’industrie en augmentant la fiscalité, en faisant taxer les produits importés dans notre pays parce que c’est la seule façon de protéger les emplois en France et de faire en sorte que notre pays puisse continuer à se battre à armes égales avec nos voisins européens dans cette immense compétition qui met en danger l’existence même de notre système social.

 

Quand nous réformons les retraites, quand nous disons qu’il faut adapter notre modèle social, c’est parce que nous savons que la solidarité n’est pas un acquis éternel, la solidarité c’est le résultat de notre travail, c’est le résultat de notre capacité à développer des richesses pour pouvoir ensuite les partager, c’est le résultat aussi de notre capacité à refuser l’assistanat parce que la solidarité ne tient que si chacun donne à son pays autant qu’il reçoit de lui.

 

 

Mes chers amis,

Nous sommes les héritiers d’une Histoire exceptionnelle que nous avons le devoir de prolonger.

Je dis le devoir parce que notre avenir n’est pas écrit.

 

On a vu par le passé des Nations décliner parce qu’elles croyaient que tout leur était dû.

On a vu par le passé des Nations se décomposer parce que l’énergie nationale avait fait place à la facilité, à l’individualisme, à l’autodénigrement.



Il n’y a pas d’énergie nationale sans fierté nationale.

 

Je veux parler de ce sentiment de se battre ensemble pour une cause qui nous dépasse, pour une patrie, une patrie qui nous rassemble et qui nous porte vers le haut.

Nous devons renforcer notre pacte national et défendre notre idéal républicain parce que la France ce n’est pas une fiction sans âme !

 

La France nous savons qu’elle a toujours été ouverte à toutes les influences, qu’elle a accueilli la diversité.

Mais son unité, au fil de son histoire, s’est imposée, parce qu’à chaque époque, la France a su organiser sa pluralité en affirmant des principes forts. Des principes qui, d’ailleurs, nous ont souvent été enviés par le reste du monde.

 

Contre les féodaux, l’État ! Contre les privilèges, la loi ! Contre les prébendes, le droit ! Pour l’égalité des chances, l’école ! Contre le sectarisme, la laïcité !

 

Tout ceci pour vous dire que notre Nation n'a jamais cessé de se bâtir, de s'agrandir, de s'unifier.

Elle a assimilé depuis des siècles des générations et des générations d’étrangers qui lui ont apporté leur énergie, et qui parfois ont donné leur sang pour elle.

 

Nous sommes une nation de citoyens, nous ne sommes pas une nation où chaque communauté fait passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République.

Les étrangers qui s'installent régulièrement chez nous ont vocation à s'approprier l'héritage du pays des droits de l'Homme.

Il n'y a rien d'outrageant à ce que notre patriotisme soit mis en partage. Et il est naturel que nous voulions que nos valeurs soient aussi les leurs, ceux qui viennent nous rejoindre sur notre territoire.

Mais je veux dire que c’est aux étrangers qu’il revient de faire l’effort d’intégrer la France, avec ses lois, avec sa langue, avec ses mœurs, et ça n’est pas à la France de se plier à des règles qui ne seraient pas conformes à son pacte républicain.

Nous sommes une nation d’intégration. Et l’intégration ça signifie que celui qui vient légalement en France, et bien, il adopte la France, et, dès lors, la France l’adopte comme l’un des siens.

 

Voilà, mes amis, pourquoi je suis hostile au vote des étrangers aux élections locales parce que la citoyenneté ne se découpe pas en tranches.

Voilà pourquoi, je me suis battu, avec François BAROIN, pour interdire les signes religieux à l’école, c’était dans un autre quinquennat, parce que la neutralité de l’école c’est un gage de la fraternité.

Voilà pourquoi, nous avons interdit le port de la burqua, parce qu’en France les femmes et les hommes vivent ensemble, sans se juger, sans se défier et sans s’abaisser.

 

 

Mes chers amis,

 

Si vous êtes là, ensemble, rassemblés par delà vos différences, par delà vos origines, par delà vos métiers, c’est parce que la France n’est pas une abstraction.

Le passé de notre pays parle en vous, son avenir vous intéresse, vous avez envie de participer à un destin collectif parce que sans ce destin commun nous serions des anonymes, nous serions des numéros, nous serions des consommateurs, mais nous ne serions pas des citoyens français.

 

Alors, je vous le demande, rassemblons-nous pour faire triompher la France que nous aimons.

Battons-nous pour elle, mobilisons-nous pour elle.

 

Jamais la victoire ne s’est donnée à ceux qui l’attendaient dans un fauteuil parce qu’ils avaient cru la lire dans le ciel des sondages.

La victoire elle ne vient qu’à ceux qui se transcendent jusqu’au dernier jour.

 

Alors rendez-vous le 22 avril et le 6 mai.

Rendez-vous le 22 avril et le 6 mai pour l’épreuve décisive.

 

Et d’ici là, allons ensemble chercher la victoire pour Nicolas SARKOZY.

 

Vive la France et vive la République.

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 14:02

 


 
François Fillon rappelle que présider la France c'est avoir le courage de trancher les questions difficiles lors d'une réunion publique à Clermont-Ferrand le 31 Mars 2012

 

Mes chers amis,

Merci de cet accueil, merci d’être vous-même engagés dans cette bataille électorale, une bataille électorale que je suis fier de mener avec vous, de mener avec Laurent Wauquiez qui incarne les espoirs de notre majorité et avec lequel je partage la même conception humaniste de l’engagement politique. Merci de mener cette bataille tous ensemble, les militants, et je voudrais vous dire le grand plaisir qui est le mien une nouvelle fois de retrouver dans un combat décisif pour notre pays : Brice Hortefeux, Brice en qui je trouve cette force de caractère, cette fidélité, cette combativité qui font les victoires. Merci de votre engagement, merci de votre mobilisation, merci de ces cadeaux qui me vont droit au cœur. Le Saint Nectaire, je sais qu’il s’améliore en vieillissant, au bout de cinq ans, j’imagine qu’il doit être parfait. Quant au ballon de rugby, vous pourriez penser qu’un Sarthois a assez peu de compétences dans ce domaine mais c’est oublier que je partage ma vie depuis 30 ans avec une Galloise. J’ai donc appris à jouer au rugby.

Je voudrais dire toute mon affection aux élus présents, aux parlementaires en me tournant tout particulièrement vers eux parce que pendant cinq ans ils ont montré beaucoup de courage et beaucoup de sang froid.

Nous avons vécu cinq années très difficiles, nous avons vécu cinq années qui ont été bousculées par la crise économique et financière. Nous avons dû avec le président de la République prendre souvent des décisions douloureuses, des décisions qui n’allaient pas de soi pour les parlementaires qui évidemment votent à Paris mais qui retrouvent le week-end des électeurs qui parfois ne comprennent pas la direction qui est prise, l’effort qui est demandé, le sacrifice qui est imposé surtout dans un pays qui a tellement l’habitude depuis si longtemps de panser toutes ses plaies avec de la dépense publique supplémentaire.

Il a fallu expliquer jour après jour que les collectivités locales ne pouvaient pas continuer à augmenter leurs dépenses parce que le pays ne pouvait pas le supporter. Il a fallu expliquer tous les jours qu’il fallait réduire le nombre des fonctionnaires de l’Etat car nous n’avions pas les moyens de payer des fonctionnaires supplémentaires. Il a fallu expliquer tous les jours qu’il fallait réorganiser les services de l’Etat parce que l’on ne peut pas avoir le même service si en même temps on est amené à réduire la dépense publique et le nombre de ceux qui exercent les missions.

Eh bien, je peux en témoigner les parlementaires de la majorité, ils ont été solides, ils ont été courageux, ils ont été présents, ils ont toujours répondu à l’appel du président de la République et du gouvernement. Je voudrais ce soir les remercier.

Je veux adresser mon soutien à ceux qui sont candidats aux élections législatives parce que nos institutions sont ainsi faites que l’élection présidentielle est fondamentale mais que le président de la République ne peut rien sans une majorité parlementaire, et donc ces quatre tours d’élections qu’il faut à la suite que nous remportions. Je veux en tout cas dire à tous ceux qui sont candidats dans cette magnifique région, aux élections législatives que je suis à leurs côtés et que naturellement je suis prêt à leurs apporter tout mon soutien pour défendre nos couleurs partout où ils en auront besoin.

 Depuis quelques jours on respire un peu mieux parce que ce qui était écrit d’avance, cette situation que l’on nous avait, à longueur d’éditoriaux dans les journaux, racontée, cette élection qui était jouée depuis des mois, notre sort, celui du président de la République étaient scellés, le vote des électeurs qui n’était plus qu’une formalité… Tout cela est en train de disparaître sous les projecteurs, sous la lumière de la campagne électorale et du débat.

J’ai toujours dit, et les parlementaires qui sont ici pourront en témoigner, que cela se jouerait au tout dernier jour, que cela se jouerait au moment où chaque Français mettra dans l’urne un bulletin en se disant : attention, on n’est pas dans une démocratie parlementaire, je ne choisis pas un parti, je choisis pas vraiment non plus un programme, bien sûr je choisis un programme mais je choisis surtout un homme, je choisis un caractère, je vais choisir le chef de l’Etat et j’emploie à dessein le mot chef de l’Etat plutôt que le mot de président de la République parce que nous sommes dans une passe difficile, parce que les vieux pays européens sont menacés de déclin, parce que la France est un pays qui est fragilisé par son endettement, par l’absence pendant de si nombreuses années des réformes nécessaires à la compétitivité de notre économie. Et dans cette crise, dans ce changement d’époque, dans cet espèce de tournant de l’histoire nous avons besoin d’abord et avant tout d’un chef d’Etat, c'est-à-dire d’un homme qui assume les responsabilités qui soit prêt à prendre des décisions même quand elles sont impopulaires pour servir l’intérêt général et pour servir la France.

Pendant des mois les socialistes ont cru qu’ils étaient tout seul dans ce combat. Ils ont organisé leurs primaires, ils ont débattu entre eux, ils ont montré à quel point ils se détestaient, à quel point ils se haïssaient, ils ont dit des choses les uns sur les autres que jamais nous n’oserions dire à leur endroit. Et puis une fois le candidat choisi, ils ont tout misé sur ce qu’ils pensaient être l’échec de la majorité et la détestation du président de la République. Ils ont cru qu’il suffisait de laisser les choses se faire pour que François Hollande soit élu président de la République.

Et ils l’ont fait d’autant plus facilement pendant quatre ans, ils ont alimenté cette détestation. Ils ont pendant quatre ans caricaturé, comme jamais un président de la République ne l’a été, l’action de Nicolas Sarkozy.

Souvenez-vous c’était le président des riches, l’injustice fiscale, il nous a fallu quatre ans pour réagir à ce procès injuste et je crois avoir été l’un des premiers a avoir lors d’une émission de télévision face à Madame Aubry à dire - non seulement Nicolas Sarkozy n’a pas été le président des riches mais Madame Aubry, on paie aujourd’hui quand on est riche plus d’impôts en France que l’on en payait quand Monsieur Jospin était au gouvernement. Et je ne l’ai pas dit parce que j’avais du plaisir à le dire, je le dis simplement parce que il y a eu la crise économique et qu’il nous a fallu demander des contributions supplémentaires en particulier sur les revenus du capital.

