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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 10:42

Intervention ce matin devant la presse autour mes propositions de réformes structurelles pour que la France relève le défi de la compétitivité.

 

 

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Mesdames et messieurs,

 

Le monde  politique est fébrile, il spécule sur le destin des uns ou des autres, moi je reste sur ma ligne : avec notre association, Force républicaine, je me suis assigné la mission de bâtir un projet pour la France afin de donner à l’opposition, et d’abord à l’UMP, la force d’incarner une alternative crédible et percutante.

Après avoir exposé mes propositions sur l’Ecole, voici celles pour la compétitivité française.

C’est le résultat d’un travail de fond réalisé par nos équipes, et c’est le fruit de toutes les rencontres que j’ai multipliées sur le terrain ces derniers mois. 

De ces rencontres, je tire plusieurs convictions :

 

-         la première, c’est qu’il existe dans notre pays une colère à l’égard des blocages de notre système économique et social. Nos concitoyens sont exaspérés par un immobilisme délétère qu’ils attribuent à tort ou à raison, à tous les gouvernements successifs ;

 

-         la nécessité d’un redressement national d’ampleur fait son chemin. Vous savez mon diagnostic : la France vit une crise structurelle qui rend tangible le risque d’un décrochage historique. Je constate que ce sentiment est partagé. Même mes échanges avec certains syndicalistes me confirment dans l’idée que la méthode des ajustements à la marge ne convainc plus face à l’urgence de la situation ;

 

-         enfin, partout, j’ai ressenti une soif de liberté et de responsabilité. Beaucoup de Français mesurent les limites d’un État providence qui n’a plus les moyens de tout faire et tous dénoncent les pesanteurs qui cadenassent leur vie quotidienne. En somme, le pays demande de «l’air». Voilà pourquoi je veux mettre au cœur du débat public la question de la Liberté.  Liberté de travailler, d’innover, d’entreprendre, de négocier, liberté de jouir des fruits de son travail, liberté d’avoir un État fort pour arbitre et non pour tutelle. 

 

Quand on parle de Liberté, le camp de l’immobilisme vous rétorque «libéralisme», «injustices»… C’est absurde, et ca ne marche plus !

L’injustice, elle est là, sous les yeux des Français qui ont compris que ce n’est pas en replâtrant les murs du passé que nous ferons de notre nation une terre de production et d’emplois.

Comme tous ces français, je n’ai pas sur ma table de chevet les ouvrages de Friedrich Hayek : je suis gaulliste; je regarde la situation en face et me prépare à y répondre sans dogme et sans faiblesse.    

Les faits parlent d’eux-mêmes.

Notre pays a perdu un point de croissance par décennie depuis les années 70.

Près de 6 millions d’hommes et de femmes sont au chômage ou en activité partielle.

Chaque foyer porte au-dessus de ses épaules près de 20.000 euros de dette publique qu’il faudra un jour rembourser.

L’année dernière 60.000 entreprises ont déposé leur bilan.

L’année prochaine, la puissance économique de la Chine dépassera celle des Etats-Unis…  

On continue comme avant ou on change ?

 

Il y a quelques années, ceux qui répondaient par l’affirmative figuraient parmi les élites qui n’ont rien à perdre.

Aujourd’hui, l’appel au changement traverse les classes moyennes et les classes populaires qui peuvent tout perdre si rien n’est entrepris pour changer la donne.   

Tous militent donc pour un vrai projet réformateur.

 

Quel est mon but ?

Donner à notre pays le pouvoir d’être la première puissance européenne et d’affronter la mondialisation sans perdre son âme, je veux dire sans sacrifier son niveau de vie et son modèle républicain.  

Quels sont nos objectifs ?

D’abord, et c’est la priorité des priorités, retrouver la croissance.

Si nous n’engageons pas une véritable politique de l’offre, nous ne dépasserons pas les 1% de croissance et nous resterons sous la menace de la déflation.  

Ensuite, réduire le chômage.

Peut-on le réduire significativement ? Oui, dès lors qu’une politique de l’offre dynamise nos entreprises et que nous déverrouillons le marché de l’emploi.

Enfin, il faut ramener nos comptes publics à l’équilibre ce qui réclame une refonte de l’Etat et de notre protection sociale.

Ca n’est pas une question d’orthodoxie budgétaire, mais de souveraineté nationale et de stratégie économique.

