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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 11:07

Tribune parue dans le journal Le Monde en date du 20 décembre.

Depuis deux ans, je parcours notre pays, et je n’ai pas été surpris par cette élection régionale. J’ai vu des agriculteurs performants qui travaillent 80 heures par semaine et ne peuvent pas se verser de salaire à la fin du mois. J’ai vu des entrepreneurs et des artisans qui paient tant de cotisations, d’impôts et de taxes que leur revenu est inférieur au SMIC. 6 millions de Français inscrits à pôle emploi ;  700.000 chômeurs de plus depuis 2012, alors que l’Allemagne créait 600.000 emplois ; 2 millions de jeunes qui ne sont ni à l’Ecole, ni en formation, ni en emploi…

 

La vie est de plus en plus dure, l’avenir de plus en plus incertain, et on s’étonne que l’extrême droite gagne du terrain ! Quand il n’y a plus de progrès, quand il n’y a plus cette énergie économique qui motive l’existence de chacun, alors tout le monde se replie sur soi, avec sa rage au ventre. C’est sur le terreau de la paupérisation que s’étendent les questions d’identité nationale, de sécurité, d’immigration.

 

François Hollande n’est pas le seul coupable du mal être français, mais sa politique l’a aggravé. Ses réformes économiques sont trop insignifiantes pour relancer la croissance et l’emploi. Ses grands discours républicains ne réparent pas concrètement les fissures de notre pacte qu’il a si longtemps niées. Le Président ferait bien de ne pas jouer au monarque au-dessus de la tempête, car lui et son gouvernement sont les premiers responsables du climat délétère dans lequel s’est tenue l’élection régionale. Il est consternant d’entendre dire qu’à l’Elysée on est soulagé de pouvoir faire de la tactique sur les décombres d’un scrutin inquiétant pour tous.

 

François Hollande a un devoir : comprendre la colère et combattre le désespoir en faisant en sorte que les 16 mois qui lui restent ne soient pas les plus longs et les plus inutiles de la Vème République. A l’agenda gouvernemental, je ne vois rien qui soit à la hauteur de l’avertissement des régionales.

 

Sur le travail et l’emploi, il ne suffit pas de demander des rapports, de multiplier les commissions et de bricoler des mini lois. Sommes-nous oui ou non en guerre contre le chômage, la désindustrialisation et le vote protestataire ? Si c’est le cas, alors le gouvernement doit très rapidement faire sauter des verrous. Il faut simplifier les conditions de conclusion et de rupture du contrat de travail, donner la liberté aux entreprises sur le temps de travail, revoir la définition du licenciement économique. Un fil conducteur : respecter l’autonomie des accords conclus dans les entreprises.

 

Il est urgent d’effacer les seuils sociaux et leur nuisible logique : plus vous embauchez, plus vous subissez d’obligations réglementaires ! Urgent d’agir pour l’avenir de l’UNEDIC et ses 26 milliards de déficits, en mettant en place la dégressivité des allocations et une formation puissante et obligatoire pour les chômeurs de longue durée.

 

Avec 1% de croissance et plusieurs millions de chômeurs, le Parlement peut-il débattre pendant 12 mois d’une mini loi El Khomri, comme il a débattu pendant 12 mois de la petite loi Macron ?

 

Dans nos campagnes, les feux de la colère s’étendent. Pour nos agriculteurs, la baisse des charges est une question de vie ou de mort. Dans l’immédiat, le gouvernement doit libérer les agriculteurs de toutes les contraintes qui n’existent pas ailleurs en Europe. Nos administrations vont souvent plus loin que les législations communautaires. Un choc de simplification immédiat est nécessaire à nos paysans qui ne sont pas seulement les paysagistes de nos territoires.

 

Dans le pays, émane une demande d’autorité. Depuis quatre ans, notre politique de sécurité oscille entre fermeté et laxisme. Jamais les relations entre la police et la justice n’ont été aussi tendues. La Garde des sceaux brouille le message de l’Etat. Sa réforme de la justice des mineurs programmée en 2016 doit être stoppée. Et si Christiane Taubira persiste à douter du bien-fondé de l’état d’urgence, alors elle doit être écartée du gouvernement.