Il y avait ce discours terrible le pouvoir d’achat des Français qui s’était effondré, lorsque les chiffres de l’INSEE sont sortis : augmentation du pouvoir d’achat pendant la durée du quinquennat. Seulement tout le monde a ri, les socialistes ont fait des gorges chaudes de ce satisfecit qui était donné par l’INSEE à l’action du gouvernement. Et puis on a répété les choses, le président de la République est entré dans la bataille avec la force de conviction qui est la sienne et petit à petit on voit que ces caricatures se dissipent, que les Français regardent le bilan tel qu’il est avec ses zones d’ombre avec ce que nous n’avons pas réussi, avec les échecs qui ont été les nôtres mais aussi avec les réussites mais surtout en regardant ce qui se passe dans les autres pays européens.

Oui, le pouvoir d’achat de la plupart des européens s’est effondré pendant la crise. Il n’y a que deux pays dans lequel il a résisté, c’est la France et c’est l’Allemagne et c’est grâce à la politique que nous avons menée.

Il y a un journal, j’allais dire un grand journal, enfin un journal très à gauche qui fait ouvertement campagne pour François Hollande depuis des semaines et des semaines qui a écrit cette semaine, le journaliste pour écrire cette phrase il a fallu qu’il soit vraiment courageux parce qu’il a écrit « depuis le début du quinquennat le pouvoir d’achat a peu augmenté ». Eh bien pour que dans Libération on écrive que le pouvoir d’achat a peu augmenté, c’est la preuve que les chiffres que nous avons donnés étaient les chiffres justes.

Voila, plus nous approchons des échéances, plus la vérité est en train d’émerger.
La vérité des enjeux de l’élection, la vérité des programmes des candidats, la vérité sur les caractères, la vérité sur les capacités de chacun des candidats à assumer une fonction aussi difficile dans les temps que nous connaissons que celle de la présidence de la République.

L’élection présidentielle, c’est d’abord le choix d’une idée de la France.
Quel pays, quel avenir voulons-nous pour la France dans ce début de XXIème siècle ?
Quel rôle voulons-nous que la France joue sur une scène mondiale qui est de plus en plus difficile, qui est de plus en plus concurrentielle, qui est de plus en plus déstabilisante pour les vieux pays européens, pour les vieilles puissances occidentales qui sont défiées par de nouvelles puissances qui, chaque jour nous contestent notre rôle, nous contestent notre place, nous contestent la répartition des richesses qui étaient celles du XXème siècle ?
Cette question essentielle, cette question qui devrait être au cœur du débat de l’élection présidentielle, c’est une question que la gauche n’ose pas aborder de front. Elle n’ose pas l’aborder de front parce que tout son programme est fondé sur l’idée que la crise que nous vivons, que la mondialisation qui se presse à nos portes sont en fait des données passagères.

Comme toujours et comme d’habitude, les socialistes, dans une campagne électorale, proposent des jours tranquilles, sans efforts, sans réformes de fond.

Pour eux, on a l’impression qu’il suffirait d’écarter Nicolas Sarkozy et alors tout irait bien. La concurrence internationale se calmerait, la croissance reviendrait, l’emploi redémarrerait, les déficits se réduiraient.
Bien sûr, chaque Français, au fur et à mesure que l’on s’approche de l’échéance, du moment de mettre le bulletin dans l’urne, se rend compte que tout cela n’est qu’illusion et que tout cela n’est que démagogie.
 
Nous sommes, mes chers amis, peut-être très nombreux dans cette salle mais nous sommes 65 millions de Français dans un monde de 7 milliards d’êtres humains et dans un monde qui sera bientôt de 9 milliards d’êtres humains. Cela veut dire que les Chinois, les Indiens, les Brésiliens, tous ces peuples aspirent à la croissance, ils aspirent au travail, ils aspirent à la richesse. Tous ces peuples ne vont pas nous attendre. Ils ne vont pas nous attendre si nous restons bloqués, si nous restons immobiles et ils vont encore moins nous attendre comme le propose François Hollande nous reculons c'est-à-dire si nous abrogeons les réformes qui ont été faites, si nous revenons en arrière, si nous revenons à une organisation économique et sociale qui correspondait à un XXème siècle où ces puissances là n’existaient pas ou en tout cas où elles ne nous défiaient pas avec la force d’aujourd’hui.

Pour tenir notre rang, c'est-à-dire au fond pour défendre notre mode de vie, pour défendre notre modèle social, pour défendre la qualité de notre système éducatif, la qualité de notre système de soins, l’aide qui est apportée dans notre pays à ceux qui sont en difficultés, pour défendre tout cela, nous avons d’abord besoin de renforcer nos alliances. La priorité du débat de cette élection présidentielle, c’est comment la France peut-elle s’organiser pour résister à la compétition. C’est une guerre au fond que nous livrent ces pays, j’allais dire pacifique, avec un objectif qui est un objectif que personne ne peut leur reprocher mais c’est quand même une guerre, ce sont nos emplois qui sont menacés, c’est notre mode de vie qui est menacé, ce sont nos richesses, ce sont nos ressources, il faut se battre, il faut se protéger et pour le faire la première des choses, c’est d’être avec des alliés, d’être suffisamment forts pour résister. Nous avons besoin d’une Europe plus puissante et nous ne pourrons avoir une Europe plus puissante que si nous acceptons l’idée qu’il y a un noyau européen, un noyau dur, un noyau de pays qui ont la monnaie européenne autour de l’Allemagne, autour de la France, autour de l’Italie. Ces pays là doivent s’organiser. Ils doivent s’organiser d’une manière différente des autres pays européens parce que nous n’arrêterons jamais à construire une Europe puissante, une Europe harmonisée sur le plan économique, sur le plan social à 27 ou à 30. Il faut le faire avec le noyau dur, avec les pays d’origine, avec les pays qui ont choisi de se doter d’une monnaie européenne.

Pour cela, la première des priorités, c’est une alliance étroite avec l’Allemagne. Une alliance étroite avec l’Allemagne avec laquelle nous constituons un tandem extrêmement puissant ; qui est le seul tandem qui puisse entraîner l’Europe. Sans ce tandem là nous savons qu’il n’y a aucun espoir que l’Europe progresse dans cette bataille de la mondialisation. Une alliance avec l’Europe avec cette Europe qui doit sortir de son immobilisme technocratique, qui doit devenir une force politique, qui doit comprendre que les vieilles règles du libre échange n’ont plus cours aujourd’hui pour une raison simple c’est lorsque nous nous battions pour faire tomber les frontières, nous étions les pays qui produisaient, c’est nous qui vendions au monde entier et donc effectivement nous avions intérêt à faire tomber toutes les frontières puisque cela permettait aux marchandises, aux produits, aux services qui venaient de nos pays d’aller partout dans le monde mais aujourd’hui où nous sommes menacés, où la compétition est plus dure, il ne faut plus avoir la même vision du libre échange.

Bien sûr, il faut que le commerce international soit le plus fluide possible. Bien sûr, nous avons intérêt à exporter nos produits dans le monde mais nous devons le faire en faisant respecter le principe de la réciprocité. On ne peut accepter dans notre pays des produits qui viennent d’un pays qui interdise l’accès des produits français ou des produits européens à son marché.

Alors pour avancer dans ce sens et sous les coups de la crise économique et financière, nous avons ardemment négocié des traités pour créer un gouvernement économique de la zone euro qui est la première pierre de cette Europe plus resserrée, plus forte, plus politique que j’évoquais à l’instant. Des traités pour désendetter les Etats de l’Union avec des règles budgétaires beaucoup plus rigoureuses que celles que nous avions par le passé, des traités pour repousser les assauts des spéculateurs qui menaçaient la monnaie européenne, ceci, c’est le travail du président de la République, c’est l’engagement de Nicolas Sarkozy.

Eh bien qu’à cela ne tienne ! Le candidat socialiste lui annonce crânement qu’il renégociera ces traités, qu’il imposera ses vues à tous nos partenaires européens, bref qu’on repartira de zéro comme si rien ne s’était passé pendant cinq ans et comme si avec les autres européens nous n’avions pas ensemble fait les efforts nécessaires pour résister à la crise.
 
Pour tirer parti de la mondialisation, nous avons beaucoup de talents dans notre pays qui créent de la richesse, qui créent de l’activité, qui créent de l’emploi, nous avons des entrepreneurs dont beaucoup ont conquis le monde avec leur génie propre, avec leurs produits.
Qu’à cela ne tienne ! Le candidat socialiste flatte le vieux fond de ressentiment égalitariste qui est si fort dans notre pays en annonçant des taux d’imposition stratosphériques qui n’auront pas d’autre résultat que de faire fuir tout ceux qui peuvent créer de la richesse et de l’emploi dans notre pays !

Nous avons la première industrie nucléaire du monde, ce qui nous permet de payer notre électricité pour les ménages comme pour les entreprises qui produisent 40% moins cher que dans les autres pays européens.
Qu’à cela ne tienne ! Le candidat socialiste, sous la pression de ses alliés verts, négocie le déclin de cette industrie nucléaire.

Nous avons un niveau d’endettement qui est beaucoup trop élevé et ceci depuis près de quarante ans et il faut reconnaître que toutes les majorités qui se sont succéder depuis quarante ans ont une lourde responsabilité dans ce niveau d’endettement.
Qu’à cela ne tienne !
Le candidat socialiste veut recréer des dizaines de milliers d’emplois publics au lieu de respecter les engagements de retour à l’équilibre des finances publiques que nous avons pris devant les autres pays européens !

Nous avons des salariés productifs, des salariés qui sont prêts à travailler davantage parce qu’ils sont motivés, parce qu’ils veulent augmenter leur pouvoir d’achat.
Qu’à cela ne tienne, le candidat socialiste veut supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires qui a bénéficié à 9 millions de Français le plus souvent modestes qui grâce à ses heures supplémentaires ont pu améliorer leurs pouvoir d’achat, ont pu améliorer la compétitivité de l’économie française.

Pour quelle raison François Hollande veut-il renoncer à ce dispositif ?
Eh bien parce que, nous dit-il, les heures supplémentaires empêchent les embauches dans les entreprises.

Chez les socialistes, c’est toujours la même vieille idée selon laquelle il faut partager l’emploi, comme autrefois ces mêmes socialistes prétendaient qu’en réduisant le temps de travail des uns on allait libérer des heures travail pour les autres.
Mais, mes chers amis, est-ce que la réduction du temps de travail a résolu la question lancinante du chômage dans notre pays? Non malheureusement !
Est-ce que la réduction du temps de travail a pénalisé l’industrie français notamment dans ses exportations? La réponse, hélas, est oui !

Au parti Socialiste, on n’a toujours pas compris que plus les Français travaillent plus on multiplie les chances d’augmenter la croissance, et plus la croissance augmente plus le chômage a des chances de diminuer.
En un mot, il faut multiplier notre effort productif et non pas le diviser en dissuadant le travail. Le maître mot des années à venir, c’est travailler plus et dépenser moins pour permettre à notre pays de retrouver le rang qui doit être le sien.

