Le blog officiel de François Fillon, homme politique français, ancien Premier ministre, Président de Force républicaine
Mes chers amis,
Merci de cet accueil, merci d’être vous-même engagés dans cette bataille électorale, une bataille électorale que je suis fier de mener avec vous, de mener avec Laurent Wauquiez qui incarne les espoirs de notre majorité et avec lequel je partage la même conception humaniste de l’engagement politique. Merci de mener cette bataille tous ensemble, les militants, et je voudrais vous dire le grand plaisir qui est le mien une nouvelle fois de retrouver dans un combat décisif pour notre pays : Brice Hortefeux, Brice en qui je trouve cette force de caractère, cette fidélité, cette combativité qui font les victoires. Merci de votre engagement, merci de votre mobilisation, merci de ces cadeaux qui me vont droit au cœur. Le Saint Nectaire, je sais qu’il s’améliore en vieillissant, au bout de cinq ans, j’imagine qu’il doit être parfait. Quant au ballon de rugby, vous pourriez penser qu’un Sarthois a assez peu de compétences dans ce domaine mais c’est oublier que je partage ma vie depuis 30 ans avec une Galloise. J’ai donc appris à jouer au rugby.
Je voudrais dire toute mon affection aux élus présents, aux parlementaires en me tournant tout particulièrement vers eux parce que pendant cinq ans ils ont montré beaucoup de courage et beaucoup de sang froid.
Nous avons vécu cinq années très difficiles, nous avons vécu cinq années qui ont été bousculées par la crise économique et financière. Nous avons dû avec le président de la République prendre souvent des décisions douloureuses, des décisions qui n’allaient pas de soi pour les parlementaires qui évidemment votent à Paris mais qui retrouvent le week-end des électeurs qui parfois ne comprennent pas la direction qui est prise, l’effort qui est demandé, le sacrifice qui est imposé surtout dans un pays qui a tellement l’habitude depuis si longtemps de panser toutes ses plaies avec de la dépense publique supplémentaire.
Il a fallu expliquer jour après jour que les collectivités locales ne pouvaient pas continuer à augmenter leurs dépenses parce que le pays ne pouvait pas le supporter. Il a fallu expliquer tous les jours qu’il fallait réduire le nombre des fonctionnaires de l’Etat car nous n’avions pas les moyens de payer des fonctionnaires supplémentaires. Il a fallu expliquer tous les jours qu’il fallait réorganiser les services de l’Etat parce que l’on ne peut pas avoir le même service si en même temps on est amené à réduire la dépense publique et le nombre de ceux qui exercent les missions.
Eh bien, je peux en témoigner les parlementaires de la majorité, ils ont été solides, ils ont été courageux, ils ont été présents, ils ont toujours répondu à l’appel du président de la République et du gouvernement. Je voudrais ce soir les remercier.
Je veux adresser mon soutien à ceux qui sont candidats aux élections législatives parce que nos institutions sont ainsi faites que l’élection présidentielle est fondamentale mais que le président de la République ne peut rien sans une majorité parlementaire, et donc ces quatre tours d’élections qu’il faut à la suite que nous remportions. Je veux en tout cas dire à tous ceux qui sont candidats dans cette magnifique région, aux élections législatives que je suis à leurs côtés et que naturellement je suis prêt à leurs apporter tout mon soutien pour défendre nos couleurs partout où ils en auront besoin.
Depuis quelques jours on respire un peu mieux parce que ce qui était écrit d’avance, cette situation que l’on nous avait, à longueur d’éditoriaux dans les journaux, racontée, cette élection qui était jouée depuis des mois, notre sort, celui du président de la République étaient scellés, le vote des électeurs qui n’était plus qu’une formalité… Tout cela est en train de disparaître sous les projecteurs, sous la lumière de la campagne électorale et du débat.
J’ai toujours dit, et les parlementaires qui sont ici pourront en témoigner, que cela se jouerait au tout dernier jour, que cela se jouerait au moment où chaque Français mettra dans l’urne un bulletin en se disant : attention, on n’est pas dans une démocratie parlementaire, je ne choisis pas un parti, je choisis pas vraiment non plus un programme, bien sûr je choisis un programme mais je choisis surtout un homme, je choisis un caractère, je vais choisir le chef de l’Etat et j’emploie à dessein le mot chef de l’Etat plutôt que le mot de président de la République parce que nous sommes dans une passe difficile, parce que les vieux pays européens sont menacés de déclin, parce que la France est un pays qui est fragilisé par son endettement, par l’absence pendant de si nombreuses années des réformes nécessaires à la compétitivité de notre économie. Et dans cette crise, dans ce changement d’époque, dans cet espèce de tournant de l’histoire nous avons besoin d’abord et avant tout d’un chef d’Etat, c'est-à-dire d’un homme qui assume les responsabilités qui soit prêt à prendre des décisions même quand elles sont impopulaires pour servir l’intérêt général et pour servir la France.
Pendant des mois les socialistes ont cru qu’ils étaient tout seul dans ce combat. Ils ont organisé leurs primaires, ils ont débattu entre eux, ils ont montré à quel point ils se détestaient, à quel point ils se haïssaient, ils ont dit des choses les uns sur les autres que jamais nous n’oserions dire à leur endroit. Et puis une fois le candidat choisi, ils ont tout misé sur ce qu’ils pensaient être l’échec de la majorité et la détestation du président de la République. Ils ont cru qu’il suffisait de laisser les choses se faire pour que François Hollande soit élu président de la République.
Et ils l’ont fait d’autant plus facilement pendant quatre ans, ils ont alimenté cette détestation. Ils ont pendant quatre ans caricaturé, comme jamais un président de la République ne l’a été, l’action de Nicolas Sarkozy.
