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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 18:06

 


 
François Fillon rappelle que dans le programme socialiste, il n’y a pas une seule réforme proposée par la gauche qui s’attaque réellement à nos problèmes, lors d'une réunion publique à Montereau le Jeudi 5 avril 2012.
 

Mes chers amis,

 

C’est un très, très grand plaisir pour moi de vous retrouver ce matin aux côtés d’ Yves Jégo et d’Henri de Raincourt au moment où nous courons la dernière ligne droite.

 

Je voudrais d’abord dire à Yves Jégo, combien j’apprécie qu’il m’ait invité à venir participer à cette réunion devant vous. Il vient de le dire lui-même. Il a été membre de mon gouvernement, nous avons eu des désaccords, mais j’ai toujours eu du respect et de l’estime pour Yves Jégo et aujourd’hui ma présence ici c’est à la fois le symbole de ce respect et de cette estime, mais c’est aussi et surtout, le symbole du rassemblement de l’ensemble des familles politiques de la droite et du centre derrière Nicolas Sarkozy dans l’intérêt de notre pays.

 

Je suis heureux de saluer Henri de Raincourt, qui a, dans mon gouvernement, une des charges les plus nobles ; au fond, celle de la coopération et celle de la main tendue aux pays, notamment, de l’autre côté de la Méditerranée, agités par toutes les crises que vous savez, par cette pauvreté qui jette tellement d’hommes et de femmes sur les routes du monde. Merci Henri de Raincourt, après avoir été un remarquable Président du groupe UMP au Sénat dans des moments extrêmement difficiles, d’être aujourd’hui ce Ministre de la Coopération.

 

Je veux saluer les parlementaires présents ici, Jean-Jacques Hyest, Didier Julia, Marie-Louise Fort. Je veux saluer Frédéric Valletoux. Depuis cinq ans, je veux m’adresser à eux de façon très particulière puisqu’au fond nous sommes à quelques jours de la fin de ces cinq années, de la fin de cette législature. Et bien, je veux leur dire que pendant cinq ans j’ai pu compter sur eux. Et j’ai pu compter sur eux parfois dans des moments extrêmement difficiles.

 

Lorsque la crise frappait, lorsqu’il fallait prendre des décisions impopulaires, mais qui étaient nécessaires pour préserver l’avenir de notre pays, eh bien, j’ai toujours pu compter sur la solidarité des membres de la majorité et je sais que c’est difficile parce que je sais que ce n’est pas la même chose de voter une loi, de mettre en œuvre une réforme à l’Assemblée nationale, dans la chaleur et la solidarité d’une majorité et puis de se retrouver samedi suivant sur le marché de sa commune face à une population qui ne comprend pas toujours pourquoi on a pris ces décisions et qui peut considérer qu’à un moment où un autre, ses intérêts ont été lésés. Merci de votre soutien, vous portez une grande part dans le redressement de notre pays.

 

Dans toutes les régions de France que je parcours, ce qui explique l’heure à laquelle se tient cette réunion et vous voudrez bien m’en pardonner, je rencontre des jeunes, je rencontre des militants, je rencontre des hommes et des femmes qui sont prêts à se battre, qui sont prêts à se battre pour défendre nos valeurs, pour défendre notre bilan et pour défendre nos projets.

 

Nous sommes à quelques jours du premier tour et je veux vous dire que nous ne devons pas compter nos efforts pour aller convaincre nos concitoyens qui hésitent encore. La bataille que nous avons engagée est une bataille très difficile et en même temps c’est une bataille qui est absolument fondamentale pour l’avenir de notre pays.

 

Je veux donc vous remercier d’être ici. Je veux vous remercier de votre engagement et je veux vous dire qu’avec Nicolas Sarkozy, nous comptons sur vous parce que nous allons avoir besoin de votre énergie jusqu’à la dernière minute.

 

Nous sommes sur la bonne voie. Souvenez-vous du début de la campagne. Pendant des semaines, l’opposition a cru qu’il suffisait de ne rien dire et de laisser filer le temps pour l’emporter. Mais, avec la campagne et avec la lumière qui éclaire les discours des candidats, qui éclaire le bilan du gouvernement et de la majorité, alors le programme du Parti socialiste apparaît dans toute sa vacuité. Et le bilan du gouvernement et du Président de la République s’impose au cœur de la campagne. Jour après jour, Nicolas Sarkozy, que la gauche pensait hors-jeu, dont certains observateurs avaient déjà prédit qu’il ne serait pas au second tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a montré qu’il était combatif. Nous, qui le connaissons, nous savions qu’il n’y avait pas à en douter. Qu’il était déterminé, et surtout qu’il avait une vision de la France à défendre.

Est-ce qu’on peut en dire autant de son adversaire ? Son adversaire, il est prudent sur la forme et il est insaisissable sur le fond. Heureux ceux qui savent vraiment ce que pense François Hollande. En vérité, il ne pense rien, il s’adaptera aux circonstances ou bien il nous dit que tout dépendra de la croissance. Quand on prétend à la fonction suprême, quand on prétend être le chef de l’Etat, celui qui conduit les destinées de notre pays, cela n’est pas ainsi que l’on doit traiter les enjeux de demain.

 

Les français ont besoin de clarté et ils méritent plus d’ambition.

François Hollande a demandé à Monsieur Fabius - c’est déjà tout un symbole - de lui préparer un planning de sa première année. Hier, nous avons découvert ce planning en avant-première.

Qu’est-ce qu’on y trouve ? Des gestes symboliques qui n’auront aucune conséquence sur votre vie quotidienne, comme par exemple ce qu’il appelle le blocage du prix du pétrole pendant trois mois. Cela consiste à bloquer les marges des pétroliers pendant 3 mois. L’incidence sur le prix du pétrole doit être de quelques centièmes de centimes, quelques centièmes de centimes pendant trois mois.

On y trouve des retours en arrière, beaucoup de retours en arrière, des retours à la période de Lionel Jospin, qui semble être considéré par les socialistes comme une période bénie. Apparemment ce n’est pas ce que les français en avaient pensé aux élections présidentielles de 2002.

On y trouve beaucoup de répliques des mesures que nous avons déjà prises sous le quinquennat.

Ainsi, François Hollande veut créer une Banque de l’Industrie que nous avons créée.

