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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 18:56

 


 

François Fillon salue la présence d'élus du centre, lors d'une réunion publique au Mans le 27 avril 2012, qui montre que le rassemblement est à l’œuvre au sein de la droite du centre. Il rappelle qu'il sera toujours l’avocat inlassable de cette unité de la droite et du centre.

 

Mes amis,

Cela fait plaisir d’être dans la Sarthe et d’être ce soir au Mans, parmi vous, avec quatre ministres de mon gouvernement : Xavier Bertrand, que je vous demande d’applaudir, parce que c’est un ministre compétent, un homme engagé qui parcourt comme moi la France pour soutenir Nicolas Sarkozy avec une énergie incroyable comme vous venez de le voir.
Merci Xavier pour tout ce que tu as fait au gouvernement, pour tout ce que tu fais pour l’UMP et je sais que les militants t’en savent gré.
Merci à Gérard Longuet de nous faire partager son sens de l’intérêt national, de nous apporter cette sensibilité libérale, mais de nous faire partager aussi ce sens de l’intérêt national incarné par nos forces armées partout où les intérêts et les valeurs de la France sont en jeu.
Merci aussi à Marc Laffineur qui a su gagner la confiance des Anciens combattants, attaché à l’unité de notre famille politique et dont je veux saluer les qualités humaines.
Et merci aussi à ma complice de toujours, vous l’avez reconnue, ma chère Roselyne Bachelot, toujours fidèle, toujours généreuse, qui a été de tous les combats et à laquelle je veux dire que j’aurai toujours besoin d’elle.

Aujourd’hui, dans cette salle, c’est le grand Ouest et au-delà qui est rassemblé et c’est toute la majorité qui fait bloc.
Il y a naturellement tous les élus sarthois de la majorité.


Marc Joulaud, Dominique Le Mener, Béatrice Pavy, Fabienne Labrette-Ménager, Roland du Luart, Marcel-Pierre Cléach, Jean-Pierre Chauveau, Jean Marie Geveaux : ils sont mes amis, et ils savent que mon cœur bat toujours à leur côté.

Je voudrais saluer chaleureusement les très nombreux parlementaires qui ont accepté de se joindre à nous et, avant de les citer pour les remercier je veux leur dire qu’au moment où nous arrivons à la fin de ce quinquennat j’ai une immense gratitude envers eux, car durant cinq années j’ai été un Premier Ministre qui a pu compter sur sa majorité y compris dans les moments les plus difficiles.

Lorsqu’il fallait prendre des décisions en urgence, pour faire face à la crise, des décisions qui n’étaient pas populaires, qui n’étaient pas forcément comprises immédiatement par telle ou telle catégorie de Français qui se sentaient lésés par les décisions que nous prenions, et qui ne voyaient pas forcément qu’à long terme nous étions en train de protéger la croissance, l’économie et  les emplois de notre pays. Il n’y a pas beaucoup de Premier Ministre qui pourra dire : pendant cinq ans « Je n’ai jamais eu de difficulté avec ma majorité ». Merci !

Alors d’habitude je ne les cite pas parce qu’ils sont trop nombreux mais ce soir je vais faire une exception parce que j’en ai  envie.
Pour l’Orne: Jean-Claude Lenoir et Yves Deniaud.
Pour le Maine-et-Loire: Christophe Béchu, Joseph Bossé, Jean-Charles Taugourdeau, Catherine Deroche.
Pour l’Eure-et-Loir: Gérard Hamel, Joël Billard.
Pour la Loire-Atlantique : Philippe Boënnec, André Trillard, Joël Guerriau.
Pour l’Ille et Vilaine : Pierre Méhaignerie, Dominique de Legge, Thierry Benoit.
Pour la Vendée : Bruno Retailleau que je suis heureux d’accueillir parmi nous à l’UMP et Louis Guédon.
Pour l’Indre-et-Loire : Philippe Briand, mon ami, que j’accueille avec plaisir.
Et puis, venant de la Haute-Saône : Alain Joyandet, que j’ai eu l’honneur de compter parmi les membres de mon gouvernement.
Merci à eux tous, pour leur fidélité et leur détermination.