Souvenez-vous c’était le président des riches, l’injustice fiscale, il nous a fallu quatre ans pour réagir à ce procès injuste et je crois avoir été l’un des premiers a avoir lors d’une émission de télévision face à Madame Aubry à dire - non seulement Nicolas Sarkozy n’a pas été le président des riches mais Madame Aubry, on paie aujourd’hui quand on est riche plus d’impôts en France que l’on en payait quand Monsieur Jospin était au gouvernement. Et je ne l’ai pas dit parce que j’avais du plaisir à le dire, je le dis simplement parce que il y a eu la crise économique et qu’il nous a fallu demander des contributions supplémentaires en particulier sur les revenus du capital.
Il y avait ce discours terrible le pouvoir d’achat des Français qui s’était effondré, lorsque les chiffres de l’INSEE sont sortis : augmentation du pouvoir d’achat pendant la durée du quinquennat. Seulement tout le monde a ri, les socialistes ont fait des gorges chaudes de ce satisfecit qui était donné par l’INSEE à l’action du gouvernement. Et puis on a répété les choses, le président de la République est entré dans la bataille avec la force de conviction qui est la sienne et petit à petit on voit que ces caricatures se dissipent, que les Français regardent le bilan tel qu’il est avec ses zones d’ombre avec ce que nous n’avons pas réussi, avec les échecs qui ont été les nôtres mais aussi avec les réussites mais surtout en regardant ce qui se passe dans les autres pays européens.
Oui, le pouvoir d’achat de la plupart des européens s’est effondré pendant la crise. Il n’y a que deux pays dans lequel il a résisté, c’est la France et c’est l’Allemagne et c’est grâce à la politique que nous avons menée.
Il y a un journal, j’allais dire un grand journal, enfin un journal très à gauche qui fait ouvertement campagne pour François Hollande depuis des semaines et des semaines qui a écrit cette semaine, le journaliste pour écrire cette phrase il a fallu qu’il soit vraiment courageux parce qu’il a écrit « depuis le début du quinquennat le pouvoir d’achat a peu augmenté ». Eh bien pour que dans Libération on écrive que le pouvoir d’achat a peu augmenté, c’est la preuve que les chiffres que nous avons donnés étaient les chiffres justes.
Voila, plus nous approchons des échéances, plus la vérité est en train d’émerger.
La vérité des enjeux de l’élection, la vérité des programmes des candidats, la vérité sur les caractères, la vérité sur les capacités de chacun des candidats à assumer une fonction aussi difficile dans les temps que nous connaissons que celle de la présidence de la République.
L’élection présidentielle, c’est d’abord le choix d’une idée de la France.
Quel pays, quel avenir voulons-nous pour la France dans ce début de XXIème siècle ?
Quel rôle voulons-nous que la France joue sur une scène mondiale qui est de plus en plus difficile, qui est de plus en plus concurrentielle, qui est de plus en plus déstabilisante pour les vieux pays européens, pour les vieilles puissances occidentales qui sont défiées par de nouvelles puissances qui, chaque jour nous contestent notre rôle, nous contestent notre place, nous contestent la répartition des richesses qui étaient celles du XXème siècle ?
Cette question essentielle, cette question qui devrait être au cœur du débat de l’élection présidentielle, c’est une question que la gauche n’ose pas aborder de front. Elle n’ose pas l’aborder de front parce que tout son programme est fondé sur l’idée que la crise que nous vivons, que la mondialisation qui se presse à nos portes sont en fait des données passagères.
Comme toujours et comme d’habitude, les socialistes, dans une campagne électorale, proposent des jours tranquilles, sans efforts, sans réformes de fond.
Pour eux, on a l’impression qu’il suffirait d’écarter Nicolas Sarkozy et alors tout irait bien. La concurrence internationale se calmerait, la croissance reviendrait, l’emploi redémarrerait, les déficits se réduiraient.
Bien sûr, chaque Français, au fur et à mesure que l’on s’approche de l’échéance, du moment de mettre le bulletin dans l’urne, se rend compte que tout cela n’est qu’illusion et que tout cela n’est que démagogie.
Nous sommes, mes chers amis, peut-être très nombreux dans cette salle mais nous sommes 65 millions de Français dans un monde de 7 milliards d’êtres humains et dans un monde qui sera bientôt de 9 milliards d’êtres humains. Cela veut dire que les Chinois, les Indiens, les Brésiliens, tous ces peuples aspirent à la croissance, ils aspirent au travail, ils aspirent à la richesse. Tous ces peuples ne vont pas nous attendre. Ils ne vont pas nous attendre si nous restons bloqués, si nous restons immobiles et ils vont encore moins nous attendre comme le propose François Hollande nous reculons c'est-à-dire si nous abrogeons les réformes qui ont été faites, si nous revenons en arrière, si nous revenons à une organisation économique et sociale qui correspondait à un XXème siècle où ces puissances là n’existaient pas ou en tout cas où elles ne nous défiaient pas avec la force d’aujourd’hui.
Pour tenir notre rang, c'est-à-dire au fond pour défendre notre mode de vie, pour défendre notre modèle social, pour défendre la qualité de notre système éducatif, la qualité de notre système de soins, l’aide qui est apportée dans notre pays à ceux qui sont en difficultés, pour défendre tout cela, nous avons d’abord besoin de renforcer nos alliances. La priorité du débat de cette élection présidentielle, c’est comment la France peut-elle s’organiser pour résister à la compétition. C’est une guerre au fond que nous livrent ces pays, j’allais dire pacifique, avec un objectif qui est un objectif que personne ne peut leur reprocher mais c’est quand même une guerre, ce sont nos emplois qui sont menacés, c’est notre mode de vie qui est menacé, ce sont nos richesses, ce sont nos ressources, il faut se battre, il faut se protéger et pour le faire la première des choses, c’est d’être avec des alliés, d’être suffisamment forts pour résister. Nous avons besoin d’une Europe plus puissante et nous ne pourrons avoir une Europe plus puissante que si nous acceptons l’idée qu’il y a un noyau européen, un noyau dur, un noyau de pays qui ont la monnaie européenne autour de l’Allemagne, autour de la France, autour de l’Italie. Ces pays là doivent s’organiser. Ils doivent s’organiser d’une manière différente des autres pays européens parce que nous n’arrêterons jamais à construire une Europe puissante, une Europe harmonisée sur le plan économique, sur le plan social à 27 ou à 30. Il faut le faire avec le noyau dur, avec les pays d’origine, avec les pays qui ont choisi de se doter d’une monnaie européenne.