Plus nos déficits sont élevés, moins on investit et plus les impôts sur les entreprises et les ménages sont importants. Il faut casser cette spirale qui vampirise l’investissement et stérilise le pouvoir d’achat.

Rien ne sera possible si nous n’envisageons pas un choc global pour produire plus, investir plus, dépenser moins, et donc prélever moins.    

 

 

Il y a trente ans, pour relancer la France, les instruments de la dévaluation, du protectionnisme ou de l’endettement s’offraient à nous.

Ces outils conjoncturels, et en réalité superficiels, n’existent plus.

Reste la seule voie possible : celle qui consiste à renforcer la compétitivité de la France pour lui permettre d’être puissante sur les secteurs à haute valeur ajoutée et résistante sur les secteurs plus traditionnels.

Aujourd’hui, nous sommes dans le  rafistolage.

Le CICE et le pacte de responsabilité compensent tout juste les récentes augmentations d’impôts; le marché de l’emploi est atone et tout dépend des emplois aidés dans le secteur public; l’Etat n’est pas modernisé et les déficits sont combattus à coups de rabots et non avec des réformes.

Il suffit de lire le récent rapport de la Cour des Comptes pour comprendre que notre pays fait du surplace.

Comment le relancer, comment faire de la France la patrie du travail, de l’audace, de l’innovation ? C’est à ces questions que nos propositions cherchent à répondre.

Elles sont précisées dans le document que nous vous avons remis, mais je veux vous faire part de l’essentiel.

 

Mon ambition est de remobiliser la force de travail de la France.

Pour cela, il faut lever définitivement le verrou des 35 heures.

Elles sont un handicap pour notre productivité et un frein pour les Français qui veulent améliorer leur situation.

Je propose de passer de 35h à 39h, pas de façon dirigiste et uniforme, mais par le biais d’accords d’entreprise qui définiront le seuil effectif de déclenchement des heures supplémentaires, l’annualisation ou la modulation du temps de travail et la compensation salariale éventuelle.

La loi fixera la seule durée maximum du travail hebdomadaire selon la norme européenne, ce qui constitue en soi une incitation à négocier des accords d’entreprise.

Pour les entreprises de moins de 50 salariés, ces accords seront négociés au niveau de chaque branche.

Le passage aux 39 heures dans le secteur public devra être mis en œuvre en un an.

Une politique salariale de revalorisation sera parallèlement instaurée, en recyclant une partie des économies réalisées du fait des suppressions d’emplois.

Cette augmentation du temps de travail permettra de conserver un service public de qualité et de réduire les effectifs, y compris dans la fonction publique territoriale, avec un objectif de baisse de l’ordre de 10%.

 

Il faut décomplexifier notre code du travail, qui est un maquis infernal pour les entreprises et qui est un mur sur lequel se fracassent les demandeurs d’emploi, notamment les jeunes.  

Pour eux, nous avons le devoir d’oser ce qui n’a jamais été fait.

Il faut refonder le code du travail sur ce qui relève des normes sociales fondamentales et renvoyer le reste des dispositions à la négociation en entreprise.

Il faut également faciliter l’adaptation des entreprises à leur contexte.

Aujourd’hui, elles doivent prouver qu’elles affrontent des difficultés économiques ou des mutations technologiques pour ajuster leurs effectifs.

Ce mode de fonctionnement, qui est sans équivalent en Europe, bride la capacité d’adaptation des entreprises et dissuade les embauches.

Nous proposons d’introduire le motif de réorganisation de l’entreprise dans les procédures de licenciement collectif.

En contrepartie, il faut développer les éléments d’une flexisécurité en renforçant l’efficacité de la formation pour les demandeurs d’emploi et l’orientation vers les secteurs qui cherchent de la main d’œuvre.

 

Moins les contraintes sont pesantes sur le travail, plus nous devons rénover et renforcer le dialogue social de terrain.

C’est un sujet que je connais bien, et que j’ai eu l’occasion à maintes reprises d’évoquer avec les partenaires sociaux.

J’ai réformé le système de représentativité des syndicats, j’ai instauré le principe de l’accord majoritaire… Je suis maintenant décidé à aller plus loin pour moderniser les relations sociales.

Entreprise, branche, interprofession: le dialogue social s’est complexifié dans l’articulation des niveaux et dans la portée des accords.

Les instances représentatives du personnel se sont multipliées : comité d’entreprise, comité d’établissement, comité d’hygiène de sécurité  et des conditions de travail, comité central d’entreprise, comité de groupe…

Tout cela ressemble à une immense usine à gaz.