Il veut « booster » les investissements, ce que nous avons fait.

 

Mais on y trouve surtout des aveux et des dangers.

 

Le principal aveu est sur les retraites. Je veux le dire solennellement devant vous, les socialistes sont des menteurs. Ils ont fait campagne pendant des semaines et des semaines en promettant aux français que la première chose qu’ils feraient en revenant au pouvoir c’est de vous redonner la retraite à soixante ans, que nous n’aurions, selon eux, jamais dû réformer.

Peut-être certains d’entre vous, les avez crus. Peut-être une partie des français qui déclarent aujourd’hui vouloir voter pour François Hollande pensent-ils que les socialistes et que la gauche vont tenir leurs engagements. Or, qu’est ce qu’on découvre dans le programme qui a été présenté hier ? On découvre que seuls ceux qui ont commencé à travailler à dix-huit ans pourront accéder à la retraite à soixante-deux ans.

 

Alors était-ce nécessaire de mener pendant des mois et des mois un immense combat contre le gouvernement, de faire descendre dans la rue des millions de français pour réclamer le maintien d’une retraite à soixante ans qui est impossible à financer compte tenu de l’allongement de la durée de la vie et alors même que dans tous les autres pays européens, la retraite est à soixante-cinq ou au-delà de soixante-cinq ans.

 

Est-ce que c’était nécessaire d’organiser cette contestation ?

 

Est-ce que c’était nécessaire de jurer qu’ils reviendraient la dessus pour finalement au bout du compte, nous proposer une petite demi-réforme qui coûtera cher, qui obligera à augmenter les cotisations des salariés pour financer la retraite mais qui est à cent lieues des promesses que les socialistes avaient faites.

 

Et je voudrais dire que ce n’est pas la première fois, sur ce dossier de la retraite, sur cette question si fondamentale de la retraite, les socialistes n’ont pas cessé de mentir aux français.

Depuis trente ans, lorsqu’en 1993, le gouvernement d’Edouard Balladur a décidé d’allonger la durée de cotisations des salariés du secteur privé passant de trente-sept annuités et demie à quarante annuités et demie, les socialistes se sont insurgés en disant « Dès que l’on reviendra au pouvoir, on reviendra à trente-sept annuités et demie ».

Ils sont revenus au pouvoir en 1997, naturellement ils n’ont rien changé à la réforme qui avait été voulue par Edouard Balladur.

 

Lorsque nous avons, en 2003, décidé que les salariés de la fonction publique, les salariés du secteur public seraient alignés sur les salariés du secteur privé, que leur durée de cotisations serait aussi de quarante ans, les socialistes nous ont combattus pendant des semaines et des semaines, et ils ont juré que lorsqu’ils reviendraient au pouvoir, ils abrogeraient cette réforme.

Est-ce que vous voyez quelque part dans leur projet la moindre indication de ce qu’ils voudraient revenir à trente-sept annuités et demie pour les salariés de la fonction publique ? Pardon d’insister sur cette question, mais je pense qu’elle est fondamentale au-delà du problème des retraites parce qu’elle signifie que les socialistes n’ont aucun respect des engagements qu’ils prennent. Ce qu’ils veulent, c’est être élus et donc ils sont prêts à tout pour l’être, ils sont prêts à caricaturer le bilan de la majorité, ils sont prêts à nier l’existence d’une crise économique mondiale, ils sont prêts à salir jour après jour le Président de la République, ils sont prêts à vous promettre la lune comme le retour de la retraite à soixante ans mais ils savent en réalité qu’ils ne tiendront jamais aucun de ces engagements. Eh bien, je dis que cela n’est pas digne d’un grand parti de gouvernement que de se conduire de cette façon.

 

La vérité c’est que dans le programme socialiste, il n’y a pas une seule mesure qui puisse laisser entendre aux français qu’il faut faire des efforts.

 

Il n’y a pas une seule réforme proposée par la gauche qui s’attaque réellement à nos problèmes de compétitivité, la compétitivité de l’économie française, ce qui était au cœur de la visite que j’ai faite ce matin à l’entreprise Silec.

 

Il n’y a pas une seule réforme qui s’attaque à nos problèmes de financement de la protection sociale. Comment financer à l’avenir la protection sociale à laquelle nous sommes attachés ?

 

Il n’y a pas une seule réforme qui s’attaque à notre problème d’endettement. Les socialistes nient que notre pays, comme tous les autres pays européens, soit confronté à une nouvelle ère, à une compétition d’une extrême violence, qui est une compétition avec d’immenses pays, qui ont des ressources considérables, qui ont des populations énormes : la Chine, l’Inde, le Brésil, la Corée, l’ensemble du continent asiatique, qui veulent leur part de la richesse et qui viennent nous disputer la place de premier qui était la nôtre dans la production industrielle et dans la production de services dans le monde.

 

Or, comment est-ce que nous avons financé nos retraites ?

Comment est-ce que nous avons financé le meilleur système de santé du monde ?

Comment est-ce que nous avons financé l’école et l’université gratuites pour tout le monde ?

Avec notre production, parce que nous étions les meilleurs dans le monde, parce qu’avec les autres pays européens, nous vendions nos produits au monde entier. Si demain nous ne pouvons plus vendre nos produits, et bien nous n’aurons plus les moyens de financer ni nos retraites ni notre système de protection sociale ni notre système d’éducation. Voilà le cœur du débat de l’élection présidentielle. Et tous les soirs, depuis plusieurs semaines, devant des salles comme la vôtre, je pose cette question, mais naturellement au-delà de vous, je la pose aux responsables socialistes qui ne répondent jamais : «  Citez-moi une réforme, une seule réforme qui soit de nature dans le projet socialiste à créer de l’emploi et à améliorer la compétitivité de l’économie française ? ». Il n’y en a pas. Ils ne sont pas capables de répondre parce qu’il n’y a aucune mesure qui aille dans ce sens.

 

Alors, aujourd’hui même, Nicolas Sarkozy, dans quelques heures, va présenter les mesures qui doivent prolonger l’élan de modernisation que nous avons insufflé à notre pays depuis cinq ans. Ces mesures ce sont celles d’une France forte, parce que nous avons besoin d’une France forte pour défendre notre modèle social, pour défendre nos concitoyens et d’une France responsable.