Pour cela, la première des priorités, c’est une alliance étroite avec l’Allemagne. Une alliance étroite avec l’Allemagne avec laquelle nous constituons un tandem extrêmement puissant ; qui est le seul tandem qui puisse entraîner l’Europe. Sans ce tandem là nous savons qu’il n’y a aucun espoir que l’Europe progresse dans cette bataille de la mondialisation. Une alliance avec l’Europe avec cette Europe qui doit sortir de son immobilisme technocratique, qui doit devenir une force politique, qui doit comprendre que les vieilles règles du libre échange n’ont plus cours aujourd’hui pour une raison simple c’est lorsque nous nous battions pour faire tomber les frontières, nous étions les pays qui produisaient, c’est nous qui vendions au monde entier et donc effectivement nous avions intérêt à faire tomber toutes les frontières puisque cela permettait aux marchandises, aux produits, aux services qui venaient de nos pays d’aller partout dans le monde mais aujourd’hui où nous sommes menacés, où la compétition est plus dure, il ne faut plus avoir la même vision du libre échange.
Bien sûr, il faut que le commerce international soit le plus fluide possible. Bien sûr, nous avons intérêt à exporter nos produits dans le monde mais nous devons le faire en faisant respecter le principe de la réciprocité. On ne peut accepter dans notre pays des produits qui viennent d’un pays qui interdise l’accès des produits français ou des produits européens à son marché.
Alors pour avancer dans ce sens et sous les coups de la crise économique et financière, nous avons ardemment négocié des traités pour créer un gouvernement économique de la zone euro qui est la première pierre de cette Europe plus resserrée, plus forte, plus politique que j’évoquais à l’instant. Des traités pour désendetter les Etats de l’Union avec des règles budgétaires beaucoup plus rigoureuses que celles que nous avions par le passé, des traités pour repousser les assauts des spéculateurs qui menaçaient la monnaie européenne, ceci, c’est le travail du président de la République, c’est l’engagement de Nicolas Sarkozy.
Eh bien qu’à cela ne tienne ! Le candidat socialiste lui annonce crânement qu’il renégociera ces traités, qu’il imposera ses vues à tous nos partenaires européens, bref qu’on repartira de zéro comme si rien ne s’était passé pendant cinq ans et comme si avec les autres européens nous n’avions pas ensemble fait les efforts nécessaires pour résister à la crise.
Pour tirer parti de la mondialisation, nous avons beaucoup de talents dans notre pays qui créent de la richesse, qui créent de l’activité, qui créent de l’emploi, nous avons des entrepreneurs dont beaucoup ont conquis le monde avec leur génie propre, avec leurs produits.
Qu’à cela ne tienne ! Le candidat socialiste flatte le vieux fond de ressentiment égalitariste qui est si fort dans notre pays en annonçant des taux d’imposition stratosphériques qui n’auront pas d’autre résultat que de faire fuir tout ceux qui peuvent créer de la richesse et de l’emploi dans notre pays !
Nous avons la première industrie nucléaire du monde, ce qui nous permet de payer notre électricité pour les ménages comme pour les entreprises qui produisent 40% moins cher que dans les autres pays européens.
Qu’à cela ne tienne ! Le candidat socialiste, sous la pression de ses alliés verts, négocie le déclin de cette industrie nucléaire.
Nous avons un niveau d’endettement qui est beaucoup trop élevé et ceci depuis près de quarante ans et il faut reconnaître que toutes les majorités qui se sont succéder depuis quarante ans ont une lourde responsabilité dans ce niveau d’endettement.
Qu’à cela ne tienne !
Le candidat socialiste veut recréer des dizaines de milliers d’emplois publics au lieu de respecter les engagements de retour à l’équilibre des finances publiques que nous avons pris devant les autres pays européens !
Nous avons des salariés productifs, des salariés qui sont prêts à travailler davantage parce qu’ils sont motivés, parce qu’ils veulent augmenter leur pouvoir d’achat.
Qu’à cela ne tienne, le candidat socialiste veut supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires qui a bénéficié à 9 millions de Français le plus souvent modestes qui grâce à ses heures supplémentaires ont pu améliorer leurs pouvoir d’achat, ont pu améliorer la compétitivité de l’économie française.
Pour quelle raison François Hollande veut-il renoncer à ce dispositif ?
Eh bien parce que, nous dit-il, les heures supplémentaires empêchent les embauches dans les entreprises.
Chez les socialistes, c’est toujours la même vieille idée selon laquelle il faut partager l’emploi, comme autrefois ces mêmes socialistes prétendaient qu’en réduisant le temps de travail des uns on allait libérer des heures travail pour les autres.
Mais, mes chers amis, est-ce que la réduction du temps de travail a résolu la question lancinante du chômage dans notre pays? Non malheureusement !
Est-ce que la réduction du temps de travail a pénalisé l’industrie français notamment dans ses exportations? La réponse, hélas, est oui !
Au parti Socialiste, on n’a toujours pas compris que plus les Français travaillent plus on multiplie les chances d’augmenter la croissance, et plus la croissance augmente plus le chômage a des chances de diminuer.