 

Sur la remise en ordre de nos finances publiques, François Hollande doit se reprendre. Il use d’un argument fallacieux : la sécurité des Français plutôt que la sagesse financière. Il y a trois ans, c’était une autre ficelle : la croissance plutôt que la rigueur budgétaire. Nous n’avons eu ni croissance, ni rigueur. La dette française s’est envolée, l’Etat n’a pas été réformé, nos administrations ont continué d’embaucher sans compter, les 150.000 postes supprimés par mon gouvernement ont été effacés par le culte du toujours plus… Le jour où le cours de l’euro et le prix du pétrole augmenteront, le jour où la BCE cessera de faire tourner la planche à billets et où nos taux d’intérêts se relèveront, la France sera au bord de la faillite et ce jour-là comment financerons-nous notre sécurité ?  

 

Le Président de la République considère que le pacte de stabilité n’est rien d’autre qu’une obligation qui nous est imposée par l’extérieur et non une exigence librement choisie par un pays souverain. Ce discours fait le jeu de tous ceux qui accusent Bruxelles de tous les maux qui sont en réalité les nôtres.

 

L’Europe part en vrille. Après la Grèce, après nos errements face aux afflux de réfugiés, voici la menace du Brexit. La France n’étant pas en situation de leadership, nos concitoyens cèdent à la tentation du protectionnisme. Quelle vision de la France et de l’Europe, François Hollande oppose-t-il au repli nationaliste ? Quelle nouvelle politique face à la montée en flèche de l’extrême droite ?

 

Monsieur le Président, notre nation n’est pas seulement en état d’urgence face aux terroristes, elle est en alerte rouge sur le plan économique, social et démocratique. Le temps n’est plus aux demi-mesures. Si vous n’entendez pas l’avertissement, vous serez responsable du naufrage national. 

Monsieur le président, reprenez-vous, il y a urgence !

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Publié par François Fillon
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commentaires

gilles 28/12/2015 10:27

http://www.liberation.fr/direct/element/el-khomri-nous-sommes-dans-une-phase-de-stabilisation-du-chomage_27365/
Tout va très bien madame la marquise, tout va très bien.
où le manque de compétences tire sur la communication qui entraine elle même un manque de confiance en nos élites et un repli sur soi

gilles 26/12/2015 14:49

On voit le scénario de l'extreme droite arriver. Déchéance de la nationalité. Personnellement, je n'en saisis pas les enjeux. je trouve cela particulièrment injsute à priori dans ses fondements. Après les français de moins de quinze d'ancienneté, il y a les français qui ont la double nationalité à côté des français français. En clair, il y a les français et des sous français.
Pourquoi ne pas ressortir du placard de l'Histoire, les FSE et les FSM de l'Algérie française pendant qu'on y est. Tout cela a des relents de poubelles qui masque la vérité. Un français qui enfreint violemment la loi est mis en marge de la société cad en prison. Point.
Le problème, c'est qu'il va falloir crééer un guantanamo à la française si on continue vu le prosélytisme qui sévit dans nos prisons de l'aveu même de notre administration pénitentiaire.
Triste réalité de laisser aller. Absence de présence du pouvoir. Quant on a l'autorité, il faut exercer le pouvoir.
Au bout de ses renoncements, on voit apparaitre inexorablement l'extreme droite au pouvoir, faut d'un leader alternatif implicitement reconnu.
Même la Corse, image microcosme réduit de notre pays a basculé. Perfusée de subventions comme la France à la morphine du déficit et de la prestation sociale, incapable arithmétiquement de faire face à ses fins de mois, bourré de clientélisme alors que ses gênes la porte naturellement à un dynamisme lumineux par ses individualités au service de notre nation, cette région est l'illustration de ce délitement.
Quelle hypocrisie dans le discours des élites indépendantistes ! Qu'ils creusent bien les pistes de l'indépendance, au bout il n'y a que la misère. Depuis les années 70, le discours indépendantiste n'a été que le porte voix d'une complainte permanente à la subvention. A part le tourisme permis par l'accrochage au continent, quelle source de création de richesses, sauf à appeler à la rescousse une puissance étrangère qui cherchera le point de chute d'une base militaire à quelques milles de nos cotes en échange de quelques subsides ? Et encore, la destination Corse fait pale figure en terme de couts chez les européens face à la Sardaigne du fait des couts supra continentaux.
Quelle bouffonnerie !
Vivement les primaires.