Je voudrais adresser un mot particulier à deux hommes, dont la présence ce soir me touche personnellement, mais qui a aussi une signification politique : Jean Arthuis et François Zoccheto.
François, Jean, je veux vous dire du fond du cœur merci de votre présence car c’est le symbole d’une majorité qui sait s’unir lorsque l’essentiel est en jeu. Au premier tour, vous vous êtes engagés derrière François Bayrou.
Aujourd’hui, vous avez rejoint Nicolas Sarkozy, comme beaucoup de vos amis centristes. Vous avez fait votre choix en hommes libres, en fonction de l’idée que vous vous faîtes de la France et des défis qu’elle doit relever ; vous avez décidé de nous rejoindre pour défendre ensemble des convictions communes.
Votre présence montre que le rassemblement est à l’œuvre au sein de la droite du centre ; et ce rassemblement vous savez que j’y ai toujours été extrêmement sensible et j’en suis, comme chef du gouvernement, l’un des garants; il nous a permis pendant cinq ans de faire de grandes choses pour la France et je serai toujours l’avocat inlassable de cette unité de la droite et du centre. 
Votre présence montre que le choix de l’abstention n’est pas un choix citoyen.
Elle montre qu’en démocratie, il y a un moment où il faut choisir son camp.
Et ce choix, il se fait autour de valeurs fondamentales.

Les gaullistes, les radicaux, les libéraux, les centristes, qu’est-ce qui fait le lien entre nous ?
Je crois que nous sommes d’abord d’une famille politique qui regarde le monde tel qu'il est, avec lucidité et avec la volonté de bâtir l’espoir sur les réalités.
Nous sommes d’une famille politique qui affirme, avec la franchise qu'exige la vérité, que la modernisation du pays n'est pas achevée; que notre compétitivité, notre productivité, notre désendettement exigent des efforts et de l’équité.
 
Nous sommes de ceux – cher Pierre Méhaignerie - qui disons que le progrès économique et le progrès social ne peuvent pas être dissociés parce qu’il ne peut pas y avoir d'efficacité sans justice.
Nous voyons dans l’humanisme une façon de résister à cette vision utilitariste et mécanique de la société contemporaine.
Nous ne sommes pas de simples consommateurs, nous ne sommes pas des numéros anonymes : chaque être humain est unique et chaque être humain possède en lui une étoile qui ne demande qu’à briller.

Ensemble, nous croyons que l'innovation et l'esprit d'entreprendre continuent de pousser l'humanité de l'avant.
Ensemble, nous voulons que l'énergie nationale soit placée au service de l'Europe et non pas contre l'Europe.
Nous sommes du camp de ceux pour qui le sort de la Liberté est l'une des missions fondamentales de la France dans le monde.
De la Côte d'Ivoire à la Libye, contre les tyrannies qui ont asservi le XXème siècle, nous avons été et nous restons des hommes et des femmes qui avons toujours refusé la domination des idéologies et l'emprise sur les âmes.
Voilà, mes chers amis, ce qui nous rassemble plus que tout !
Et voilà pourquoi, ici au Mans, nous sommes tous ensemble ce soir.


Mes Amis,
Nous vivons des jours intenses et indécis, aucun scénario n’est écrit d’avance. Au fond le premier tour, ça a été la marche d’approche dans le Piémont et puis maintenant on va gravir la face Nord dans les derniers jours qui nous restent.
Ne croyez pas ceux qui se livrent à de savantes arithmétiques électorales car la démocratie ce n’est pas ça.
Les citoyens ne sont pas des pions qu’on déplace sur un damier.
Les millions de Français qui n’ont pas voté pour le candidat du parti socialiste ou pour le Président de la République ne sont les otages d’aucun parti.
Les électeurs du centre, ceux de l’extrême-droite, les abstentionnistes, nous avons le devoir de les écouter, nous avons le devoir de les respecter. Et surtout, il faut les convaincre que c’est notre candidat qui est le plus crédible et le plus solide pour répondre aux attentes qui sont les leurs.
Pour ce second tour, tous les électeurs doivent choisir en citoyens celui des candidats qui est le mieux à même de tenir la fonction de Chef de l’Etat.

J’utilise le terme de Chef de l’Etat, parce que présider la France ça n’est pas présider un banquet de la IIIème République.
On peut aimer ou ne pas apprécier Nicolas Sarkozy, mais personne ne doute un instant de son courage et de sa capacité à décider, personne ne doute que Nicolas Sarkozy ait la carrure d’un Chef d’Etat pour diriger la France dans la situation de crise que nous connaissons.