En un mot, il faut multiplier notre effort productif et non pas le diviser en dissuadant le travail. Le maître mot des années à venir, c’est travailler plus et dépenser moins pour permettre à notre pays de retrouver le rang qui doit être le sien.
Mes chers amis,
Je suis sûr que vous avez lu attentivement le programme de François Hollande. Qu’on me cite une seule mesure dans ce programme socialiste, une seule mesure qui soit à la hauteur des efforts que nous devons faire pour préserver notre modèle de vie face à la concurrence internationale.
Qu’on me cite une seule mesure qui s’attaque réellement en profondeur à nos problèmes de compétitivité, c'est-à-dire au coût du travail, à nos problèmes d’endettement, à la question du financement de notre protection sociale !
Le retour à la retraite à 60 ans quand tous les autres pays européens ont des âges de départ à la retraite au delà de 65-67 ans? Le retour à la retraite à 60 ans qui se traduirait par une augmentation des cotisations patronales et salariales c'est-à-dire par une augmentation du coût du travail au moment où nous essayons de faire des efforts pour le réduire.
Le retour des emplois-jeunes dans les structures parapubliques? Est-ce que les emplois jeunes des années Jospin ont débouché sur une baisse du chômage dans notre pays ? Est-ce que les emplois jeunes des années Jospin ont permis à la jeunesse de France d’accéder à des emplois plus qualifiés ? Nous savons bien qu’il s’agissait d’impasse dans laquelle on a bloqué des jeunes qui auraient pu participer à l’effort de production de notre pays et améliorer les capacités de l’industrie française.
Le retour des impôts confiscatoires, le retour de la taxe professionnelle le retour de cet impôt qui viendrait alourdir les charges des entreprises au moment où il faudrait améliorer leur compétitivité, cela fait déjà avec les charges patronales deux raisons suffisantes de repousser la candidature de François Hollande. Avec lui nous sommes sûr d’une chose, le travail coûtera plus cher en France, il y aura moins d’exportations, il y aura moins d’exportations et il y aura plus de chômeurs.
Enfin ce programme est un programme laxiste sur le plan financier parce que François Hollande ne veut déplaire à personne. Et donc non seulement il ne dit pas qu’il diminuera les dépenses publiques mais que chaque jour il en promet de nouvelles.
C’est un programme qui n’est pas fait pour sortir de la crise, c’est un programme qui n’est pas fait pour aller chercher la croissance, c’est un programme qui n’est pas fait pour nous désendetter, et surtout c’est un programme qui n’est pas fait pour redonner du courage à la France et aux Français. Ce dont nous avons besoin, c’est du courage, c’est de croire en l’avenir, c’est de nous battre pour être les meilleurs demain, ce n’est certainement pas avec le programme du parti socialiste que nous y parviendrons.
C’est un programme tourné vers le passé, c’est un programme poussiéreux, et que dire des alliances sur lesquelles compte le parti socialiste pour avoir une majorité à l’Assemblée nationale.
Alliance avec les Verts qui veulent la sortie du nucléaire. J’ai entendu hier que Madame Joly voulait que l’on arrête la recherche de pétrole et de gaz parce qu’il y a une fuite en mer du nord donc pas de pétrole, pas de gaz, pas de nucléaire pour 7 milliards d’êtres humains qui ont besoin d’énergie. Je ne sais pas comment nous allons répondre à ces demandes.
Alliance avec le Front de Gauche qui veut planifier l’économie française, qui pavoise ses meetings de drapeaux rouges, et dont le leader prétend et je le cite que «Cuba n’a jamais été une dictature».
Franchement, est que c’est avec ceux-là, est-ce que c’est ainsi que la France veut affronter les défis du XXIème siècle ?
Servir la France, c’est d’abord lui dire la vérité, parce que la vérité est au cœur de notre redressement national, parce que la vérité est au cœur de toute justice sociale.
Et la vérité, Monsieur Hollande, c’est qu’on ne peut pas avoir la meilleure santé du monde, on ne peut pas avoir l’Ecole et l’Université gratuites, on ne peut pas avoir des retraites pour tous les Français qui y ont droit, on ne peut pas avoir des allocations pour ceux qui sont dans le besoin, si on ne fait pas d’efforts, si on ne fait pas de réformes, si on n’accepte pas de travailler plus et si on n’accepte pas de rationaliser l’organisation de notre pays pour demander à nos concitoyens moins d’impôts et pour nous endetter moins face à une situation internationale qui est menaçante pour l’indépendance de notre économie.
La vérité, c’est qu’on ne peut pas créer plus de richesses, on ne peut pas produire plus en France, sans être plus compétitif et sans être plus innovant.
La vérité, c’est qu’on ne peut pas défendre la souveraineté financière de la France c'est-à-dire notre indépendance nationale, moi j’ai toujours été comment dirais-je ce que l’on appelle un souverainiste, c'est-à-dire que j’ai toujours été attentif à ce que la France reste indépendante, à ce qu’elle puisse décider elle-même de son avenir, de son destin, qu’elle ne soit pas obligée d’aller demander aux uns et aux autres l’autorisation avant de prendre des positions dans le grand débat de la mondialisation mais quand on est tellement endetté, quand on doit tellement d’argent aux banques du monde entier, on perd progressivement cette souveraineté et cette indépendance. Eh bien, si on veut défendre l’indépendance nationale aujourd’hui, on ne peut pas le faire en dépensant toujours plus, pour tout le monde et à n’importe quel prix.
Vous savez que pour moi la lutte contre les déficits cela n’est pas une question technique, ce n’est pas un sujet de comptable, ce n’est pas un sujet de comptabilité, c’est une question morale.
Un pays qui est endetté, c’est un pays qui perd son indépendance mais c’est surtout un pays dont les citoyens que nous sommes ici acceptent de laisser à leurs enfants le soin de payer des dettes qu’ils devraient eux même rembourser aujourd’hui.