Mes chers amis,

Je suis sûr que vous avez lu attentivement le programme de François Hollande. Qu’on me cite une seule mesure dans ce programme socialiste, une seule mesure qui soit à la hauteur des efforts que nous devons faire pour préserver notre modèle de vie face à la concurrence internationale. 
Qu’on me cite une seule mesure qui s’attaque réellement en profondeur à nos problèmes de compétitivité, c'est-à-dire au coût du travail, à nos problèmes d’endettement, à la question du financement de notre protection sociale !

Le retour à la retraite à 60 ans quand tous les autres pays européens ont des âges de départ à la retraite au delà de 65-67 ans? Le retour à la retraite à 60 ans qui se traduirait par une augmentation des cotisations patronales et salariales c'est-à-dire par une augmentation du coût du travail au moment où nous essayons de faire des efforts pour le réduire.
Le retour des emplois-jeunes dans les structures parapubliques? Est-ce que les emplois jeunes des années Jospin ont débouché sur une baisse du chômage dans notre pays ? Est-ce que les emplois jeunes des années Jospin ont permis à la jeunesse de France d’accéder à des emplois plus qualifiés ? Nous savons bien qu’il s’agissait d’impasse dans laquelle on a bloqué des jeunes qui auraient pu participer à l’effort de production de notre pays et améliorer les capacités de l’industrie française.

Le retour des impôts confiscatoires, le retour de la taxe professionnelle  le retour de cet impôt qui viendrait alourdir les charges des entreprises au moment où il faudrait améliorer leur compétitivité, cela fait déjà avec les charges patronales deux raisons suffisantes de repousser la candidature de François Hollande. Avec lui nous sommes sûr d’une chose, le travail coûtera plus cher en France, il y aura moins d’exportations, il y aura moins d’exportations et il y aura plus de chômeurs.

Enfin ce programme est un programme laxiste sur le plan financier parce que François Hollande ne veut déplaire à personne. Et donc non seulement il ne dit pas qu’il diminuera les dépenses publiques mais que chaque jour il en promet de nouvelles.

C’est un programme qui n’est pas fait pour sortir de la crise, c’est un programme qui n’est pas fait pour aller chercher la croissance, c’est un programme qui n’est pas fait pour nous désendetter, et surtout c’est un programme qui n’est pas fait pour redonner du courage à la France et aux Français. Ce dont nous avons besoin, c’est du courage, c’est de croire en l’avenir, c’est de nous battre pour être les meilleurs demain, ce n’est certainement pas avec le programme du parti socialiste que nous y parviendrons.

C’est un programme tourné vers le passé, c’est un programme poussiéreux, et que dire des alliances sur lesquelles compte le parti socialiste pour avoir une majorité à l’Assemblée nationale.
Alliance avec les Verts qui veulent la sortie du nucléaire. J’ai entendu hier que Madame Joly voulait que l’on arrête la recherche de pétrole et de gaz parce qu’il y a une fuite en mer du nord donc pas de pétrole, pas de gaz, pas de nucléaire pour 7 milliards d’êtres humains qui ont besoin d’énergie. Je ne sais pas comment nous allons répondre à ces demandes.

Alliance avec le Front de Gauche qui veut planifier l’économie française, qui pavoise ses meetings de drapeaux rouges, et dont le leader prétend et je le cite que «Cuba n’a jamais été une dictature».
Franchement, est que c’est avec ceux-là, est-ce que c’est ainsi que la France veut affronter les défis du XXIème siècle ?

Servir la France, c’est d’abord lui dire la vérité, parce que la vérité est au cœur de notre redressement national, parce que la vérité est au cœur de toute justice sociale.
Et la vérité, Monsieur Hollande, c’est qu’on ne peut pas avoir la meilleure santé du monde, on ne peut pas avoir l’Ecole et l’Université gratuites, on ne peut pas avoir des retraites pour tous les Français qui y ont droit, on ne peut pas avoir des allocations pour ceux qui sont dans le besoin, si on ne fait pas d’efforts, si on ne fait pas de réformes, si on n’accepte pas de travailler plus et si on n’accepte pas de rationaliser l’organisation de notre pays pour demander à nos concitoyens moins d’impôts et pour nous endetter moins face à une situation internationale qui est menaçante pour l’indépendance de notre économie.

La vérité, c’est qu’on ne peut pas créer plus de richesses, on ne peut pas produire plus en France, sans être plus compétitif et sans être plus innovant.

La vérité, c’est qu’on ne peut pas défendre la souveraineté financière de la France c'est-à-dire notre indépendance nationale, moi j’ai toujours été comment dirais-je ce que l’on appelle un souverainiste, c'est-à-dire que j’ai toujours été attentif à ce que la France reste indépendante, à ce qu’elle puisse décider elle-même de son avenir, de son destin, qu’elle ne soit pas obligée d’aller demander aux uns et aux autres l’autorisation avant de prendre des positions dans le grand débat de la mondialisation mais quand on est tellement endetté, quand on doit tellement d’argent aux banques du monde entier, on perd progressivement cette souveraineté et cette indépendance. Eh bien, si on veut défendre l’indépendance nationale aujourd’hui, on ne peut pas le faire en dépensant toujours plus, pour tout le monde et à n’importe quel prix.

Vous savez que pour moi la lutte contre les déficits cela n’est pas une question technique, ce n’est pas un sujet de comptable, ce n’est pas un sujet de comptabilité, c’est une question morale.
Un pays qui est endetté, c’est un pays qui perd son indépendance mais c’est surtout un pays dont les citoyens que nous sommes ici acceptent de laisser à leurs enfants le soin de payer des dettes qu’ils devraient eux même rembourser aujourd’hui.

Nous avons avec le président de la République après la grande crise de 2008 qui nous avait amené comme tous les autres pays développés à injecter des moyens pour sauver les banques, pour empêcher certaines grandes entreprises de disparaître, je pense à l’industrie automobile, pour multiplier les possibilités de chômage partiel, pour éviter notamment dans les petites et moyennes entreprises que la force de travail soit dissoute à l’occasion de la crise et qu’ensuite l’économie puisse plus redémarrer. Et puis naturellement la crise a réduit considérablement les recettes fiscales de notre pays donc nous nous sommes endettés en 2009 pour assurer la relance de l’économie française et pour protéger les emplois de demain.

Souvenez-vous de ce que disaient les socialistes à l’époque. Ils disaient votre relance, c’est rien du tout, vous n’en faites pas assez, il faut baisser la TVA, il faut nationaliser les banques, il faut multiplier les aides aux entreprises pour faire en sorte qu’il n’y ait aucun licenciement, nulle part. On était accusé de présenter avec Nicolas Sarkozy, avec le gouvernement le plan de 35 milliards d’investissements d’avenir pour soutenir une économie moderne. On a été accusé d’être petit bras, il fallait en faire beaucoup plus. Et maintenant ceux sont les mêmes qui nous expliquent que la relance a endetté la France et que nous sommes responsables de l’endettement de notre pays mais nous nous sommes engagés dès la fin de cette crise avec Nicolas Sarkozy sur un objectif extrêmement précis : retour à l’équilibre des comptes publics en 2016. C’est un objectif très ambitieux parce que depuis 1974 la France n’a jamais connu l’équilibre de ses comptes, jamais. Cela ne pouvait pas durer toujours. Comme j’ai l’habitude de dire les gens en France de moins de 35 ans pensent que cela marche comme cela. Et ceux qui ont plus de 35 ans se disent que si cela a duré 35 ans cela durera encore bien quelques années supplémentaires mais on est au bout, on ne peut plus continuer parce que c’est notre autonomie, c’est notre indépendance qui est en jeu mais surtout on ne peut plus continuer parce que c’est la crédibilité de notre monnaie qui est maintenant menacée. Et si jamais demain la France demain ne tenait pas ses engagements en matière budgétaire alors la spéculation qui a menacé la monnaie européenne au moment de la crise grecque avant que nous ne la stoppions par les décisions que nous avons prises, cette spéculation, elle repartirait de plus belle mais cette fois-ci personne ne pourrait la stopper parce que ce serait une spéculation sur la monnaie européenne à cause des difficultés de la deuxième économie européenne de la France et si on a pu en rassemblant tous nos efforts sauver la Grèce, si on a pu mettre en place des pare-feux, des instruments financiers pour bloquer les spéculateurs contre l’Italie ou l’Espagne, nous savions bien que nous ne pourrions pas le faire si c’était la France, la deuxième économie de la zone euro, qui était menacée.

Donc respecter cet engagement de retrouver l’équilibre budgétaire en 2016, c’est absolument fondamental. Eh bien nous avons prouvé que nous étions capables de le faire. Pourquoi ? Parce que les chiffres viennent de sortir. Nous avions prévu un déficit de 5,7% en 2011, de 4,5% en 2012, de 3% en 2013, zéro en 2016. Eh bien, nous terminons l’année 2011, non pas avec 5,7% de déficit mais avec 5,2 cela représente 10 milliards d’économie supplémentaire. cela représente d’une année sur l’autre une diminution de la dépense publique de 34 milliards, cela veut dire qu’en 2011 on avait dépensé 34 milliards d’euros de moins qu’en 2010, cela c’est jamais vu dans l’histoire de la Vème République et cette dynamique vertueuse nous permet d’ores et déjà de dire que le déficit 2012 si on continue cette politique naturellement sera inférieure à la prévision de 4,5%.

Tout ceci, c’est le résultat des réformes structurelles que nous avons faites, si nous n’avions pas fait la réforme des retraites nous ne serions pas au rendez-vous, c’est le résultat de nos efforts pour moderniser l’Etat et qui parfois vous a agacé, qui vous a rendu critique quand il s’agissait de supprimer ici un Tribunal ou de fermer ici une implantation militaire qui n’avait plus de signification compte tenu de la situation stratégique qui est la nôtre aujourd’hui ou lorsque l’on décidait de faire fusionner des directions. Je sais que c’est difficile et je ne dis pas que tout a été toujours réalisé parfaitement mais il n’y a pas d’autre voie que la réduction de la dépense publique, il n’y a pas d’autre voie que la diminution du nombre des fonctionnaires d’Etat et c’est évidemment aussi le résultat des deux plans d’économie que j’avais annoncés au mois d’août et au mois d’octobre pour que la France conserve sa crédibilité financière et souvenez vous en qui avez été tellement critiqués.
Pendant toute l’année dernière, les socialistes nous sont tombés dessus avec ce ton implacable des grands professeurs d’économie qu’ils ne sont pas.
François Hollande avait assuré à l’époque que les objectifs du gouvernement de 5,7% de déficit en 2011 étaient je le cite «inatteignables». Et bien c’était peut être inatteignable pour François Hollande, mais ils ne sont pas inatteignables  pour Nicolas Sarkozy et pour notre majorité !
Les Français peuvent constater la différence.
Le candidat socialiste remet en cause toutes les réformes que nous avons faites, il dit qu’il faut recréer des postes de fonctionnaires, il refuse de parler d’économies.
Il dit qu’il ne peut pas réduire les déficits s’il n’y a pas de croissance, il dit qu’il faut qu’il en reparle avec les européens à Bruxelles, et qu’il ne pourra pas, en tout état de cause, assurer le retour à l’équilibre des comptes publics avant 2017, alors que nous, nous sommes engagés pour 2016 mais il n’aura échappé à personne que 2017 c’est après le prochain rendez-vous présidentiel. C’est après la fin du quinquennat qui s’engage. On voit l’ambition de François Hollande qui ne pense pas pouvoir réduire le déficit de notre pays en un quinquennat.