Catherine 24/12/2015 17:10

Cher Mr Fillon ,

En cette fin d'année, j'ai souhaité vous communiquer mon "analyse" (partielle) de votre ouvrage "FAIRE" que j'ai lu et relu avec intérêt et plaisir : ce livre mêle habilement vos racines, vos convictions, vos passions et votre engagement, votre parcours politique depuis 40 ans qui en est l'émanation. "FAIRE" est une remarquable analyse pleine de vérités explicitées et de réflexions argumentées. Il en ressort manifestement votre capacité à observer, écouter , arbitrer et présider. Vous dénoncez les travers, errements de la vie politique française récente, l'idéalisme "contraste saisissant qui sépare l'utopie des campagnes électorales et la réalité de l'exercice du pouvoir" (page 27).
Vous qui n'étiez pas prédestiné à faire de la politique votre profession, nous faites bien sentir comment "vous avez tout aimé de la politique" (chapitre II) à travers votre sens de l'intérêt général et votre humanité : "j'ai la passion de la FRANCE" (p.35) mais il se trouve que "nos doutes, nos inquiétudes, nos malaises proviennent d'un sentiment de marasme" qui s'est installé d'alternance en alternance, d'élection en élection...
"Il y a toujours eu en France une tension philosophique et politique entre liberté et égalité" d'où ce besoin pathologique de légiférer!

Au chapitre VIII ( A quoi sert le 1er Ministre ?) vous analysez parfaitement les institutions de la Vème République et le rôle du Premier Ministre à Matignon: "un carrefour où se tissent les liens entre le Président, le Parlement, le Gouvernement ainsi qu'entre le Politique et l'Administration", "un lieu où l'action quotidienne des pouvoirs publics s'organise (...) , où des dizaines d'arbitrages sont rendus en permanence"; "le 1er Ministre est le principal interlocuteur du Parlement au sein de l' Exécutif","Il joue le rôle d'un médiateur indispensable entre l'Exécutif et le Législatif"; " la cohésion de l'action gouvernementale se joue à Matignon ("l'interministériel"); "l'interaction Elysée-Matignon doit être permanente.
Matignon : "Centre névralgique de la machine administrative française" "Service quotidien de l'Etat", "Salle des machines".
"A Matignon la tactique, à l' Elysée la stratégie" = "esprit originel de nos institutions".
Ce chapitre est un excellent cours de droit constitutionnel !

Ce chapitre VIII corrèle le chapitre VI "Pourquoi feriez-vous demain ce que vous n'avez pas fait hier ?"
Je m'en suis déjà expliquée sur ce blog afin de défendre votre expérience de 1er Ministre.
Je cite " J'ai toujours défendu la primauté du Pdt de la République qui est l'essence de la Constitution et qui détient la légitimité suprême, celle du suffrage universel" de là votre loyauté institutionnelle et personnelle que vous mettez en avant (p.71).
A partir de cette mise au point j'espère qu'on ne vous posera plus la question et que l'on comprendra enfin la répartition des responsabilités incombant au Pdt de la République et à son Premier Ministre (qui est par ailleurs responsable devant le Parlement).

Au chapitre XI (Plein Emploi) je retiens la nécessité de "développer une flexisécurite adaptée au modèle français et de rétablir le dialogue social sur la base d'une représentation syndicale revalorisée ("un syndicalisme d'adhésion constructif )". Il y a là un pari essentiel !
Par ailleurs vous mentionnez la différence de progression entre le PIB de la France et celui du salaire moyen ( d'où résulte un décrochage macroéconomique)

Au chapitre XIII ( l'Education)
Vous dénoncez à juste titre le monopole idéologique de la Gauche ("Antiélitisme primaire", "recours sempiternel incantatoire au toujours plus de moyens") alors que le problème de fond tient davantage au rôle social des enseignants et à la reconnaissance dont ils ont besoin !

Chapitre XIV : La Foi
Vous opérez là une distinction fondamentale entre la foi personnelle résultant de convictions intimes, d'une éducation familiale ou d'une conscience mûrie et l'exercice d'une religion (en tant que pratique religieuse sociale rituelle ainsi qu'une séparation entre l'espace privé (dédié à la spiritualité) et l'espace public (où l'instauration de la laïcité a été rendue nécessaire).
Page 171 je relève la réflexion suivante : "Nous sommes pétris de contradictions intimes, inhérentes à une Nation qui a le goût de la culture et de la réflexion... Le rôle d'un Président de la République est de prendre en compte les aspirations contradictoires qui traversent ses citoyens et de les concilier en faisant la part des choses". Voilà qui est bien dit !