Depuis des mois, tout est fait pour expliquer que l’élection est déjà faite.
Mais c’est mal connaître notre peuple. Et c’est bien mal connaître son indépendance d’esprit.

Cette indépendance d’esprit a le pouvoir de briser le mur du conformisme.
Conformisme, le socialisme poussiéreux qu’on nous présente sous les attraits du renouveau.
Conformiste, François Hollande et son programme qui aurait pu être écrit il y a vingt ans.
Conformistes et rétrogrades, les alliés de François Hollande qui jouent à la révolution en agitant leurs drapeaux rouges mais qui négocient leur places en toute discrétion.
Conformistes mais inquiétantes, ces promesses de lendemains faciles alors que la crise des dettes n’est pas finie et alors que la puissance de la mondialisation fissure les portes du continent européen.

Oui mes amis, j’invite à la table de la République, l’indépendance d’esprit, pour déchirer le voile des caricatures qui nous étouffe depuis trop longtemps.

Je n’accepte pas les leçons d’économie de ceux qui n’ont fait que disserter pendant que nous étions à la tâche pour protéger la France et pour protéger l’Europe de la pire crise qu’ait connu l’économie mondiale depuis un siècle.

Jamais, ils ne nous ont apporté leur soutien.
Dans la plupart des autres pays européens, face à la violence de la crise, il y a eu des accords entre la majorité et l’opposition pour sauver les économies des citoyens de chacun de ces pays à travers des garanties aux banques, pour aider au soutien aux entreprises, pour mettre en place le chômage partiel.
Le seul pays où l’opposition n’ait jamais apporté son soutien à aucune des mesures du gouvernement, c’est la France !
Et ce sont ces gens-là qui nous donnent des leçons d’économie pour faire face à la crise économique…

Je n’accepte pas que le mot «changement» soit à ce point galvaudé par un parti qui n’a jamais osé réformer, mais qui a toujours eu l’indécence de manifester contre ceux qui avaient le courage de réformer.

J’en appelle à l’indépendance d’esprit, face au bombardement intensif dont Nicolas Sarkozy a été la cible durant tout le quinquennat.
Conformiste et indigne, cette chasse vulgaire au Président.
Conformiste et délétère, ce malsain plaisir qui consiste à peindre notre pays tout en noir alors que, comme tu l’as dit Pierre, il montre en tant d’occasions sa vaillance et son intelligence.
Non M. Hollande, la France n’est pas à genoux !
Elle a démontré sa capacité à se réformer, elle a tenu le choc de la crise, elle a tenu un rôle éminent au sein de l’Europe et du G20.

Oui, j’invite les Français à cette indépendance d’esprit, parce qu’il n’y a pas d’élan national qui puisse être fondé sur les songes et les mensonges.
Songe, l’espoir que la mondialisation s’arrêtera devant les moulins à vent socialistes !
Mensonge, l’espoir que la crise s’éteindra sans efforts de gestion, de production et sans travail !
Songe, l’espoir de renégocier les traités européens !

Et je voudrais dire à ce sujet que les analystes nombreux de la presse française, qui ont fait de longues études, devraient faire preuve d’un esprit plus critique lorsqu’ils véhiculent bêtement ce message qui pendant deux jours a stupéfié l’Europe toute entière : « M. Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne soutient M. Hollande ».