 

Ce sont celles d’une France qui prend la mesure des défis auxquels elle est confrontée. Pendant cinq ans, et malgré la violence des crises, nous avons lancé des réformes inlassablement. Et nous l’avons fait, parce qu’elles étaient indispensables. Elles l’étaient, parce que dans un monde de sept milliards d’habitants, les soixante-cinq millions de français doivent regarder la vérité en face. Parce que sur tous les continents, en Chine, en Inde, au Brésil, d’autres peuples qui aspirent à la croissance, au travail et à la richesse, nous défient. Ces peuples font valoir leurs atouts, ils font valoir leur droit à partager la richesse mondiale. Et depuis cinq ans avec Nicolas Sarkozy, nous n’avons eu qu’une seule chose en tête : défendre la place de la France dans ce monde de compétition.

 

Non seulement, nous avons engagé des réformes courageuses, des réformes qui changent à long terme la compétitivité de l’économie française - je pense à l’autonomie des universités, je pense au soutien à la recherche, je pense aux investissements d’avenir, je pense à la réforme du dialogue social ou au service minimum – mais nous avons réussi à résister en même temps à une crise, qui est une crise qui a terrassé certains pays européens, qui les a mis à genou : la Grèce, le Portugal, l’Irlande, aujourd’hui l’Espagne.

 

La récession dans notre pays a été la plus faible de tous les pays européens.


Le pouvoir d’achat, dans notre pays, a tenu alors même qu’il était en chute libre dans la plupart des autres pays européens. Je sais que c’est un sujet difficile parce que la gauche a tellement tympanisé les français sur l’effondrement du pouvoir d’achat qu’il est presque interdit de citer les chiffres de l’INSEE. Donc je ne les cite pas, mais je me réfère à un grand journal de gauche, qui fait une campagne extrêmement active pour François Hollande et qui a titré au début de cette semaine, voulant sans doute être désagréable avec nous, « dans le quinquennat de Nicolas Sarkozy, le pouvoir d’achat a peu augmenté ». Eh bien, dit comme cela, et dit par Libération, je le prends comme un grand compliment.

 

Quant à la hausse du chômage qui est la préoccupation majeure pour le gouvernement, pour la majorité, pour l’ensemble de nos concitoyens, chacun doit avoir l’honnêteté de reconnaître qu’elle a été deux fois moindre que dans la moyenne de l’Union européenne. Deux fois moindre que dans la moyenne de l’Union européenne grâce aux mesures que nous avons prises.

 

Alors je sais bien que nous n’avons pas tout réussi, et je ne viens pas ici, devant vous, crier victoire, en expliquant comme tous ces hommes politiques que j’entends, que tout ce qu’ils proposent est forcément bien, qu’il n’y a pas d’erreurs qui ont été commises, qu’il n’y a pas eu des sujets sur lesquels on aurait aimé avancer plus vite, que la crise n’a pas bousculé certaines de nos espérances. Mais en même temps, ce que je vous dis, les données que je mets sur la table devant vous, elles sont incontestables et le mérite de cette campagne, c’est justement de rééquilibrer la vérité.

 

Les socialistes pensaient que la caricature du bilan qu’ils ont fait pendant cinq ans, ils pensaient que le fait d’avoir sali le Président de la République jour après jour, cela suffisait à les faire élire et qu’ils n’avaient pas besoin d’avoir de projet, qu’ils n’avaient pas besoin de faire de campagne. Eh bien, aujourd’hui, ils s’aperçoivent que c’est une mauvaise stratégie. Et si « l’homme à l’écharpe rouge », comme tu disais tout à l’heure, remporte un tel succès, c’est sans doute parce qu’il doit y avoir un peu de déception à gauche sur la qualité du projet de François Hollande et sur la personnalité de ce candidat.

 

Plus d’une fois, nous avons été amenés à nous adapter aux circonstances économiques internationales, nous avons été amenés à contourner des obstacles. Nous l’avons fait avec des marges de manœuvre extrêmement serrées, peut-être comme rarement un gouvernement n’en a connu dans l’histoire récente de notre pays. Mais nous avons tenu bon, nous n’avons jamais reculé, nous n’avons renoncé à aucune des réformes que nous avions engagées. Et je veux vous dire que c’est peut-être ce dont je suis le plus fier, parce que ce qui faisait le malheur de notre pays depuis si longtemps, c’est l’incapacité qui était la nôtre à aller jusqu’au bout des réformes lorsqu’il y avait une contestation.

 

Combien de fois avez-vous vu dans l’histoire de ces vingt dernières années un Président de la République élu par la majorité des français, une majorité élue par la majorité des français, une majorité de parlementaires élue sur un projet, mettre en œuvre ce projet et reculer, et retirer, des réformes parce qu’il y avait des manifestations, parce que quelques centaines de milliers de personnes avaient pris en otage par exemple les transports publics parisiens pendant quelques jours, cela suffisait à faire tomber un ministre, à faire reculer un gouvernement, c’était contraire à la démocratie et c’était surtout contraire à la nécessité de moderniser et de réformer notre pays. Et bien avec Nicolas Sarkozy, nous avons, pendant cinq ans, montré qu’il était possible d’avoir un dialogue social, qu’il était possible de présenter des réformes équilibrées mais qu’il était aussi nécessaire lorsque le Parlement avait décidé d’engager ces réformes d’aller jusqu’au bout et de ne jamais céder à la pression.

 

Alors rien ne serait pire demain que de voir détricotées toutes ces réformes et de voir réduit à néant les efforts que nous avons faits et que nous avons demandés aux français.

 

Rien ne serait pire que de voir notre pays décrocher à l’heure où au contraire d’autres s’accrochent pour réussir. C’est pour cela que nous devons nous battre.

 

Déjà le Parti socialiste se défile et préfère raconter des histoires aux français. Il leur fait croire que la croissance reviendra en un coup de baguette magique, sans que l’on se mobilise, sans que l’on aille la chercher cette croissance. Et comment aller chercher la croissance autrement qu’en travaillant, autrement qu’en réduisant notre dépendance à l’égard des financiers internationaux, c’est-à-dire des banques, donc en réduisant notre dépense publique.