Ce seul décalage d’un an qui propose et qui peut apparaître à certains d’entre vous dérisoire, un an de plus, un an de moins pour réduire le déficit qu’est-ce que cela veut dire. Cela veut dire 35 Md€ de dette supplémentaire que la France aura à rembourser.    

Oui, j’accuse François Hollande de ne pas faire de la lutte contre les déficits une priorité nationale.
Je l’accuse de ne pas vouloir réduire les dépenses de l’Etat parce qu’il ne veut pas heurter ceux qu’il croit être les clientèles favorites du parti socialiste.
Je l’accuse de prendre le risque de déstabiliser l’Europe, parce que si notre pays devait préférer le laxisme à la discipline budgétaire alors comme je l’ai dit c’est toute la zone euro qui pourrait replonger dans la crise.

L’affrontement, le choix dans 22 jours il est entre un candidat qui dit : Stop ! On arrête tout ! On annule toutes les réformes et on refait la France d’avant !
Et un candidat qui dit : Notre redressement est en marche ! Il faut continuer, il faut continuer d’unir nos forces pour construire une France moderne !
Il est entre un candidat qui est toujours dans le flou, qui cherche à ne jamais déplaire, et un Président qui, depuis cinq ans, agit, décide, affronte les épreuves les plus rudes et a le courage lorsque c’est nécessaire d’affronter l’impopularité parce qu’il a le sentiment que c’est le devoir qui est le sien.

La France a besoin d’un Chef d’Etat, elle n’a pas besoin d’un champion de l’esquive !

Est-ce que vous pensez une seconde que François Hollande aurait fait la réforme des retraites et qu’il aurait osé affronter la contestation qu’il y a eu dans la rue même s’il avait voulu engager cette réforme lorsque les syndicats seraient descendus manifester dans les rues comme d’habitude il aurait retiré le texte de la réforme ?

Pensez-vous une seconde qu’il aurait interdit le port de la burqua dans notre pays, alors même que certains prédisaient le pire à la France si cette décision était prise ?
Avec le Président, avec Brice Hortefeux qui s’est beaucoup battu, cette décision a été prise et c’est une décision que personne ne conteste plus aujourd’hui parce que c’est une décision qui va dans le sens du respect des droits des femmes et du respect des valeurs de la République.

Pensez-vous une seconde que François Hollande aurait décidé la réforme des universités qui, par le passé, a suscité tellement de révoltes ?
Elle est désormais faite, et avec l’engagement total de Laurent Wauquiez, elle est désormais considérée comme une formidable avancée par la communauté universitaire et scientifique. 
Est-ce que vous pensez une seule seconde que François Hollande aurait pris le risque de fâcher les syndicats en leur imposant le service minimum dans les transports ou à l’école ?
La réponse est non bien sûr.
 
Je veux dire à François Hollande, que présider la France, c’est avoir le courage de trancher des questions difficiles, c’est avoir le courage de braver l’opinion…
Cela n’est pas en se réfugiant derrière des formules alambiquées, cela n’est pas en cherchant à tout bout de champ des petites synthèses, sa grande spécialité pendant 10 ans, cela n’est pas en appeler à des comités Théodule.
  
J’ai été pendant cinq ans le Premier ministre de Nicolas Sarkozy. On peut aimer le président de la République, on peut ne pas l’aimer, mais personne dans notre pays aujourd’hui ne doute un instant de sa capacité à décider.

Je l’ai vu dans des situations internationales terriblement périlleuses s’engager à fond et être celui qui entraîne les autres.

Et je voudrais raconter deux histoires, deux souvenirs qui ont marqué ces cinq ans pour moi.
Le premier, c’est un soir de 2008, nous sommes en pleine crise financière, la banque américaine Lehman Brothers a déposé le bilan, a fait faillite, c’est l’une des premières faillites d’une grande banque dans le monde occidental, tout le monde s’interroge sur la suite, tout le monde s’interroge sur les faillites en cascade des autres banques européennes et américaines. Et vous savez ce que cela veut dire la faillite d’une banque, cela veut dire que vous perdez vos économies parce qu’il n’y a jamais autant d’argent dans une banque que ce qui est inscrit sur la somme de tous les comptes que vous y avez, la crainte qui s’installe c’est celle d’une immense crise économique et financière et cela se joue dans les 24 heures . Et on est à l’Elysée avec 7 ou 8 chefs de gouvernement européens, Nicolas Sarkozy dit, on va tous aller à la télévision chacun dans notre pays ce soir et on va annoncer qu’il n’y aura pas de faillite de banques en Europe parce que les Etats garantiront les banques. Croyez-vous que cette décision a été facile à prendre ? Croyez-vous que les autres Européens autour de la table étaient emballés ? Qu’est-ce qu’ils leur disaient  « oh, tu vas peut-être un peu vite », « il faut réfléchir », « il faut attendre », « il faut demander aux Américains ce qu’ils en pensent », « il faut consulter les institutions financière ». Je peux même vous dire que parmi les collaborateurs du président de la République et les miens, les collaborateurs du gouvernement, les spécialistes des finances, nos brillants hommes et femmes du Trésor, aucun ne conseillait au président de la République de prendre ce risque, aucun. Il faut avoir un certain culot, il faut avoir un sacré cran, il faut avoir énormément de courage pour, tout seul contre tout le monde prendre une décision aussi risquée, une décision qui a sauvé l’économie européenne.

Mais j’ai un autre souvenir, c’était un déjeuner à l’Elysée avec une trentaine de chefs d’Etat ou de gouvernement. Nous venions d’obtenir sous l’impulsion de la France, sous l’impulsion du président de la République et d’Alain Juppé la décision des Nations-Unies nous autorisant à intervenir militairement en Libye pour sauver le peuple libyen du massacre auquel il était promis. Nicolas Sarkozy avait réuni tous les Etats qui étaient prêts à s’engager dans cette bataille, qui étaient prêts à mettre des avions, à mettre des soldats, à mettre des forces et tout le monde parlait. Alors il y avait ceux qui étaient prêts à aller très vite, il y avait ceux qui étaient prêts à aller moins vite, il y avait ceux qui voulaient donner 3 avions, il y avait ceux qui voulaient donner 1 avion peut-être, enfin il y avait une grande discussion qui durait des heures et on ne peut pas dire qu’il ressortait de ce déjeuner une volonté aussi forte qu’il aurait été nécessaire mais le président de la République était calme et lui et moi ont été les deux seuls à savoir autour de cette table une chose ; c’est que pendant que tout le monde parlait, les avions français avaient déjà décollé depuis plusieurs heures pour être au rendez-vous à la minute prêt pour sauver les civils de Benghazi qui étaient menacés par les colonnes du colonel Kadhafi.

Et puis j’ai vu Nicolas Sarkozy encore dans ce drame de Montauban et de Toulouse, assumer toutes ses responsabilités, mettre la pression sur les services de police et de gendarmerie pour que l’assassin soit arrêté avant qu’il ne commette de nouveau crime. Je l’ai vu orchestrer la riposte. Je l’ai vu aussi apporter aux familles des victimes, à ses enfants qui ont été tués dans cette école juive de Toulouse, à ses familles de soldats qui ont été tués simplement parce qu’ils étaient des soldats français, je l’ai vu apporter le réconfort, les mots qu’il fallait. Cela me donne envie de rendre devant vous ce soir hommage, hommage à nos policiers, hommage aux hommes du Raid qui ont risqué leurs vies pour défendre la nôtre mais honte au père de l’assassin qui s’en prend à la France sans jamais avoir un mot pour les victimes de la sauvagerie de son fils.
 
Oui, mes amis, j’ai vu le président de la République et j’ai vu l’ensemble des services de l’Etat dans cette épreuve rassemblés pour donner le meilleur d’eux même.

On a pu croire pendant un moment que cet évènement avait réuni notre pays et je pense effectivement qu’il a réuni les citoyens français mais on avait pu croire que cet évènement avait réuni les partis politiques puisqu’on a vu pendant 24 heures pour les uns et 48 heures pour les autres la campagne s’arrêter, la campagne s’arrêter autour de l’horreur du drame mais aussi autour de la nécessité de l’unité nationale.

Les socialistes ont fait une pause dans leur campagne mais hélas cette pause n’a pas duré très longtemps et voila qu’au mépris des lois de la République en pleine campagne électorale, ils veulent instrumentaliser cet évènement gravissime, ils veulent l’instrumentaliser en orchestrant l’audition illégale par une commission du Sénat des chefs de nos services de renseignements.


Mes chers amis, la sécurité de l’Etat n’autorise pas l’audition publique par des commissions parlementaires qui n’y sont pas habilitées des agents de nos services de renseignements.

Il y a une commission spéciale, une commission composée de sénateurs et de députés qui sont tenus au secret et qui elle, a le droit d’entendre ces chefs. Cette commission, je la connais bien parce que je fais partie de ceux qui jeunes parlementaires ont été parmi les premiers à la réclamer. C’était d’ailleurs après un évènement dont les socialistes devraient se souvenir, c’était après que l’ordre ait été donné par des ministres du gouvernement français de couler un bateau dans un port néozélandais faisant un mort, alors même que bien d’autres solutions auraient dû être employées. C’est honteux, c’est honteux de faire croire aux Français que les droits du parlement ne sont pas respectés, c’est honteux de faire croire aux Français que dans cette affaire de Toulouse la vérité est dissimulée, c’est honteux de mettre en danger le fonctionnement des services qui sont essentiels à la sécurité nationale. En tout cas, voila qui augure bien mal de la gestion qui serait celle de la gauche des outils de notre sécurité nationale dans des crises à venir.

Mes chers amis, la France forte, la France forte que Nicolas Sarkozy appelle de ses vœux, c’est la France qui milite pour une Europe politique, c’est la France qui veut faciliter l’émergence de grands champions européens et en particulier de grands champions industriels européens, c’est la France qui veut une Europe qui exige la réciprocité dans les échanges commerciaux, une Europe qui protège ses frontières.

La France forte, c’est la France qui résiste à la crise parce qu’elle investit à long terme dans la recherche, dans la technologie, dans l’Université.
La France forte, c’est la France qui crée les conditions de sa compétitivité pour défendre ses industries, pour défendre ses emplois, pour défendre ses agriculteurs, pour défendre la production sur son territoire, et vous savez bien que la première des conditions pour défendre nos emplois, c’est de faire en sorte que le coût du travail ne soit pas plus élevé dans notre pays que dans les autres pays européens.

La France forte, c’est la France au travail, c’est la France des classes moyennes, c’est la France qui croit à la justice sociale mais qui en même temps rénove son modèle social, parce qu’elle sait que les droits sociaux ne peuvent pas être extensibles à l’infini et parce qu’elle sait que la solidarité ne doit jamais se confondre avec l’assistanat.