On voyait ça sur toutes les télévisions, je me demande d’ailleurs ce qu’en a pensé M.  Mélenchon. Il faudrait sans doute lui poser la question.
Mais la vérité, c’est qu’il n’y a rien de commun entre le projet des Chefs d’Etats européens et de la Banque Centrale Européenne et le discours de M. Hollande. Et, Mme Merkel, hier même, a rappelé qu’elle serait vigilante pour que personne ne vienne remettre en cause les traités qui ont été durement négociés entre tous les pays européens, et qui ont abouti à stopper la spéculation contre l’euro.
Je veux rappeler que pendant six mois, depuis le mois d’Août 2011 jusqu’au début de cette année 2012, l’euro a été sous les feux de la spéculation, l’euro était menacé.
Tout au long de l’automne la question était de savoir si l’euro allait disparaitre. La presse anglo-saxonne annonçait déjà la disparition de la monnaie européenne, j’ai vu des documents économiques émanant de grandes entreprises françaises qui envisageaient ce scénario : « Et si l’euro disparaissait ? ». Pourquoi est-ce que  la spéculation contre l’euro s’est arrêtée ?
Parce que nous avons réussi à faire la démonstration que les européens étaient solidaires, qu’ils étaient capables de mettre en place les instruments financiers pour protéger les pays les plus faibles : la Grèce, le Portugal, l’Espagne… Et qu’ils étaient capables de s’engager sur une discipline budgétaire qui permettrait à tous les pays européens de revenir à l’équilibre des comptes publics.
A la minute où un grand pays européen, la deuxième économie de la zone euro, la France, annoncerait qu’elle ne respectera pas ses engagements européens parce qu’elle veut reprendre la dépense publique, parce qu’elle a fait des promesses, parce qu’il y a des accords à gauche, parce qu’il faut recruter 60 000 fonctionnaires, parce qu’il faut payer des métiers sans avenir pour les jeunes…
 A cette minute là, la spéculation économique reprendra de plus belle. Parce que simplement les banquiers, qui ont prêté beaucoup d’argent aux Etats européens vont commencer à se reposer la question de savoir si ces Etats vont les rembourser.
On vous raconte toute la journée une espèce de salade sur une conspiration internationale qui pèserait contre l’Europe et des pays européens, animée par des banquiers qui auraient un agenda caché.
La vérité c’est que les banquiers ce sont toujours des banquiers. Ils vous prêtent de l’argent et ils veulent que vous les remboursiez. Et quand ils ont le sentiment que peut-être vous n’allez pas les rembourser, ils commencent à s’inquiéter. Ils demandent des comptes, augmentent les taux d’intérêts et vous prêtent moins d’argent.
Quand M. Hollande dit « je vais dominer la Finance », on s’inquiète. Je suis sûr que dans la salle plusieurs d’entre vous, pas beaucoup certainement, ont déjà eu des soucis avec leur banquier. Je doute que vous soyez allés le voir en lui disant « Monsieur, je vais vous dominer ».
En tout cas si vous avez fait ça, ça ne s’est certainement pas bien terminé.

Mensonge, l’espoir de travailler moins, de réformer moins, de dépenser plus, et en fin de course d’aller tous à 60 ans à la retraite.
Je vous l’affirme, la France ne sera pas plus forte et plus juste en laissant ses déficits dériver, en augmentant le nombre de ses fonctionnaires, en offrant des stages parkings à sa jeunesse, en surtaxant tous ceux qui réussissent.
Ca, c’est la France qui s’éteint, c’est la France qui s’affaisse sur son héritage, le temps de le dilapider, avant de sombrer dans le déclin.

La question qui nous est posée est certainement l’une des plus graves et brutales, mais elle est limpide : dans dix ans, la France et l’Europe seront-elles encore en mesure d’influer sur le cours du monde, ou bien sortiront-elles de l’Histoire ?
Seront-elles en capacité de maintenir leur modèle de vie, ou seront-elles, comme la Grèce, condamnées aux pires sacrifices ?
Face à cette question fondamentale qui concerne l’avenir de notre continent européen, notre sort est entre nos mains. Notre sort est entre nos mains parce que c’est à nous de faire les efforts nécessaires pour redresser la situation, pour permettre à notre pays de retrouver de la croissance, du dynamisme, de créer des emplois, de faire face aux obligations qui sont les siennes.

Face à la crise, face à la concurrence mondiale, tout l’enjeu de cette élection est de donner à notre pays le pouvoir d’assurer sa souveraineté nationale.

La souveraineté nationale, c’est d’abord la souveraineté financière.

Lutter contre les déficits – Jean, toi qui t’es tellement battu pour convaincre tes collègues de la majorité, et parfois même le gouvernement, de l’urgence de cette bataille pour lutter contre les déficits que nous trainons depuis trente ans- ça n’est pas un sujet technique, ça n’est même pas une question idéologique, ça n’est pas une question de droite ou de gauche, c’est un sujet vital et moral.
Vital parce que les déficits brisent tout chance d’aller chercher la croissance et de protéger à terme notre modèle social. Si nous ne le faisons pas le moment viendra très vite où nous ne serons plus en mesure d’assurer le financement des prestations sociales dont aujourd’hui notre pays est fier.
Parce que nous avons le meilleur système de santé au monde, parce que nous avons l’école et l’université gratuites pour tout le monde, parce que nous avons des services publics qui fonctionnent, parce que nous avons un système de solidarité extrêmement généreux.
Mais si nous finançons tout cela avec de la dette, le jour va venir très vite où nous ne pourrons plus assurer cette responsabilité.
Mais c’est aussi une question morale parce qu’il n’appartient pas à nos enfants de payer la facture de notre imprévoyance. Ca n’est pas à nos enfants de payer la double peine, c'est-à-dire d’avoir eux même un pays en déclin, parce que nous n’aurions pas été capables de le redresser, et d’avoir en plus à payer la facture de la vie que nous menons aujourd’hui.