 

Comment croire que la croissance pourrait venir dans notre pays sans effort ? Ils font croire que l’on peut produire en France sans se poser la question de l’innovation et de la compétitivité. Ils veulent nous faire croire qu’on peut régler les problèmes de la France seul, dans notre coin, entre nous, sans faire des efforts au niveau européen et sans faire de compromis avec les autres pays européens qui sont une partie de notre avenir. Les français savent bien au fond d’eux-mêmes que tout cela est faux. Ils savent bien que les nations qui n’innovent pas, les nations qui se replient sur elles-mêmes, les nations qui sont dans le déni de réalité, sont des nations qui sont condamnées à rester au bord du chemin.

 

Comme dans toutes les élections présidentielles, je pense que nombreux sont les français qui se posent la question de savoir quels sont les vrais sujets qui comptent. Quels sont les vrais enjeux de cette élection présidentielle ? Eh bien, moi je vais vous dire pourquoi nous nous battons.

 

Nous nous battons pour que la France, dans dix ans, soit le pilier d’une Europe forte et d’une Europe respectée. Si nous voulons résister à cette compétition avec les asiatiques, avec l’Amérique latine, avec l’Amérique du Nord, si nous voulons que l’Europe reste la région du monde où l’on vit le mieux finalement, eh bien, il faut que cette Europe soit forte, il faut qu’elle soit puissante, il faut qu’elle ait une monnaie qui soit une monnaie respectée, il faut qu’elle soit capable de se défendre contre ce qui est une guerre, une guerre économique qui nous est menée.

 

Pour que cette Europe soit forte, il faut que la France en soit un des principaux acteurs. On a vu pendant toute la période 2008, 2009 et 2010 et encore cet été avec les attaques contre la monnaie européenne et contre la Grèce, que la France était le principal moteur de résistance, le principal moteur de propositions, grâce au Président de la République, grâce à son courage, grâce à son dynamisme, grâce – il faut bien le dire aussi – à son audace, à son culot, au fait qu’il accepte de prendre des risques, ce qui n’est pas la règle parmi la plupart des chefs de gouvernement européens.

 

Quand je vois toutes ces caricatures sur Nicolas Sarkozy, quand je vois tous ces éditoriaux qui le salissent, je pense moi au Nicolas Sarkozy que je connais, c’est-à-dire à celui avec lequel j’ai travaillé pendant cinq ans. Et j’ai en mémoire deux souvenirs que je veux évoquer devant vous parce que à eux seuls je trouve qu’ils suffisent à balayer les caricatures et les critiques.

 

Le premier de ces souvenirs, c’est en 2008 lorsque le monde était au bord de la faillite financière. Une banque américaine qui avait fait faillite, une faillite de banque c’est un événement exceptionnel et dans ce système financier mondial interconnecté, on s’attendait à ce que d’autres banques américaines, européennes fassent faillite. Et vous savez ce que cela veut dire la faillite d’une banque ? Cela veut dire que vous perdez vos économies parce qu’il n’y a jamais autant d’argent dans la banque que la somme de tous les comptes de ceux qui en sont des clients. C’est comme cela que fonctionne le système financier. Donc, c’était le risque de la ruine pour beaucoup de français, pour beaucoup d’européens, pour beaucoup de petits épargnants et c’était surtout le risque d’un cataclysme économique si les banques faisaient faillite.

 

On était réuni à l’Elysée un soir de 2008 avec une demi-douzaine de chefs de gouvernement européen et Nicolas Sarkozy, ce jour-là, écoutait les avis des uns et des autres. Et qu’est ce que lui disaient ces conseillers ? Qu’est ce que lui disaient les meilleurs experts financiers de notre pays ? Qu’est ce que lui disaient les autres chefs de gouvernement, à l’exception d’un, le Premier ministre britannique ?

Ils lui disaient tous « Bon, il faut attendre, il faut attendre de voir comment tout cela tourne et avant de prendre des décisions, il faut interroger les américains pour savoir ce qu’ils pensent, s’il faut interroger les institutions financières ». Enfin, il ne faut pas prendre de décisions. Et à la fin de ce dîner, le Président de la République française a dit « Maintenant on va aller à la télévision chacun d’entre nous en sortant d’ici et on va dire à nos électeurs qu’il n’aura pas de faillite de banque en Europe parce que nous avons décidé de garantir la totalité des dépôts des banques européennes ».

Il faut un certain culot pour prendre cette décision.

 

Et l’autre souvenir qui m’a marqué parmi tant d’autres, est une réunion internationale à l’Elysée. Il y a cette fois-ci une quarantaine de chefs de gouvernement autour de la table à l’heure du déjeuner et on est en train de décider des conditions de notre intervention militaire en Libye. Tout le monde parle, il y a beaucoup de discours, on ne sent pas vraiment les décisions se préciser, se construire.

Et pendant que tout le monde parle, comme c’est toujours le cas dans ces grands rendez-vous internationaux, moi je sais quelque chose, je suis le seul à savoir autour de cette table avec le Président de la République, c’est que au moment où on est en train de réfléchir à la manière dont les forces internationales vont intervenir en Libye pour sauver les civils libyens du massacre auquel ils sont destinés, les avions français ont déjà décollé depuis plusieurs heures pour arriver pile à temps pour empêcher les troupes de Kadhafi de massacrer les hommes et les femmes de Benghazi. Il fallait du cran, du courage et du culot pour prendre cette décision.

 

En tout cas, cette France forte et cette France respectée, cela ne va pas se faire tout seul.

Cela implique d’abord de réduire les dépenses publiques parce qu’un pays qui est trop dépendant de ces banquiers est un pays qui a perdu son autonomie.

Cela implique de se battre pour la compétitivité.

Cela implique de consolider notre modèle social.

 

Je reviens à l’instant, grâce à Yves Jégo, de visiter l’entreprise Silec. Yves Jégo vient de lui remettre un label qui distingue la qualité de sa production, qui garantit que ses produits sont fabriqués en France. Ce sont des sujets qui sont au cœur des questions que nous devons nous poser dans cette campagne présidentielle. Dans dix ans, où en sera la France ?

 

Est-ce que ce sera toujours une terre de production ?
Est-ce qu’elle aura toujours des usines pour employer sa main d’œuvre qualifiée ?

 

Ces questions, le Parti socialiste n’a pas le cran de se les poser.

 

Cela n’est pas en refusant de parler de compétitivité, en refusant d’utiliser le mot concurrence internationale que l’on empêchera les entreprises de se délocaliser.