Chapître XVI : L' Autorité
"L'autorité est dans la mesure et dans l'exemple"
"La profonde crise de l'autorité que traverse notre pays vient de ce que ni les hommes ni les institutions ne savent plus inspirer le respect"
"Notre Etat doit réapprendre à être respectable"
"Le rétablissement de l'autorité passe par la modernisation de notre système judiciaire... La justice a besoin de moyens"
Vous soulignez également le rôle essentiel de la famille, sa responsabilité dans l'éducation et l'apprentissage de l'autorité et des valeurs morales !

Chapître XVII / Les lois de l'hospitalité
J'ai noté page 202 :" La France n'est pas qu'un territoire, elle est un Idéal qui fascine encore le monde malgré les erreurs de ses gouvernants et les rides de la société"... Le sentiment d'exclusion résulte d'un échec de l'intégration qui trouve son origine dans les années 70 quand la croissance économique commence à faiblir et le chômage à s'installer". Tout à fait exact !
Page 203 :"Tel est le but avoué des totalitaristes islamiques : instiller la haine entre les Français ( qui s'aiment d'ailleurs si peu entre eux) en multipliant les attentats aveugles sur notre territoire ( voir le 13 novembre).

Au Chapitre XX Vous appelez au soutien des Chrétiens d'Orient (auquel il faudra bientôt ajouter celui des Chrétiens d'Occident ?) et mettez en exergue au chapitre XXI la peur des Russes ( le diable Poutine) devant les bouleversements et déséquilibres du monde.

En conclusion je retiens de votre livre votre extraordinaire lucidité quant à la situation mondiale et votre volonté inébranlable de redresser la France. Vous voilà parvenu quasiment à l'aboutissement de votre programme de gouvernement et pratiquement au sommet de votre carrière (Vous qui aimez l'altitude !). J'espère vivement que l'année 2016 en verra la concrétisation et l'année 2017 l'officialisation !
En vous souhaitant d'Heureuses et Paisibles Fêtes de Fin d'Année
Très cordialement
Catherine

reiller 29/12/2015 08:36

Vous évoquez "le besoin pathologique de légiférer". Le choix des mots est bon.

Mais à mon sens, cette pathologie est psychosomatique: c'est leur seul moyen d'exister; tout le reste est, peurs, impuissance , démissions, alors ils écrivent pour se convaincre de leur utilité, et accessoirement se gavent; car l'argent ,les passes droit, s'ils ne font pas le bonheur ,font l'importance, ersatz de l'estime de soi!

François Carmignola 23/12/2015 17:45

Hollande vous a répondu ! En maintenant une déchéance de nationalité absurde, à coté de tous les vrais enjeux. Il ne s'occupe pas d'économie, ni de dette, ni de police, il s'occupe à se faire réélire, en piégeant la droite dans ses propres propositions. Il va même jusqu'à sacrifier sa reine (Taubira) !

Et bien j'espère que vous allez le remettre dans le droit chemin de ce qu'il faut faire et qui est ce que vous décrivez ici.

Tout cela en refusant avec hauteur ses petits arrangements: quel plaisir ce sera de voir le FN voter avec le PS ce minable autoritarisme!

Les tenants de la liberté et il y en a à gauche, pourront alors se prévaloir de l'application énergique des lois existantes plutôt que de changements paniqués de la constitution sous le feu de l'ennemi !
Vous êtes le gaulliste qui sera vainqueur de tout cela !

GERARD DE ANGELI 23/12/2015 11:01

La partie ne va pas être facile, ni pour vous ni pour les Républicains. Parce que les Français ne croient plus aux hommes politiques, la confiance est rompue. Trop de promesses, trop de clientélisme, trop de démagogie et de langue de bois, trop d'abus (cumul des mandats, on le voit encore pour M.Laurent Wauquiez qui garde tous ses mandats ou M. Le Driand, tout cela est insupportable). La grande question bien évidemment en filigranne, bien sûr, c'est : les Français veulent-ils ou non s'engager avec force dans la mondialisation, ou préfèrent-ils se recroqueviller et vivre sous le parapluie de l'état en faillite ? THAT IS THE QUESTION - G.DE ANGELI - LR VOSGES

GERARD DE ANGELI 23/12/2015 10:52

Cher Monsieur Fillon. J'avais lu votre tribune dans le Monde, et je prends connaissance des commentaires qui vous sont faits ici. Je suis surpris par le scepticisme, la méfiance, voire l'agressivité qui s'exprime. LA PARTIE, EN EFFET, NE VAS PA

lapaladine 23/12/2015 07:41

J'ai acheté votre livre, "Faire", que j'ai lu avec un grand intérêt.
Votre analyse est juste, d'autres la font aussi comme Agnès Verdier Molinié "on va dans le mur" mais qui aura le courage de faire les réformes?