Avec le Président de la République, nous nous sommes engagés au retour à l’équilibre des finances publiques en 2016. Ce n’est pas rien, ce sera la première fois depuis 1974.
La réduction des déficits a été accélérée, passant de 7,1% du PIB en 2010 à 5,2% en 2011, nous avons démontré que c’était possible. Il fallait faire des efforts mais nous avons réduit de 25% le déficit de notre pays.
C’est le résultat des réformes structurelles que nous avons fait. Bien sûr, vous n’avez pas toujours approuvé lorsque nous avons supprimé un tribunal, une installation militaire, réduit les postes dans la fonction publique, ou quand nous avons demandé aux collectivités territoriales de réduire leur train de vie et de faire des efforts. Mais sans ces efforts, il est impossible de réduire les déficits. Et ce résultat c’est aussi le fruit des plans de rigueur que j’ai eu la charge de présenter au mois d’Août et au mois de Novembre qui avaient tellement suscité de critiques, les uns disant que c’était du bricolage, les autres que ça allait provoquer une récession dans notre pays.

La vérité c’est que c’est grâce à  ces plans qu’aujourd’hui nous sommes exactement dans les prévisions que nous avions fait pour réduire le déficit du pays

M. Hollande nous dit qu'il n'y a aucune urgence, la France peut se permettre de remettre notre objectif de 2016 à plus tard. En 2017, dit-il. Et encore : s’il y a de la croissance !
Je serais banquier je ne serais pas rassuré par une affirmation comme celle-là.
Mais je voudrais vous faire remarquer que 2016 et 2017, ce ne sont pas des dates qui sont neutres. 2017, c’est après la fin du quinquennat qui va commencer. Et puis, 2016-2017, un an de retard, c’est 35 Md€ que nos enfants auront à rembourser, c’est la mesure la plus chère du programme socialiste pour cette élection présidentielle !

La souveraineté nationale, c’est ensuite la compétitivité nationale.

C’est un mot que la gauche ne prononce jamais, je pense qu’il ne fait pas partie du dictionnaire socialiste.
On la comprend : quand on a inventé les 35 heures, il est difficile de parler de compétitivité et de dire la vérité aux Français.
Et la vérité est claire : sans compétitivité pas de croissance, pas de pouvoir d’achat, pas d’emplois, pas de justice sociale…

Dans cette campagne tout le monde célèbre le slogan «produire en France ».
Mais au-delà des discours, c’est nous, avec Xavier, qui avons eu le courage de baisser le coût du travail en revoyant le système de financement de notre protection sociale.
Notre coût du travail est supérieur de 20% à la moyenne de la zone euro. Non pas à cause des salaires mais à cause des charges sociales qui pèsent sur ce travail.
Comment voulez-vous que nos entreprises se battent à armes égales avec leurs concurrents dans de telles conditions ?
C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de baisser le coût du travail et d’augmenter la TVA pour financer notre protection sociale. Et faire en sorte, en outre, que les produits importés dans notre pays payent leur part de la protection sociale des français.
C’est la première pierre, mon cher Jean, d’une réforme à laquelle tu es tellement attaché et que tu défends depuis si longtemps, parce que c’est vrai que tu fais partie de ceux qui ont vu juste et qui mettent en garde les gouvernements successifs contre le handicap que représente le coût du travail dans notre pays.
 
C’est également nous qui avons le courage de proposer une réforme radicale de la formation professionnelle, par référendum si c’est nécessaire. Nous voulons que tous les demandeurs d’emplois se voient obligatoirement proposer une formation professionnelle correspondant en particulier aux métiers d’avenir où il y a  des perspectives d’emplois demain. Nous ne voulons plus que les chômeurs soient indemnisés pour rester chez eux mais pour être en formation professionnelle pour améliorer leurs compétences, leurs capacités, et pour occuper des emplois.