«De l’oxygène, de la responsabilité !», nous disent tous ceux qui sont sur le terrain !

Il faut relever les seuils sociaux de 10 à 50 salariés et de 50 à 100 salariés ; donner la possibilité aux accords d’entreprise de fixer l’architecture des instances représentatives du personnel ainsi que les modalités de leur consultation.

 

Moins de contraintes sur le marché de l’emploi, plus de dialogue social au niveau de l’entreprise, reste à développer la formation en alternance et à améliorer l’efficacité de l’indemnisation chômage

Aujourd’hui, près de 1,9 million de jeunes de 15 à 29 ans ne suivent aucune formation scolaire ou professionnelle et ne disposent d’aucun emploi.

900 000 jeunes ont quitté le système scolaire sans aucun diplôme.

J’en ai parlé il y a quelques semaines : il faut refonder l’organisation de notre système éducatif qui doit être moins hiérarchisé, plus concentré sur l’acquisition des connaissances et compétences fondamentales mais aussi plus ouvert sur le défi de l’emploi.

La formation en alternance ou l’apprentissage ont fait leurs preuves en Allemagne, en Autriche, en Suisse.

Je veux faire de l’alternance la voie d’entrée privilégiée des jeunes peu qualifiés dans le monde du travail. Il faut abandonner le recours massif aux emplois aidés dans la fonction publique ou le monde associatif et mettre le paquet sur cette voie.

 

Comment faire ?

En unifiant l’ensemble des aides à l’apprentissage au sein d’un crédit d’impôt de soutien au développement de l’alternance ; en réduisant le nombre de collecteurs de la taxe d’apprentissage et en revoyant les principes d’affectation de cette taxe  qui doit être focalisée sur les établissements les plus efficaces ; en permettant aux entreprises de déduire le coût de financement des apprentis de leur budget de formation de façon à inciter l’emploi de jeunes en alternance en évitant une double taxation ; et enfin, en confiant aux branches professionnelles l’élaboration des référentiels métiers pour assurer une adéquation optimale entre la demande des entreprises et l’offre de formation en alternance.

 

Et, puis, j’ai parlé d’améliorer l’efficacité de l’indemnisation chômage.

Aujourd’hui, cette indemnisation et l’ensemble des aides disponibles permettent un taux de remplacement de l’ordre de 90% du revenu et cela sur près de deux ans.

Il n’est plus possible de maintenir un système aussi coûteux et aussi peu incitatif à la reprise d’emploi. C’est la voie adoptée par la plupart de nos voisins européens, y compris sociaux-démocrates.

Que proposons-nous ?

D’abord, plafonner les allocations afin que le taux de remplacement net n’excède pas un niveau de 75%.

Ensuite, améliorer l’équité et l’efficacité de l’indemnisation chômage en introduisant une dose de dégressivité afin de renforcer l’incitation à la reprise d’emploi.

Pour que cela fonctionne, il faut engager une réforme en profondeur de la formation professionnelle, qui doit être largement régionalisée et ciblée sur les métiers porteurs.

 

La question du coût du travail reste centrale. 

Le gouvernement commence à s’atteler au problème, mais nous sommes loin du compte.

Au-delà des cotisations sociales pesant sur le travail, la comparaison des prélèvements fiscaux et sociaux en France et en Allemagne montre que les prélèvements fiscaux directs sur les entreprises restent en France 2 fois plus élevés.

Un traitement rapide et massif s’impose.

Nous proposons de baisser les charges pesant sur le travail de tous les emplois pour redonner des marges de compétitivité prix et d’investissement à toutes les entreprises.

Il faut alléger fortement les prélèvements en les alignant sur les pratiques des pays européens comparables.

 

Cela signifie trois choses : réduire le taux de l’IS et en élargir l’assiette ; revoir ses caractéristiques économiques de façon à  stimuler le renforcement des fonds propres plutôt que l’endettement ; supprimer 15Mds€ de taxes diverses pesant sur les entreprises.

 

D’une façon globale, il faut refaire de la France le pays de l’investissement et de la réussite.

Tout le paradoxe du gouvernement socialiste c’est qu’il surtaxe les fortunes françaises mais qu’il court derrière les investisseurs étrangers. C’est hypocrite et absurde !

J’assume : je veux créer les conditions d’un capitalisme français, plutôt que de faire la courte échelle à nos concurrents.