Les gens du PS ont un leitmotiv, en ce moment, il faut développer l'apprentissage, la formation.
- sauf qu'il faut des patrons ou des entreprises pour embaucher des apprentis, le gouvernement l'oublie et c'est un vrai problème
- sauf qu'il n'y a que 400 000 emplois environ non pourvus, alors que fait on des 5 600 000 chômeurs restant? On les invite à immigrer ailleurs qu'en France?
- sauf que même les jeunes diplômés se retrouvent au chômage. Un de mes fils qui a fait l'UTT par alternance s'est vu congédié comme deux autres ingénieurs à la fin de leur contrat d'apprentissage, l'entreprise a embauché 3 nouveaux étudiants de l'UTT par alternance. Il travaille comme ouvrier en intérim sur un contrat de 3 mois, ce afin de ne pas être au chômage. Doivent ils partir hors de France pour trouver du travail et laisser la place aux migrants?

Car nous sommes vraiment naïfs et "bonne pâte" car que faire des migrants quand il y a 6 millions de chômeurs en France!
Si vous interrogez les migrants, que vous leur demandez, si lorsque la paix sera revenue dans leur pays, est ce qu'ils repartiront dans leur pays, ils répondent non et qu'ils ont bien l'intention de rester en France.
C'est à dire que ces migrants sont non plus des réfugiés politiques mais des migrants économiques contrairement à ce que nos gouvernants veulent nous faire croire.
C’est ce qui m’est arrivé samedi matin quand j’ai interrogé un chrétien d’Orient à qui je donnais un cours de Français, ingénieur informaticien. Il m’a répondu que maintenant son pays c’était la France. Et donc les pays dont sont originaires ces migrants vont être privés de leur intelligentia quand ils voudront se développer économiquement.

lucterius 22/12/2015 11:53

Monsieur Fillon

Peut être lirez vous ce petit mot. Mais plus probablement vous ne le lirez pas. C’est bien dommage car vous êtes sympathique et pourtant peu de monde votera pour vous. Pourquoi ? Parce que toutes les analyses pertinentes du monde ne servent à rien. Celles que vous faites sont excellentes, et d’autres en font d’aussi bonnes encore. Mais nous les français savons que ce ne sont que des mots et que celui qui sera élu ne pourra tenir pratiquement aucune des promesses qu’il aura faites. Alors que devrait-on dire aux français ? Tout simplement ceci :

Français vous savez que quel que soit celui que vous allez choisir il lui sera impossible de gouverner car à la moindre décision importante des manifestations monstres s’élèveront. C’est ainsi que cela s’est passé depuis 30 ans. Et c’est ainsi que cela va continuer encore. Pourquoi ? Parce que vous ne vous reconnaissez pas dans les décisions qui sont prises car en effet on ne vous les demande jamais. Alors, si vous m’élisez, je m’engage le mois suivant à faire un référendum sur les grands sujets de société et à appliquer vos décisions dés qu’elles auront plus de 60% de votes favorables. Ainsi et ainsi seulement nous sortirons de l’immobilisme qui nous paralyse depuis tant d’années.

Enfin nous aurons un discours innovant et celui qui le tiendra sera élu. Mais qui sera-t-il ? Nul ne le sait.

Lucterius
pour plus de précisions cliquer sur : http://revesdefrance.free.fr/zdemocratie.htm

hélène 26/12/2015 11:49

cette analyse est réaliste- mais à la condition de poser des questions pertinentes et sur tous les sujets importants préoccupent les Français