La France forte, c’est la France qui réduit ses déficits parce qu’il est lâche de laisser à nos enfants le soin de régler la note de notre imprévoyance.  

La France forte, c’est la France qui est fière de ses valeurs. Nous sommes une grande nation, une vieille nation comme ce que l’on appelle une communauté nationale, c'est-à-dire que chez nous il n’y a pas des communautés juxtaposées qui forment un pays, il y a qu’une seule communauté, c’est la communauté nationale, c’est la République, une communauté qui respecte les mêmes valeurs. Nous avons toujours combattu l’organisation sur notre territoire de communautés qui n’obéiraient qu’à leurs propres lois et qui du fait de leurs traditions n’accepteraient pas les lois de la République française, cela a été la condition de l’unité de la République, cela a été la condition du rayonnement de la France, c’est aujourd’hui un bien précieux que nous devons préserver.

Et c’est la raison pour laquelle je m’insurge lorsque je vois les corporatismes qui s’estiment plus légitimes que l’intérêt général.
Et j’approuve le président de la République quand il dit si certaines réformes essentielles à l’avenir de notre pays sont bloquées par les corporatismes alors je poserais directement la question aux Français par référendum. Oui il a raison et oui je le soutiens

Voilà pourquoi je refuse le vote des étrangers aux élections locales, parce que je suis pour une citoyenneté pleine et entière.

Voilà pourquoi je suis pour la laïcité, parce que la République se confond avec la liberté de croire ou de ne pas croire, aucune religion ne devant prendre le pas sur les autres.

Je veux le redire devant vous l’intégrisme religieux n’a pas sa place en France.
Ceux qui instrumentalisent la foi comme une arme politique ne sont pas les bienvenus dans notre République.
Et c’est pour cette raison que nous avons pris la décision d’interdire la venue en France la semaine prochaine de plusieurs prédicateurs islamistes dont les déclarations et dont les écrits étaient incompatibles avec les valeurs de la République.

Oui, Mesdames et Messieurs, nous expulserons systématiquement tous ceux qui tiennent sur notre territoire des propos qui sont contraires aux valeurs de la République, des appels au meurtre, des appels au terrorisme, des appels au racisme contre les communautés qui sont accueillies en France.

Oui, nous sommes une communauté nationale et cette communauté nationale s’est constituée que grâce à l’intégration de générations et de générations d’étrangers. C’est la raison pour laquelle devant chacun des parlementaires présents ici, je suis pour une immigration maîtrisée parce qu’il n’y a aucune générosité à accueillir sur notre sol des hommes et des femmes qui n’y auraient ni logement, ni travail, ni accès à la formation, ils seraient alors des déracinés. 

En période de crise, il est légitime et  il est nécessaire que la France soit particulièrement exigeante en matière d’immigration.
Comme il est naturel qu’elle soit exigeante en matière d’intégration.

Je veux dire qu’il n’y a rien de choquant à dire que les étrangers qui s’installent régulièrement chez nous ont pour devoir de respecter nos règles communes et qu’ils ont pour vocation de s’approprier l’héritage du pays des droits de l’homme.
D’où qu’ils viennent, quelles que soient leurs origines, la France aime simplement ceux qui l’aiment. Et c’est ainsi que depuis des siècles elle a assimilé des générations d’étrangers qui ont donné à la nation leur force de travail, leur intelligence et parfois même leurs vies sur nos champs de bataille.

Notre unité nationale, mes chers amis, c’est notre bien le plus précieux, mais vous voyez bien que ce bien est fragile.
Il doit être respecté, il doit être protégé, il doit être défendu même lorsque cela est nécessaire.

Or l’unité nationale en France, elle s’incarne d’abord dans l’Etat et dans les institutions de la République, et je veux dire que cela n’est pas rendre service à la nation que de dénigrer en permanence l’Etat et les institutions de la République.

L’unité nationale, elle se forge ensuite dans les familles, les familles qui doivent exercer leurs responsabilités éducatives et qui ne doivent pas s’en remettre à la société pour l’assumer à leur place. C’est une condition de l’unité nationale.

L’unité nationale, elle se façonne ensuite à l’Ecole qui doit rappeler à nos jeunes que le respect des autres s’ancre dans le respect de la nation qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, l’école doit rappeler que chacun a des droits mais que chacun a aussi des devoirs.

L’unité nationale exige de faire de la sécurité une priorité politique parce que lorsque la peur mine la vie de nos concitoyens, lorsque les délinquants pensent que la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors la fraternité et la liberté qui sont les valeurs fondamentales de notre République perdent leur sens et oui à ce moment là l’unité nationale est menacée.    

L’unité nationale suppose de donner à notre pays autant qu’il nous donne parce qu’en réalité on a l’habitude dans ces campagnes électorales de toujours en demander plus à l’Etat mais l’unité nationale, la République, sa cohésion dépendent d’abord de chacun d’entre nous, d’abord de l’attitude de chaque citoyen. Au fond chaque citoyen français tient entre ses mains une part du succès de la France et chaque citoyen français porte en lui le flambeau d’une Histoire qui vient de très loin, d’une magnifique Histoire, d’une Histoire prestigieuse et d’une Histoire qui si nous le voulons et si nous en faisons les efforts nécessaires qui peut encore aller loin.
Alors, mes amis, je vous demande une seule chose au fond, soyons fiers d’être Français.
Aimons notre pays, aimons la France !
Célébrons ses qualités, soyons lucides sur ses défauts, mais servons la France, respectons la France, chérissons la France, parce que la France, c’est notre patrie ! 

Nous sommes maintenant dans la dernière ligne droite,  
Nous devons entreprendre une marche militante. Une marche massive en serrant nos rangs.
Ensemble, il faut que nous allions bousculer les scénarios écrits d’avance.
Il faut que nous tracions à travers les attaques.
Il faut que nous entraînions les sceptiques.
Je vous demande de vous mobiliser, je vous demande de vous rassembler, je vous demande de vous battre, de vous battre pour la victoire de Nicolas Sarkozy parce que c’est l’intérêt de notre pays, c’est l’intérêt de la République, c’est l’intérêt des valeurs que nous défendons ensemble.





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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 14:27

 


François Fillon à Toulon rappelle que pendant des semaines on a dit que l’élection était jouée d’avance, mais comme c’est presque toujours le cas dans notre pays, chaque jour qui passe est en train de démontrer le contraire, le 30 mars 2012.
 



Mes chers amis,

Quel plaisir, de retrouver cette magnifique ville de Toulon, ce magnifique département du Var. Je n’oublie pas que nous sommes ici dans le premier port militaire français qui abrite la marine Nationale, la marine la plus puissante en Europe et celle qui vient de s’illustrer si brillamment pour défendre les droits de l’Homme en Lybie, et à laquelle je veux en commençant mon propos, rendre hommage.

Je me souviens, cher Hubert, qu’en 2007, Toulon avait massivement voté pour Nicolas SARKOZY, et j’ai ce soir en vous voyant la conviction qu’en 2012, eh bien Toulon restera fidèle au Président de la République. !

Nous sommes engagés dans une bataille électorale qui est difficile, une bataille électorale que je suis heureux de mener avec vous, avec vous tous qui êtes des militants, avec vous tous qui êtes engagés, avec vous tous qui vous battez pour vos convictions, avec mon ami Hubert Falco qui est l’un des hommes de la majorité parmi les plus solides, parmi les plus expérimentés, un homme qui aime de toutes ses fibres notre pays et sa ville. Je suis heureux Hubert de te rendre hommage ce soir. Alors ça c’est pour me faire pardonner parce que dans la voiture je lui ai dit qu’il était temps que Toulon change de maire parce qu’il y avait un embouteillage incroyable et c’est pour ça qu’on est en retard.

Je veux dire toute mon affection à tous les élus présents ici, qui sont mes amis et je veux leur dire combien je leur suis reconnaissant d’avoir été aussi forts, aussi fidèles, pendant 5 ans pour soutenir le Premier ministre, pour soutenir le Gouvernement, pour soutenir la politique que nous conduisions avec le Président de la République. C’était pas si facile, il y avait des jours où voter à Paris et puis rentrer se faire, comment dire, engueuler, sur le terrain parce que tout n’est pas toujours compris, parce que dans la crise il y a des décisions à prendre qui ne sont pas des décisions populaires. Eh bien cette majorité elle a toujours été solide, elle a toujours été fidèle au poste, elle a toujours résisté à toutes les tempêtes, je veux remercier tous les amis parlementaires qui sont ici et je voudrais surtout dire tout mon soutien à ceux qui vont être candidats aux élections législatives, parce que sans leur victoire nous ne pourrons rien.

Alors mes chers amis,

Pendant des semaines et des semaines, on nous a dit que l’élection était jouée d’avance, on nous a dit que le sort du Président de la République et de la majorité était scellé, on nous a dit que le vote ne serait qu’une formalité…

Mais voilà, comme c’est presque toujours le cas dans notre pays, chaque jour qui passe est en train de démontrer le contraire.

Et comme je l’ai toujours pensé, comme je l’ai toujours dit, et les parlementaires qui sont ici en sont les témoins, tout commencera à se nouer dans les derniers jours, au moment où les Français seront devant la gravité de la décision, ils ne seront pas dans les commentaires sur le caractère de tel ou tel candidat, sur tel ou tel programme, sur telle ou telle polémique qui aura éclaté dans le pays ; ils seront face à une responsabilité beaucoup plus grave. Celle de choisir le chef de l’Etat, celle de choisir celui qui va conduire les destinées du pays.

Et plus on approche des échéances, plus la vérité est en train d’apparaître aux Français.

Au fond c’est comme si la campagne électorale agissait comme un vent puissant qui vient pousser, qui vient bousculer, les nuages de fumée, le brouillard, qui a été pendant 4 ans le résultat d’une campagne de dénigrement permanente, de dénigrement du Président de la République, de dénigrement de l’action du gouvernement.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les socialistes semblent aujourd’hui en difficulté. C’est parce qu’ils sont en train de payer les excès de leurs critiques pendant 4 ans. Ils ont tellement dit aux Français que le bilan était catastrophique, ils ont tellement caricaturé l’action du Président de la République que sans doute une bonne partie des Français avait fini par les croire. Et maintenant que nous sommes dans la campagne électorale, maintenant que le Président de la République peut se défendre, maintenant qu’il y a des débats, maintenant que les Français voient la réalité du bilan, maintenant qu’ils voient le caractère des autres candidats, alors tout ça est en train de se retourner contre ceux qui avaient préféré dénigrer notre pays , dénigrer la politique que nous conduisions, simplement avec un seul objectif : gagner les élections. Eh bien on ne gagne pas les élections en dénigrant, en dénigrant la majorité et en dénigrant son pays. On la gagne en proposant.

L’élection présidentielle c’est un moment grave, c’est le choix, au fond, d’une idée de la France.

La question qui est posée, à chaque Français, c’est : Quel avenir voulons-nous pour notre pays ?

Quel rôle voulons-nous que la France joue sur une scène mondiale qui est de plus en plus dure, qui est de plus en plus concurrentielle, qui est de plus en plus déstabilisante pour les vieilles puissances occidentales que nous sommes ?