Il faut supprimer l’ISF, spécificité française qui n’existe nulle part ailleurs en Europe, en ajustant éventuellement la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu.

Il faut supprimer la taxe à 75% versée par les entreprises sur les salaires supérieurs à 1 M€ par an qui ne dégage pas un rendement significatif, qui incite des grands groupes à baser leurs équipes de direction générale hors de France et crée une image négative de notre territoire.

Il faut supprimer les droits de mutation à titre onéreux qui freinent la mobilité professionnelle.

Et enfin, une fois ces mesures appliquées, il faut prendre un engagement de stabilité fiscale pour 5 ans afin de donner aux entreprises une visibilité sur les conditions fiscales dans lesquelles elles pourront prendre leurs décisions d’investissement. 

Cette réduction des prélèvements de l’ordre de 50 Mds€, serait assurée par une augmentation modulée de la TVA  de 3 points, par une réduction de la dépense publique de plus de 20 Mds€ pendant 3 ans puis de 15 à 20 Mds€ les années suivantes.

 

Les baisses de charges sont nécessaires, mais elles ne suffiront pas à recréer un environnement favorable à l’investissement et à l’emploi. Elles doivent s’accompagner d’une simplification des procédures administratives et d’un renversement du mode de relations entre les entreprises et l’administration.

Il faut passer d’une logique de méfiance à une logique d’accompagnement.

Pour cela, je propose de développer la signature de «contrats de partenariats» entre les entreprises et l’administration fiscale, sur le modèle britannique, pour garantir un minimum de sécurité fiscale ; et je propose d’appliquer effectivement le principe de la décision tacite d’acceptation qui évitera aux entreprises des délais bridant leur capacité d’action.

 

J’en viens au soutien à l’innovation : c’est le nerf de la guerre économique et de la bataille de l’intelligence.

Parmi beaucoup de mesures, il faut enclencher une nouvelle étape dans l’autonomie de nos universités et se fixer pour but de placer une dizaine d’entre-elles parmi les meilleures du monde ; il faut privilégier le principe de responsabilité au principe de précaution qui bride la capacité d’innovation et de recherche ; il faut encourager le développement de pôles de compétitivité par des alliances avec des pôles de compétitivité européens et mondiaux ; il faut généraliser le rescrit fiscal ; et il faut enfin défendre la propriété intellectuelle en instaurant la gratuité du 1er brevet à l’INPI.

 

Reste, le financement de l’économie française.

Nos jeunes entreprises ont du mal à atteindre la taille critique parce qu’elles rencontrent des difficultés pour financer les différentes étapes de leur croissance.

Or la France dispose d’un volant d’épargne important, mais qui n’est pas suffisamment investi dans l’économie productive.

Il est nécessaire de refondre la fiscalité du capital afin de réorienter l’épargne française vers l’investissement productif.

Je propose de renforcer les dispositifs incitatifs à l’investissement direct dans les PME selon des modalités utilisées avec succès dans d’autres pays Européens, et je pense ici, à l’Employment Investment Scheme (EIS) au Royaume Uni, qui permet aux investisseurs privés d’investir sous forme d’actions ou d’obligations dans des TPE et des PME en apportant une garantie sous forme de crédits d’impôt pour des montants pouvant aller jusqu’à 1 M£.

Ce dispositif permet à la fois d’irriguer le tissu économique et de renforcer la notion d’actionnariat populaire.

 

Tout ceci ne peut fonctionner que si notre modèle public et social est, en parallèle, réformé.

C’est la poursuite de la réduction des frais de fonctionnement de l’Etat et des collectivités locales par la fusion-absorption des départements dans les régions et des communes dans les communautés de communes. Ce projet devant être soumis à référendum dans les premiers mois du quinquennat.

C’est le rééquilibrage du régime général des retraites par le report de l’âge légal progressif à 65 ans ainsi que par l’harmonisation des régimes privés, publics et spéciaux dans un souci d’équité entre les Français.

C’est enfin la réforme en profondeur du système de santé et la maîtrise des autres dépenses sociales.

J’aurai l’occasion de préciser toutes ces mesures à l’automne.

 

Je conclurai en disant que la question de compétitivité française s’inscrit dans le paysage européen.

Ni l’immobilisme, ni le protectionnisme ne nous sauveront.

