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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 12:30

 

 

   François Fillon visite le siège de Microsoft et rencontre des créateurs de "start up" le jeudi 27 janvier 2011.(1ère partie)
François Fillon échange avec des journalistes et des jeunes créateurs de "start up" au siège de microsoft à Issy les Moulineaux le 27 janvier 2011.(2ème partie)

Je voulais depuis longtemps venir ici à Microsoft, parce que l’entreprise symbolise beaucoup des priorités de la politique économique du Gouvernement, à la fois parce qu’elle représente la très haute technologie, l’avenir de l’économie mondiale et qu’elle a fait un choix d’implanter une grande partie de ses activités, notamment de ses activités de recherche en France et je sais qu’un certain nombre de mesures que nous avons prises, comme le crédit impôt recherche n’y est pas étranger. Et puis ensuite, et c’est la raison pour laquelle je suis avec Xavier BERTRAND et Nadine MORANO ici ce matin, parce que Microsoft est une entreprise exemplaire en matière d’alternance, en matière d’apprentissage,5 % de ses recrutements sont en alternance c’est plus que le niveau légal minimum. ET il se trouve que cela correspond à une priorité absolue du Gouvernement.

 

Nous avons, hier, enregistré des chiffres du chômage pour le mois de décembre qui sont mauvais, qui sont d’ailleurs mauvais dans la plupart des pays de la zone euro et qui montrent que la crise économique a encore des effets profonds sur les économies européennes. En même temps, il faut replacer ces chiffres du chômage dans une perspective. En 2009, nous avons détruit, la crise a détruit un peu plus de 330.000 emplois, a provoqué une augmentation du chômage de 440.000 personnes. En 2010, nous avons créé 74.000 emplois, l’économie française a créé 74.000 emplois, faisant redescendre l’augmentation du chômage autour de 80.000. Et on voit, et tous les chefs d’entreprise le confirment, qu’on est dans une phase de reprise de l’économie européenne, qu’on est dans une phase de reprise de l’économie française, et que l’année 2011 va être une année qui doit permettre de faire reculer le chômage. Et pour le faire reculer, il faut continuer à prendre des mesures, et la plus importante pour nous, c’est la mesure qui consiste à traiter la question du chômage des jeunes qui reste trop importante dans notre pays. C’est pour cela que l’exemple de Microsoft est pour nous un exemple extrêmement intéressant et qu’on veut au fond populariser, utiliser pour entraîner les autres entreprises parce que l’apprentissage est une des solutions les plus efficaces pour lutter contre le chômage des jeunes. Nous nous sommes fixé un objectif de 600.000 jeunes en alternance. Pour y arriver, on a besoin d’abord que les partenaires sociaux nous fassent un certain nombre de propositions sur la manière de mettre en place cette relance de l’alternance. Ils ont été saisis, ils sont en train de travailler, nous attendons avec impatience leurs propositions et Xavier BERTRAND et Nadine MORANO auront la charge de les mettre très vite en place. Ensuite, nous avons un chômage de longue durée, qui est encore beaucoup trop important. C’est la raison pour laquelle, malgré une situation financière qui est très difficile, malgré la nécessité absolue de respecter les engagements que nous avons pris en matière de réduction des déficits, ne serait-ce que pour assurer la solidité de la monnaie européenne, nous allons maintenir à un haut niveau, les contrats aidés parce que les contrats aidés constituent une réponse, une réponse passagère mais une réponse nécessaire à la question du chômage de longue durée.

 

Et puis enfin il y a la question des seniors qui ont été particulièrement frappés par la crise. Nous avons mis en place des mesures qui, je le reconnais sont des mesures contraignantes pour les entreprises, maintenant il faut qu'elles soient appliquées. Et nous allons être extrêmement sévères dans leur application. Pourquoi ? Parce que c'est l'intérêt des entreprises de garder les seniors, c'est l'intérêt des entreprises de ne pas se débarrasser de compétences, qui sont des compétences très importantes. Et puis, nous venons de voter une réforme des retraites qui était nécessaire, une réforme des retraites qui est d'ailleurs à l'identique ou à l'image de tout ce qui se fait dans tous les pays européens. Je constate d'ailleurs qu'aujourd'hui même le Gouvernement espagnol a réussi un accord avec les partenaires sociaux sur le passage de l'âge de la retraite à 67 ans. Cette réforme elle est nécessaire à la compétitivité de l'économie française, donc c'est très important pour une entreprise comme Microsoft, comme pour toutes les entreprises françaises, de pouvoir avoir un coût du travail, un niveau de charge qui soient dans une moyenne, qui lui permette de mener la compétition au plan international. Mais si on met en place un allongement de la durée du travail, il faut aussi que les entreprises comprennent qu'il faut garder les salariés jusqu'à l'âge de la retraite. Voilà, ça fait beaucoup de raisons de notre venue ici.