Cette question, qui est une question essentielle, la gauche n’ose pas l’aborder de front, elle n’ose pas l’aborder de front parce que tout son programme est fondé sur l’idée que la crise que nous vivons et la mondialisation qui se presse à nos portes, c’est à dire au fond ces masses considérables d’hommes et de femmes, en Asie, en Amérique Latine, qui veulent accéder au développement, qui veulent accéder à la richesse, qui veulent accéder au bien-être, et qui se battent pour cela, et qui travaillent pour cela, et qui se forment pour cela ; eh bien cette crise que nous vivons, cette mondialisation qui se presse à nos portes, les socialistes voudraient croire que ce ne sont que des données passagères.

Et comme toujours et comme d’habitude, les socialistes se présentent devant les Français en promettant des jours tranquilles, sans efforts, sans réformes.

Pour eux, il suffit d’écarter Nicolas SARKOZY et alors la concurrence internationale se calmera, la croissance reviendra, l’emploi redémarrera, nos déficits se réduiront.

Mais vous savez bien et les Français savent bien que tout cela n’est qu’illusion et démagogie.

Nous sommes 65 millions de Français parmi 7 milliards d’êtres humains. 65 millions de Français parmi 7 milliards de Chinois, d’Indiens, de Brésiliens, ces peuples qui aspirent à la croissance, qui aspirent au travail, qui aspirent à la richesse. Ils ne nous feront aucun cadeau, ils ne vont pas nous attendre si nous restons bloqués, si nous restons immobiles, si nous ne voulons rien changer à notre façon de vivre et d’organiser notre économie, ou pire encore si, comme les socialistes nous le proposent, nous revenons en arrière.

Pour tenir notre rang, pour conserver le mode de vie auquel nous sommes attachés, cette liberté, cette protection sociale, ce droit à l’éducation, enfin tout ce qui fait l’héritage, l’héritage des générations et des générations de Français qui se sont succédés pour apporter une meilleure vie à leurs enfants, eh bien si nous voulons conserver tout cela, il faut nous battre et on ne peut pas se battre tout seul. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé, avec le Président de la République, de renforcer le cœur de l’Europe, de sauver la monnaie Européenne, de conclure une alliance étroite avec l’Allemagne, parce que la France et l’Allemagne c’est le tandem puissant qui peut entrainer l’Europe et qui peut aider l’Europe à se renforcer pour qu’elle se protège contre cette compétition internationale si difficile ; nous avons décidé de faire alliance avec l’Europe, l’Europe qui doit sortir de son immobilisme technocratique pour devenir une vraie force politique, une force politique qui n’est pas naïve face à la compétition internationale.
Et pour y arriver, pour nouer ces alliances, avec le Président de la République, sous son autorité, nous avons négocié des traités, des traités pour créer un gouvernement économique qui soit en mesure de piloter la zone euro, parce que nous voyons bien que les menaces qui se sont exercées sur la monnaie européenne sont liées au fait qu’il n’y avait pas de gouvernement économique, qu’il n’y avait pas de pouvoir. Il  y avait une monnaie, sur des territoires très différents, sur des territoires avec des niveaux de développement différents, et sans aucune autorité pour piloter la politique économique, piloter la politique monétaire, protéger la monnaie européenne.

Nous avons négocié des traités pour enclencher le désendettement des Etats de l’Union, nous avons négocié des traités pour repousser les assauts de la spéculation, et en particulier de la spéculation venant de l’autre côté de l’Atlantique, de tous ces établissements financiers anglo-saxons qui au fond n’ont jamais vraiment admis que nous nous organisions en Europe pour être une puissance économique avec une monnaie européenne qui pourrait faire un jour de l’ombre à la monnaie américaine.

Eh bien les socialistes, pour eux, ça ne compte pas. Tout ça n’existe pas ! Le candidat socialiste annonce naïvement que s’il est élu, il renégociera les traités, il imposera ses vues à tous nos partenaires européens, bref on repartira à zéro comme si tous les efforts que nous avons fait pendant cinq ans avaient été fait pour rien.

Pour tirer partie de la mondialisation, il faut valoriser nos talents, valoriser les talents des Français, des ouvriers français, des salariés français, des cadres français, qui créent de la richesse, qui créent de l’activité, qui créent de l’emploi en France.

Qu’à cela ne tienne ! Le candidat socialiste lui préfère flatter un vieux fond de ressentiment égalitariste en annonçant des taux d’imposition stratosphérique !

Nous avons la première industrie nucléaire du monde, qui nous permet d’ailleurs d’avoir une électricité 40% moins chère que dans les autres pays européens.

Qu’à cela ne tienne ! Le candidat socialiste, sous la pression de ses alliés verts, négocie le déclin de cette industrie nucléaire au mépris de l’intérêt général de notre pays.

Nous avons un niveau d’endettement qui est beaucoup trop élevé, et ceci depuis plus de quarante ans, puisque cela fait quarante ans que notre pays n’a pas été capable de voter un budget en équilibre.

Qu’à cela ne tienne !

Le candidat socialiste annonce qu’il veut recréer des dizaines de milliers d’emplois publics supplémentaires !
Et avec quelles conséquences ? Des salaires qui stagnent dans la fonction publique, des carrières qui piétinent.

Les socialistes veulent des fonctionnaires pléthoriques et paupérisés, nous avec Nicolas SARKOZY nous voulons des fonctionnaires moins nombreux et mieux payés.

Nous avons des salariés productifs, qui sont prêts à travailler davantage parce qu’ils sont motivés, parce qu’ils veulent augmenter leur pouvoir d’achat.

Qu’à cela ne tienne, le candidat socialiste a annoncé qu’il supprimerait la défiscalisation des heures supplémentaires qui a pourtant bénéficié à 9 millions de Français le plus souvent modestes.

Pourquoi veut-il renoncer à ce dispositif ?
Parce que, nous dit-il, les heures supplémentaires vont à l’encontre d’éventuelles embauches.

Chez les socialistes, c’est toujours la vieille idée selon laquelle il faut partager l’emploi, il faut répartir la pénurie, comme autrefois ces mêmes socialistes prétendaient qu’en réduisant le temps de travail des uns on allait libérer du travail pour les autres.

Mais mes chers amis est ce que la réduction du temps de travail a résolu la question lancinante du chômage en France ? La réponse est non bien sûr !

Est ce que la réduction du temps de travail a pénalisé l’industrie française ? La réponse est oui malheureusement !

Au parti socialiste, on n’a toujours pas compris que plus les Français travaillent plus on multiplie les chances d’augmenter la croissance, et plus la croissance augmente plus le chômage a des chances de diminuer.

En un mot, il faut multiplier notre effort productif et non pas le diviser en dissuadant le travail.

Voilà la différence entre les socialistes et nous, nous voulons faire du travail la valeur cardinale de la société Française, alors qu’eux considèrent qu’il faut toujours le réduire plus pour obtenir des résultats en matière de chômage qu’ils n’ont jamais réussi à obtenir.

Peut-être me trouverez vous trop sévère avec le programme du candidat socialiste mais je vous demande de faire l’exercice : Citez-moi une seule mesure de ce programme qui soit à la hauteur des efforts que nous devons faire si nous voulons sauver notre modèle de vie face à la compétition internationale.

Qu’on me cite une seule mesure qui s’attaque en profondeur à nos problèmes de compétitivité, à nos problèmes d’endettement, à nos problèmes de financement de la protection sociale !

Le retour impossible à la retraite à 60 ans, quand la plupart des autres pays européens ont fixé des âges de départ à la retraite qui sont souvent au delà de 65 ou de 67 ans ?

Le retour des emplois-jeunes dans les structures parapubliques, avec toutes les conséquences désastreuses que l’on a connu après le passage de Lionel JOSPIN au Gouvernement ?


Le retour de la taxe professionnelle, dont tout le monde réclamait la suppression et que nous avons fini par réformer et en particulier supprimer pour les activités industrielles ? C’est en rétablissant la taxe professionnelle qu’on va améliorer la compétitivité des entreprises Françaises ?

Le retour de la culture de la subvention ?

Le retour au laxisme budgétaire ?

C’est en revenant à la retraite à 60 ans, c'est-à-dire en augmentant les cotisations que payent les entreprises et que payent les salariés, sur leur salaire, que nous allons améliorer la compétitivité de l’économie Française ?

Le retour de la culture de la subvention, le retour du laxisme budgétaire, le programme de François HOLLANDE  n’est pas fait pour sortir de la crise, il n’est pas fait pour aller chercher la croissance, il n’est pas fait pour nous désendetter, et il n’est surtout pas fait pour donner du courage à notre pays.

Ce programme il est poussiéreux, et que dire des alliances sur lesquelles compte le parti socialiste.

Alliance avec les Verts qui veulent la sortie du nucléaire et qui militent au passage pour les 32 heures.

Alliance avec le Front de Gauche qui veut planifier l’économie française, qui pavoise ses meetings de drapeaux rouges, et dont le leader prétend, je le cite, que «Cuba n’a jamais été une dictature».

Franchement, est-ce ainsi et est ce que c’est avec ces hommes et ces femmes que la France veut affronter les défis du XXIème siècle ?

Servir la France, c’est d’abord lui dire la vérité, parce que la vérité est au cœur de notre redressement national et la vérité est au cœur de la justice sociale.

Et la vérité, M. Hollande, s’il m’entend, c’est qu’on ne peut pas avoir la meilleure santé du monde, l’Ecole et l’Université gratuites, des retraites pour tous, des allocations pour ceux qui sont dans le besoin, sans réforme, sans efforts, et sans travail supplémentaire.

La vérité, c’est qu’on ne peut pas défendre l’indépendance de la nation, la souveraineté de notre pays en dépensant toujours plus, c’est à dire en s’endettant toujours plus, et à n’importe quel prix.

Vous le savez, que depuis longtemps j’ai l’habitude de dire que la lutte contre les déficits, ce n’est pas un problème technique, ce n’est pas un problème financier, c’est une question morale et c’est une priorité nationale. Un pays qui est trop endetté, c’est un pays qui ne maîtrise plus ses choix, c’est un pays qui dépend de ceux qui lui prêtent de l’argent et on a vu à quel point cela pouvait être une dépendance avec la crise financière que nous venons de connaître, mais c’est surtout un pays qui s’apprête à laisser à ses enfants une dette pour couvrir son absence de courage et son absence de réforme. Eh bien, c’est une priorité morale que de réduire l’endettement de notre pays.

Les résultats définitifs du déficit public de 2011 qui viennent d’être rendus publics ce matin par l’INSEE sont des résultats qui sont extrêmement encourageants et qui montrent la différence entre le parti socialiste et nous.

Nous avons en effet réduit notre déficit en un an de 25%, nous sommes passés d’un déficit de 7,1% de la richesse nationale en raison de la crise économique et en raison des mesures de relance que nous avons du mettre en place pour empêcher que l’économie Française ne s’écroule en 2009 ; eh bien nous sommes passés de ce déficit de 7,1% en 2010 à 5,2% en 2011.

C’est 10 Md€ de mieux que l’objectif sur lequel nous nous étions engagés et sur lequel la majorité avait voté le projet de budget pour 2011.