 

Cela n’est pas en se lamentant sur les évolutions du secteur industriel qu’on inversera la tendance. Non, c’est en menant de toutes nos forces la bataille pour la croissance, la bataille pour l’emploi et la bataille pour produire en France.

 

Depuis cinq ans, nous n’avons eu de cesse de répondre à ce défi. C’est pour y répondre que nous avons supprimé la taxe professionnelle parce que la taxe professionnelle venait étouffer les investissements des entreprises.

 

Aujourd’hui, même François Hollande, encore un sujet sur lequel on les a entendus tellement bruyamment, reconnaît à contrecœur que notre réforme, je le cite, « a pu avoir des effets positifs sur un certain nombre d’entreprises ». Alors était-ce la peine de crier aussi fort.

 

Nous avons créé le crédit impôt recherche, c’est-à-dire, en France, les entreprises qui investissent dans la recherche paient moins d’impôts parce qu’elles investissent dans l’avenir et qu’elles préparent les emplois de demain.

 

Naturellement, le Parti socialiste avait voté contre le triplement du crédit impôt recherche.

Aujourd’hui les petites et moyennes entreprises représentent près des ¾ des bénéficiaires de ce crédit impôt recherche. C’est l’un des instruments les plus incitatifs en Europe.

 

Enfin, et surtout parce que c’était le plus dur. Nous avons décidé de nous attaquer à un problème de fond qui est la question du coût du travail.

Il n’est pas possible de continuer à prétendre vouloir fabriquer en France si une voiture fabriquée en France coûte plus chère qu’une voiture fabriquée en Allemagne, fabriquée en Suède, ou fabriquée en Italie. C’est juste impossible. Il n’y a aucun espoir pour que des industriels investissent sur notre territoire si les coûts de production sont plus élevés, je ne parle pas qu’en Chine ou qu’en Inde, mais simplement que chez nos voisins.

C’est la raison pour laquelle, nous avons pris, il y a maintenant un peu plus d’un mois, une décision courageuse, une décision difficile : augmenter la TVA pour baisser les charges qui pèsent sur le travail, pour faire en sorte que la protection sociale soit financée par l’ensemble de nos concitoyens, soit financée par les importations qui viennent sur notre territoire, et non plus seulement pas le travail des ouvriers. Si l’on veut que toute la protection sociale dans notre pays soit financée par le travail, alors nous allons continuer à détruire des emplois et à terme, nous n’aurons plus les moyens financiers de payer cette protection sociale.

 

Grâce à cette réforme, 80% des salariés de l’industrie vont voir leur coût horaire, alors même que leur salaire naturellement ne sera pas modifié, diminué de près de 6%, ce qui va nous remettre dans la moyenne européenne et en particulier ce qui va nous remettre au niveau de nos concurrents et amis allemands.

 

Cela va permettre aux entreprises de réduire leur coût de production.

 

Cela va permettre aux entreprises de devenir plus compétitives, mais surtout il faut voir dans cette décision la différence entre un Chef d’Etat qui a le courage d’affronter les vrais problèmes et en face François Hollande qui se contente de discours, de pétitions de principe, de symboles mais qui ne veut pas prendre des décisions qui pourraient être des décisions impopulaires.

 

Et puis nous avons mis en place les investissements d’avenir. 35 milliards d’euros investis dans les secteurs qui seront les secteurs d’excellence de l’industrie française de demain. De la même façon, qu’il y a quarante ans, le général de Gaulle, Georges Pompidou ont décidé parce que c’est eux qui l’ont fait, du programme électronucléaire français dont nous tirons aujourd’hui une grande partie de notre avantage de compétitivité, qui ont décidé de la construction du train à grande vitesse, qui ont décidé de la construction de l’Airbus, c’est-à-dire des locomotives de l’économie française ; eh bien, de la même façon, nous sommes en train d’investir dans les secteurs qui seront les secteurs porteurs de l’économie française. Là encore, après avoir dénigré ce programme, François Hollande l’avait traité de « grand impôt » et n’avait pas de mots assez durs pour décrire cette initiative qui avait pourtant été, d’ailleurs, portée à la demande de Nicolas Sarkozy, à l’origine par deux anciens Premier ministres, Michel Rocard et Alain Juppé, qui avaient été à l’origine des propositions de ce grand programme d’investissement d’avenir.

Eh bien, maintenant Monsieur Hollande nous dit qu’il est pressé d’en voir les résultats et qu’il trouve que nous mettons du temps à le mettre en œuvre. Il prétend nous donner des leçons pour accélérer la mise en œuvre d’un programme contre lequel, il s’était battu. Voilà qui est le candidat socialiste qui est contre nous aujourd’hui.

 

Vous savez, il n’y a pas trente-six façons pour rester une grande nation qui crée des richesses. Il faut continuer de se réformer, il faut dépenser moins, et il faut former mieux notre jeunesse. Et pour cela, la France a besoin d’un Chef d’Etat. J’utilise à souhait le mot de Chef d’Etat plutôt que le mot de Président de la République parce que quand un pays est attaqué, quand un pays est menacé comme l’ensemble des pays européens, par l’histoire, par la mondialisation, par l’évolution, eh bien, il a besoin d’un chef, d’un chef d’Etat, pas d’un champion de l’esquive qui chercher à ne déplaire à personne.

 

Evidemment, nous savions que nous ne serions pas populaires quand nous avons engagé la réforme de la carte militaire pour réduire la dépense publique, quand nous avons engagé la réforme de la carte judiciaire, ou encore la réforme des retraites, ou la réforme de l’université.

 

A l’époque nous ne pensions pas aux sondages, nous ne pensions pas aux sondages quand nous n’avons pas décidé de renouveler un fonctionnaire sur deux. C’est tellement plus facile de dire qu’on va créer des emplois publics à chaque fois qu’il y a une question qui se pose dans la société française. Mais nous l’avons fait parce que l’intérêt national est plus important que tout le reste. Et nous l’avons fait parce que l’intérêt national, cela n’est pas aller chercher des gratifications immédiates. Posez-vous la question : est-ce que François Hollande aurait fait la réforme des retraites et aurait osé affronter la pression de la rue ?

Est-ce qu’il aurait pris le risque d’imposer aux syndicats le service minimum ?

Est-ce qu’il aurait décidé de la réforme des universités qui par le passé a suscité tellement de révoltes ?