Pour autant, l’Union européenne et la BCE ont un rôle à jouer pour relancer la croissance, en fédérant les grands investissements d’avenir, en usant des instruments d’une politique monétaire plus expansionniste et en recourant à des mesures monétaires non conventionnelles, en liant éventuellement l’étalement de l’ajustement budgétaire et l’accélération des réformes structurelles…     

Mais ne nous leurrons pas: l’Union européenne ne jouera pleinement ce rôle que si la France est réformée et forte !

Pour l’heure, nous sommes le maillon faible.

Tant que nous incarnerons le pays des fausses réformes et des vrais déficits, le doute jouera en faveur de nos partenaires les plus rigoureux, l’Allemagne en tête.

 

**

 

Voilà, Mesdames et messieurs, les mesures qui peuvent donner de l’élan à la France.

Beaucoup d’entre-elles sont décapantes et bousculent nos habitudes.

Mais avons-nous le choix ?

Qui peut encore avoir l’affront de dire que la France est suffisamment prospère pour échapper à des solutions tranchées ? Pendant longtemps, nous les avons esquivées en finançant notre prudence à coups d’endettement.

Maintenant, les caisses de l’Etat sont vides, notre modèle social craque de toutes parts et le chômage atteint des pics.

Il faut donc revenir à des principes simples, ceux que n’importe quelle famille assume pour elle-même : le travail, la responsabilité, les efforts de gestion.

 

Rien de ce que je propose n’est impossible, ni irréaliste !

 

Aller au-delà des 35 heures ? C’est ce que nous faisions auparavant avant que les lois Aubry ne figent tout.

Alléger la fiscalité sur nos entreprises et réduire le train de vie de l’Etat ? C’est la situation qui prévalait avant que nous ne soyons drogués aux facilités de l’impôt et des déficits.

L’avenir reste donc ouvert.

Nous avons encore plein d’atouts en main : une qualification et une productivité supérieure à la moyenne européenne, des leaders économiques mondiaux, des infrastructures publiques de qualité, des chercheurs exceptionnels.

Notre décrochage économique n’est pas normal, et il n’est pas une fatalité.

Ce qui est en cause, ça n’est pas le génie français, c’est notre système. Alors imaginez la France réformée, débloquée dans ses initiatives, plus libre dans sa capacité à travailler, à oser.

Rien ne lui résisterait !

J’ai écrit autrefois et je persiste à le penser : les Français peuvent supporter la vérité. 

Avec la vérité, avec le courage de nous «révolutionner», je crois qu’ensemble, on peut remettre la France dans le sens du Progrès.

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Publié par François Fillon
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commentaires

André 28/06/2014 09:58


J'ai quatre commentaires:


D'abord, l'exemplarité de nos élus. Oui, le peuple de France n'en peut plus de se faire "sermoner" par "ses" politiques dont les agissements et passe-droits révélés (surfacturation, dépassements
de budget(), sous-estimation de patrimoine, ...) tous les jours finissent par tous le pousser dans les bras du FN. Je le déplore, cela m'insupporte mais la classe politique n'est pas à la
hauteur.


Comment se fait-il que nos élites politiques aient plein d'idées lorsqu'elles sont dans l'opposition puis que l'essentielle d'entres-elles font "pschitt" lorsqu'elles gouvernent? Comment
convaincre? Comment faire accepter et adhérer? Comment monter l'exemple? En rendant le revenu des élus proportionnel au revenu moyen des français! Un sénateur ou député pourrait gagner 3 fois le
revenu moyen par exemple! En sanctionnant sans pitié lorsque les mauvais agissements sont avérés!


Du rétablissement de la journée de carence! Oui, la situation actuelle est injuste, mais pas au point d'articulation souligné! Il n'y a pas les fonctionnaires versus les salariés du privé. Il y
va de la fonction public ET des groupes et grandes entreprises versus les plus petites et les artisants. La ligne de démarcation n'est pas claire et elle mérite de disparaitre. Fixons une carence
de deux jours irrécupérables pour tous et engageons les entreprises et l'état qui prenaient en charge de verser les montants correspondant pour renflouer notre chère Sécu.