Nous avons avec le président de la République après la grande crise de 2008 qui nous avait amené comme tous les autres pays développés à injecter des moyens pour sauver les banques, pour empêcher certaines grandes entreprises de disparaître, je pense à l’industrie automobile, pour multiplier les possibilités de chômage partiel, pour éviter notamment dans les petites et moyennes entreprises que la force de travail soit dissoute à l’occasion de la crise et qu’ensuite l’économie puisse plus redémarrer. Et puis naturellement la crise a réduit considérablement les recettes fiscales de notre pays donc nous nous sommes endettés en 2009 pour assurer la relance de l’économie française et pour protéger les emplois de demain.
Souvenez-vous de ce que disaient les socialistes à l’époque. Ils disaient votre relance, c’est rien du tout, vous n’en faites pas assez, il faut baisser la TVA, il faut nationaliser les banques, il faut multiplier les aides aux entreprises pour faire en sorte qu’il n’y ait aucun licenciement, nulle part. On était accusé de présenter avec Nicolas Sarkozy, avec le gouvernement le plan de 35 milliards d’investissements d’avenir pour soutenir une économie moderne. On a été accusé d’être petit bras, il fallait en faire beaucoup plus. Et maintenant ceux sont les mêmes qui nous expliquent que la relance a endetté la France et que nous sommes responsables de l’endettement de notre pays mais nous nous sommes engagés dès la fin de cette crise avec Nicolas Sarkozy sur un objectif extrêmement précis : retour à l’équilibre des comptes publics en 2016. C’est un objectif très ambitieux parce que depuis 1974 la France n’a jamais connu l’équilibre de ses comptes, jamais. Cela ne pouvait pas durer toujours. Comme j’ai l’habitude de dire les gens en France de moins de 35 ans pensent que cela marche comme cela. Et ceux qui ont plus de 35 ans se disent que si cela a duré 35 ans cela durera encore bien quelques années supplémentaires mais on est au bout, on ne peut plus continuer parce que c’est notre autonomie, c’est notre indépendance qui est en jeu mais surtout on ne peut plus continuer parce que c’est la crédibilité de notre monnaie qui est maintenant menacée. Et si jamais demain la France demain ne tenait pas ses engagements en matière budgétaire alors la spéculation qui a menacé la monnaie européenne au moment de la crise grecque avant que nous ne la stoppions par les décisions que nous avons prises, cette spéculation, elle repartirait de plus belle mais cette fois-ci personne ne pourrait la stopper parce que ce serait une spéculation sur la monnaie européenne à cause des difficultés de la deuxième économie européenne de la France et si on a pu en rassemblant tous nos efforts sauver la Grèce, si on a pu mettre en place des pare-feux, des instruments financiers pour bloquer les spéculateurs contre l’Italie ou l’Espagne, nous savions bien que nous ne pourrions pas le faire si c’était la France, la deuxième économie de la zone euro, qui était menacée.
Donc respecter cet engagement de retrouver l’équilibre budgétaire en 2016, c’est absolument fondamental. Eh bien nous avons prouvé que nous étions capables de le faire. Pourquoi ? Parce que les chiffres viennent de sortir. Nous avions prévu un déficit de 5,7% en 2011, de 4,5% en 2012, de 3% en 2013, zéro en 2016. Eh bien, nous terminons l’année 2011, non pas avec 5,7% de déficit mais avec 5,2 cela représente 10 milliards d’économie supplémentaire. cela représente d’une année sur l’autre une diminution de la dépense publique de 34 milliards, cela veut dire qu’en 2011 on avait dépensé 34 milliards d’euros de moins qu’en 2010, cela c’est jamais vu dans l’histoire de la Vème République et cette dynamique vertueuse nous permet d’ores et déjà de dire que le déficit 2012 si on continue cette politique naturellement sera inférieure à la prévision de 4,5%.
Tout ceci, c’est le résultat des réformes structurelles que nous avons faites, si nous n’avions pas fait la réforme des retraites nous ne serions pas au rendez-vous, c’est le résultat de nos efforts pour moderniser l’Etat et qui parfois vous a agacé, qui vous a rendu critique quand il s’agissait de supprimer ici un Tribunal ou de fermer ici une implantation militaire qui n’avait plus de signification compte tenu de la situation stratégique qui est la nôtre aujourd’hui ou lorsque l’on décidait de faire fusionner des directions. Je sais que c’est difficile et je ne dis pas que tout a été toujours réalisé parfaitement mais il n’y a pas d’autre voie que la réduction de la dépense publique, il n’y a pas d’autre voie que la diminution du nombre des fonctionnaires d’Etat et c’est évidemment aussi le résultat des deux plans d’économie que j’avais annoncés au mois d’août et au mois d’octobre pour que la France conserve sa crédibilité financière et souvenez vous en qui avez été tellement critiqués.
Pendant toute l’année dernière, les socialistes nous sont tombés dessus avec ce ton implacable des grands professeurs d’économie qu’ils ne sont pas.
François Hollande avait assuré à l’époque que les objectifs du gouvernement de 5,7% de déficit en 2011 étaient je le cite «inatteignables». Et bien c’était peut être inatteignable pour François Hollande, mais ils ne sont pas inatteignables pour Nicolas Sarkozy et pour notre majorité !
Les Français peuvent constater la différence.
Le candidat socialiste remet en cause toutes les réformes que nous avons faites, il dit qu’il faut recréer des postes de fonctionnaires, il refuse de parler d’économies.