Cela signifie que la France est en avance dans son redressement des comptes publics, malgré une année 2011 qui a été marquée par une crise violente.

Avec une réduction globale de 34 Md€, le déficit de notre pays est inférieur de 34 Md€ par rapport à celui de l’année précédente, eh bien c’est une première historique ; jamais dans l’histoire récente de notre pays, dans l’histoire de la Vème République, jamais le déficit de la France n’avait autant diminué d’une année sur l’autre.

Pour la première fois depuis 1960, la dépense publique en France a baissé.

Pour la première fois depuis 1945, les dépenses de l’Etat ont baissé.

Pour la deuxième année consécutive - ce qui ne s’était jamais produit par le passé - nous avons maîtrisé les dépenses d'assurance maladie, c'est-à-dire que les dépenses d’assurance maladie ont été exactement dans le cadre du budget qui avait été voté.

Cette dynamique vertueuse nous permet non seulement d’enregistrer un bon résultat pour 2011, mais elle nous permet dès maintenant de dire que le déficit 2012 sera inférieur aux prévisions qui ont été votées par le parlement. Nous le fixons à  4,4% contre 4,5% dans les prévisions et nous serons au rendez-vous des 3% en 2013 et de l’équilibre des comptes en 2016.

Tout ceci, mes chers amis, ce n’est pas le fruit du hasard, ce n’est pas le résultat d’une conjoncture économique internationale qui est mauvaise, c’est le résultat des réformes structurelles que nous avons faites, c’est le résultat des efforts que nous avons fait pour moderniser l’appareil et de l’Etat, c’est le résultat de la réduction du nombre de fonctionnaires.

C’est aussi le résultat des deux plans d’économies que j’avais annoncés en août et en octobre derniers et qui avaient été tellement critiqués par les socialistes.
L’année dernière, Monsieur HOLLANDE et ses amis nous disaient au parlement, avec la suffisance qui les caractérise, jamais vous ne respecterez les objectifs que vous vous êtes fixés. Ces objectifs pour eux c’était une illusion, ils nous sont tous tombés dessus avec le ton implacable des grands professeurs d’économie qu’ils ne sont pas. François HOLLANDE avait assuré, je le cite, que nos objectifs étaient « inatteignables », inatteignables pour lui, mais pas pour nous !
Les Français peuvent constater la différence.

Le candidat socialiste remet en cause toutes nos réformes, dit qu’il faut recréer des postes de fonctionnaires, refuse de parler d’économies.
Il dit qu’il ne peut pas réduire les déficits s’il n’y a pas assez de croissance, qu’il faut qu’il en reparle à Bruxelles, qu’il ne pourra pas, en tout état de cause, assurer l’équilibre de nos comptes publics avant 2017, c'est-à-dire après la fin du quinquennat qui va commencer dans quelques semaines, alors que nous, nous sommes engagés pour 2016.

Ce seul décalage d’un an, qui peut peut-être vous paraître dérisoire, ce seul décalage d’un an du retour à l’équilibre, de 2016 à 2017, c’est 35 Md€ de dette supplémentaire pour les Français.

Eh bien moi, ce soir, j’accuse François Hollande de ne pas faire de la lutte contre les déficits une priorité nationale.

Je l’accuse de ne pas vouloir tailler dans les dépenses de l’Etat parce qu’il ne veut pas heurter ce qu’il croit être ses clientèles électorales.

Je l’accuse de faire croire aux Français que c’est seulement en poursuivant les grandes fortunes que l’on réglera les factures de la France.

Je l’accuse de prendre le risque de déstabiliser l’Europe, parce que si notre pays devait préférer le laxisme à la discipline budgétaire alors vous le savez bien mes amis c’est toute la zone euro qui replongerait dans la crise. Mais cette crise elle serait cette fois-ci bien plus grave que celle que nous avons connue parce que la France n’est pas la Grèce. Parce que la France n’est pas l’Espagne. Parce que la France n’est pas le Portugal. Parce que la France c’est la deuxième économie de la zone euro ; et si la deuxième économie de la zone euro n’était pas capable de respecter ses engagements financiers alors immédiatement la spéculation se déchainerait contre la monnaie européenne et nous n’aurions pas les moyens de l’empêcher parce que les pays européens n’auraient pas les ressources suffisantes pour bloquer la spéculation contre un pays aussi puissant économiquement que la France. Cela veut dire que si nous ne respectons pas les engagements budgétaires que nous avons pris, alors c’est la monnaie européenne qui disparaîtrait et c’est toute la construction européenne qui serait remise en cause.

Au fond, le choix dans 22 jours, il est entre un candidat qui dit : Stop ! On arrête tout ! On annule les réformes et on refait la France d’avant !

Et un candidat qui dit : Notre redressement est en marche ! Il faut continuer d’unir nos forces pour construire ensemble une France moderne !

Il est entre un candidat qui est dans le flou, un candidat qui cherche à ne jamais déplaire, et un candidat qui, depuis cinq ans, agit, décide, affronte les épreuves les plus rudes, prend les décisions qui sont nécessaires à l’avenir de notre pays, même quand ces décisions son impopulaires.

François HOLLANDE il surfe sur le vague. Alors que la France a besoin d’un Chef d’Etat, pas d’un champion de l’esquive !

Est ce que vous pensez une seule seconde que François Hollande aurait fait la réforme des retraites et qu’il aurait osé affronter la contestation dans la rue ?

Est ce que vous pensez une seule seconde qu’il aurait pris le risque d’imposer le service minimum dans les transports et à l’école aux syndicats ?

Est ce que vous pensez une seconde qu’il aurait décidé la réforme des universités, cette réforme qui, par le passé, a suscité tellement de révoltes ?

Est ce que vous pensez qu’il aurait interdit le port de la burqua, alors même que certains prédisaient le pire à notre pays si cette décision était prise ?

M. HOLLANDE, présider la France, c’est avoir le courage de trancher des questions difficiles, c’est avoir le courage quand c’est nécessaire de braver l’opinion…ça n’est pas se réfugier derrière des formules alambiquées, ça n’est pas chercher à tout bout de champ des petites synthèses, ça n’est pas en appeler à des comités Théodule.

Moi j’ai été pendant cinq ans le Premier ministre de Nicolas SARKOZY.

Mes amis,

On peut ne pas aimer le Président de la République, on peut ne pas l’apprécier, mais personne dans le pays ne doute un instant de sa capacité à décider.

Parce que Nicolas SARKOZY, c’est une énergie exceptionnelle pour faire émerger des solutions, pour aller au-devant des problèmes pour essayer de les résoudre même quand c’est difficile.

J’ai vu Nicolas SARKOZY dans les situations internationales les plus périlleuses, je l’ai vu s’engager à fond et entraîner nos partenaires. Je veux redire devant vous comme je l’ai fait plusieurs fois ces derniers jours, combien j’ai été impressionné un soir de 2008 quand nous étions autour d’une table à l’Elysée, en pleine crise financière après la faillite de la banque américaine, nous étions avec une demie douzaine de chefs de gouvernement européens, dont Angela MERKEL ou le premier ministre britannique, et ce soir la, qu’est ce que tout le monde disait au Président de la République Française ? Il faut réfléchir, il faut attendre, il ne faut pas se presser, il faut demander l’avis des américains, il faut interroger les institutions financières. Et le Président de la République, avec le premier ministre britannique, si vous vous en souvenez ce soir là, il a dit solennellement devant les télévisions, il n’y aura pas de faillite de banques en France parce que l’Etat garantira les Banques Françaises. Personne, personne dans son entourage ne lui conseillait de prendre cette décision, c’était une décision sacrément risquée, mais s’il ne l’avait pas prise, et s’il n’avait pas entrainé Angela MERKEL et les autres chefs d’Etat européens ce jour là, et bien nous aurions eu des faillites en cascade d’établissements financiers, et comme vous le savez, quand une banque fait faillite ce sont les épargnants qui sont lésés parce qu’il n’y a jamais assez d’argent dans une banque pour rembourser tous les comptes de tous les épargnants.

Nicolas SARKOZY je l’ai vu un autre jour, alors qu’à l’Elysée étaient réunis une cinquantaine de chefs de gouvernements pour mettre en œuvre la décision des nations unies que nous avions obtenue pour aller défendre les populations civiles de Benghazi qui étaient sur le point d’être massacrées par les troupes du colonel KADHAFI. On était tous là autour de la table et chacun faisait des propositions : combien d’avions, quand, à quel moment, comment allons nous engager les forces, enfin tout ça parlait beaucoup. Et moi je savais une chose, que j’étais le seul avec lui à savoir autour de la table, c’est que pendant que tout le monde parlait, les avions français avaient déjà décollé depuis plusieurs heures pour aller sauver les civils libyens qui étaient menacés par le colonel KADHAFI.

Il faut un certain courage, il faut le dire il faut un certain culot, il faut un certain cran, lorsqu’on est le Président de la République française pour prendre des décisions pareilles. Eh bien je l’ai vu encore, ces derniers jours, après le drame de Montauban et de Toulouse, j’ai vu orchestrer la riposte face à cet assassin qu’il a fallu rapidement mettre hors d’état de nuire.

Je l’ai vu témoigner sa confiance aux hommes du RAID qui ont été scandaleusement critiqués par certains.

Honneur, honneur soit rendu à ces hommes qui risquent leur vie pour protéger la nôtre.

Et honte, honte au père de l’assassin qui se permet de demander des comptes à la France sans jamais avoir un mot pour ceux qui ont été exécutés par son fils.

Oui, durant cinq années, j’ai vu la détermination de Nicolas SARKOZY qui est, avec vous, le candidat de la France forte.

La France forte, c’est la France qui milite pour une Europe politique, c’est la France qui milite pour une Europe qui facilite l’émergence de champions industriels européens plutôt que d’empêcher leur constitution, c’est une Europe qui exige la réciprocité dans les échanges commerciaux, on a cru pendant très longtemps qu’il suffisait d’ouvrir les frontières pour que les marchandises circulent et que la richesse se diffuse. C’est vrai qu’à l’époque comme c’était nous qui produisions, on avait pas beaucoup de mal à demander l’ouverture des frontières des autres, mais le problème c’est que maintenant les autres produisent aussi et il faut mettre de la réciprocité dans les échanges, c'est-à-dire il faut pouvoir dire aux Chinois, aux Japonais, aux Russes, aux Brésiliens, il  faut pouvoir leur dire : vous voulez vendre des produits en Europe, bien sûr, vous avez raison, mais vous ne vendrez des produits en Europe que si nous nous pouvons vendre des produits dans vos pays.

La France forte, c’est la France qui résiste à la crise et c’est la France qui investit à long terme dans la recherche, dans la technologie, dans l’innovation, dans l’Université.

La France forte, c’est la France qui crée les conditions de sa compétitivité pour défendre ses industries, pour défendre ses agriculteurs, pour défendre la production sur son territoire. Et comment on défend la production sur un territoire ? En faisant en sorte que les coûts de production ne soient pas plus élevés que ceux des autres pays européens. Il n’y a pas d’autre solution, il n’y a pas d’autre remède. Quand j’entends les socialistes expliquer que le coût du travail ce n’est pas un problème en France, qu’il suffit qu’on fabrique des produits qui soient meilleurs que les autres et les autres nous les achèteront. Mais tout le monde aujourd’hui est capable, ou bientôt capable de produire les meilleurs produits avec les meilleures technologies.