C’est nous qui avons le courage de proposer des accords de compétitivité qui pourraient être négociés dans chaque entreprise afin d’organiser les modalités du travail et de la productivité en fonction de la conjoncture !
Car il vaut mieux une bonne négociation sociale pour être plus compétitif et sauver des emplois, qu’un conflit qui se termine par un échec collectif et souvent par la disparition d’une entreprise, d’un outil de travail et des emplois qui vont avec.

C’est comme ça que l’on pourra produire en France, ce n’est pas en agitant les drapeaux rouges dans les défilés, ce n’est pas en inventant une taxe à 75% sur ceux qui réussissent. Ca n’est pas comme ça qu’on peut lutter contre la délocalisation et pour la production nationale !

La souveraineté nationale elle s’exprime désormais dans l’Europe.
Oh je sais les doutes et les irritations que soulève parfois le fonctionnement de l’Union européenne. Vous savez d’où je viens et les combats que j’ai menés, je veux vous dire aujourd’hui les yeux dans les yeux, qu’un patriote, un homme qui aime son pays qui veut le défendre, il doit être en faveur d’un Europe politique forte qui protège les citoyens français, qui nous protège dans la bataille de la mondialisation.
Il y a 7 milliards d’habitants, et une grande partie d’entre eux travaille dure car elle veut réussir. Ils veulent que leur famille soit plus heureuse que leurs parents, parce qu’ils font le même parcours que des générations et des générations d’européens pour bâtir la richesse de notre pays et du continent européen.
Pour nous défendre dans cette énorme bataille économique dont l’enjeu final est notre existence en tant que grande nation - c’est donc le mode de vie auquel nous sommes attachés - les 65 millions de Français ont besoin des 400 millions d’européens pour se défendre ensemble.
L’Europe politique, c’est l’Europe qui se dote, comme nous l’avons prévu, d’une gouvernance politique de la zone euro.
L’Europe politique, c’est une Europe qui se donne les moyens de diriger ensemble les politiques migratoires et de surveiller ses frontières. Il ne peut y avoir de politique migratoire s’il n’y a pas de frontières européennes surveillées.
L’Europe politique, c’est l’Europe qui mise sur ses filières d’excellence dont notre agriculture fait partie. Nous voulons une Europe forte pour défendre une agriculture forte, puissante, moderne qui a tellement donné de richesses à ce grand Ouest que nous représentons.
L’Europe politique, c’est l’Europe qui n’est pas naïve face à la concurrence mondiale : la réciprocité doit être la règle.
Cette Europe politique, Nicolas Sarkozy est en capacité de la bâtir. Elle peut répondre à cette diversité française qui s’est exprimée au premier tour de cette élection présidentielle, parce qu’elle est capable de rassembler à la fois ceux qui aiment  la France et croient en l’Europe.

L’Europe de François Hollande, elle n’est que désordre et improvisation.
Si demain, comme le propose le Parti socialiste, les engagements européens de la France étaient remis en cause, si demain notre pays relâchait ses efforts budgétaires, alors il faut être lucide : la force d’entraînement du tandem franco-allemand se désagrégerait et l’Europe se bloquerait.
M. Hollande nous dit qu’il ira voir Angela Merkel pour la sommer de revoir les traités… Il surestime ses forces et surtout son pouvoir de séduction.
L’Allemagne, qui est solidement gérée, respecte la France lorsque la France est sérieuse, pas lorsqu’elle est désinvolte et dédaigneuse. 

Enfin, mes chers amis, la souveraineté nationale se confond avec la République.

La République c’est peut-être ce que la France a apporté au Monde, c’est un système politique original que nous avons construit au fil des siècles.