Il dit qu’il ne peut pas réduire les déficits s’il n’y a pas de croissance, il dit qu’il faut qu’il en reparle avec les européens à Bruxelles, et qu’il ne pourra pas, en tout état de cause, assurer le retour à l’équilibre des comptes publics avant 2017, alors que nous, nous sommes engagés pour 2016 mais il n’aura échappé à personne que 2017 c’est après le prochain rendez-vous présidentiel. C’est après la fin du quinquennat qui s’engage. On voit l’ambition de François Hollande qui ne pense pas pouvoir réduire le déficit de notre pays en un quinquennat.
Ce seul décalage d’un an qui propose et qui peut apparaître à certains d’entre vous dérisoire, un an de plus, un an de moins pour réduire le déficit qu’est-ce que cela veut dire. Cela veut dire 35 Md€ de dette supplémentaire que la France aura à rembourser.
Oui, j’accuse François Hollande de ne pas faire de la lutte contre les déficits une priorité nationale.
Je l’accuse de ne pas vouloir réduire les dépenses de l’Etat parce qu’il ne veut pas heurter ceux qu’il croit être les clientèles favorites du parti socialiste.
Je l’accuse de prendre le risque de déstabiliser l’Europe, parce que si notre pays devait préférer le laxisme à la discipline budgétaire alors comme je l’ai dit c’est toute la zone euro qui pourrait replonger dans la crise.
L’affrontement, le choix dans 22 jours il est entre un candidat qui dit : Stop ! On arrête tout ! On annule toutes les réformes et on refait la France d’avant !
Et un candidat qui dit : Notre redressement est en marche ! Il faut continuer, il faut continuer d’unir nos forces pour construire une France moderne !
Il est entre un candidat qui est toujours dans le flou, qui cherche à ne jamais déplaire, et un Président qui, depuis cinq ans, agit, décide, affronte les épreuves les plus rudes et a le courage lorsque c’est nécessaire d’affronter l’impopularité parce qu’il a le sentiment que c’est le devoir qui est le sien.
La France a besoin d’un Chef d’Etat, elle n’a pas besoin d’un champion de l’esquive !
Est-ce que vous pensez une seconde que François Hollande aurait fait la réforme des retraites et qu’il aurait osé affronter la contestation qu’il y a eu dans la rue même s’il avait voulu engager cette réforme lorsque les syndicats seraient descendus manifester dans les rues comme d’habitude il aurait retiré le texte de la réforme ?
Pensez-vous une seconde qu’il aurait interdit le port de la burqua dans notre pays, alors même que certains prédisaient le pire à la France si cette décision était prise ?
Avec le Président, avec Brice Hortefeux qui s’est beaucoup battu, cette décision a été prise et c’est une décision que personne ne conteste plus aujourd’hui parce que c’est une décision qui va dans le sens du respect des droits des femmes et du respect des valeurs de la République.
Pensez-vous une seconde que François Hollande aurait décidé la réforme des universités qui, par le passé, a suscité tellement de révoltes ?
Elle est désormais faite, et avec l’engagement total de Laurent Wauquiez, elle est désormais considérée comme une formidable avancée par la communauté universitaire et scientifique.
Est-ce que vous pensez une seule seconde que François Hollande aurait pris le risque de fâcher les syndicats en leur imposant le service minimum dans les transports ou à l’école ?
La réponse est non bien sûr.
Je veux dire à François Hollande, que présider la France, c’est avoir le courage de trancher des questions difficiles, c’est avoir le courage de braver l’opinion…
Cela n’est pas en se réfugiant derrière des formules alambiquées, cela n’est pas en cherchant à tout bout de champ des petites synthèses, sa grande spécialité pendant 10 ans, cela n’est pas en appeler à des comités Théodule.
J’ai été pendant cinq ans le Premier ministre de Nicolas Sarkozy. On peut aimer le président de la République, on peut ne pas l’aimer, mais personne dans notre pays aujourd’hui ne doute un instant de sa capacité à décider.
Je l’ai vu dans des situations internationales terriblement périlleuses s’engager à fond et être celui qui entraîne les autres.
Et je voudrais raconter deux histoires, deux souvenirs qui ont marqué ces cinq ans pour moi.
Le premier, c’est un soir de 2008, nous sommes en pleine crise financière, la banque américaine Lehman Brothers a déposé le bilan, a fait faillite, c’est l’une des premières faillites d’une grande banque dans le monde occidental, tout le monde s’interroge sur la suite, tout le monde s’interroge sur les faillites en cascade des autres banques européennes et américaines. Et vous savez ce que cela veut dire la faillite d’une banque, cela veut dire que vous perdez vos économies parce qu’il n’y a jamais autant d’argent dans une banque que ce qui est inscrit sur la somme de tous les comptes que vous y avez, la crainte qui s’installe c’est celle d’une immense crise économique et financière et cela se joue dans les 24 heures . Et on est à l’Elysée avec 7 ou 8 chefs de gouvernement européens, Nicolas Sarkozy dit, on va tous aller à la télévision chacun dans notre pays ce soir et on va annoncer qu’il n’y aura pas de faillite de banques en Europe parce que les Etats garantiront les banques. Croyez-vous que cette décision a été facile à prendre ? Croyez-vous que les autres Européens autour de la table étaient emballés ? Qu’est-ce qu’ils leur disaient « oh, tu vas peut-être un peu vite », « il faut réfléchir », « il faut attendre », « il faut demander aux Américains ce qu’ils en pensent », « il faut consulter les institutions financière ». Je peux même vous dire que parmi les collaborateurs du président de la République et les miens, les collaborateurs du gouvernement, les spécialistes des finances, nos brillants hommes et femmes du Trésor, aucun ne conseillait au président de la République de prendre ce risque, aucun. Il faut avoir un certain culot, il faut avoir un sacré cran, il faut avoir énormément de courage pour, tout seul contre tout le monde prendre une décision aussi risquée, une décision qui a sauvé l’économie européenne.