Sylvain 21/12/2015 20:25

Quel culot! Vous voudriez nous faire croire que la crise est causée par .... le droit du travail ! ou mieux par le smic qui serait trop haut! Non monsieur la crise est causée par votre idéologie qui a conduit à une dérégulation du secteur financier délirante. La crise est une crise financière . Hollande commence à redresser la barre très timidement certes, mais après le Big Krach il n'hésitera pas une seconde à publier les listings des fraudeurs des "paradis" qui ne paient pas d'impôt depuis parfois des décennies. Monsieur Fillon vous êtes un rêve de banquier véreux, vous prônez la dérégulation du travail ,la fin du smic soit un appauvrissement général des Français et toujours aucune taxe pour le capital véreux, aucune,savez vous seulement ce qu'est le high frequency trading? ou n'écoutez_vous que le lobby bancaire

reiller 23/12/2015 17:23

Nous sommes sur un pont de neige; à la moindre secousse nous tombons dans la crevasse. Autrement dit que les taux d'intérêt remontent à une valeur normale et c'est la banqueroute de l'état français. Alors que chacun s'accroche à ses avantages est totalement suicidaire. Et le trading n'a rien à voir dans le fait que notre commerce extérieur est largement déficitaire; et que nous nous appauvrissons d'autant chaque année. Et si nous ne sommes pas encore au fond du trou c'est grâce aux astuces des banques centrales, mais ces manipulations de banquiers rendent la situation très instable.

bibi 21/12/2015 11:16

m hollande n écoute personne combien de fois l avez vous interpellé lui demandant de changer de stratégie ? rien ni fait alors fonçait et ne vous laissez pas distancer par Juppé quand a Sarkozy il na pas compris que les français ne voulaient plus de lui vive 2016

Thais; 21/12/2015 11:00

courage on compte sur vous Mr Fillon.J'ai lu votre livre très intéressant.

reiller 21/12/2015 09:19

Je vous aime bien ,mais c'est lassant. Rien de neuf dans la manière d'aborder le problème.

Vous jouez à l'opposition, proposez au Président des idées propres à faire bouger ce système bloqué dans ses conventions d'un autre âge.
Il a fait un geste sur le cumul des mandats ,et des primes demandez plus: il y a des possibilités évidentes!
Nous en avons marre des frais de mandats forfaitaires, demandez une évolution à l'anglaise.ça fonctionne hors de France.
Observez habilement que le salaire des fonctionnaires est fixé par le ministère, et le temps de travail par d'autres; c'est une curiosité française productive à votre avis?
Il est des écoles qui ont de bons résultats bien que situées dans des quartiers difficiles (il y en a même qui de très mauvaises sont devenues bonnes); agitez ces mauvais exemples sous le nez de l'égalitariste en chef.
L'assemblée nationale a la possibilité institutionnelle d'exercer un contre pouvoir sur les services, en complément des rapports inutilisés de la cour des comptes, faites semblant de croire que c'est l'exécutif qui bloque cette évolution essentielle .
Le Président a lancé une réflexion sur la définition et le rôle des branches professionnelles, félicitez le; mais proposez d'aller plus loin qu'une mini réduction de leur nombre sans séparation totale de la fonction publique et des professions du privé. Là aussi c'est essentiel.

Enfin quoi, poussez les à faire le sale boulot!

Gaëtan 20/12/2015 18:18

100% d'accord avec cette tribune ainsi je dois le dire avec presque tout ce qui écrit dans "Faire". Votre principal handicap notamment pour la primaire est d'avoir été5 ans le 1er ministre d'un président qui irrite beaucoup de monde y compris à droite et qui n'a pas -encore- compris qu'il peut s'il persiste nuire au succès de la droite et du centre en 2017.

Gaëtan 20/12/2015 18:14

100% d'accord avec cette tribune et je dois dire aussi avec presque tout ce qui est écrit dans "Faire", livre complet pour mieux vous connaitre et surtout mieux vous comprendre...Votre principal handicap est d'avoir été le Premier ministre d'un président qui n'a pas -encore-compris qu'il ne doit pas être candidat.Dommage que le soir du 2ème tour vous étiez -me semble-t-il- absent des médias (sauf un twitt) alors que vos concurrents à la primaire sont intervenus.Vous avez toutes les qualités dont nous avons besoin.