 


 

de Sorbay 26/06/2014 15:15


BRAVO BRAVO BRAVO....


enfin un homme qui a le courrage de ses opinions, qui corespondent de plus a celles d'une tres grande majorité des français. 


n'ecoutez pas les media ni ces politiciens qui ne pensent qu'a proteger d'abord leur propres interets avant l'interet de la nation. 


tenez bon et ne changez plus d'avis, n'hesitez plus....


vos idées sont parfait, mais il faut aussi pulveriser les syndicats qui troublent trop souvent le service publique. ou du moins, l'etat doit imperativement cesser de financer les syndicats, 


s'ils ont des sympathisant, et bien qu'ils (les sympathisants) les financent (leur syndicats), 


ce n'est pas a tous les contribuables de financer ces communistes, pour qu'ensuite ils pourrisent la vie des citoyens !!!!


Ayez le courrage d'aller jusqu'au bout de vos idées et convictions. 


la france a besoin plus que jamais, d'un homme capable de se battre pour l'interet de la France avant de proteger les siens propres....


pourvue que vous ne changiez pas d'avis, et que vous ne trahissiez pas vos propres electeurs comme l'a fait M. Sarkozy, au final il a tout perdu, et il le mertie.


OUI faite venir les milliardaires en France, et par la meme occasion les talents, les etudiants brillants qui ne veulent pas gacher leur carriere en France frolant le communisme...


le socialisme est deja mort partout, sauf en FRANCE !!!! il est en train d'entriner la France. 

Christine 26/06/2014 13:54


Bonjour Monsieur Fillon,


Comme toujours, les médias s'intéressent plus à la médaille en chocolat remise hier à Nicolas Sarkozy ou à ses états d'âme qu'à faire débattre de vos propositions (ce qui est plus important pour
l'avenir de la France). Il faut croire que l'on a les médias qu'on mérite. Vous êtes sans doute le plus réformiste de notre classe politique. Mais tant qu'à réformer, pourquoi ne pas fiscaliser
tous les revenus, allocations et aides sociales comprises, ce qui mettrait tout le monde sur un pied d'égalité, instaurer un système de retraite par points (ce qu'avait proposé F. Bayrou en 2007)
pour tous les salariés, entre autres. Il est grand temps de faire beaucoup de pédagogie auprès des Français. Bien sincèrement.

Brenac 26/06/2014 11:14


Bravo, monsieur Fillon.


A mon avis, un de vos meilleurs discours.


C'est court, c'est net et précis, c'est intelligent, c'est révolutionnaire.


Mais ne croyez pas que vous avez fait l'essentiel.


On vous attend avec impatience sur bien d'autres sujets, notamment sociétaux.


Vous n'emporterez pas l'adhésion en vous limitant aux problèmes économiques.  

lionel 26/06/2014 00:59


Bravo Mr Fillon,


Votre programme est parfait mais puis-je me permettre de vous donner un conseil, même si j'ai peu d'espoir que vous vous attardiez à lire les commentaires que nous nous donnons la peine de faire
sur votre blog ?


Il ne faut pas augmenter la TVA de 3 points, vous allez vous faire exploser la-dessus ; et cela ne rapportera pas assez. Il faut créer une taxe sur le CA non récupérable. Tout CA quel qu'il soit,
doit être assujeti à une taxe de 2 ou 3%. Contrairement à la TVA, celle-ci ne sera pas récupérable par les entreprises. En échange de cette taxe, il doit y avoir une baisse drastique des charges
patronales mais également des charges salariales. Immédiatement, les salariés retrouveront du pouvoir d'achat et les entreprises qui produisent en France retrouveront des marges et de la
compétitivité.


Avec ce système, il n'y a pas que le consommateur qui sera mis à contribution mais également et surtout les entreprises qui vendent en France et produisent à l'étranger. L'acceptabilité sera
beaucoup plus grande pour les français qui n'auront pas l'impression d'être les seuls mis à contribution.


Pour les PME-PMI dont il est beaucoup question, et pour lesquelles on voit peu de choses concrètes ; vous devez mettre en place un dispositif d'assouplissement des amortissements. Pour une
entreprise qui marche bien, elle doit pouvoir accèlerer ses amortissements ; et pour une entreprise dans une phase difficile, les ralentir. Vous allez ainsi immédiatement accèlerer les
investissements des entreprises en bonne santé ; et soulager le bilan des entreprises en difficulté. On parle de l'injustice de l'IS entre les multinationales et les PME, ce serait une excellente
réponse non étatique


Je ne suis pas certain que cela parle beaucoup aux experts qui vous entourent ; mais je vous garantis que cela parlera aux entrepreneurs.


Ces quelques conseils ne sont que ma modeste contribution d'entrepreneur à votre vaste dessein qui est notre dernier espoir avant l'exil, non pas fiscal comme il est trop souvent dit, mais
politique.