Posez la question c’est y répondre. Le parti socialiste esquive. Il esquive la puissance de la mondialisation. Il esquive le choc de la crise sur les dettes. Chacun sait pourtant qu’on ne peut pas réduire les déficits sans baisser les dépenses de l’Etat.

 

Mais on le voit encore dans le projet que François Hollande a présenté hier, il n’y a aucune baisse des dépenses de l’Etat. Il annonce même que les dépenses publiques n’augmenteront que de 1% par an. Mais avec des dépenses publiques qui augmentent d’1% par an, on ne réduira pas le déficit. On ne sera pas aux rendez-vous des engagements européens qu’on a pris. Au contraire, on continuera à creuser la dette.

 

Et, c’est une position irresponsable, j’ai eu l’occasion de le dire plusieurs fois, que je l’accusais. Je l’accusais de mettre en péril non seulement l’avenir de notre pays mais l’avenir de l’Europe.

 

Et je veux le redire devant vous ce matin. Nous avons pris des engagements de réduction de déficit. Tous les pays européens. Et c’est parce que nous avons pris ces engagements que la spéculation sur l’euro s’est arrêtée.

 

Vous l’avez vécu pendant tout l’automne. La spéculation financière contre la Grèce, contre l’Italie, contre l’Espagne, c’était en réalité une spéculation contre la monnaie européenne.

Si un seul pays de la zone euro avait déposé son bilan, avait fait faillite, n’avait pas pu rembourser ses dettes, alors la monnaie européenne se serait effondrée.

 

Nous nous serions retrouvés dans une situation où chaque pays serait reparti de son côté, où l’Allemagne aurait joué sa partition, pendant que la France se serait retrouvée seule face à ses difficultés.

 

En prenant l’engagement tous ensemble, de retourner à l’équilibre des finances publiques en 2016, en indiquant comment on va retrouver l’équilibre des finances publiques, c’est-à-dire en baissant la dépense publique.

 

En prenant l’engagement de soutenir les pays en difficulté comme ce fut le cas pour la Grèce, on a stoppé cette spéculation. Et on a sauvé l’euro. Mais à la minute où la France redeviendrait un sujet d’inquiétude pour les marchés financiers, à la minute où le monde entier se dirait, avec la politique qui est conduite, la France ne pourra pas rembourser ses dettes, à cette minute-là, la spéculation reprendrait de la plus extrême violence. Et cette fois-ci, il ne serait plus possible de l’arrêter parce que sauver la Grèce, promettre que l’on va garantir les finances grecques, les finances portugaises ou les finances irlandaises, c’est possible parce qu’il y a la France, il y a l’Allemagne, il y a de grands pays européens, qui sont des pays puissants et dont la parole compte et dont la dimension économique compte.

 

Mais si c’est la France qui est en difficulté elle-même, si c’est la deuxième économie du monde qui n’est plus en mesure d’assumer ses engagements, alors il n’y a plus aucun pare-feu possible, il n’y a plus aucune garantie qui compte, c’est la monnaie européenne qui est menacée et si la monnaie européenne est menacée, c’est toute la construction de l’Europe qui est en panne au moment même où nous avons besoin, au contraire, de la renforcer, de se servir de l’Europe comme d’une place forte pour aller affronter la compétition internationale.

 

Vous voyez que ce débat sur la question de savoir si on sera à l’équilibre en 2016 ou en 2017, si les dépenses publiques vont augmenter ou diminuer d’1%, si on va vraiment baisser la dépense publique, cela n’est pas un débat technique, cela n’est pas un débat financier, cela n’est même pas un débat idéologique, c’est juste une question de survie.

Ou on est capable de garantir l’économie européenne et la monnaie européenne et il y aura encore beaucoup de réformes à faire derrière, mais on a des chances pour se défendre, on a des chances pour sauver le modèle social qui est le nôtre, ou alors c’est une catastrophe qui s’abattra sur la France et sur l’Europe.

 

Voila l’enjeu, mes chers amis, de cette élection présidentielle.

 

Alors je voudrais pour finir vous dire que, après cinq années de présidence, le Président de la République se présente devant vous tel qu’il est. On peut aimer Nicolas Sarkozy, ou on peut ne pas l’apprécier.

 

Mais personne dans notre pays ne se pose la question de savoir s’il est capable de tenir le rôle de Chef de l’Etat. Personne ne se demande si Nicolas Sarkozy est capable de décider, s’il est capable de résister à la pression, s’il est capable de protéger les intérêts de notre pays.

En revanche, chacun se pose la question de savoir si François Hollande a la capacité d’être un chef de l’Etat.

 

J’utilise une nouvelle fois ce mot de Chef de l’Etat parce que le respect de la devise de notre République, le respect de la devise de Liberté, d’Egalité et de Fraternité c’est un combat permanent qui se conjugue avec la vérité et avec le courage.

Et je suis convaincu que l’avenir est entre les mains de chaque français et pas seulement au sommet de l’Etat. Beaucoup de l’avenir de notre pays dépend de la capacité de chacun d’entre nous à résister à la tentation d’exiger toujours plus, d’exiger toujours plus à n’importe quel prix. Beaucoup dépend de notre capacité à respecter les règles qui sont celles de la République, à ne pas frauder en pensant que ce sont les autres qui paieront à notre place le coût de nos fraudes.

Beaucoup dépend de notre capacité à résister à la tentation d’exiger toujours plus à n’importe quel prix. Beaucoup dépend du civisme des français, c’est-à-dire au fond de cette attitude à user de ses droits sans oublier ses devoirs. Et beaucoup dépend de la solidarité qui nous anime.

 

Au Parti socialiste, on parle beaucoup de solidarité et on en parle toujours comme si la gauche en avait le monopole. Mais en matière de solidarité, là encore je connais deux camps, celui qui palabre et celui qui agit.

 

Qu’est-ce que la gauche a fait pour garantir l’avenir des retraites ? C’est bien une question fondamentale de solidarité. Rien.

Qu’est-ce que la gauche a fait pour combattre l’insécurité ? C’est bien une atteinte à la liberté et à la fraternité. La délinquance avait bondi de 17% sous Lionel Jospin. Il a fallu l’arrivée de Nicolas Sarkozy pour que l’on engage un phénomène inverse de lutte contre l’insécurité et qu’on inverse la tendance.