Lem 20/12/2015 16:07

Monsieur Fillon, bonjour,
Votre article est très réaliste. Mais il nous faut une troisième force : un grand rassemblement au Centre. Sinon, ce sera la catastrophe. Merci Monsieur Fillon, de l'initier. Et Joyeux Noël.
Je vous joins une petite composition.
Bien Cordialement

Noël : L’Espérance
Noël, Fête de la Nativité
L’Espérance donnée par une naissance
La vie, fruit de l’Amour
La Parole a pris chair
Elle m’a sauvé de mes errances, de mon intime enfer
L’enfant dans la famille
L’Espérance du lendemain
Une joie, pour les pauvres comme pour les riches
Noël : naissance de la vie spirituelle
A nous d’en faire notre nourriture
Noël : soit la lumière qui éclaire mon chemin
L’Etoile qui conduit vers un ailleurs qui aime
Allons, en route, regarde vers l’avant
La vie est là et ses possibilités entières
Noël : une espérance pour le monde

Pascal Laborie 20/12/2015 14:07

Cher Francois

Je crois vraiment en vous en tant que personne.
De grâce changez de conseillés tant vos écrits transpirent l'ENArchie...

Il y a plein de bonnes intentions mais vos scribes n'ont aucune expérience de la vie....

Amitiés

Pascal

PAUL 20/12/2015 09:51

François, j'aime beaucoup votre programme, mais je trouve qu'il y manque une dimension.
Personnellement je verrais bien un parti nommé CLEF : Compagnons de Liberté Equité Fraternité,
avec une devise proche des compagnons du devoir : "Ne pas se servir, ne pas asservir, mais servir".
Au-delà des systèmes actuels, énarques ou autres vénaux, rejetés par une majorité de français qui se détournent ou se tournent mal , créer un parti ouvert sur:
- la liberté d'entreprendre, de penser , de vivre selon ses convictions et talents , contre un étatisme obèse et des élus intéressés par le pouvoir et les possessions , en négociations et sans casseurs
- l'équité dans les régimes de retraites et conditions de travail, entre femmes et hommes de bonne volonté, entre générations, entre public et privé
- la fraternité obligée , avec suppression de tous les privilèges, subventions à la presse et aux syndicats si peu représentatifs, pour donner plus de responsabilisation et donc de dignité
Pour moi, de classe moyenne, ni riche ni patron, prêt à faire des efforts pour l'ensemble, j'exige que vous , élus , montriez l'exemple en vous serrant la ceinture fortement pour vraiment servir le pays et le redresser.
Ne serait-ce pas la CLEF de problèmes (pas tous , évidemment , l'homme étant par essence erronant) ?
Bon courage , François, en Avent pour espérer.
Paul
P.S. j'ai la forte impression que les français rejettent en majorité Hollande, Sarko et Marine . . .

qkc 20/12/2015 09:41

Mr FILLON vous oubliez que nommé premier ministre vous avez dénoncé une FRANCE en faillite que vous n'avez pas redresser bien au contraire .Vous parlez de HOLLANDE comme un monarque en fait vous transferez les défauts de votre prestation de 1er ministre période pendant laquelle nous ne vous avons pas entendu.puisque vous étiez à la solde d'un monarque pour n'employer que ce terme .Pourquoi n'avez vous rien fait à part préparer pour l'après SARKOZY des vastes plans de licenciements et autres sans parler des hausses d'impots .... la liste est longue.Soyez modeste et faite votre bilan ou plutot celui sous les ordres de qui vous étiez puisque vous n'avez fait qu ' executer les directives le petit doigt sur la couture du pantalon .Brave petit soldat.Etant apolitique j'attends autre chose de votre part .Pour l'instant vous me décevez

Des Chastangs 20/12/2015 07:25

Monsieur le premier ministre, vous avez sans doute raison de sonner le tocsin à propos de l'emploi, l'une des causes de la montée du Fn. Et le drame du pays.

Mais peut on passer sous silence l'autre cause de l'ascension continue de la contestation, qui est la révolte contre la dilution de l'identité française ? Il est certain que pour la moitié sud est du pays, que vous fréquentez moins, la révolte identitaire est majeure. La crise des migrants, les attentats et la révélation que les terroristes étaient du sol n'ont pas créé ce sentiment, mais ils l'ont juste conforté (le retour victorieux des nationalistes corses n'est qu'un symptôme de l'affaiblissement de notre identité).
Sans son programme économique insensé, Mme Le Pen pourrait aisément franchir les seuils décisifs.
Cordialement

crocodile politique 19/12/2015 20:27

Voici une urgence opportune. La france etait deja en crise et meme en faillite avait constaté f.fillon il y a de nombreuse années quand il etait aux responsabilités. Deja visionnaire. Mais critiquer f hollande ne me fera pas oublier que c etait pire sous le règne du monarque précédant.