Très respectueusement


LR

alice 25/06/2014 23:06


Après plus de 30 ans  de “Cocooning”, le brusque sevrage va faire mal. Réactiver la Force du Travail ne sera pas mince affaire.  Il  faudra  « convaincre »,  « expliquer »  la rapide « mouvance des
Temps » ,  exigeant  désormais
 une permanente fluidité, flexibilité et systématique  remise en question, pour survivre.  Cette nouvelle
façon de penser, de communiquer, de travailler,  beaucoup plus saine, conviviale, finira par être acceptée car « tout le monde » se sentira
responsable   et dans l’action. Le Français est très
inventif et très  créatif, il sera  content  de
pourvoir agir  à sa guise !  Terminé  le
carcan de l’Administration et du Dogme,  responsable de la lente asphyxie de notre pays.  Excellent
travail Force Républicaine. Bravo et merci  François Fillon… !!!!.....nous sommes fiers d’être à vos
côtés……. !!!!……………………………alice


 

VIVIANE AUBRY-SCIARLI 25/06/2014 21:48


Monsieur le Président,


Merci pour votre message, en tant qu'adhérente à FORCE REPUBLICAINE, il y a longtemps que j'attendais > "MOI JE RESTE SUR MA LIGNE AVEC NOTRE ASSOCIATION  :
FORCE REPUBLICAINE"


Enfin, vous dévoilez ce que je souhaitais, ce que souhaitait aussi les personnes qui m'entourent et qui comme moi vous respectent. FORCE REPUBLICAINE SERA UN
MOUVEMENT DONT LES RANGS, GRACE A VOUS, SERONT PLUS IMPORTANTS.


Bien respectueusement,


Viviane


 


 

Cieslik Franck 25/06/2014 18:58


De plus en plus les enreprises préfèrent des indépendants. De toute façon après la cinquantaine si vous êtes dans une tranche plus élevée vous n'avez plus trop le choix... Remunération d'un
indépendant : environ 9500 € . Après les charges payées intégrant les frais de gestion et de fonctionnement il ne reste plus qu'environ 3500 € pour souvent beaucoup de travail...  Et oui, il
va falloir encore rajouter une nouvelle taxe(éco taxe) que les français vont payer . Excusez-moi mais je vais un peu de mauvais humour mais de cette taxe qui me fait penser à un retour avant
notre chère révolution et nous en reparlons comme de la CSG et des autres. La France a besoin de se donner les moyens mais pas n'importe comment, peut-être en réduisant nous frais de
fonctionnement. Puis cela fait déjà longtemps que nos voisons les Suisses ont décidé de ne plus céder au lobing des autoroutes et d'en arrêter leur extension. Un jour, nous n'aurons même
plus les moyens de les entrenir et nous en reparlerons. Pour ma part cela fait déjà plus de 15 à 20 ans je l'ai compris comme bien des français. Mais enfin Monsieur le premier ministre nous
sommes tous derrière vous et vous faisons confiance et merci encore poru votre action.


 

CARLES Colette 25/06/2014 18:12


Je suis tout à fait d'accord avec vous, j'espère que les français vous ferons confiance, je vous apporte tout mon soutien. Bon courage.


Colette Carles

de Vendeuvre 25/06/2014 17:27


Cher Monsieur,


ancien cadre de banque internationale permettez moi d´ajouter que les banques françaises doivent faire un effort de formation de leurs cadres à l´analyse et la bonne compréhension du cycle de
production et du cycle financier des PME.Ayant travaillé dans un groupe bancaire hollandais j´ai été frappé de l´effort très important de formation des jeunes cadres à ces questions alors que les
banques françaises n´en faisaient pratiquement aucun. C´est ,me semble-t-il, une raison essentielle du manque de crédits aux PME, dont toutes se plaignent. Ce manque de crédits les obligent
souvent à rechercher d´autres solutions financières à moyen ou long terme qui grèvent leur bilan pendant de longues années.


Cordiales salutations.


Arnaud de Vendeuvre.

Axel LALUC 25/06/2014 16:23


Bonjour,


cet élan, je l'attendais avec impatience. Il me plait.