 

Regardez Le discours qui est celui d’un grand nombre de responsables de gauche après cette terrible affaire de Toulouse et de Montauban. On a eu droit à 48 heures, soit disant, d’unité nationale. Et au bout de 48 heures, on a commencé à entendre fuser les critiques. Pas des critiques sur l’assassin, des critiques sur la police, des critiques sur les services de l’Etat, des critiques sur ceux qui ont risqué leur vie pour aller défendre celle des français.

 

Il paraît que les socialistes veulent des explications, ils veulent demander des comptes.

Mais demander des comptes à qui ? Demander des comptes aux policiers ? Demander des comptes à la justice ? Demander des comptes à l’Etat ? Demander des comptes à la France finalement ? La France qui serait coupable, mais coupable de quoi ? La France, elle serait coupable si elle ne se battait pas, elle serait coupable si elle ne luttait pas contre l’intolérance, contre le terrorisme, contre ceux qui utilisent la foi pour asservir les hommes et les femmes.

 

Eh bien oui, je me félicite.

 

Oui je rends hommage aux hommes du RAID qui ont risqué leur vie, oui je dis devant vous, honte au père de cet assassin qui ose prendre à partie notre pays.

 

Oui nous avons décidé d’envoyer avec le Président de la République un message extrêmement clair à tous les extrémistes, nous avons expulsé des prédicateurs ou refusé l’entrée sur le territoire français de prédicateurs qui tiennent des propos qui sont absolument incompatibles avec les valeurs de la République et nous le referons à chaque fois que cela sera nécessaire.

 

Mes chers amis, l’unité nationale, c’est un bien précieux dans ce contexte de compétition économique, dans cette mondialisation qui est en train de bousculer tous les repères.

Cette unité nationale doit être protégée, elle doit être soutenue.

Or l’unité nationale s’incarne d’abord dans l’Etat. Et elle s’incarne dans les institutions de la République. Et je veux dire que cela n’est pas renforcer l’unité nationale, cela n’est pas rendre service à la nation que de dénigrer en permanence l’Etat et ses institutions.

 

L’unité nationale se forge ensuite dans les familles, les familles qui doivent exercer leur responsabilité éducative et qui ne doivent pas s’en remettre à la société pour l’assumer à leur place. Nous sommes là au cœur d’un des problèmes les plus graves pour l’avenir de la société française. Le maintien d’une cellule familiale forte et d’une cellule familiale qui contribue à éduquer les enfants, notamment, aux valeurs de la République.

 

Cette unité nationale se façonne à l’école, qui a le devoir de rappeler à tous nos jeunes que le respect des autres s’ancre d’abord dans le respect de la nation, parce que la nation c’est notre maison commune. Et dans cette maison commune il y a pour chacun autant de droits que de devoirs.

 

Enfin, l’unité nationale nécessite l’intégration et l’assimilation des étrangers qui sont parmi nous. Par delà les origines, les religions, nous sommes une nation de citoyens qui s’est construite à travers les siècles par l’assimilation, par l’intégration de générations d’étrangers qui sont venus apporter leur force de travail et qui parfois ont donné leur sang pour notre pays. Mais nous ne sommes pas une nation de communauté. Nous ne sommes pas une nation où chaque communauté ferait passer ses traditions et ses coutumes avant les lois de la République. Les étrangers qui s’installent régulièrement chez nous ont vocation bien sûr à s’approprier l’héritage du pays des droits de l’homme. Il n’y a rien d’outrageant à ce que nous mettions notre patriotisme en partage mais il est naturel aussi que nous disions à ces étrangers qui s’installent sur le territoire de la République française, que nos valeurs doivent aussi être les leur.

C’est aux étrangers qu’il revient de faire l’effort, l’effort de s’intégrer, l’effort d’intégrer la France, de l’intégrer avec ses lois, de l’intégrer avec sa langue, de l’intégrer avec ses mœurs, ce n’est pas la France de se plier à des règles qui ne seraient pas conformes à notre pacte républicain.

 

Mes chers amis, l’opposition voudrait que nous arrêtions de moderniser notre pays. Elle voudrait que nous laissions la France reposer en paix, elle nous reproche de trop en faire, de trop en vouloir, mais est-ce que c’est cela le rêve français ? Une interminable période de jachères tandis que le monde file à toute allure ? Les français méritent d’autres ambitions que celles d’une sorte de tranquillité qui est en réalité l’antichambre du déclin.

La France mérite mieux que le socialisme et ces nostalgies d’un autre temps.

 

Il nous reste deux semaines avant le premier tour des élections présidentielles. Je vous demande de passer à la vitesse supérieure. Et dans deux semaines je vous demanderai d’accélérer encore. Nous devons entrainer les français qui savent qu’une grande nation comme la nôtre a besoin de vérité, elle a besoin d’audace, elle a besoin d’unité.

 

Alors mes amis, mobilisez-vous, battez-vous pour les valeurs de la République française et ensemble allons chercher la victoire de Nicolas Sarkozy.

 

Vive la République, Vive la France.

 

 

 

 

 

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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commentaires

mutuelle 02/07/2012 17:46


Très bon discour. Je suis totalement d'accord avec vous, la gauche nous a proposé un programme irréalisable, avec de l'argent qui tombe du ciel ...


J'ai peur pour l'avenir de la France, j'espère que vous prendrez la tête de l'UMP pour faire barrage au pouvoir en place.


Merci,


Juliette de mutuelle santé

Armand 21/04/2012 02:32


Vous connaissez le Tartuffe, qui publiquement "n'aime pas les riches",


mais qui est devenu riche lui même, par cumul de mandats.


 


Vous connaissez le Tartuffe, qui parle toujours de "Justice Sociale",


mais qui a voté contre la réduction des privilèges des Régimes Spéciaux.


 


Vous connaissez le Tartuffe, qui a manifesté  ostensiblement contre la loi sur la Retraite à 62 ans,


mais qui n'en parle plus maintenant.

Sylvie Casenave-Péré 15/04/2012 19:40


Bravo Cher Monsieur le Premier Ministre, pour votre discours de cet après-midi, pour votre fidélité, votre courage, votre intégrité bref, autant de qualités qui font de vous notre prochain maire
de Paris, ou mieux encore notre futur Président. 