 

Je veux terminer simplement en disant que le plus important en matière d'emploi, au-delà des mesures ponctuelles que je viens d'évoquer, qui sont nécessaires dans une phase de crise, c'est de continuer à améliorer la compétitivité de l'économie française. Il n'y a pas d'autre solution, il n'y a pas de remède miracle pour créer des emplois, pour exporter il faut qu'on soit aussi bon que les meilleurs et en particulier qu'on soit aussi bon que les meilleurs en Europe. C'est la raison pour laquelle nous avons supprimé la taxe professionnelle, c'est une mesure qui va s'appliquer pleinement en 2011 et qui va avoir des effets sur la compétitivité des entreprises. C'est la raison pour laquelle nous avons tellement tenu à conserver le crédit impôt recherche au niveau où il était, malgré toutes les tentatives qui étaient nées ici ou là pour le réduire. Et c'est la raison pour laquelle on va continuer à travailler sur l'allégement des contraintes qui pèsent sur les entreprises, sur toutes les procédures pour pouvoir créer vite son entreprise, l'auto entrepreneur, les dispositifs qu'on a imaginés pour faire en sorte que ceux qui créent leurs entreprises ne soient pas obligés de risquer tout leur patrimoine, puissent mettre à l'abri une partie de ce patrimoine. Et puis, naturellement, il faut continuer à faire un très gros effort sur la recherche ou l'innovation, et ce sera le cas avec les 35 milliards d'investissements d'avenir que nous sommes en train de mettre en œuvre. Les appels à projet sont en train de se multiplier et je suis sûr que, peut-être Microsoft, ou peut-être les jeunes entreprises qui viennent à l’instant de se présenter, auront peut-être l’occasion de participer à ces appels à projet. En tout cas c’était vraiment un grand plaisir pour moi de venir aujourd’hui à Microsoft.

 

Peut-être que la presse, qui est toujours curieuse, a des questions à poser.

 

 

Journaliste : Monsieur le Premier ministre, est-ce que vous avez bien conscience qu’une partie de la présidentielle se jouera notamment sur vos résultats en terme d’emploi, en l’occurrence ces chiffres de l’année passée qui ne sont pas pour vous un motif de satisfaction, j’imagine, voire de résignation, d’angoisse ?

 

Ce n’est pas la présidentielle qui se joue sur la question de l’emploi, c’est l’avenir de notre pays, c’est l’avenir de notre jeunesse. Voilà, c’est un sujet qui dépasse de très très loin la compétition politique. Nous avons eu une première phase, notamment en 2007, qui était une phase de diminution forte du chômage, qui était liée à une croissance économique importante. Nous avons eu une crise extrêmement grave qui a provoqué une augmentation du chômage dans le monde entier et en particulier en Europe, on est maintenant sur la reprise. Il y a des caractéristiques de l’économie française qui sont négatives en matière de créations d’emploi, on le sait bien, et notamment tout ce qui bloque l’arrivée des jeunes sur le marché de l’emploi. Donc on va se battre tout au long de l’année 2011, et je fais confiance à Xavier BERTRAND et à Nadine MORANO, à la fois pour être tenaces mais aussi pour avoir de l’imagination. Et je suis convaincu que si on n’a pas d’accident en terme de crise des dettes souveraines européennes - et on fait tout pour ne pas en avoir - l’année 2011 sera une année de reprise économique forte, telle qu’elle peut l’être en Europe, naturellement compte tenu des caractéristiques de l’Europe. Et je suis convaincu qu’en 2011, on va faire reculer le chômage grâce à une croissance économique forte et aux mesures que nous avons prises.

 

Journaliste : Monsieur le Premier ministre, un de vos interlocuteurs sur ce sujet c’est la CGT de Bernard THIBAULT. Ce matin on évoque son départ, comment est ce que vous voyez cela ?

 

Ecoutez, j’aimerais en parler avec Bernard THIBAULT. Bernard THIBAULT est un partenaire du Gouvernement, en tant que responsable d’un grand syndicat. J’ai eu l’occasion de travailler avec lui à plusieurs reprises, comme ministre des Affaires Sociales et comme Premier ministre. Voilà, je ne sais pas quelle est la réalité de cette information mais en tout cas j’ai du respect pour Bernard THIBAULT qui dirige une grande organisation syndicale.

 

Journaliste : Une dernière question. Ce matin, François BAYROU a attaqué assez vivement l’UMP sur le cercle des premiers donateurs, le Premier cercle des donateurs de l’UMP. Au moment où on parle justement de légiférer - vous avez été mandaté par le Président sur les conflits d’intérêts - est ce que vous ne trouvez pas que cet affichage à décomplexer l’UMP vis-à-vis de ces grands donateurs est un peu contradictoire avec votre engagement de légiférer sur le conflit d’intérêts ?