Maintenant, M. FILLON, il faut que ce message émerge largement. Il ne doit pas rester dans le seul cercle de FORCE REPUBLICAINE. Avant 2012, j'ai entendu des gens de gauche dire le bien qu'il
vous reconnaissait; imaginez maintenant... je dirais même, plus ce message sera répandu et plus vous serez regardé différemment au sein même de l'UMP.


Samedi dernier j'ai participé à la première réunion locale de FORCE REPUBLICAINE, depuis, j'ai recruté une personne d'intérêt, aujourd'hui votre message ... ça me convient ...


Cordialement.

Balourdet 25/06/2014 15:21


L'Etat Français a commis l'erreur de vouloir s'immiscer dans la vie des gens, de faire du social, encore du social et toujours du social. Très bien. Mais, lorsqu'on met le doigt dans cet
engrenage en politique, le bras puis le corps y passent. Nous y sommes. En effet, dès que l'Etat souhaite "améliorer" la vie d'une partie de la population, une autre s'estime lésée et réclame.
L'Etat cède et une autre partie réclame à son tour, etc.


Nous sommes passés par toutes les phases de la décomposition du rôle de l'Etat, qui n'est absolument pas celui de s'intérésser au "rééquilibrage" financier de la population en s'abaissant
jusqu'au niveau de la vie du simple quidam (appelée redistribution par Jospin), faute énorme, poursuivie sans cesse, toujours plus, toujours plus! Et comme si cela ne suffisait pas, on s'est mis
à laisser entrer et financer des masses considérables de gens venus de partout pour profiter de l'aubaine appelée France!


Non, le rôle de l'Etat est de créer les conditions dans lesquelles chacun peut évoluer dans le cadre de règle simples  A RESPECTER et peut trouver le ou les moyens de se faire une situation
digne de ce qu'il espère à tire personnel! Ce rôle s'arrête là. Libre à chacun de travailler nuit et jour ou non, de faire des études ou non, de se marier ou non, d'avoir beaucoup d'enfants ou
non, de créer une entreprise ou non (en 24 heures)! Mais chacun doit mener sa vie sans que l'autre en pâtisse nin financièrement, ni sur le plan de la légalité!


Aujourd'hui, c'est encore pire : cette politique d'Etat a conduit à la création de multiples associations qui se placent en défenseurs d'une multitude de personnes de tous bords, associations qui
se font leur porte parole pour réclamer, réclamer, et même menacer!


Alors, que fait l'Etat? il cède, et il crée une nouvelle loi et un nouvel impôt (ou plusieurs), et à nouveau, d'autres associations se créent et il cède encore!


La France, monsieur Fillon, crève sous un fratras de lois, de codes, d'impôts, de contraintes et il en est de même pour ses entreprises, donc pour son économie!


Il faut tout balayer, tout simplifier, dire ce qui va être fait et le faire vite! Tant pis pour la fameuse "représentation" des syndicats tartempions et même pour les élus dont
beaucoup peuvent aller se coucher sans que cela ne se voie! Assez de parlotes, assez de rapports, assez de commissions, assez de pactes, assez, assez, assez...!


Voilà plus de 30 ans qu'on entend qu'il faut "débattre", qu'il faut "expliquer", qu'il faut "dialoguer", qu'il faut "humaniser", qu'il faut "aider", ces mots socialistes qui ont réussi à percuter
une opinion finalement devenue amorphe sous ce langage narcotique, mais qui peut se réveiller sans que nul ne sache quelle sera la conséquence de ce réveil.


Le ferez-vous?


Vous faites allusion au Général De Gaulle avec lequel je n'étais parfois pas d'accord, mais auquel je reconnaissais la capacité d'utiliser d'autres mots,  représentatifs d'une volonté, d'un
vrai tempéramment, d'une vision, d'une honnêteté intellectuelle.


Aurez-vous cette attitude?

Pradier 25/06/2014 14:16


Oui François Fillon je suis d'accord sur l'ensemble de vos propositions, pourquoi des hommes de gauche ne sont ils pas capables d'en faire autant ,


je souhaite que vous puissiez gagner des voix supplementaires et faire concurrence et gagner envers et contre vos adversaires du passé UMP et surtout contre celui qui veut faire croire qu'il
peut-être le seul à diriger le pays même s'il a raté pendant cinq ans. Mais il dit aussi que si les français l'appelent au secours comme un général l'a fait.


Mais lui avait un sens de l'honneur et des qualités qu'il n'a pas .

Pascal JAcob 25/06/2014 12:38


Il faut surtout changer les hommes qui n'ont rien su changer.

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