Brignon 19/12/2015 19:59

Monsieur Fillon, j'ai beaucoup aimé votre article publié dans le Monde. Et si je suis d'accord avec vous concernant plusieurs points exposés, je m'étonne tout de même... : mais qui donc était premier Ministre de la République de 2007 à 2012 ?? Pourquoi n'avez-vous pas vous-même, profité de votre passage à Matignon pour mettre en oeuvre ces idées, ces initiatives ??
Je me souviens d'un premier Ministre de la République, visitant la Corse en septembre 2007 qui avait eu la franchise et la lucidité de reconnaître et d'admettre que "je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d’un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d’un Etat qui n’a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer".
Mais qu'avez-vous fait pour palier à cet état de fait ? Et vous voudriez qu'en 2017, sur la base du même constat que celui que vous avez émis en 2007, les Français vous portent à la magistrature suprême pour que de nouveau, vous ne mettiez pas en oeuvre les mesures nécessaires au redressement de notre pays ?
Les français sont peut-être des veaux comme le disait le général de Gaulle, un grand homme lui, mais point trop n'en faut Mr Fillon.
Cordialement.

Dom DELANDRE 21/12/2015 20:31

Je vous rappelle qu'en 2008 il y a eu crise financière dramatique qui a failli nous ruiner. C'est étonnant mais tout le monde semble l'avoir oublié.
F Fillon n'a pas voulu ajouter à la crise économique une crise politique et institutionnelle. Il a toujours eu le soutien de la majorité parlementaire de l'époque, il représentait un pole de stabilité face à l'inconstance de la présidence.
Cessons de ressasser le passé voyons notre avenir objectivement. Et à l'heure actuelle F Fillon est le seul à proposer un vrai programme précis de rupture se fondant sur son expérience et ses erreurs, pour moi c'est l'essentiel.

Bertrand L 19/12/2015 19:55

Votre article paru dans Le Monde est excellent. Vous avez les mots justes pour alerter les Français à commencer par celui qui nous dirige. Il faut malheureusement s'attendre à vivre "les plus longs mois de la 5ème République" : Hollande n'a en effet pas la trempe d'un chef d'Etat, il continuera à faire de l'immobilisme. Nous vivons une ère Brejnev.
D'ici là il faut espérer comme vous le dites que le ciel ne nous tombe pas sur la tête (remontée des prix du pétrole, remontée des taux d'intérêts, changement de politique de la BCE…).
Nous comptons sur votre détermination plus que jamais pour nous redonner espoir pendant cette année 2016. Avec vous, Bertrand L

rene fegueux 19/12/2015 19:21

enfin le message fort et juste que nous attendions d un resposable de l opposition

Schachtel 19/12/2015 18:27

Votre article Mr Fillon dans ''Le Monde'' de ce jour laisse à minima perplexe !
Aurait-il oublié que vous avez été un calamiteux premier ministre cinq années durant?
Vous avez largement contribué à laisser un complément de déficit de plusieurs centaines de milliards d'€uros, et aviez d'ailleurs affirmé que vous étiez à la tête d'un état en faillite! ; sous votre mandature plusieurs milliers de postes de policiers et de gendarmes, mais aussi d'enseignants (60000), sans parler des magistrats, ont été purement et simplement supprimés. En quoi avez-vous tenté de générer au niveau de l'Europe des réformes de fond au terme de la crise financière de 2008?
Au delà de votre rêve illusoire d'accéder aux plus hautes fonctions de l'État, ce que nul ne peut souhaiter, votre propos prêterait à sourire s'il n'était profondément indécent de vouloir faire porter aux seules équipes actuellement en place l'entière responsabilité des effets supportés de la crise qui perdure.
Un homme politique digne de ce nom ne devrait jamais oublier qu'il reste avant tout un citoyen comptable de son action (ou de son inaction) et certainement pas un ''professionnel'' de la politique exclusivement guidé par son désir de carrière ou de règne. Si seulement vous aviez dans vos propos un semblant de modestie, peut-être pourrait-on vous pardonner votre indécence. Peut-on vous imaginer en ''pilote'' du pays?
Il serait plus sage de continuer plus humblement à courir sur les circuits automobiles, ce que vous dites savoir faire, même si je n'ai pas souvenir de quelque victoire que ce soit non plus dans ce domaine.

bibi 27/12/2015 20:52

heureusement tout le monde n est pas d accord avec vous vous êtes certainement un simple fonctionnaire bien syndicalisé

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