 

MICHELE 15/04/2012 19:23


Hollande écrit dans le "Journal du Dimanche" que des turbulence touchent l'Espagne et l'Italie, mais pas la France. Pourquoi cet antisarkozysme primaire alors? Et pourquoi critiquer le
bilan du Président? Quel aveu!!!!! Il s'est pris lui même les pieds dans le tapis. Ses critiques sont continuelles et tout de suite après un magnifique compliment à N.Sarkozy (par écrit en plus).
Faut pas chercher à comprendre: c'est du Hollande. Un jour blanc, un jour noir.

gilles 15/04/2012 11:50


Ce qui est écouerant est que les français comme les grecs vont élire Papandréou qui fait le gentil avec des promesses qui ne seront pas tenues contre Karamanlis qui indiquait qu'il fallait
augmenter les impots.


Ce qui est également écoeurant, ces insinuations constantes sur NS qui tournent au lynchage à l'inculture "le nabot", "l'inculte", à l'insinuation fasciste, dictatoriale, quant ce n'est
pas de l'anti sémitisme larvé de gauche à l'endroit des origines de NS à observer les médias depuis 12 mois. Que n'at-t-on vu le profil de NS à la une des magazines, de rappel de ses
origines maternelles et autres ?


Attaques de la presse, insinuations des uns, périphrases ds autres, NS a toujours été contesté comme président selon un microcosme médiatique parisien à 97 % à gauche.


DSK multi millionaire roulant en Porche, place des Voges, au restaurant super sélect, cela allait, mais Sarko au Fouqet's, cela ne passe pas.


Entre nous le Fouqet's n'est qu'un restaurant certes correct et sur les Champs élysées, mais loin d'être au top des brasseries branchées fréquentées par les énarques de gauche.


La candidature de FH est un retour à la normale pour le sérail, un grand soulagement pour bien des appartenant à cette caste corporatiste énarque. il ya une chose qui m'a marqué, Les photos de FH
affichées à chaque fois qu'il y a un sondage. Avant, on voyait sa physionomie réelle bien rose avec ce sourire de l'innocent du village. maintenant, on voit un visage noir pas du tout retouché
par photoshop, qui contraste avec la photo de NS en face (c'est l'agité du bocal).


60 000 enseignants de plus alors qu'il y a une moyenne de 14 élèves par enseignant si on divise le nombre d'enseignants par le nombre d'élèves en France !


L'éducation nationale, c'est 1,1 M d'emplois. Le premier employeur du monde depuis que l'armée rouge n'existe plus !!


Et tout le monde de boire ce petit lait. Que la France se lève dans les urnes. La période des réformes après les 30 "endormies" s'achève, avec plus de 70 % des réformes annoncées en 2007.


Nous allons élire notre prochain roi fainéant, après Miterrand et Chirac.

MARIANE 15/04/2012 09:19







Mélenchon est un rabatteur...il va amener sur un plateau à Hollande des gauchistes qu'il aura fait rêver
avec des utopies mais à qui Hollande, lui, ne promet rien...çà s'appelle de la manipulation des masses populaires.


C'est facile avec les 400 000 EUROS qu'a fait voter Ségolène aux Syndicats par le biais de son Conseil régional. La plupart des gens qui agitent leurs drapeaux C.G.T. sont rémunérés avec les
fonds.


http://www.charentelibre.fr/2012/02/14/les-syndicats-divisent-au-conseil-regional,1079705.php


LA C.G.T. DANS LES MEETINGS DE MELANCHON POUR AIDER HOLLANDE.
Lors du conseil régional de la Vienne, Royal a accordé une subvention de 400 000 euros aux syndicats.Les esprits se sont échauffés en fin de séance, et Royal a menacé ses propres élus de la
majorité s’ils ne votaient pas la subvention de fonctionnement aux syndicats. En effet, certains élus se sont étonnés de l’importance de cette subvention aux syndicats et ont déclaré vouloir
voter contre l’attribution de cette subvention.

MICHELE 14/04/2012 09:01


Hollande annonce 16 milliards d’impôts en plus sur les ménages s’il est élu. Sarkozy, qui les a déjà augmentés cette année, promet d’en rester là.

Malgré ça ils vont voter Hollande rien que parce que pendant 5 ans on leur a seriné que Sarkosy était un mauvais président !!!!!!!!!!! c'est désolant ils n'ont rien vu rien compris ils préferent
payer plus d'impots pour chasser Sarkosy Pauvres de nous !!! allez y les amis allez y votez Hollande mais ne venez pas pleurer dans 3 mois !

Quand la gauche est forte, la France est faible

Quand la gauche est faible, la France est forte

http://www.pluzz.fr/2012--les-grandes-questions...

gaetan 13/04/2012 20:49


La crise n'est pas passagère ni conjoncturelle.4 ans de crise sur 5 années de quinquennat.


Et ni la droite, ni la gauche n'ont énoncé la solution, que seul, un politique peut énoncer.


Se retrousser les manches pour écarter l'étau qui de tout temps depuis l'Antiquité, a écrasé l'Homme entre ses machoires du produit et du confort de vie d'un côté et du cout de l'énergie et des
matières premières pour le fabriquer.


A énergie pas chère ou peu nécessaire pour un même niveau de vie, un confort de vie et un pouvoir d'achat élevé.


Seule la classe moyenne a les moyens de produire cet effort. pas les chomeurs, pas les vieux,  pas les enfants.


Annoncez la semaine de 42 heures. Difficile à expliquer mais o combien la seule vérité en cette période où les pays occidentaux ont perdu leur suprématie.


Après 2 mois d'eurphorie à ne rien faire, nous serons épinglé sur le mur de la réalité du monde qui continue à tourner.


Seul les politiques que vous êtes peuvent expliquer cette notion complexe de la création de richesse nécessaire par l'effort (et pas les taxes) tant que la science et le progrès technique
n'auront pas comblé l'augmentation des énergies et des matières premières.


C'est le coeur d'un programme de redressement, et pas un politique ne l'évoque. Donc toute la campagne est vide de sens et tourne à l'anti sarkozysme d'un côté et à la dénonciation du rêve rose.


A moins que vous ne vouliez garder ce programme pour 2017.

Corinne FEHR 13/04/2012 15:00


Décevant de votre part, de vous commettre ainsi...

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