Mais j’ai un autre souvenir, c’était un déjeuner à l’Elysée avec une trentaine de chefs d’Etat ou de gouvernement. Nous venions d’obtenir sous l’impulsion de la France, sous l’impulsion du président de la République et d’Alain Juppé la décision des Nations-Unies nous autorisant à intervenir militairement en Libye pour sauver le peuple libyen du massacre auquel il était promis. Nicolas Sarkozy avait réuni tous les Etats qui étaient prêts à s’engager dans cette bataille, qui étaient prêts à mettre des avions, à mettre des soldats, à mettre des forces et tout le monde parlait. Alors il y avait ceux qui étaient prêts à aller très vite, il y avait ceux qui étaient prêts à aller moins vite, il y avait ceux qui voulaient donner 3 avions, il y avait ceux qui voulaient donner 1 avion peut-être, enfin il y avait une grande discussion qui durait des heures et on ne peut pas dire qu’il ressortait de ce déjeuner une volonté aussi forte qu’il aurait été nécessaire mais le président de la République était calme et lui et moi ont été les deux seuls à savoir autour de cette table une chose ; c’est que pendant que tout le monde parlait, les avions français avaient déjà décollé depuis plusieurs heures pour être au rendez-vous à la minute prêt pour sauver les civils de Benghazi qui étaient menacés par les colonnes du colonel Kadhafi.
Et puis j’ai vu Nicolas Sarkozy encore dans ce drame de Montauban et de Toulouse, assumer toutes ses responsabilités, mettre la pression sur les services de police et de gendarmerie pour que l’assassin soit arrêté avant qu’il ne commette de nouveau crime. Je l’ai vu orchestrer la riposte. Je l’ai vu aussi apporter aux familles des victimes, à ses enfants qui ont été tués dans cette école juive de Toulouse, à ses familles de soldats qui ont été tués simplement parce qu’ils étaient des soldats français, je l’ai vu apporter le réconfort, les mots qu’il fallait. Cela me donne envie de rendre devant vous ce soir hommage, hommage à nos policiers, hommage aux hommes du Raid qui ont risqué leurs vies pour défendre la nôtre mais honte au père de l’assassin qui s’en prend à la France sans jamais avoir un mot pour les victimes de la sauvagerie de son fils.
Oui, mes amis, j’ai vu le président de la République et j’ai vu l’ensemble des services de l’Etat dans cette épreuve rassemblés pour donner le meilleur d’eux même.
On a pu croire pendant un moment que cet évènement avait réuni notre pays et je pense effectivement qu’il a réuni les citoyens français mais on avait pu croire que cet évènement avait réuni les partis politiques puisqu’on a vu pendant 24 heures pour les uns et 48 heures pour les autres la campagne s’arrêter, la campagne s’arrêter autour de l’horreur du drame mais aussi autour de la nécessité de l’unité nationale.
Les socialistes ont fait une pause dans leur campagne mais hélas cette pause n’a pas duré très longtemps et voila qu’au mépris des lois de la République en pleine campagne électorale, ils veulent instrumentaliser cet évènement gravissime, ils veulent l’instrumentaliser en orchestrant l’audition illégale par une commission du Sénat des chefs de nos services de renseignements.
Mes chers amis, la sécurité de l’Etat n’autorise pas l’audition publique par des commissions parlementaires qui n’y sont pas habilitées des agents de nos services de renseignements.
Il y a une commission spéciale, une commission composée de sénateurs et de députés qui sont tenus au secret et qui elle, a le droit d’entendre ces chefs. Cette commission, je la connais bien parce que je fais partie de ceux qui jeunes parlementaires ont été parmi les premiers à la réclamer. C’était d’ailleurs après un évènement dont les socialistes devraient se souvenir, c’était après que l’ordre ait été donné par des ministres du gouvernement français de couler un bateau dans un port néozélandais faisant un mort, alors même que bien d’autres solutions auraient dû être employées. C’est honteux, c’est honteux de faire croire aux Français que les droits du parlement ne sont pas respectés, c’est honteux de faire croire aux Français que dans cette affaire de Toulouse la vérité est dissimulée, c’est honteux de mettre en danger le fonctionnement des services qui sont essentiels à la sécurité nationale. En tout cas, voila qui augure bien mal de la gestion qui serait celle de la gauche des outils de notre sécurité nationale dans des crises à venir.
Mes chers amis, la France forte, la France forte que Nicolas Sarkozy appelle de ses vœux, c’est la France qui milite pour une Europe politique, c’est la France qui veut faciliter l’émergence de grands champions européens et en particulier de grands champions industriels européens, c’est la France qui veut une Europe qui exige la réciprocité dans les échanges commerciaux, une Europe qui protège ses frontières.
La France forte, c’est la France qui résiste à la crise parce qu’elle investit à long terme dans la recherche, dans la technologie, dans l’Université.
La France forte, c’est la France qui crée les conditions de sa compétitivité pour défendre ses industries, pour défendre ses emplois, pour défendre ses agriculteurs, pour défendre la production sur son territoire, et vous savez bien que la première des conditions pour défendre nos emplois, c’est de faire en sorte que le coût du travail ne soit pas plus élevé dans notre pays que dans les autres pays européens.
La France forte, c’est la France au travail, c’est la France des classes moyennes, c’est la France qui croit à la justice sociale mais qui en même temps rénove son modèle social, parce qu’elle sait que les droits sociaux ne peuvent pas être extensibles à l’infini et parce qu’elle sait que la solidarité ne doit jamais se confondre avec l’assistanat.
La France forte, c’est la France qui réduit ses déficits parce qu’il est lâche de laisser à nos enfants le soin de régler la note de notre imprévoyance.