 

Je pense que s’agissant de François BAYROU, pour lequel j’ai par ailleurs aussi beaucoup de respect et d’amitié, c’est juste de la jalousie. C'est-à-dire que quand on fait de la politique, on cherche à utiliser naturellement l’ensemble des moyens légaux pour faire campagne et pour faire passer son message. Il y a des lois dans notre pays, ces lois permettent dans des limites qui sont précises et avec toute la transparence nécessaire d’aider les partis politiques, c’est normal que chaque parti politique cherche à attirer à lui le maximum de soutiens dans le respect de la légalité et de la transparence. Quand aux conflits d’intérêts, je vais avoir l’occasion dans les prochaines semaines de m’entretenir avec les parlementaires sur la préparation du projet de loi sur les conflits d’intérêts, vous savez que c’est une initiative du Gouvernement, c’est une initiative du Président de la République. Le rapport qui a été remis hier contient beaucoup de propositions, on va donc regarder avec les parlementaires quelles sont celles qu’on retient dans un projet de loi. Il y a beaucoup de choses, j’allais dire, qui vont presque de soi, sur les déclarations pour que la transparence soit totale, sur la mise en place d’une structure qui permette quand on est en situation de doute, parce que la caractéristique de ces conflits d’intérêts c’est que souvent ce n’est pas d’une clarté parfaite, c'est-à-dire on s’interroge et il faut avoir une référence, une organisation à laquelle on peut faire référence. Bon, il y a des propositions sur lesquelles j’ai plus de réserves. Il y en a une qui est assez curieuse qui consisterait à interdire à un membre du Gouvernement d’être responsable d’un parti politique. C’est juste le contraire de la démocratie. Je veux rappeler que dans toutes les grandes démocraties modernes qui sont des démocraties parlementaires, les ministres sont d’abord des responsables de partis, en général le Premier ministre est même le président de son parti. C’est donc une proposition qui m’étonne un peu et qui a une sorte de connotation technocratique qui vous fait comprendre que je n’ai pas l’intention de la retenir. Voilà, je vous remercie beaucoup.

 

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Publié par François Fillon - dans TRIBUNES ET DISCOURS
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Le Tollec eugène 28/01/2011 19:30



Monsieur le  premier Ministre


Tout le monde des décideurs se penche sur l'état de l'économie française  et sur l'écart avec l'économie alemande.


Des rapports sortent à tout va,des analystes y vont de leurs savoirs.


Ce que je vois ,c'est que l'ouvrier français est aussi bon que l'ouvrier européen.


Que nous manque-t-il, la passion du travail,l'ardeur à devenir meilleur.


La foi dans la France.


Il nous manque une culture "à l'exportation" qui obligerait à la "culture à la compétitivité.


Que faut -il faire,revoir nos schémas économiques et nos structures industrielles au niveau PMI/PME. UN moyen ,mettre tout cela en réseau,dans toutes les filières,au niveau de toutes les régions.


La structure se construit sur des entreprises du troisième type où chacun est dans son métier. Le maillage regional est maillé avec le maillage national,européen,Mondial.


La finalité régionale aboutit à ce que nous proposons,l'ambassade économique d'une région ou d'une association de régions dans l'espace à conquérir (ceci en accord et parallélisme avec
l'ambassade d'état ,dans le pays)


Ces ambassades économiques sont les fers de lance du tissu industriel français( elles ne sont pas des maisons de Région)


Elles représentent nos points de compétivité,de savoir faire.


Monsieur ,aujourd'hui,nous avons des industriels barrés par des diktats de l'état


Dans ce climat ,les banques ne suivent pas( actuellement ,certains principes bancaires donnent l'élan financier ,mais ne maintiennent pas la perennité de la survie ,de la compétivité,de l'effort
de progrès de l'entrepreneur (En Bretagne ,je vois des entreprises dont les produits sont au premier plan et qui ne peuvent assurer leur développement "à l'export" et même pas dans
l'hexagone,elles se débrouillent toute seule.


Là,Monsieur ,il y a de gros efforts à mettre en place.


Pour terminer ,Monsieur,il faudrait  que notre économie devienne une passion des nos entrepreneurs.


>Monsieur ,je vous présente toutes mes sincères salutations.


PS: l'ambassade économique régionale doit être installé au coeur du développement d'une régions  (chine ,fin fond de la Sibérie (là où il y a les potentiels).l'état doit accompagner ce
processus et mettre en place l'outil de prospection et d'attaque des marchés.



jean louis pecqueur 28/01/2011 18:21



Des idées inovantes sur www.pour-qui-voter.net


J'aimerai que la droite s"en inspire,  Mr Manuel Valls a pris 3 idées.


Une idée, Créer des Zones Franches réservées aux relocalisations d'entreprises dans des secteurs sinistrés.


 



Saint-Pierre Roger 28/01/2011 14:45



Qu'il est agréable d'entendre qu'une mesure envisagée l'est pour l'avenir de la France et non pas pour l'avenir d'un parti politique. Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de 2012, il
devient difficile de le croire... mais c'est bon de l'entendre.



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