Et donc ce qu’il faut c’est que les coûts de production soient au moins au niveau des coûts de production en Allemagne. Si nous sommes plus chers que les Allemands, comment est-ce que nous pouvons espérer être compétitifs sur les marchés étrangers. C’est pour ça que nous avons pris cette décision de baisser les charges qui pèsent sur le travail, dans l’industrie, dans l’agriculture … et il faudra continuer à le faire parce que la crise qui est en face de nous j’ai envie de dire ce n’est même pas une crise, c’est un changement de monde, c’est un changement d’époque, donc il va falloir pendant des années et des années veiller à la compétitivité de notre économie, c'est-à-dire investir dans la formation, investir dans l’université, investir dans la recherche mais en même temps ne pas laisser s’envoler les coûts du travail, ne pas laisser s’envoler les charges sociales, et donc maîtriser la dépense publique parce que si les charges sont trop élevées dans notre pays c’est parce que pendant trop longtemps on n’a pas suffisamment maîtriser la dépense publique.




La France forte, c’est une France qui rénove son modèle social, nous sommes attachés à ce modèle social, et pour le garder, pour le sauvegarder, pour faire en sorte que nos enfants puissent vivre mieux que nous-mêmes, il faut avoir le courage de le réformer, il faut avoir le courage de comprendre que les droits sociaux ne sont pas extensibles à l’infini et que la solidarité ne doit jamais se confondre avec l’assistanat, qu’il y a des droits et qu’il y a des devoirs.

La France forte, c’est la France qui réduit ses déficits parce qu’il est lâche de laisser à nos enfants le soin de régler la note de notre imprévoyance.

La France forte, c’est la France qui est fière de ses valeurs parce que nous sommes une communauté nationale, une communauté nationale qui s’est construite petit à petit au fil des siècles. Nous ne sommes pas une nation mosaïque, une nation sans âme; nous ne sommes pas la juxtaposition de communautés différentes qui obéiraient chacune à leur loi, nous sommes une seule nation, une nation républicaine, une nation où chacun respecte et doit respecter la même loi républicaine.

C’est la raison pour laquelle je m’insurge lorsque les corporatismes s’estiment plus légitimes que l’intérêt général.

C’est la raison pour laquelle je soutiens la proposition du Président de la République qui dit : lorsque les corporatismes bloquent la modernisation de la société française, alors il faut en appeler directement au peuple français par le référendum.

Voilà pourquoi je refuse le vote des étrangers aux élections locales, parce que pour moi il ne peut pas y avoir plusieurs sortes de citoyens. Il y a des citoyens qui ont une citoyenneté pleine et entière et puis il y a des étrangers qui peuvent être accueilli sur notre sol mais s’ils sont étrangers ils n’ont pas la possibilité de voter aux élections.

Voilà pourquoi je me bats tellement pour la laïcité, parce que la République se confond avec la liberté de croire ou de ne pas croire, aucune religion ne devant prendre le pas sur les autres.

L’intégrisme religieux n’a pas sa place en France.

Ceux qui instrumentalisent la foi comme une arme politique, ceux qui utilisent la foi pour rabaisser les femmes, pour souffler sur les braises de l’antisémitisme, eh bien je le dis clairement, ils ne sont pas les bienvenus de notre République.

C’est pour cette raison que mon Gouvernement vient de prendre la décision d’interdire la venue en France de plusieurs prédicateurs islamistes dont les déclarations et les écrits sont incompatibles avec les valeurs de la République.

Oui, nous sommes une communauté nationale et si nous avons réussi à construire au fil des siècles cette communauté nationale avec beaucoup d’apport de l’extérieur, avec beaucoup de cultures différentes, c’est parce que nous avons toujours eu un seul but qui était l’intégration. Et c’est la raison pour laquelle je suis pour une immigration maîtrisée parce qu’il n’y a aucune générosité à accueillir des personnes, qui sans travail, sans formation, sans logement seront des déracinés dans notre pays.

Je soutiens le Président de la République lorsqu’il dit qu’il faut réduire par deux le nombre des étrangers que nous accueillons sur notre territoire, parce qu’il ne faut accueillir que ceux que nous pouvons intégrer en leur offrant ce que la République Française offre à tous ses enfants.

Tout comme il est naturel que la République soit exigeante en matière d’intégration, parce que je veux dire que l’intégration ce n’est pas seulement à la nation de la conduire, mais c’est d’abord à tous ceux qui veulent rejoindre la République française de faire l’effort de s’intégrer dans la nation Française.

Il n’y a rien de choquant à dire que les étrangers qui s’installent régulièrement chez nous, ont pour devoir de respecter nos règles communes, qu’ils ont vocation à s’approprier l’héritage du pays des droits de l’Homme, du pays de Victor HUGO, de MOLIERE, de PASTEUR, de CLEMENCEAU, des combattants de la France libre. D’où qu’ils viennent, quelles que soient leurs origines, la France aime ceux qui s’intègrent. Et c’est ainsi que depuis des siècles notre nation a assimilé des générations d’étrangers.

Notre unité nationale, mes chers amis, c’est notre bien le plus précieux. C’est sans doute d’ailleurs dans cette bataille de la mondialisation, le point de repère central autour duquel toute la politique de l’Etat doit s’organiser. Mais ce bien il est fragile.

Il est fragile, il doit être respecté, il doit être protégé, il doit être défendu chaque fois que c’est nécessaire.

Cette unité nationale elle s’incarne dans notre pays, ce n’est pas le cas dans tous les autres pays du monde, dans tous les autres pays Européens. L’unité nationale chez nous elle s’incarne d’abord dans l’Etat, dans l’Etat et dans nos institutions, et ça n’est pas nous rendre service que de tourner ces institutions en dérision.

L’unité nationale ensuite elle se forge dans les familles qui doivent exercer leurs responsabilités éducatives et ne pas s’en remettre à la société pour les assumer à leur place.

L’unité nationale elle se façonne enfin à l’école qui doit rappeler à nos jeunes que le respect des autres s’ancre dans le respect de la nation qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, chacun a des droits mais chacun a aussi des devoirs. Et c’est notre rôle de le rappeler.

L’unité nationale exige de faire de la sécurité une priorité politique parce que lorsque la peur mine la vie de nos concitoyens, lorsque les délinquants croient que la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors la liberté et la fraternité n’ont plus de sens, et c’est tout l’édifice républicain qui est menacé.

L’unité nationale suppose de donner à notre pays autant qu’il nous donne parce que la France c’est d’abord la somme des efforts de chacun de ceux qui la composent.

Ceux qui abusent du système, ceux qui trichent, ceux qui fraudent, ceux qui estiment que c’est toujours aux autres de faire des efforts, et bien ceux là ils vont à l’encontre de l’unité nationale.

Chaque citoyen au fond, dans notre vielle nation, tient entre ses mains une petite part du succès de la France et chacun d’entre nous porte le flambeau d’une Histoire prestigieuse, d’une histoire magnifique, d’une histoire qui vient de loin, et qui peut encore aller loin si nous en avons le courage.

Alors mes amis soyons fiers, soyons fiers d’être Français.

Et je voudrais dire combien je suis choqué de cette façon qu’ont certains d’abaisser constamment notre pays.

Face à une crise financière mondiale, notre nation a résisté mieux que d’autres, bien sûr ça a été difficile, bien sûr il y a eu des conséquences sur la vie quotidienne sur chacun de nos concitoyens, et comment cela aurait pu être autrement ?  Mais face à cette crise financière nous avons été courageux, le Gouvernement a évité la faillite des banques, il a protégé l’épargne des Français, il a protégé leur pouvoir d’achat, mais non, il y a des voix qui s’élèvent pour prétendre que tout cela n’a été qu’un échec. 

L’Europe a été à deux doigts d’éclater, la France, vous l’avez vu,  s’est mobilisée, elle a entraîné l’Allemagne, elle a créé des pare-feux, des outils financiers, pour lutter contre la spéculation, elle a garanti la solidarité européenne, mais non, certains trouvent un malin plaisir à dire que la France a été en dessous de tout, à la remorque de l’Allemagne, et que le Président de la République n’a aucun mérite dans les résultats qui ont été obtenus.

En Lybie, je l’évoquais tout à l’heure, nos soldats ont sauvé les habitants de Benghazi d’un massacre, mais voilà que les professionnels du dénigrement ont prétendu que la France avait agi avec les réflexes d’une puissance coloniale et pour du pétrole.

Mes amis, on peut être contre le Président de la République, on peut être contre l’action gouvernementale, mais il n’est pas nécessaire de peindre en permanence notre pays  en noir.
Parce que, c’est parce qu’on le peint en noir en permanence, qu’ensuite les Français doutent, que les Français doutent de leur pays, que les Français doutent d’eux-mêmes, alors que la France est un pays vaillant, c’est un pays intelligent, c’est un pays qui est admiré dans le monde.

Aimons la France !

La bataille qui s’engage, au fond je voudrais qu’on l’inscrive sous ce principe sous cette idée, aimons la France !

Célébrons ses qualités, soyons lucides bien sûr devant ses défauts, devant ses échecs, mais nous devons la servir nous devons servir notre pays, nous devons respecter la France, nous devons chérir la France, parce que la France, c’est notre patrie !


Mes chers amis,

Je veux vraiment vous le dire du fond de mon cœur, le Président de la République a besoin de vous, il a besoin de nous tous.

Il a besoin que vous soyez ses porte-parole.

Il a besoin que vous soyez ses défenseurs.

Nous allons entreprendre une marche militante. Une marche massive en serrant nos rangs.

Et puisque je vous sens prêts à bousculer tous les scénarios écrits d’avance, puisque je sens que vous êtes décidés à tracer à travers les attaques, puisque vous êtes résolus à entraîner les sceptiques, alors, mes amis, je vous le demande, mobilisons-nous, rassemblons-nous, et allons ensemble chercher la victoire de Nicolas SARKOZY, pour la France et pour la République !

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 12:42

J'étais ce matin l'invité de Patrick Cohen dans "la matinale" de France Inter

 


 

 

 

 


 

 " Le président des riches, l’injustice fiscale, le pouvoir d’achat en baisse, toutes ces accusations caricaturales de la gauche, elles se payent aujourd'hui parce que la campagne électorale, qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas, jette une lumière crue sur la réalité. Elle fait apparaître des vérités. Je voyais hier un journal qui fait ouvertement campagne pour la gauche qui écrivait : « Durant le quinquennat, le pouvoir d’achat a peu augmenté. » Ça a dû être très, très dur pour ceux qui ont écrit cet article de l’écrire de cette manière, mais c’est ça qui est en train de se dérouler. Alors après, il faut qu’au fur et à mesure qu’on s’approche de l’échéance de cette campagne, les questions que posent les Français sur les sujets qui les préoccupent – ceux que vous venez d’évoquer – ces questions reçoivent des réponses."

 

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