La France forte, c’est la France qui est fière de ses valeurs. Nous sommes une grande nation, une vieille nation comme ce que l’on appelle une communauté nationale, c'est-à-dire que chez nous il n’y a pas des communautés juxtaposées qui forment un pays, il y a qu’une seule communauté, c’est la communauté nationale, c’est la République, une communauté qui respecte les mêmes valeurs. Nous avons toujours combattu l’organisation sur notre territoire de communautés qui n’obéiraient qu’à leurs propres lois et qui du fait de leurs traditions n’accepteraient pas les lois de la République française, cela a été la condition de l’unité de la République, cela a été la condition du rayonnement de la France, c’est aujourd’hui un bien précieux que nous devons préserver.
Et c’est la raison pour laquelle je m’insurge lorsque je vois les corporatismes qui s’estiment plus légitimes que l’intérêt général.
Et j’approuve le président de la République quand il dit si certaines réformes essentielles à l’avenir de notre pays sont bloquées par les corporatismes alors je poserais directement la question aux Français par référendum. Oui il a raison et oui je le soutiens
Voilà pourquoi je refuse le vote des étrangers aux élections locales, parce que je suis pour une citoyenneté pleine et entière.
Voilà pourquoi je suis pour la laïcité, parce que la République se confond avec la liberté de croire ou de ne pas croire, aucune religion ne devant prendre le pas sur les autres.
Je veux le redire devant vous l’intégrisme religieux n’a pas sa place en France.
Ceux qui instrumentalisent la foi comme une arme politique ne sont pas les bienvenus dans notre République.
Et c’est pour cette raison que nous avons pris la décision d’interdire la venue en France la semaine prochaine de plusieurs prédicateurs islamistes dont les déclarations et dont les écrits étaient incompatibles avec les valeurs de la République.
Oui, Mesdames et Messieurs, nous expulserons systématiquement tous ceux qui tiennent sur notre territoire des propos qui sont contraires aux valeurs de la République, des appels au meurtre, des appels au terrorisme, des appels au racisme contre les communautés qui sont accueillies en France.
Oui, nous sommes une communauté nationale et cette communauté nationale s’est constituée que grâce à l’intégration de générations et de générations d’étrangers. C’est la raison pour laquelle devant chacun des parlementaires présents ici, je suis pour une immigration maîtrisée parce qu’il n’y a aucune générosité à accueillir sur notre sol des hommes et des femmes qui n’y auraient ni logement, ni travail, ni accès à la formation, ils seraient alors des déracinés.
En période de crise, il est légitime et il est nécessaire que la France soit particulièrement exigeante en matière d’immigration.
Comme il est naturel qu’elle soit exigeante en matière d’intégration.
Je veux dire qu’il n’y a rien de choquant à dire que les étrangers qui s’installent régulièrement chez nous ont pour devoir de respecter nos règles communes et qu’ils ont pour vocation de s’approprier l’héritage du pays des droits de l’homme.
D’où qu’ils viennent, quelles que soient leurs origines, la France aime simplement ceux qui l’aiment. Et c’est ainsi que depuis des siècles elle a assimilé des générations d’étrangers qui ont donné à la nation leur force de travail, leur intelligence et parfois même leurs vies sur nos champs de bataille.
Notre unité nationale, mes chers amis, c’est notre bien le plus précieux, mais vous voyez bien que ce bien est fragile.
Il doit être respecté, il doit être protégé, il doit être défendu même lorsque cela est nécessaire.
Or l’unité nationale en France, elle s’incarne d’abord dans l’Etat et dans les institutions de la République, et je veux dire que cela n’est pas rendre service à la nation que de dénigrer en permanence l’Etat et les institutions de la République.
L’unité nationale, elle se forge ensuite dans les familles, les familles qui doivent exercer leurs responsabilités éducatives et qui ne doivent pas s’en remettre à la société pour l’assumer à leur place. C’est une condition de l’unité nationale.
L’unité nationale, elle se façonne ensuite à l’Ecole qui doit rappeler à nos jeunes que le respect des autres s’ancre dans le respect de la nation qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, l’école doit rappeler que chacun a des droits mais que chacun a aussi des devoirs.
L’unité nationale exige de faire de la sécurité une priorité politique parce que lorsque la peur mine la vie de nos concitoyens, lorsque les délinquants pensent que la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors la fraternité et la liberté qui sont les valeurs fondamentales de notre République perdent leur sens et oui à ce moment là l’unité nationale est menacée.
L’unité nationale suppose de donner à notre pays autant qu’il nous donne parce qu’en réalité on a l’habitude dans ces campagnes électorales de toujours en demander plus à l’Etat mais l’unité nationale, la République, sa cohésion dépendent d’abord de chacun d’entre nous, d’abord de l’attitude de chaque citoyen. Au fond chaque citoyen français tient entre ses mains une part du succès de la France et chaque citoyen français porte en lui le flambeau d’une Histoire qui vient de très loin, d’une magnifique Histoire, d’une Histoire prestigieuse et d’une Histoire qui si nous le voulons et si nous en faisons les efforts nécessaires qui peut encore aller loin.
Alors, mes amis, je vous demande une seule chose au fond, soyons fiers d’être Français.
Aimons notre pays, aimons la France !
Célébrons ses qualités, soyons lucides sur ses défauts, mais servons la France, respectons la France, chérissons la France, parce que la France, c’est notre patrie !
Nous sommes maintenant dans la dernière ligne droite,
Nous devons entreprendre une marche militante. Une marche massive en serrant nos rangs.
Ensemble, il faut que nous allions bousculer les scénarios écrits d’avance.
Il faut que nous tracions à travers les attaques.
Il faut que nous entraînions les sceptiques.
Je vous demande de vous mobiliser, je vous demande de vous rassembler, je vous demande de vous battre, de vous battre pour la victoire de Nicolas Sarkozy parce que c’est l’intérêt de notre pays, c’est l’intérêt de la République, c’est l’intérêt des valeurs que nous défendons ensemble.