La République s’est organisée autour de l’Etat, de ses institutions républicaines et de ses services publics. Je veux dire qu’à chaque fois qu’on dénigre les institutions républicaines, à chaque fois qu’on siffle la Marseillaise dans un stade, à chaque fois qu’on dénigre l’Etat, on abaisse la République et on va contre la souveraineté nationale.
Mais l’Etat est au service de la France, des Français, des citoyens, pas au service des corporatismes !
Si nous avons instauré, avec Nicolas Sarkozy, le service minimum à l’Ecole et dans les transports, c’est parce que l’Etat est au service des citoyens y compris en temps de grève.  Pendant les cinq années qui se sont écoulées, et je pense que c’est la première fois pendant la Ve République, le gouvernement que j’ai dirigé avec le Président de la République, et la majorité, n’a jamais été dans une situation où il aurait dû supprimer une réforme ou un texte en cours d’examen au Parlement parce qu’il y avait des manifestations dans la rue. Nous avons résisté !
Et en disant cela je ne porte pas de regard critique sur ceux qui manifestent, ils ont le droit de le faire, on est dans une démocratie, tout le monde à le droit d’exprimer son opinion. Mais je dis simplement que quand le Président de la République a été élu par une majorité de Français, sur un programme, quand les députés ont été élus par une majorité de Français sur un programme, alors il n’est pas normal que quelques centaines de personnes, bloquant les transports en Ile-de-France, empêchent la majorité de mettre en œuvre le programme sur lequel elle a été élue.

La République se forge aussi dans les familles qui sont si importantes, dans lesquelles on se réfugie  surtout quand on est confronté aux difficultés. Nous devons rappeler à toutes les familles que leur première responsabilité, c’est de s’occuper de leurs enfants et ne pas laisser cette éducation à la société.

La République se façonne à l’Ecole qui doit rappeler à nos jeunes que le respect des autres s’ancre dans le respect de la nation française qui est notre maison commune. Et dans cette maison commune, chacun a des droits mais aussi des devoirs.

La République exige de faire de la sécurité une priorité, car lorsque la loi de la rue est plus forte que la loi de la République, alors la liberté et la confiance en l’autre perdent leur sens. 
Comment penser que la gauche avec son histoire, avec son passé, et avec les mesures qui sont annoncées dans son programme, serait mieux à même que Nicolas Sarkozy de lutter contre l’insécurité ?
Comment croire qu’après avoir annoncé que la première des mesures qu’elle prendrait, en cas d’élection, serait l’abrogation de la loi sur les peines plancher qui permet de punir plus sévèrement les multirécidivistes qui sont responsables de l’insécurité dans notre pays ?

La République, elle est sociale, car sans solidarité il n’y a pas de cohésion nationale… Mais la solidarité a un prix !
Chacun doit comprendre que les droits sociaux ne sont pas extensibles à l’infini et chacun doit comprendre que la réforme protège mieux la solidarité que le conservatisme.
Qui a mieux défendu nos retraites ?
Est-ce que ce sont ceux qui sont allés manifester dans les rues ?
Est-ce que c’est le parti socialiste, qui s’est opposé à toutes les réformes des retraites depuis 1993 ?
Ou est-ce que c’est nous, qui avons pris le risque de la réforme, qui avons consolidé le système de retraite français et fait en sorte que les retraités ne voient pas leurs pensions diminuer ?

Qui combat mieux l’assistanat et la désespérance sociale ?
Ceux qui disent, comme nous, que chaque chômeur doit être formé et orienté vers un emploi, ou ceux qui se résignent à distribuer des allocations sans contreparties ?

La République, c’est aussi offrir à nos enfants le pouvoir d’être maîtres de leur destin.
Quand nous prenons garde de ne pas dépenser plus que nous gagnons, nous nous comportons en républicains.
Qui est le plus crédible pour réduire les déficits ?
Ceux qui baissent les dépenses de l’Etat, où ceux qui n’annoncent aucune réduction de ces dépenses par peur de fâcher leurs prétendues clientèles électorales.
Comme si les fonctionnaires n’étaient pas des femmes et des hommes responsables, capables de comprendre qu’un Etat fort n’est pas un Etat surendetté.
  
Enfin, la République exige de rappeler que nous sommes une nation de citoyens.
Qu’est ce que ça veut dire une nation de citoyens ?
Une nation qui a intégré génération après génération des hommes et des femmes venus de tous les horizons, qui ont apporté leur force de travail à notre pays, qui ont donné leur sang parfois pour la France, mais qui sont devenus français qui ont les mêmes droits et devoirs que les autres.
Ca veut dire que nous ne sommes pas une nation où chaque communauté pourrait faire passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République.
Nous sommes une nation d’intégration, pas une nation mosaïque.
C’est la raison pour laquelle je suis hostile au vote des étrangers aux élections locales proposé par les socialistes car il débouche sur une  citoyenneté à deux vitesses, qui n’est absolument pas conforme à la notion même de la citoyenneté telle que nous l’avons construite dans notre pays.
Et parce que le droit de vote des étrangers c’est l’assurance de donner des voix aux communautaristes, à ceux qui viendront se battre sur le terrain de l’élection municipale pour défendre leurs traditions et leurs coutumes contre les lois de la République.
Voilà pourquoi nous avons interdit le voile à l’Ecole et le port de la burqa parce qu’en France, femmes et hommes vivent ensemble, sans se défier, sans s’abaisser !

Par delà les origines, les religions, nous sommes une nation fraternelle, et la fraternité est le contraire du repli.

Si vous êtes là, ensemble ce soir au Mans, rassemblés par delà vos différences, c’est parce que la France n’est pas une abstraction.
La France parle en vous !
Elle vous murmure tous ces combats anciens qui ont fait de notre patrie, la patrie de la liberté, de l’égalité, de la fraternité.
Elle vous rappelle au souvenir de tous nos aïeux qui ont travaillé dur pour conquérir le progrès et la justice.
12 heures par jour, ils travaillaient dans les champs, à l’usine, dans leurs commerces, dans leurs bureaux…
La France n’est pas devenue l’une des grandes puissances du monde par hasard. Il a fallu des siècles d’acharnement au travail ; il a fallu le génie de nos entrepreneurs, de nos inventeurs, de nos agriculteurs.
Et toute cette richesse produite par ces hommes et ces femmes, nous avons pu la partager et l’orienter vers la constitution d’un pacte social qui nous protège et nous solidarise  

Oui, cette France-là parle en vous.
Elle vous rappelle aussi au souvenir de tous ceux qui ont donné leur vie pour notre indépendance, pour nous donner la fierté de dire : «je suis français». 
Et je le suis parce qu’avant moi, des jeunes de vingt ans ont eu le courage de sortir des tranchées malgré la mitraille, ont eu l’audace de s’engager dans l’armée des ombres malgré le peloton d’exécution.
Nous sommes les héritiers de toutes ces générations de travailleurs et de héros qui ont bâti notre pays.

Cette longue Histoire de France n’appartient pas à la droite ou à la gauche, elle appartient à tous ceux qui veulent bien se souvenir que notre pays est la somme de toutes ces énergies et de toutes ces vaillances qui se sont déployées pour aller chercher le progrès et la liberté.

Rien ne nous fut donné par hasard !
Rien aujourd’hui n’est acquis !
Rien ne nous autorise à penser que notre génération n’a pas, elle aussi, sa part d’effort à accomplir. 
La France est notre seconde famille, et une famille ça se défend avec détermination  et courage.

Au cœur de cette famille, il y a la démocratie qui fait, de chacun de nous, des citoyens.
Et en démocratie, il y a un moment où il faut choisir entre deux programmes, deux visions de la France différentes, deux personnalités. Eh bien nous y sommes.

Deux programmes !
L’un nous invite à regarder la vérité en face.
L’autre nous invite à esquiver les difficultés.

Deux visions de la France !


L’une nous parle de grandeur, je veux parler de cette volonté gaullienne de viser plus haut que nous-mêmes. L’autre nous parle de socialisme.
Deux personnalités !
L’une est friable comme l’argile; l’autre solide comme le roc.
Il s’appelle Nicolas Sarkozy. Et c’est pour lui, c’est avec lui, et c’est pour la France, que nous nous engageons maintenant et de toutes nos forces.

Vive la France et vive la République.



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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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Zakopcanova-Pierrat 07/05/2012 01:23


Restez avec nous, montrez le chemin de futur, on compte sur vous, en 2017  on compte sur votre candidature pour les presidentielles, tenez bon. Merci pour votre droiture,votre
engagement,votre force et la confiance que nous avons en vous.

TELLIER Vincent 29/04/2012 09:55


Monsieur Fillon


J'adhère à 100% à vos propos politiques et économiques. Je souhaite que vous ayez l'ambition de vous présenter aux présidentielles de 2017.


Si tel est le cas j'aimerai rencontrer votre antenne dans le Nord Pas de Calais pour oeuvrer si possible à la réalisation de cet objectif.


Respectueusement


V TELLIER

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